II.
Pour une économie
dynamique au service de
filières fortes et créatrices
d’un emploi de qualité
L’année 2012 a été particulièrement difficile pour l’économie française. L’ensemble des grands indicateurs
macro-économiques traduisent la détérioration de la situation conjoncturelle qui connait, depuis deux ans,
une accélération. Ainsi, si la France a échappé à la récession, l’acquis de croissance annuelle n’est à la fin du
3ème trimestre de 2012, que de 0,2% du PIB. Le déficit commercial se monte lui à 51 milliards d’€ sur la même
période, témoignant d’un décrochage des entreprises françaises dans la compétition mondiale et le taux de
chômage a de nouveau franchi la barre des 10 %.
La Bretagne n’échappe pas à ces difficultés ; comme le reste de la France, elle fait face au cumul de difficultés
conjoncturelles lourdes et de fragilités structurelles préoccupantes. S’y ajoutent des spécificités défavorables et
qui expliquent en grande partie que son taux de chômage, s’il reste inférieur à la moyenne nationale, ait connu
sur les derniers moins une augmentation supérieure à cette moyenne. Cette spécificité est celle de son
positionnement industriel sur des secteurs qui ont été les plus directement frappés par les crises ; l’automobile
d’une part dont la filière bretonne a perdu plusieurs milliers d’emplois sur les trois dernières année, avant
même l’annonce du nouveau plan de réduction d’effectifs de La Janais ; les filières agricoles d’autre part au
premier rang desquelles la volaille qui a connu avec Doux un sinistre de très grande ampleur. On doit ajouter à
ce panorama les nouvelles annonces de suppression d’emploi faites par Alcatel. Mais au-delà de ces dossiers
les plus visibles, il convient de souligner les grandes difficultés que rencontrent un nombre croissant
d’entreprises, dans des domaines aussi structurants pour notre territoire que le bâtiment construction, les IAA
ou les activités navales et nautiques.
Spécificité enfin, du fait du poids, en Bretagne, du secteur agricole déstabilisé par la dérégulation et par le
niveau et la volatilité des prix des intrants, devenus insupportables pour les producteurs.
Bon nombre d’entreprises sont aujourd’hui confrontées aux conséquences de plusieurs années de baisse
d’activité et/ou de marge, réductions des fonds propres, trésoreries au plus bas, avec comme conséquence
directe une chute des investissements, toujours inférieurs à ce qu’ils étaient en 2008, et au final une
compétitivité amoindrie, pouvant mettre en péril leur pérennité et les emplois qui y sont liés.