
Conseil de Direction Page 5
Procès-verbal de la première séance GC/52/Min.1
CANREG, destiné aux registres du cancer, est à présent en service et le Centre fournit un
soutien technique lorsque nécessaire.
Le site internet de GLOBOCAN a été conçu pour être le plus convivial possible, particulièrement
pour les décideurs qui ont en charge la planification des programmes de lutte contre le cancer.
Ainsi, il fournit des fiches d’information sur des cancers spécifiques ou sur certaines régions du
monde, et dispose de données ventilées selon le sexe, l'âge et la distribution géographique. Les
données peuvent également être affichées sous la forme de cartes, d’histogrammes ou de
camemberts. Le site internet comprend des projections de l’évolution future du fardeau du
cancer, telles que des prévisions sur l’incidence et le taux de mortalité par pays d’ici à 2030. Ces
données s’appuient uniquement sur les tendances démographiques actuelles et non sur d’autres
changements sous-jacents de l’incidence.
Toutes les réunions nécessaires à la publication du Volume 100 du programme des
Monographies ont eu lieu. Cent soixante experts, issus de 28 pays différents, ont examiné plus
de 100 cancérogènes du Groupe 1. Ils ont ainsi identifié de nouveaux risques de cancer, telle
que l’exposition aux ultraviolets des appareils de bronzage, et ont relié un certain nombre de
cancérogènes connus à de nouveaux sites anatomiques de tumeurs.
La publication la plus récente de la Classification OMS des Tumeurs (les “
Blue Books
”), la 4ème
édition de
La classification OMS des tumeurs des tissus hématopoïétiques et lymphoïdes,
parue
en 2008, s’est vendue à presque 22 000 copies en 2009, générant près d’un million de francs
suisses de recettes pour le Centre. Une récente réunion éditoriale et de consensus sur les
tumeurs du système digestif a rassemblé 105 experts.
Parmi les éléments scientifiques marquants révélés par les travaux du Centre lors de l’exercice
biennal précédent figure une étude de la prévalence du virus du papillome humain (VPH) dans le
monde, qui indique une variation considérable de ladite prévalence de plus de 50% en Guinée à
moins de 5% au Vietnam. Des recherches complémentaires en laboratoire visent à identifier les
événements déterminants du processus de cancérogenèse ainsi que le rôle tenu par différents
sous-types du virus VPH. Un essai randomisé par grappes portant sur différentes approches de
dépistage du VPH en Inde a été publié dans le
New England Journal of Medicine
et démontre
que les décès dus au cancer du col utérin ont chuté de 50% chez les femmes qui ont subi un
test ADN du VPH. Le domaine de la recherche illustre donc bien comment l’association de
l'épidémiologie et des sciences de laboratoire peut contribuer à des stratégies de prévention.
L’étude d’intervention contre l’hépatite en Gambie (GHIS), qui analyse depuis les années 1980
l’effet de l’immunisation à grande échelle contre l’hépatite sur l'incidence de la cirrhose et du
cancer du foie, est un exemple probant de l’influence que peut avoir un projet de recherche sur
la santé publique et sur le renforcement des capacités dans un pays à faibles ressources. De
récentes études non publiées indiquent un taux d’infection par l’hépatite B de seulement 0,05%
chez les enfants âgés de un à cinq ans, comparé à 15–20% au début de l’étude.
Le Centre a participé à une étude cas-témoins rétrospective sur l’alcool et la mortalité due à des
causes spécifiques en Fédération de Russie, qui a été sélectionnée pour le titre “d’Article de
l’année 2009” dans la revue
The Lancet
. Cette étude a démontré que plus de 50% des décès
survenus chez les adultes au cours de la période de recherche étaient liés à la consommation
d’alcool.