
3) Données physiologiques
a) le cortex moteur primaire
Il a été montré que la connexion est monosynaptique, quand on pratique une stimulation de Penfield
sur le cortex moteur on peut enregistrer l’activité électromyographique qu’au niveau de la main et
on s’aperçoit qu’on a une réponse après un certain délai. Et au niveau des doigts on voit une
signalisation différente entre le cortex moteur et de la signalisation cervicale, cela veut dire que la
voit pyramidale au niveau de la voie cervicale donne une réponse plus précoce que lorsqu’on stimule
le cortex moteur. Ce qu’on a pu prouver, c’est que les connexions du cortex moteur et ceux de la
main sont des connexions monosynaptiques.
Si on fait des microstimulations on s’aperçoit qu’elles pouvaient provoquer des mouvements
particuliers à différents endroits. L’organisation est beaucoup plus fine, mais aussi plus disjointe.
Deuxième point, le courant le plus petit active plusieurs muscles. Cela suggère qu’une cellule
corticospinale ce termine sur plusieurs motoneurones.
La cartographie faite par Penfield permet une représentation corticale des différentes parties du
corps. Par ex les cellules de S5, qui répondent à la stimulation des lèvres, sont connectées avec les
cellules motrices qui font bouger les lèvres. C'est-à-dire qu’il y a des connexions cortico-corticales
extrêmement puissante.
Ce qui a été fait est la technique de STA (« Spike-triggered averaging ») par Lemon. A chaque fois
qu’il y a un potentiel d’action (PA) dans le cortex moteur, et qu’il y a des connexions
monosynaptiques, alors il y a activation de plusieurs muscles pour une cellule donnée.
Lui, il enregistre l’activité électromyographique chez le singe pendant des milliers de PA. Après, il
moyenne ces activités électromyographiques en synchronisant sur chaque PA cortical. Il corrèle un
PA d’une cellule avec l’EMG globale. Cette technique permet alors de relier une activité cellulaire
avec une cible supposée. Ainsi il trouve qu’un motoneurones particulier de M1 peut activer
différents muscles (2 à 3 muscles).
Finalement on à une organisation en colonne dans le cortex. Une cellule de l’aire 5 va se terminer sur
plusieurs muscles dont T pour le pouce, D1 et D2 pour 2 doigts. Ces 2 doigts peuvent être activés
pour effectuer un mouvement donné. Ainsi une cellule va pouvoir activer plusieurs types de
motoneurones. Et un seul muscle, du pouce par exemple, peut être activé par plusieurs colonnes en
associations avec plusieurs doigts.
En résumé une seule cellule peut activer 2 à 3 muscles, et plusieurs régions peuvent activer un
membre.
Que donnent les neurones de M1 ?
Expérience d’Evarts : Le singe tient une barre et tout ce qu’il a à faire est de tourner le poignet. S’il
fait une extension puis une flexion, la cellule est activée avant et pendant toute la flexion. Puis Evarts
augmente le poids, c'est-à-dire que l’animal doit exercer une force plus importante, dans ce cas
l’activité de l’EMG augmente. La décharge a bien lieu avant, mais elle est plus importante. Donc il en
a déduit que le cortex moteur codait la quantité de force développé par les muscles. Pour être sur
que ce soit le cortex et pas le mouvement qui code, il a bougé passivement le poignet et il observe
qu’il n’y a pas de décharge de la cellule. Alors il n’y a pas d’aspect codage du déplacement.