
18 avril 2013
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Texte 19 sur 106
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Chaque flacon d’ENBREL doit être utilisé pour 2 doses au maximum, administrées au même patient.
ENBREL 25 mg en seringue préremlie :
ENBREL 25 mg est une seringue à usage unique pour les patients pesant 62,5 kg ou plus. Des flacons de
25 mg sont disponibles, à partir desquels des doses de moins de 25 mg peuvent être administrées.
IV. −Evaluation de l’intérêt thérapeutique
1. Efficacité :
a) Traitement de la polyarthrite rhumatoïde
Chez les malades ayant déjà reçu un traitement de fond :
L’étanercept (2 injections SC de 25 mg/semaine) a été comparé au placebo dans une étude randomisée, en
double-aveugle, chez 158 patients, âgés de plus de 18 ans, ayant une polyarthrite rhumatoïde active, n’ayant
pas répondu à au moins un et au plus quatre traitements de fond.
Les patients ont reçu 25 mg d’étanercept par voie sous-cutanée deux fois par semaine pendant 6 mois.
Le taux de réponse ACR (1) 20 (critère principal) a été plus important :
– à 3 mois dans le groupe étanercept (48/78, soit 62 %) que dans le groupe placebo (18/80, soit 23 %) ;
– à 6 mois dans le groupe étanercept (46/78, soit 59 %) que dans le groupe placebo (9/80, soit 11 %).
Tous les domaines de l’échelle HAQ (Health Assessment Questionnaire, incluant l’état des fonctions
articulaires, le handicap, l’activité, l’état mental, l’état général) ont été améliorés à 3 et 6 mois chez les patients
traités par étanercept comparativement aux patients sous placebo.
Un ralentissement des érosions articulaires a été constaté sous étanercept par rapport au placebo.
L’étanercept (2 injections SC de 25 mg/semaine) en association au méthotrexate a été comparé à l’étanercept
seul et au placebo dans une étude randomisée, en double aveugle, d’une durée de 3 ans, chez 682 patients
atteints de polyarthrite rhumatoïde en échec à au moins un traitement de fond autre que le méthotrexate (étude
TEMPO). Les critères principaux de jugement étaient l’aire sous la courbe de l’indice ACR numérique (ACR-
N) (2) à 24 semaines et le score total de Sharp (SST : score composite des érosions osseuses et du pincement
de l’interligne articulaire) à 52 semaines.
Les résultats ont montré, à 24 semaines, une efficacité supérieure de l’association étanercept + méthotrexate
par rapport au méthotrexate seul et à l’étanercept seul, et de l’étanercept seul par rapport au méthotrexate seul
sur le critère ACR-N.
A 52 semaines, l’étanercept seul s’est montré supérieur au méthotrexate seul sur le score de Sharp total.
L’association étanercept + méthotrexate s’est également montrée supérieure au méthotrexate seul ainsi qu’à
l’étanercept seul sur le SST.
Chez les malades n’ayant jamais reçu de méthotrexate :
L’étanercept a été comparé au méthotrexate dans une étude randomisée chez 424 malades, de plus de 18 ans
ayant une polyarthrite rhumatoïde active, de durée 압3 ans et n’ayant jamais reçu de méthotrexate.
L’étanercept a été administré à la dose de 25 mg par voie sous-cutanée deux fois par semaine pendant 24
mois. Les doses de méthotrexate ont été augmentées de 7,5 mg/semaine au cours des 8 premières semaines
pour atteindre la dose maximale de 20 mg/semaine.
Un ralentissement de la progression des dommages structuraux articulaires (érosions/géodes) a été constaté
sous étanercept par rapport au méthotrexate.
Dans des études ouvertes, la reprise du traitement par étanercept, après des arrêts allant jusqu’à 24 mois, a
entraîné des réponses comparables à celles observées chez les patients ayant reçu l’étanercept sans interruption.
Après l’arrêt de l’étanercept, les symptômes d’arthrite sont réapparus dans les 30 jours.
Des réponses stables et durables ont été observées chez des patients ayant reçu l’étanercept sans interruption
sur des durées supérieures à 24 mois.
Etude complémentaire :
L’étanercept 50 mg par semaine en une administration (2 injections simultanées de 25 mg) a été comparé à
l’étanercept 50 mg par semaine en 2 injections espacées de 25 mg et au placebo dans une étude randomisée, en
double aveugle, chez 420 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde active, traités ou non par méthotrexate.
Les patients sous étanercept ont été traités pendant 16 semaines. Dans le groupe témoin, les patients ont été
mis sous placebo pendant les 8 premières semaines puis sous étanercept en 2 injections espacées de 25 mg par
semaine pendant les 8 semaines suivantes.
Le taux de répondeurs ACR 20 à 8 semaines (critère principal) a été supérieur dans le groupe étanercept
50 mg par semaine en une administration (107/214 soit 50 %) à celui du groupe placebo (10/53 soit 19 %).
L’étanercept 50 mg par semaine en une administration a été non-inférieur à l’étanercept 50 mg par semaine
en 2 injections de 25 mg par semaine (75/153 soit 49 %) en analyse ITT (critère secondaire de jugement).
b) Traitement de l’arthrite juvénile idiopathique polyarticulaire :
L’étanercept a été comparé au placebo dans une étude en 2 phases, chez 69 enfants âgés de 4 à 17 ans ayant
une arthrite chronique juvénile polyarticulaire d’intensité modérée à sévère, réfractaires ou intolérants au
méthotrexate.
L’administration d’un AINS et/ou de prednisolone a été maintenue chez les patients.
Première phase (3 mois) : tous les patients ont reçu 0,4 mg/kg (maximum 25 mg par injection) d’étanercept
administré en sous-cutané deux fois par semaine.