PSYCHIATRICA
BELGICA
Trimestriel - N°112 - 2012
Acta Psychiatrica Belgica
ISSN-: 0300-8967
3
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ïŹ
Editorial
ïŹ
A dry extract of Passiflora
incarnata L. (Sedanxio
Âź
) as
first intention treatment
of patients consulting for
anxiety problems in general
practice
ïŹ
La double affiliation du
psycho-oncologue : entre
cancérologie et psychiatrie de
liaison
ïŹ
Prévalences psychiatriques
de patients internés dans
les hĂŽpitaux psychiatriques
belges francophones
ïŹ
Les effets secondaires de
l’interfĂ©ron-alpha dans le
traitement de l’hĂ©patite C
ïŹ
De la nécessaire révision des
concepts psychanalytiques
Ă  la lumiĂšre des traumas
du XX
Ăšme
siĂšcle (guerres,
génocides, etc.)
ïŹ
Lorsque Jung parle du
«privilÚge de ceux qui sont
possédés»
Bon marchĂ© et bon pour votre proïŹ l
1.DENOMINATION DU MEDICAMENT:Efexor–Exel 37.5mg gĂ©lule Ă  libĂ©ration prolongĂ©e;Efexor-Exel 75mg gĂ©lule Ă  libĂ©ration prolongĂ©e;Efexor–Exel 150mg gĂ©lule Ă  libĂ©ration prolongĂ©e.2.COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE:Efexor-Exel 37,5 mg
gélules à libération prolongée:Chaque gélule à libération prolongée contient 42,43 mg de chlorhydrate de venlafaxine, équivalent à 37,5 mg de venlafaxine base.Efexor-Exel 75 mg gélules à libération prolongée:Chaque gélule à libération prolongée contient 84,85 mg
de chlorhydrate de venlafaxine, Ă©quivalent Ă  75 mg de venlafaxine base.Efexor-Exel 150 mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e:Chaque gĂ©lule Ă  libĂ©ration prolongĂ©e contient 169,7 mg de chlorhydrate de venlafaxine, Ă©quivalent Ă  150 mg de venlafaxine base.Pour la liste
complĂšte des excipients, voir rubrique 6.1.3.FORME PHARMACEUTIQUE:GĂ©lule Ă  libĂ©ration prolongĂ©e.Efexor-Exel 37,5 mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: GĂ©lule opaque avec tĂȘte grise et corps pĂȘche, avec les inscriptions «W» et «37,5», marquĂ©es Ă  l’encre rouge,
gĂ©lule en gĂ©latine, taille 3.Efexor-Exel 75 mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: GĂ©lule opaque pĂȘche, avec les inscriptions «W» et «75», marquĂ©es Ă  l’encre rouge, gĂ©lules en gĂ©latine, taille 1.Efexor-Exel 150 mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: GĂ©lule opaque orange foncĂ©,
avec les inscriptions «W» et «150», marquĂ©es Ă  l’encre blanche, gĂ©lule en gĂ©latine, taille 0.4.1. Indications thĂ©rapeutiques:Traitement des Ă©pisodes dĂ©pressifs majeurs.Pour la prĂ©vention des rĂ©cidives des Ă©pisodes dĂ©pressifs majeurs.Traitement du trouble anxiĂ©tĂ©
gĂ©nĂ©ralisĂ©e.Traitement du trouble anxiĂ©tĂ© sociale (phobie sociale).Traitement du trouble panique, avec ou sans agoraphobie.4.2.Posologie et mode d’administration:Episodes dĂ©pressifs majeurs:La posologie initiale recommandĂ©e de venlafaxine Ă  libĂ©ration prolongĂ©e
est de 75mg en une prise quotidienne. Les patients ne rĂ©pondant pas Ă  la posologie initiale de 75mg/jour peuvent bĂ©nĂ©ïŹ cier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 375mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent ĂȘtre effectuĂ©es
par paliers de 2 semaines ou plus. Si cela se justiïŹ e sur le plan clinique en raison de la sĂ©vĂ©ritĂ© des symptĂŽmes, la posologie peut ĂȘtre augmentĂ©e Ă  intervalles de temps plus rapprochĂ©s, en respectant un minimum de 4 jours.En raison du risque d’effets indĂ©sirables dose-
dĂ©pendants, la posologie ne devra ĂȘtre augmentĂ©e qu’aprĂšs une Ă©valuation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efïŹ cace doit ĂȘtre maintenue.Les patients doivent ĂȘtre traitĂ©s pour une durĂ©e sufïŹ sante, gĂ©nĂ©ralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement
doit ĂȘtre réévaluĂ© rĂ©guliĂšrement au cas par cas. Un traitement Ă  plus long terme peut Ă©galement ĂȘtre justiïŹ Ă© pour la prĂ©vention des rĂ©cidives des Ă©pisodes dĂ©pressifs majeurs (EDM). Dans la plupart des cas, la posologie recommandĂ©e dans la prĂ©vention des rĂ©cidives des
EDM est la mĂȘme que celle utilisĂ©e pendant l’épisode actuel.Le traitement antidĂ©presseur doit ĂȘtre poursuivi pendant au moins 6 mois aprĂšs la rĂ©mission.Trouble AnxiĂ©tĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e:La posologie initiale recommandĂ©e de venlafaxine Ă  libĂ©ration prolongĂ©e est de 75mg
en une prise quotidienne. Les patients ne rĂ©pondant pas Ă  la posologie initiale de 75mg/jour peuvent bĂ©nĂ©ïŹ cier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 225mg/jour. Les augmentations posologiques peuvent ĂȘtre effectuĂ©es par paliers de
2 semaines ou plus. En raison du risque d’effets indĂ©sirables dose-dĂ©pendants, la posologie ne devra ĂȘtre augmentĂ©e qu’aprĂšs une Ă©valuation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale efïŹ cace doit ĂȘtre maintenue.Les patients doivent ĂȘtre traitĂ©s pour une durĂ©e
sufïŹ sante, gĂ©nĂ©ralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit ĂȘtre réévaluĂ© rĂ©guliĂšrement au cas par cas. Trouble AnxiĂ©tĂ© sociale (Phobie sociale):La posologie recommandĂ©e de venlafaxine Ă  libĂ©ration prolongĂ©e est de 75mg en une prise quotidienne. Il n’ a
pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que des posologies plus Ă©levĂ©es permettaient d’obtenir un bĂ©nĂ©ïŹ ce additionnel.Cependant, chez certains patients qui ne rĂ©pondent pas Ă  la posologie initiale de 75mg/jour, une augmentation de la dose peut ĂȘtre envisagĂ©e jusqu’à une posologie
maximale de 225mg/jour. La posologie peut ĂȘtre augmentĂ©e par paliers de 2 semaines ou plus. En raison du risque d’effets indĂ©sirables dose-dĂ©pendants, la posologie ne devra ĂȘtre augmentĂ©e qu’aprĂšs une Ă©valuation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale
efïŹ cace doit ĂȘtre maintenue.Les patients doivent ĂȘtre traitĂ©s pour une durĂ©e sufïŹ sante, gĂ©nĂ©ralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit ĂȘtre réévaluĂ© rĂ©guliĂšrement au cas par cas. Trouble panique:Il est recommandĂ© d’utiliser une posologie de 37,5mg/jour
de venlafaxine Ă  libĂ©ration prolongĂ©e pendant 7 jours. La posologie doit ensuite ĂȘtre augmentĂ©e Ă  75mg/jour. Les patients ne rĂ©pondant pas Ă  la posologie de 75mg/jour peuvent bĂ©nĂ©ïŹ cier d’une augmentation de posologie jusqu’à une posologie maximale de 225mg/
jour. Les augmentations posologiques peuvent ĂȘtre effectuĂ©es par paliers de 2 semaines ou plus. En raison du risque d’effets indĂ©sirables dose-dĂ©pendants, la posologie ne devra ĂȘtre augmentĂ©e qu’aprĂšs une Ă©valuation clinique (voir rubrique 4.4). La posologie minimale
efïŹ cace doit ĂȘtre maintenue.Les patients doivent ĂȘtre traitĂ©s pour une durĂ©e sufïŹ sante, gĂ©nĂ©ralement de plusieurs mois ou plus. Le traitement doit ĂȘtre réévaluĂ© rĂ©guliĂšrement au cas par cas. Utilisation chez les patients ĂągĂ©s:Aucun ajustement spĂ©ciïŹ que de la dose de
venlafaxine n’est considĂ©rĂ© comme nĂ©cessaire sur le seul critĂšre de l’ñge du patient. Cependant, la prudence s’impose au cours du traitement de patients ĂągĂ©s (ex: en raison du risque d’insufïŹ sance rĂ©nale, de l’éventualitĂ© de modiïŹ cations liĂ©es Ă  l’ñge de la sensibilitĂ©
et de l’afïŹ nitĂ© des neurotransmetteurs). La posologie minimale efïŹ cace devra toujours ĂȘtre utilisĂ©e et les patients devront ĂȘtre attentivement surveillĂ©s lors de toute augmentation de posologie.Utilisation chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans:La
venlafaxine n’est pas recommandĂ©e chez les enfants et les adolescents.Les Ă©tudes cliniques contrĂŽlĂ©es chez les enfants et les adolescents prĂ©sentant un Ă©pisode dĂ©pressif majeur n’ont pas permis de dĂ©montrer l’efïŹ cacitĂ© de la venlafaxine et ne soutiennent pas son
utilisation chez ces patients (voir rubriques 4.4 et 4.8).L’efïŹ cacitĂ© et la sĂ©curitĂ© d’emploi de la venlafaxine dans d’autres indications chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans n’ont pas Ă©tĂ© Ă©tablies.Utilisation chez les patients prĂ©sentant une insufïŹ sance
hĂ©patique:D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, une rĂ©duction de la posologie de 50% doit ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients prĂ©sentant une insufïŹ sance hĂ©patique lĂ©gĂšre ou modĂ©rĂ©e. En raison de la variabilitĂ© interindividuelle de la clairance, une adaptation individuelle de la
posologie parait nĂ©anmoins souhaitable.Les donnĂ©es concernant les patients prĂ©sentant une insufïŹ sance hĂ©patique sĂ©vĂšre sont limitĂ©es. La prudence est recommandĂ©e et une rĂ©duction de plus de 50% de la posologie doit ĂȘtre envisagĂ©e. Le bĂ©nĂ©ïŹ ce potentiel devra
ĂȘtre soupesĂ© au regard du risque en cas de traitement de patients prĂ©sentant une insufïŹ sance hĂ©patique sĂ©vĂšre.Utilisation chez les patients prĂ©sentant une insufïŹ sance rĂ©nale:Bien qu’aucune adaptation posologique ne soit nĂ©cessaire chez les patients prĂ©sentant un
taux de ïŹ ltration glomĂ©rulaire (GRF) entre 30 et 70ml/minute, la prudence est conseillĂ©e. Chez les patients hĂ©modialysĂ©s et chez les patients prĂ©sentant une insufïŹ sance rĂ©nale sĂ©vĂšre (GFR < 30ml/min), la posologie devra ĂȘtre rĂ©duite de 50%. Du fait de la variabilitĂ©
interindividuelle de la clairance chez ces patients, il est souhaitable d’adapter la posologie au cas par cas.SymptĂŽmes de sevrage observĂ©s Ă  l’arrĂȘt de la venlafaxine:L’arrĂȘt brutal du traitement doit ĂȘtre Ă©vitĂ©. Lors de l’arrĂȘt du traitement par la venlafaxine, la posologie
devra ĂȘtre progressivement diminuĂ©e sur une durĂ©e d’au moins une Ă  deux semaines aïŹ n de rĂ©duire le risque de survenue de rĂ©actions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). En cas de symptĂŽmes mal tolĂ©rĂ©s aprĂšs une diminution de dose ou lors de l’interruption du
traitement, le retour Ă  la posologie prĂ©cĂ©demment prescrite peut ĂȘtre envisagĂ©. Par la suite, le mĂ©decin pourra reprendre la diminution de la posologie, mais Ă  un rythme plus progressif.Voie orale.Il est recommandĂ© de prendre les gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e de
venlafaxine au cours d’un des repas, si possible Ă  heure ïŹ xe. Les gĂ©lules doivent ĂȘtre avalĂ©es avec un peu de liquide, et ne doivent ĂȘtre ni coupĂ©es, ni Ă©crasĂ©es, ni croquĂ©es ou dissoutes.Les patients traitĂ©s par des comprimĂ©s de venlafaxine Ă  libĂ©ration immĂ©diate peuvent
passer aux gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e de venlafaxine, Ă  la posologie quotidienne Ă©quivalente la plus proche. Par exemple, des comprimĂ©s Ă  libĂ©ration immĂ©diate de 37,5mg de venlafaxine en deux prises par jour peuvent ĂȘtre remplacĂ©s par des gĂ©lules Ă  libĂ©ration
prolongĂ©e de 75mg de venlafaxine en une prise quotidienne. Des ajustements posologiques individuels peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires.Les gĂ©lules de venlafaxine Ă  libĂ©ration prolongĂ©e contiennent des sphĂ©roĂŻdes qui libĂšrent lentement le mĂ©dicament dans l’appareil digestif.
La fraction insoluble de ces sphĂ©roĂŻdes est Ă©liminĂ©e et peut ĂȘtre retrouvĂ©e dans les selles.4.3.Contre-indications:HypersensibilitĂ© Ă  la substance active ou Ă  l’un des excipients.L’association Ă  un traitement par inhibiteurs irrĂ©versibles de la monoamine-oxydase (IMAO)
est contre-indiquĂ©e en raison du risque de survenue d’un syndrome sĂ©rotoninergique, se manifestant notamment par une agitation, des tremblements et une hyperthermie. La venlafaxine ne doit pas ĂȘtre dĂ©butĂ©e dans les 14 jours suivant l’arrĂȘt d’un traitement par un
IMAO irrĂ©versible.La venlafaxine doit ĂȘtre arrĂȘtĂ©e au moins 7 jours avant le dĂ©but d’un traitement par un IMAO irrĂ©versible (voir rubriques 4.4 et 4.5). 4.8.Effets indĂ©sirables:Au cours des Ă©tudes cliniques, les rĂ©actions indĂ©sirables les plus frĂ©quemment rapportĂ©es (>
1/10) ont Ă©tĂ© les nausĂ©es, la sĂ©cheresse buccale, les cĂ©phalĂ©es et l’hypersudation (incluant les sueurs nocturnes).Les rĂ©actions indĂ©sirables sont Ă©numĂ©rĂ©es ci-aprĂšs, par classe anatomico-fonctionnelle et par frĂ©quence.Les frĂ©quences sont dĂ©ïŹ nies comme suit : trĂšs
frĂ©quent ( 1/10), frĂ©quent ( 1/100, <1/10), peu frĂ©quent ( 1/1000, <1/100), rare ( 1/10 000, <1/1000), frĂ©quence indĂ©terminĂ©e (ne peut ĂȘtre estimĂ©e sur la base des donnĂ©es disponibles). HĂ©matologique/ Lymphatique: Peu frĂ©quent: Ecchymoses, HĂ©morragie gastro-
intestinale; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Saignements muqueux, Allongement du temps de saignement, ThrombocytopĂ©nie, Dyscrasies, (incluant agranulocytose, anĂ©mie arĂ©gĂ©nĂ©rative, neutropĂ©nie et pancytopĂ©nie). MĂ©tabolique/ Nutritionnel: FrĂ©quent: Augmentation
de la cholestĂ©rolĂ©mie, Perte de poids; Peu frĂ©quent: Prise de poids; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Anomalie du bilan hĂ©patique, HyponatrĂ©mie, HĂ©patite, Syndrome de sĂ©crĂ©tion inappropriĂ©e de l’hormone antidiurĂ©tique (SIADH), Augmentation de la prolactine. Nerveux:
TrĂšs frĂ©quent: SĂ©cheresse buccale (10,0%), CĂ©phalĂ©es (30,3%)*; FrĂ©quent: RĂȘves anormaux, Diminution de la libido, Sensations vertigineuses, Augmentation du tonus musculaire (hypertonie), Insomnie, NervositĂ©, ParesthĂ©sies, SĂ©dation, Tremblements, Confusion,
DĂ©personnalisation; Peu frĂ©quent: Apathie, Hallucinations, Myoclonies, Agitation, Troubles de la coordination et de l’équilibre; Rare: Akathisie/Agitation psychomotrice, Convulsions, AccĂšs maniaque; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Syndrome malin des neuroleptiques
(SMN), Syndrome sĂ©rotoninergique, DĂ©lire, RĂ©actions extrapyramidales (incluant dystonie et dyskinĂ©sies), DyskinĂ©sie tardive, IdĂ©es et comportements suicidaires**.Vertiges, agressivitĂ©. Sensoriel: FrĂ©quent: Troubles de l’accommodation, Mydriase, Troubles visuels; Peu
frĂ©quent: Sensation d’altĂ©ration du goĂ»t, AcouphĂšnes; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Glaucome Ă  angle fermĂ©. Cardiovasculaire: FrĂ©quent: Hypertension, Vasodilatation (essentiellement bouffĂ©es de chaleur /vasomotrices), Palpitations; Peu frĂ©quent: Hypotension
orthostatique, Syncope, Tachycardie; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Hypotension, Allongement du QT, Fibrillation ventriculaire, Tachycardie ventriculaire (incluant torsades de pointes). Respiratoire: FrĂ©quent: BĂąillements; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Éosinophilie pulmonaire.
Digestif: TrĂšs frĂ©quent: NausĂ©es (20,0%); FrĂ©quent: Perte d’appĂ©tit (anorexie), Constipation, Vomissements; Peu frĂ©quent: Bruxisme, DiarrhĂ©e; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: PancrĂ©atite. Cutané: TrĂšs frĂ©quent: Hypersudation (incluant sueurs nocturnes) [12,2%];
Peu frĂ©quent: Eruption, AlopĂ©cie; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: ÉrythĂšme polymorphe, Syndrome de Lyell, Syndrome de Stevens-Johnson, Prurit, Urticaire. Musculo-squelettique: FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Rhabdomyolyse. UrogĂ©nital: FrĂ©quent: Troubles de l’éjaculation/
de l’orgasme (hommes), Anorgasmie, Trouble Ă©rectile (impuissance), Troubles urinaires (essentiellement retard mictionnel), Troubles menstruels avec augmentation des saignements ou saignements irrĂ©guliers (par ex. mĂ©norragies, mĂ©trorragies), Pollakiurie; Peu
frĂ©quent: Trouble de l’orgasme (femmes), RĂ©tention urinaire; Rare: Incontinence urinaire. Organisme dans son ensemble: FrĂ©quent: AsthĂ©nie (fatigue), Frissons; Peu frĂ©quent: RĂ©action de photosensibilité; FrĂ©quence indĂ©terminĂ©e: Anaphylaxie.* Dans les Ă©tudes
cliniques poolĂ©es, l’incidence des cĂ©phalĂ©es est de 30,3 % dans le groupe venlafaxine versus 31,3 % dans le groupe placebo.** Des cas d’idĂ©es suicidaires et de comportements suicidaires ont Ă©tĂ© rapportĂ©s pendant un traitement par la venlafaxine ou peu de temps aprĂšs
son arrĂȘt (voir rubrique 4.4).L’arrĂȘt de la venlafaxine (particuliĂšrement lorsqu’il est brutal) conduit habituellement Ă  des symptĂŽmes de sevrage. Les rĂ©actions les plus frĂ©quemment observĂ©es sont: sensations vertigineuses, troubles sensoriels (y compris paresthĂ©sies),
troubles du sommeil (incluant insomnie et rĂȘves intenses), agitation ou anxiĂ©tĂ©, nausĂ©es et/ou vomissements, tremblements, vertiges, cĂ©phalĂ©es et syndrome grippal. GĂ©nĂ©ralement, ces symptĂŽmes sont lĂ©gers Ă  modĂ©rĂ©s et disparaissent spontanĂ©ment; cependant, chez
certains patients, ils peuvent ĂȘtre sĂ©vĂšres et/ou prolongĂ©s. Par consĂ©quent, lorsque le traitement par la venlafaxine n’est plus nĂ©cessaire, il est conseillĂ© de diminuer progressivement la posologie (voir rubriques 4.2 et 4.4).Patients pĂ©diatriques:En gĂ©nĂ©ral, le proïŹ l d’effets
indĂ©sirables de la venlafaxine (dans des Ă©tudes contrĂŽlĂ©es contre placebo) chez les enfants et les adolescents (ĂągĂ©s de 6 Ă  17 ans) Ă©tait similaire Ă  celui observĂ© chez les adultes. Comme chez les adultes, perte d’appĂ©tit, perte de poids, augmentation de la pression artĂ©rielle,
et augmentation du cholestĂ©rol dans le sang ont Ă©tĂ© observĂ©s (voir rubrique 4.4).Des rĂ©actions indĂ©sirables Ă  type d’idĂ©es suicidaires ont Ă©tĂ© observĂ©es dans les Ă©tudes cliniques pĂ©diatriques. Une augmentation des cas d’hostilitĂ© et, principalement dans le trouble
dĂ©pressif majeur, d’auto-agressivitĂ©, a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ©e.En particulier, les effets indĂ©sirables suivants ont Ă©tĂ© observĂ©s chez les patients pĂ©diatriques : douleur abdominale, agitation, dyspepsie, ecchymoses, Ă©pistaxis et myalgies.7.TITULAIRE DE L’AUTORISATION
DE MISE SUR LE MARCHE:PïŹ zer SA-Boulevard de la Plaine 17-1050 Bruxelles.8.NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE :Efexor-Exel 37,5mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: BE239337 ;Efexor-Exel 75 mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e:
BE196524;Efexor-Exel 150mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: BE196533.9.DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION:Date de premiĂšre autorisation:Efexor-Exel 37,5mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: 29/07/2002;Efexor-
Exel 75mg/150mg gĂ©lules Ă  libĂ©ration prolongĂ©e: 16/11/1998.Date du dernier renouvellement:20/10/2009.10.DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE:08/2011.
37,5mg x 7 gĂ©lules Ă  lib. prol. * € 6,83
75mg x 28 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 21,24
75mg x 56 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 30,59
75mg x 98 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 48,69
150mg x 28 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 33,44
150mg x 56 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 49,61
150mg x 98 gĂ©lules Ă  lib. prol. € 81,69
* Non remboursé
LOEX11F0012894
PSYCHIATRICA
BELGICA
Organe officiel de la Société Royale de Médecine Mentale
de Belgique (SRMMB)
Sommaire
Illustration
de couverture :
Comité de Direction :
Julien MENDLEWICZ
Arlette SEGHERS
Marc ANSSEAU
Emmanuel BRASSEUR
Comité de Rédaction :
Rédacteur en chef : William PITCHOT
Daniel SOUERY
Michel FLORIS
Eric CONSTANT
Charles KORNREICH
ComitĂ© ScientiïŹ que :
Per BECH (Hillrod)
Jean BERTRAND (LiĂšge)
Pierre BLIER (Gainesville)
Louis BOTTE (Manage)
Michel CAZENAVE (Paris)
Paul COSYNS (Antwerp)
Vincent DUBOIS (Bruxelles)
Jean-Luc EVRARD (Charleroi)
Benjamin FISCHLER (Leuven)
Michel HANSENNE (LiĂšge)
Jean-Yves HAYEZ (Bruxelles)
Pascal JANNE (Mt Godinne)
Lewis JUDD (San Diego)
Siegfried KASPER (Wien)
Rachel KLEIN (New York)
Olivier LE BON (Bruxelles)
Paul LIEVENS (Bruxelles)
Paul LINKOWSKI (Bruxelles)
Juan LOPEZ-IBOR (Madrid)
Isabelle MASSAT (Bruxelles)
Jean-Paul MATOT (Bruxelles)
Christian MORMONT (LiĂšge)
Patrick PAPART (LiĂšge)
Eugene PAYKEL (Cambridge)
Isy PELC (Bruxelles)
Pierre PHILIPPOT (Louvain la Neuve)
Charles PULL (Luxembourg)
Giorgio RACAGNI (Milano)
Philippe ROBERT (Nice)
Jean Paul ROUSSAUX (Bruxelles)
Luc STANER (Rouffac)
Willy SZAFRAN (Brussel)
Herman VAN PRAAG (Maastricht)
Myriam VAN MOFFAERT (Ghent)
Guy VAN RENYNGHE DE VOXVRIE (Brugge)
Paul VERBANCK (Bruxelles)
Nadine VERMEYLEN (Bruxelles)
Jean WILMOTTE (Charleroi)
Nicolas ZDANOWICZ (Mont-Godinne)
Les ACTA PSYCHIATRICA BELGICA
paraissent trimestriellement
Abonnement annuel 2012 :
Belgique : 90 € - Étranger : 90 €
Abonnement : A.M. Allard
Tél. : 081 30 05 02
Fax : 081 31 23 38
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GSM : 0475 28 39 63
Edit. resp. : Dr E. BRASSEUR, Prés. SRMMB
SiĂšge social SRMMB : 205, rue de Bricgniot,
B-5002 Saint-Servais/Namur
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originaux est strictement réservé.
Les articles n’engagent que la respon sabilitĂ©
de leurs auteurs.
03/2012
Editorial. Les IMAO dans la dépression résistante
ou le retour aux vieilles recettes
W. Pitchot 3
A dry extract of Passiflora incarnata L. (SedanxioÂź ) as first
intention treatment of patients consulting for anxiety
problems in general practice
M. Ansseau, L. Seidel, A. Crosset, Y. Dierckxsens, A. Albert 5
La double affiliation du psycho-oncologue :
entre cancérologie et psychiatrie de liaison
D. Ogez, E. Zech, J-P. Machiels, A. Luts, Ph. de Timary 12
Prévalences psychiatriques de patients internés
dans les hĂŽpitaux psychiatriques belges francophones
X. Saloppé, B. Thiry, Y. Caels, A. Davaux, J. Deloyer, J. Englebert, N. Jacob,
A. Knott, I. Leroy, Th. Sculier, I. Senyoni, A. Seutin, P. Titeca, S. Verdicq,
Th. H. Pham 20
Les effets secondaires de l’interfĂ©ron-alpha dans le
traitement de l’hĂ©patite C
M. Saussez, A. Luts, P. Starkel, Ph. de Timary 31
De la nécessaire révision des concepts psychanalytiques à la
lumiÚre des traumas du XXÚme siÚcle (guerres, génocides, etc.)
G. Haddad 41
Lorsque Jung parle du «privilÚge de ceux qui sont possédés»
M. Cazenave 43
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT : ABILIFYŸ 10 mg comprimés, ABILIFYŸ 15 mg comprimés, ABILIFYŸ 30 mg comprimés. 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE :
Chaque comprimĂ© de 10 mg contient 10 mg d’aripiprazole. Excipient : 62,18 mg lactose par comprimĂ©. Chaque comprimĂ© de 15 mg contient 15 mg d’aripiprazole. Excipient : 57 mg lactose par
comprimĂ©. Chaque comprimĂ© de 30 mg contient 30 mg d’aripiprazole. Excipient : 186,54 mg lactose par comprimĂ©. Pour la liste complĂšte des excipients, voir rubrique 6.1 du Smpc. 3. FORME
PHARMACEUTIQUE : Les comprimĂ©s de 10 mg sont rectangulaires et roses, gravĂ©s “A 008” et “10” sur un cĂŽtĂ©. Les comprimĂ©s de 15 mg sont ronds et jaunes, gravĂ©s ‘A-009’ et ‘15’ sur un cĂŽtĂ©.
Les comprimĂ©s de 30 mg sont ronds et roses, gravĂ©s ‘A-011’ et ‘30’ sur un cĂŽtĂ©. 4. DONNEES CLINIQUES : 4.1 Indications thĂ©rapeutiques : ABILIFYÂź est indiquĂ© dans le traitement de la
schizophrĂ©nie chez l’adulte et l’adolescent ĂągĂ© de 15 ans ou plus. ABILIFYÂź est indiquĂ© dans le traitement des Ă©pisodes maniaques modĂ©rĂ©s Ă  sĂ©vĂšres des troubles bipolaires de type I et dans la
prĂ©vention de rĂ©cidives d’épisodes maniaques chez des patients ayant prĂ©sentĂ© des Ă©pisodes Ă  prĂ©dominance maniaques et pour qui les Ă©pisodes maniaques ont rĂ©pondu Ă  un traitement par aripiprazole. 4.2 Posologie et
mode d’administration : Posologie : Adultes : SchizophrĂ©nie : la posologie initiale recommandĂ©e d’ABILIFYÂź est de 10 ou 15 mg/jour avec une posologie d’entretien de 15 mg/jour, en une seule prise, pendant ou en dehors
des repas. ABILIFYÂź est efïŹ cace dans un intervalle de doses allant de 10 Ă  30 mg/jour. Une augmentation de l’efïŹ cacitĂ© pour des doses supĂ©rieures Ă  la dose quotidienne recommandĂ©e de 15 mg n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e, toutefois
certains patients peuvent bĂ©nĂ©ïŹ cier d’une dose plus Ă©levĂ©e. La dose quotidienne maximale ne doit pas dĂ©passer 30 mg. Episodes maniaques : la posologie initiale recommandĂ©e pour ABILIFYÂź est de 15 mg une fois par jour pendant
ou en dehors des repas, en monothérapie ou en association. Certains patients peuvent recevoir une dose plus élevée. La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 30 mg. Prévention des récidives des épisodes maniaques
dans les troubles bipolaires de type I : pour la prĂ©vention des rĂ©cidives d’épisodes maniaques chez des patients traitĂ©s par aripiprazole en monothĂ©rapie ou en association, le traitement sera maintenu Ă  la mĂȘme dose. La posologie
quotidienne peut ĂȘtre adaptĂ©e, une rĂ©duction de dose pourra ĂȘtre considĂ©rĂ©e en fonction de l’état clinique du patient. Population pĂ©diatrique : La schizophrĂ©nie chez l’adolescent ĂągĂ© de 15 ans ou plus : la dose recommandĂ©e
d’ABILIFYÂź est de 10 mg/jour administrĂ© lors d’un schĂ©ma en une fois par jour pendant ou en dehors des repas. Le traitement s’initie Ă  la dose de 2 mg (en utilisant ABILIFYÂź solution buvable 1 mg/ml) pendant deux jours, titrĂ©e Ă 
5 mg pendant deux jours supplĂ©mentaires aïŹ n d’atteindre la posologie quotidienne recommandĂ©e de 10 mg. Selon les cas, les augmentations posologiques suivantes sont administrĂ©es par tranches de 5 mg, sans dĂ©passer la po-
sologie quotidienne maximale de 30 mg. ABILIFYÂź est efïŹ cace entre 10 Ă  30 mg/jour. Une efïŹ cacitĂ© accrue Ă  des doses supĂ©rieures Ă  la dose quotidienne de 10 mg n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e chez l’adolescent, mĂȘme si chaque patient
peut avoir un bĂ©nĂ©ïŹ ce Ă  une dose plus Ă©levĂ©e. L’utilisation d’ABILIFYÂź n’est pas recommandĂ©e chez les patients de moins de 15 ans car les donnĂ©es disponibles sur la sĂ©curitĂ© et l’efïŹ cacitĂ© sont insufïŹ santes. IrritabilitĂ© associĂ©e Ă  un
trouble autistique : la tolĂ©rance et l’efïŹ cacitĂ© d’ABILIFYÂź chez les enfants et adolescents ĂągĂ©s de moins de 18 ans n’ont pas encore Ă©tĂ© Ă©tablies. Les donnĂ©es actuellement disponibles sont dĂ©crites dans la rubrique 5.1 du Smpc mais
aucune recommandation posologique ne peut ĂȘtre faite. InsufïŹ sants hĂ©patiques : aucune adaptation posologique n’est requise chez les patients atteints d’une insufïŹ sance hĂ©patique lĂ©gĂšre Ă  modĂ©rĂ©e. Chez les patients atteints d’une
insufïŹ sance hĂ©patique sĂ©vĂšre, les donnĂ©es disponi- bles sont insufïŹ santes pour Ă©tablir des recomman-
dations. L’administration doit se faire avec prudence chez ces patients. Cependant, la dose quotidienne
maximale de 30 mg peut ĂȘtre utilisĂ©e avec prĂ©cau- tion chez les patients atteints d’une insufïŹ sance hĂ©-
patique sĂ©vĂšre. InsufïŹ sants rĂ©naux : aucune adapta- tion posologique n’est requise chez les patients at-
teints d’une insufïŹ sance rĂ©nale. Patients ĂągĂ©s : l’efïŹ cacitĂ© d’ABILIFYÂź dans le traitement de la
schizophrĂ©nie et des troubles bipolaires de type I chez les patients ĂągĂ©s de 65 ans et plus n’a pas
Ă©tĂ© Ă©tablie. En raison d’une sensibilitĂ© plus grande de cette population, une dose initiale plus faible
doit ĂȘtre envisagĂ©e lorsque des raisons cliniques le justiïŹ ent. Sexe : aucune adaptation posologique
n’est requise chez la femme par rapport à l’homme. Fumeurs : aucune adaptation posologique n’est
requise chez les fumeurs compte tenu du mĂ©tabo- lisme d’ABILIFYÂź. Ajustements posologiques liĂ©s
aux interactions : Lors de l’administration concomi- tante d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou du CY-
P2D6 avec l’aripiprazole, la dose d’aripiprazole doit ĂȘtre rĂ©duite. Lorsque l’inhibiteur du CYP3A4
ou CYP2D6 est arrĂȘtĂ©, la dose d’aripiprazole doit alors ĂȘtre augmentĂ©e. Lors de l’administration con-
comitante d’inducteurs du CYP3A4 avec l’aripiprazole, la dose d’aripiprazole doit ĂȘtre
augmentĂ©e. Lorsque l’inducteur du CYP3A4 est arrĂȘtĂ©, la dose d’aripiprazole doit alors ĂȘtre ra-
menĂ©e Ă  la posologie recommandĂ©e. Mode d’administration : ABILIFYÂź comprimĂ©s est Ă  uti-
liser par voie orale. 4.3 Contre-indications : HypersensibilitĂ© au principe actif ou Ă  l’un des ex-
cipients. 4.8 Effets indésirables : Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés durant
les études cliniques contrÎlées versus placebo sont acathisie et nausées, chacun apparaissant chez
plus de 3% des patients traitĂ©s avec l’aripiprazole par voie orale. Les effets indĂ©sirables suivants ont
Ă©tĂ© rapportĂ©s plus frĂ©quemment (* 1/100) que sous placebo, ou ont Ă©tĂ© identiïŹ Ă©s comme des effets
indĂ©sirables pouvant ĂȘtre cliniquement signiïŹ catifs (*) : Les frĂ©quences ci-dessous sont dĂ©ïŹ nies en uti-
lisant la convention suivante : fréquent (* 1/100 à < 1/10); peu fréquent (* 1/1000 à < 1/100).
Affections psychiatriques : Fréquent : agita- tion, insomnie, anxiété; Peu fréquent : dépres-
sion*. Affections du systÚme nerveux : Fréquent : troubles extrapyramidaux, acathisie,
tremblement, étourdissement, somnolence, sédation, céphalée. Affections oculaires :
Fréquent : trouble de la vision. Affections car- diaques : Peu fréquent : tachycardie*. Affec-
tions vasculaires : Peu fréquent : hypotension orthostatique*. Affections gastro-intestina-
les : Fréquent : dyspepsie, vomissements, nau- sées, constipation, hypersécrétion salivaire.
Troubles gĂ©nĂ©raux et anomalies au site d’administration : FrĂ©quent : fatigue.
SymptÎmes extrapyramidaux : Schizophrénie : dans une étude clinique contrÎlée long-terme de
52 semaines, l’incidence des symptîmes extrapy- ramidaux, comprenant parkinsonisme, acathi-
sie, dystonie et dyskinĂ©sie, a Ă©tĂ© globalement plus faible chez les patients traitĂ©s par l’aripiprazole
(25,8%) comparativement aux patients traitĂ©s par l’halopĂ©ridol (57,3%). Dans une Ă©tude clinique
long terme de 26 semaines contrĂŽlĂ©e versus place- bo, l’incidence des symptĂŽmes extrapyramidaux
Ă©tait de 19% chez les patients traitĂ©s par l’aripiprazole et de 13,1% chez les patients traitĂ©s
par le placebo. Dans une autre Ă©tude clinique con- trĂŽlĂ©e long terme de 26 semaines, l’incidence des
symptĂŽmes extrapyramidaux Ă©tait de 14,8% chez les patients traitĂ©s par l’aripiprazole et de 15,1%
chez les patients traitĂ©s par l’olanzapine. Episodes maniaques dans les troubles bipolaires de type I
– dans une Ă©tude clinique contrĂŽlĂ©e Ă  12 semaines, l’incidence des symptĂŽmes extrapyramidaux Ă©tait
de 23,5% chez les patients traités par aripiprazole et de 53,3% chez les patients traités par halopéri-
dol. Dans une autre Ă©tude clinique Ă  12 semaines, l’incidence des symptĂŽmes extrapyramidaux Ă©tait
de 26,6% chez les patients traités par aripiprazole et 17,6% chez les patients traités par lithium. Dans
l’étude clinique contrĂŽlĂ©e versus placebo long terme Ă  26 semaines de phase de maintenance,
l’incidence des symptĂŽmes extrapyramidaux Ă©tait de 18,2% chez les patients traitĂ©s par aripiprazole
et de 15,7% chez les patients traités par le pla- cebo. Dans les études cliniques contrÎlées versus
placebo, l’incidence d’acathisie chez les patients bipolaires Ă©tait de 12,1% avec aripiprazole et de
3,2% avec placebo. Chez les patients schizo- phrĂšnes, l’incidence d’acathisie Ă©tait de 6,2%
avec aripiprazole et de 3,0% avec placebo. Dys- tonie :
Effet de classe :
des symptĂŽmes de dystonie,
contractions anormales prolongĂ©es d’un groupe musculaire ont Ă©tĂ© rapportĂ©s chez des patients prĂ©disposĂ©s durant les premiers jours de traitement. Les symptĂŽmes dystoniques incluent : spasme des muscles de la nuque, progressant
parfois vers une oppression de la gorge, une difïŹ cultĂ© Ă  avaler, une difïŹ cultĂ© Ă  respirer et/ou une protrusion de la langue. Alors que ces symptĂŽmes peuvent survenir Ă  faibles doses, ils ont Ă©tĂ© rapportĂ©s plus frĂ©quemment et avec
une plus grande sĂ©vĂ©ritĂ© avec des antipsychotiques de premiĂšre gĂ©nĂ©ration de forte puissance et Ă  plus fortes doses. Un risque Ă©levĂ© de dystonie aiguĂ« a Ă©tĂ© observĂ© dans des groupes d’hommes et de jeunes. Parmi les patients
ayant prĂ©sentĂ© des variations des paramĂštres biologiques standards et lipidiques pouvant ĂȘtre cliniquement signiïŹ catives, il n’a pas Ă©tĂ© observĂ© de diffĂ©rence importante de leur Ă©tat clinique entre le groupe aripiprazole et le groupe
placebo. Des Ă©lĂ©vations des CPK (crĂ©atine-phosphokinase), gĂ©nĂ©ralement transitoires et asymptomatiques, ont Ă©tĂ© observĂ©es chez 3,5% des patients traitĂ©s par l’aripiprazole et chez 2,0% des patients traitĂ©s par le placebo. Autres
donnĂ©es : Des effets indĂ©sirables connus pour ĂȘtre associĂ©s aux traitements antipsychotiques ont Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ©s au cours du traitement par l’aripiprazole (syndrome malin des neuroleptiques, dyskinĂ©sies tardives, convul-
sions, effets indésirables cérébrovasculaires et augmentation de la mortalité chez les patients ùgés souffrant de démence, hyperglycémie et diabÚte). Population pédiatrique : Dans un essai clinique à court terme contre placebo mené
chez 302 adolescents schizophrĂšnes (ĂągĂ©s de 13 Ă  17 ans), la frĂ©quence et la nature des effets indĂ©sirables Ă©taient similaires Ă  celles des adultes, Ă  l’exception des effets suivants qui ont Ă©tĂ© rapportĂ©s plus frĂ©quemment chez les
adolescents sous aripiprazole que chez les adultes sous aripiprazole (et plus fréquemment que sous placebo) : somnolence/sédation et trouble extrapyramidal ont été trÚs fréquents (* 1/10), sécheresse de la bouche, augmentation
de l’appĂ©tit et hypotension orthostatique ont Ă©tĂ© frĂ©quemment rapportĂ©s (* 1/100, < 1/10). Le proïŹ l de tolĂ©rance lors d’un essai d’extension, en ouvert, sur 26 semaines Ă©tait similaire Ă  celui observĂ© lors de l’essai Ă  court terme
contre placebo. L’analyse poolĂ©e d’une population d’adolescents (ĂągĂ©s de 13 Ă  17 ans) atteints de schizophrĂ©nie, exposĂ©e au produit sur des pĂ©riodes allant jusqu’à 2 ans, rĂ©vĂšle une incidence de prolactine plasmatique basse
chez les ïŹ lles (<3 ng/ml) et les garçons (<2 ng/ml) de 29,5% et 48,3%, respectivement. Effets indĂ©sirables rapportĂ©s aprĂšs la commercialisation : Les effets indĂ©sirables suivants ont Ă©tĂ© rapportĂ©s, aprĂšs la commercialisation. La
frĂ©quence de ces effets est considĂ©rĂ©e inconnue (ne peut pas ĂȘtre estimĂ©e Ă  partir des donnĂ©es disponibles). Affections hĂ©matologiques et du systĂšme lymphatique : leucopĂ©nie, neutropĂ©nie, thrombocytopĂ©nie. Affections du systĂšme
immunitaire : rĂ©actions allergiques (par exemple rĂ©action anaphylactique, ƓdĂšme de Quincke comprenant gonïŹ‚ ement de la langue, ƓdĂšme de la langue, ƓdĂšme de la face, prurit ou urticaire). Affections endocrines : hypergly-
cémie, diabÚte mellitus, diabÚte acidocétosique, coma diabétique hyperosmolaire. Troubles du métabolisme et de la nutrition : prise de poids, perte de poids, anorexie, hyponatrémie. Affections psychiatriques : agitation, nervosité,
tentative de suicide, idĂ©es suicidaires, suicide accompli. Affections du systĂšme nerveux troubles de l’élocution, syndrome malin des neuroleptiques (SMN), grand mal Ă©pileptique. Affections cardiaques : allongement du QT, arythmie
ventriculaire, mort subite inexpliquĂ©e, arrĂȘt cardiaque, torsades de pointes, bradycardie. Affections vasculaires : syncope, hypertension, Ă©vĂšnement thromboembolique (incluant embolie pulmonaire et thrombose veineuse. Affections
respiratoires, thoraciques et mĂ©diastinal : spasmes oropharyngĂ©, spasme laryngĂ©, pneumonie de dĂ©glutition. Affections gastro-intestinales : pancrĂ©atite, dysphagie, gĂȘne au niveau de l’abdomen, gĂȘne au niveau de l’estomac, diar-
rhĂ©e. Affections hĂ©patobiliaires : ictĂšre, hĂ©patite, augmentation de l’alanine aminotransfĂ©rase (ALAT), augmentation de l’aspartate aminotransfĂ©rase (ASAT), augmentation de la gamma glutamyl transfĂ©rase (GGT), augmentation
des phosphatases alcalines. Affections de la peau et du tissu sous-cutané : rash, réaction de photosensibilité, alopécie, hyperhidrose. Affections musculo-squelettiques et systémiques : rhabdomyolyse, myalgie, raideur. Affections
gravidiques, puerpérales et périnatales : syndrome de sevrage médicamenteux néonatal. Affections du rein et des voies urinaires : incontinence urinaire, rétention urinaire. Affections des organes de reproduction et du sein : pria-
pisme. Troubles gĂ©nĂ©raux et anomalies au site d’administration : trouble de la rĂ©gulation de la tempĂ©rature (par exemple hypothermie, ïŹ Ăšvre), douleur thoracique, ƓdĂšme pĂ©riphĂ©rique. Investigations : augmentation de la CrĂ©atinine
Phosphokinase, augmentation de la glycĂ©mie, variation de la glycĂ©mie, augmentation de l’hĂ©moglobine glycosylĂ©e. 6. DONNEES PHARMACEUTIQUES : 6.1 Liste des excipients : Lactose monohydratĂ©, amidon de maĂŻs,
cellulose microcristalline, hydroxypropylcellulose, stĂ©arate de magnĂ©sium. Oxyde ferrique rouge (E172) : ABILIFYÂź 10 mg et 30 mg. Oxyde ferrique jaune (E172) : ABILIFYÂź 15 mg. 7. TITULAIRE D’AUTORISATION DE MISE
SUR LE MARCHE : Otsuka Pharmaceutical Europe Ltd. Hunton House, Highbridge Business Park, Oxford Road Uxbridge Middlesex UB8 1HU Royaume-Uni. Le reprĂ©sentant local du titulaire de l’autorisation de mise sur le marchĂ© :
BRISTOL-MYERS SQUIBB BELGIUM S.A. 8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE : ABILIFY¼ 10 mg : EU/1/04/276/007. ABILIFY¼ 15 mg : EU/1/04/276/012. ABILIFY¼ 30 mg : EU/1/04/276/017.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION : Date de premiùre autorisation : 4 juin 2004. Date du dernier renouvellement : 4 juin 2009. 10. DATE DE MISE A JOUR DU
TEXTE : 22 septembre 2011. Des informations dĂ©taillĂ©es sur ce mĂ©dicament sont disponibles sur le site internet de l’Agence EuropĂ©enne du MĂ©dicament : http ://www.ema.europa.eu
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ïź ACTA PSYCHIATRICA BELGICA – N° 112/3 – 2012 – 3
Editorial
Les IMAO dans la dépression
résistante ou le retour
aux vieilles recettes
Dans la prise en charge des troubles de l’humeur, nous nous accordons assez bien sur l’importance
d’atteindre la rĂ©mission complĂšte, i.e. l’absence de symptĂŽmes dĂ©pressifs, la guĂ©rison. Pourtant,
le taux de rémission complÚte obtenu dans les études cliniques ou les études naturalistes est as-
sez bas, dĂ©passant rarement les 35%. Un tel niveau d’échec avec les traitements antidĂ©presseurs
actuellement disponibles est généralement expliqué par les limites du modÚle monoaminergique
sur lequel a été basé le développement des antidépresseurs commercialisés au cours de ces 40
derniÚres années. La solution proposée pour remédier à la faiblesse des traitements antidépres-
seurs serait de dĂ©velopper des molĂ©cules plus originales, plus efïŹ caces, plus rapides et plus sĂ»res.
Les nouvelles cibles de la pharmacothérapie antidépressive du futur seraient situées au-delà du
rĂ©cepteur membranaire. L’avenir du traitement de la dĂ©pression passerait ainsi par l’étude plus
approfondie des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la pathophysiologie de la
dĂ©pression et des mĂ©canismes biochimiques expliquant l’action antidĂ©pressive. De nouveaux trai-
tements sont indispensables particuliĂšrement pour les trop nombreux patients difïŹ ciles Ă  traiter.
Mais en attendant, le psychiatre pourrait faire preuve de plus d’optimisme et de dĂ©termination
par rapport aux situations complexes et résistantes. Il pourrait aussi optimiser les traitements
disponibles et pourquoi pas revenir aux vieilles recettes comme l’utilisation des inhibiteurs de la
monoamine oxydase. N’est-ce pas dans « les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes ? »
Les premiers antidĂ©presseurs cliniquement actifs dĂ©couvert Ă  la ïŹ n des annĂ©es 50 furent les
IMAO. Sur base des Ă©tudes cliniques de l’époque, les IMAO sont bien souvent considĂ©rĂ©s comme
moins efïŹ caces que les tricycliques et rĂ©servĂ©s Ă  la dĂ©pression atypique. Cette conclusion n’est
absolument pas le reïŹ‚ et de l’impression clinique des psychiatres habituĂ©s Ă  les utiliser depuis plus
de 40 ans. Au contraire, les IMAO sont généralement considérés par les cliniciens comme les anti-
dĂ©presseurs les plus efïŹ caces. Pourtant, aujourd’hui, ils sont trĂšs peu utilisĂ©s en clinique. Plusieurs
raisons expliquent ce phĂ©nomĂšne. D’abord, nous disposons d’autres options thĂ©rapeutiques bien
plus faciles Ă  manier et qui ont progressivement relĂ©guĂ© les IMAO Ă  un rĂŽle de ïŹ guration. En-
suite, les risques d’interactions alimentaires et mĂ©dicamenteuses ont gĂ©nĂ©rĂ© d’énormes craintes
particuliùrement auprùs des jeunes psychiatres qui, par ailleurs, au cours de leur formation, n’ont
généralement pas entendu parler de cette classe thérapeutique considérée comme dépassée.
EnïŹ n, la longue liste d’effets secondaires repris dans la notice des IMAO a clairement de quoi
dissuader le psychiatre, mais aussi le patient, de toute tentative d’utilisation. MalgrĂ© ces obstacles,
les IMAO ont tendance Ă  ĂȘtre de retour. La littĂ©rature scientiïŹ que, notamment amĂ©ricaine, remet
en avant leur intĂ©rĂȘt et tente de les dĂ©mystiïŹ er. Des IMAO comme la tranylcypromine, ou l’ipro-
niazide sont disponibles dans des pays voisins du nĂŽtre, mais bien souvent Ă  des prix prohibitifs.
En Belgique, nous ne disposons malheureusement que de la phénelzine (Nardelzine°), également
commercialisée à un prix relativement élevé.
Les IMAO mĂ©ritent d’ĂȘtre rĂ©habilitĂ©s en tant qu’outil thĂ©rapeutique dans notre lutte contre la
dépression résistante.
William PITCHOT
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