Stage avril 2015
Adam Smith ( 1723-1790)
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13/07/2017
Sa biographie.
en 1723 àKirkaldy en Écosse, il étudie la philosophie morale àGlasgow. Lors de ses études, il
découvre D Hume (1711-1776) « Traité sur la nature humaine »(1735)avec lequel il se lie
d’amitié.
En 1751,il obtient la chaire de logique à l’université de Glasgow, puis àtrente ans, il est transféré
àla chaire de philosophie morale qu’il conservera pendant douze années.
En 1759,il publie «La théorie des sentiments moraux ».Il s’interroge sur le fait qu’un même
individu puisse dans certaines situations, manifester des comportements égoïstes
prime l’intérêt personnel, alors que dans d’autres situations, il se révèle agir sous le
«regard d’un spectateur impartial » conformément à une morale inspirée par la
communauté.Il affirme que les gens prennent des décisions « morales » grâce à leur
sentiment de sympathie pour autrui.
En 1764,il devint le précepteur du jeune Duc de Buccleuch. Il accompagne le jeune homme en
Europe. Il découvre d’Alembert et rencontre Quesnay et Turgot qui l’initient à l’économie
politique.
En 1776,il publie «Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ».
Il meurt en 1790 àEdimbourg en Écosse.
A Smith est souvent appelée le « père de l’économie ».Il est le défenseur du libéralisme
économique, (mais dans une certaine mesure nous reviendrons sur sa conception des
fonctions de l’ État) et il est à l’origine de la valeur travail.
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Ses inspirateurs.
Bernard de Mandeville (1670-1733):
En 1705, Mandeville publie «La Fable des abeilles ».L’idée du livre est contenu dans
le sous-titre «les vices privés font la prospérité publique ».Ce texte provocateur
dénonce les vertus des puritains. Les abeilles de la fable deviennent pauvres quand
elles se mettent àtravailler et àaccumuler. Dans cette fable, Mandeville veut montrer
que l’intérêt est un élément de cohésion plus fort que le dévouement, et que la
dépense est un facteur de richesse plus utile que l’épargne.
«Oui, si un peuple veut être grand
Le vice est aussi nécessaire à l’État
Que la faim l’est pour le faire manger
La vertu seule ne peut faire vivre les nations ».
Cet immoralisme, loin d’engendrer la pauvreté, est selon Mandeville, utile àla société.
La dépense est source d’emploi et de richesse. Cette fable prépare les esprits àla
conception d’un individu par son seul intérêt individuel.
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Ses inspirateurs.
David Hume (1711-1776):
Il entretient une grande amitié avec A Smith. David Hume est un philosophe dans la lignée
de John Locke.
D Hume publie entre 1752 et 1758 sept textes de réflexion économique.Il réfute l’idée
mercantiliste selon laquelle il est important de détenir un stock de monnaie
important. Il conteste l’idée selon laquelle le déficit commercial est source de tous
les maux.
Pour cet auteur, toute augmentation de la quantité de monnaie se traduit par une hausse
des prix et la recherche des excédents extérieurs (par le bais d’une politique
protectionniste) est vaine. L’excédent extérieur se traduit par une augmentation de la
masse monétaire qui entraîne une baisse de la compétitivité et tarit les débouchés à
l’exportation.Il montre ainsi, qu’il est préférable de laisser le commerce international se
développer librement. La philosophie sous-jacente de D Hume est celle d’un
libéralisme économique tempéré.
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Ses inspirateurs.
Les physiocrates ( F Quesnay, R Turgot):
Les physiocrates sont considérés avec des philosophes comme J Locke (1632-1704),
comme les intellectuels à l’origine du développement du libéralisme.
Sur le plan économique le libéralisme est une doctrine qui considère que la régulation par le
marché est la meilleure modalide gestion des richesses. Le primat des libertés
individuelles s’articule avec la propriété privée, et de ce fait, l’intervention de l’État est
perçuecomme un obstacle àces libertés.
A Smith n’est pas un physiocrate mais pendant la période il side à Paris, il assiste aux
réunions des physiocrates. Comme F Quesnay (1694-1774),il croit aux bienfaits de
l’agriculture.Les physiocrates pensent que l’enrichissement monétaire ne doit pas être
l’objectif d’une économie.Seules les productions agricoles constituent de véritables
richesses.
Les physiocrates l’inspirent aussi, par leur éloge du marché sans intervention publique.Ils
considèrent que l’État ne doit pas intervenir dans l’économie. A Smith affirmera lui-aussi que
c’est au moyen du «laissez-faire »et du «laissez-passer »que l’on obtient une économie
prospère.
Les physiocrates sont libre-échangistes et s’opposent au protectionnisme de Colbert
qui limite les exportations de blé. Ils considèrent qu’il faut favoriser les exportations de blé et
l’augmentation du prix des produits agricoles afin d’encourager les agriculteurs à accroître
leur production.
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