Journée médicale 2006

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blueprint
79
Trimestriel - N°79 – Juin 2006 Port payé
tarif postal
préférentiel
Ed. resp. : Association des médecins exerçant aux Cliniques Saint-Joseph
DANS CE NUMÉRO
Le point sur…
Le virus de la grippe et ses variations
pages 2-3
Comment je traite,
comment j’explore
La viscosupplémentation
Editorial
Chaque trimestre, blueprint vous apporte l’information sur ce qui se passe
au CHC, sur ce qui bouge. Ouverture
d’un nouveau service, mise en place
d’une nouvelle technique de pointe ou
d’un nouveau traitement, nous nous
efforçons de répondre à vos attentes
et d’apporter la réponse adéquate pour
vos patients.
Ce périodique est le vôtre, il doit constituer une réponse aux questions que
vous vous posez sur le terrain. Mais,
pour cela, nous avons besoin de vous.
Je vous invite dès lors à contacter
Marianne Lebrun (tél. 04.224.85.62 -
[email protected]) pour lui faire
part des thèmes que vous souhaitez voir
développer dans nos pages.
Dès que nous le pouvons, en commission de contacts ou par notre traditionnelle journée médicale notamment,
nous sollicitons vos suggestions, mais
n’hésitez pas à venir vers nous. Ce n’est
qu’ainsi que nous pourrons rencontrer
au mieux votre intérêt.
En attendant d’autres contacts, je vous
souhaite une agréable lecture et de
bonnes vacances.
| Dr Toàn Khúc
Journée médicale 2006
L’édition 2006 de la Journée médicale des Cliniques Saint-Joseph
aura lieu le samedi 7 octobre.
Notez d’ores et déjà cette date
dans votre agenda.
- Gériatrie
Au programme: 5 ateliers
Un programme détaillé vous sera
envoyé sous peu.
- Guidelines et actualités thérapeutiques
Modérateurs : Dr J. Benfante et
Dr J. Tyberghein
- Soins palliatifs et fin de vie
Modérateur : Dr H. Triffaux
Modérateur : Dr J.-P. Lambert
- Les urgences pédiatriques
Modérateur : Dr M. Smeekens
- Variabilité de la libido et de l’activité
sexuelle en fonction de l’âge
Modérateurs : Dr M. Motquin et Dr A.
Wuyard
Renseignements:
Marianne Lebrun,
Service communication
04.224.85.62
[email protected]
Clinique Saint-Joseph
Clinique de l’Espérance
Clinique Notre-Dame
Clinique Notre-Dame
Rue de Hesbaye 75
4000 Liège
Rue Saint-Nicolas
447- 449
4420 Montegnée
Rue Sélys-Longchamps 47
4300 Waremme
Rue Basse Hermalle 4
4681 Hermalle /s
Argenteau
tél. 04.224.81.11
fax.04.224.87.70
tél. 04.224.91.11
fax.04.224.90.02
tél. 019.33.94.11
fax.019.33.96.55
tél. 04.374.70.00
fax.04.374.70.02
Nouvelle tête
page 4
page 4
Clinique et thérapeutique
La radiologie interventionnelle
au service de vos patients
page 5
Vie des cliniques
Hôpitaux de jour gériatriques aux
cliniques Saint-Joseph
et Notre-Dame Waremme
page 6
Un service de revalidation locomotrice
et neurologique à la clinique
Notre-Dame à Hermalle
page 7
Une consultation d’acupuncture à
l’Espérance
page 7
Ouverture d’une école du dos à la
clinique Notre-Dame à Waremme
page 8
blueprint est le périodique de l’association des
médecins exerçant aux Cliniques Saint-Joseph,
membre du Centre Hospitalier Chrétien (CHC)
Directeur de publication : Dr Toàn Khúc
Comité de rédaction : Dr Boris Bastens, Dr Denis
Brisbois Dr Toàn Khúc, Dr Jean-Pierre Lambert,
Marianne Lebrun, Dr Christian Mossay, Dr Alain
Nchimi, Dr Philippe Olivier, Dr Jean-Marie Sente, Dr
Martine Smeekens
Secrétariat : Anne-Marie Mandic 04.224.80.98
Contact rédaction : Marianne Lebrun
tél. 04.224.85.62 - fax. 04.224.80.93
Rue de Hesbaye 75, 4000 Liège
[email protected]
Graphisme : visible.be
lepointsur...
Le virus de la grippe et ses variations
Fiche signalétique du
virus de la grippe
Mécanismes de transmission
La transmission de la grippe se fait essentiellement par des gouttelettes de salive émises par
une personne contaminée, notamment lorsqu’elle éternue. Les sujets en contact s’infectent
en inhalant l’aérosol produit par les personnes infectées. Plus rarement, la contamination peut
aussi être indirecte par les mains ou les objets souillés.
Au cours du passage dans les voies aériennes supérieures, les virus infectent les cellules
épithéliales de la muqueuse respiratoire. Cette étape représente la première phase de l’infection grippale. Le virus se multiplie alors silencieusement dans l’oropharynx pendant 24 à 48
heures pour atteindre un titre entre 104 et 108 virus par ml de sécrétion nasopharyngée.
Le patient asymptomatique au début de la maladie est donc extrêmement contagieux. La période
de contagiosité maximale est de 1 à 2 jours avant les premiers signes jusqu’à 3 jours après.
Diagnostic virologique
Il se fait soit par les techniques de diagnostic direct (détection d’antigènes par immunocapture
ELISA, immunofluorescence ou culture de virus sur lignées cellulaires), soit par les techniques
moléculaires telles que PCR ou par sérodiagnostic.
•Famille:
Orthomyxoviridae
•Genres:
Influenzavirus A, B, C
•Sous-types de virus A:
15 hémagglutinines (H)
9 neuraminidases (N)
•Acide nucléique:
ARN monocaténaire
linéaire segmenté
(7-8 fragments)
•Capside: hélicoïdale
•Enveloppe: oui
•Diamètre du virion:
100 nm en moyenne
Les orthomyxovirus sont
capables de provoquer
chaque année des infections subites et rapides
évoluant sous forme
d’épidémies plus ou
moins importantes dans
tous les groupes d’âge et
dans toutes les régions du
globe.
Le diagnostic direct par mise en évidence d’antigènes viraux sur un écouvillon nasopharyngé
ou sur un liquide de lavage nasal par immunocapture ELISA est une technique rapide, sensible
et bon marché, applicable aux prélèvements frais conservés jusqu’à 3 jours à température
ambiante ou bien congelés.
L’immunocapture ELISA permet l’identification A ou B avec un délai de 4 heures. L’amplification génique (PCR) a un délai de 1 à 2 jours, mais permet l’identification typique (A, B) et
sous-typique (H1, H3, etc.) (réalisation dans des laboratoires spécialisés).
Variations du virus grippal
Elles ont été mises en évidence par la comparaison de virus grippaux isolés au cours d’épidémies successives de type A ou B.
La variation de type ”dérive” ou ”glissement” antigénique permet au variant d’échapper
partiellement à la protection obtenue vis-à-vis des souches précédentes. Cette dérive est due
à l’accumulation de mutations ponctuelles portant sur les différents domaines antigéniques de
l’hémagglutinine et de la neuraminidase des types A et B. La caractérisation précise de ces
variations est indispensable pour connaître les souches circulant et mettre à jour la composition du vaccin.
La comparaison de souches de pandémies a mis en évidence des variations majeures de type
”cassure” antigénique, seulement chez les types A. Ces cassures sont dues à un échange
génétique entre souches animales et humaines, portant sur le gène de l’hémagglutinine seul
ou associé au gène de la neuraminidase. Cette cassure entraîne un changement de soustype, donc de numéro. Comme, par exemple, la pandémie, en 1957, de grippe asiatique
(H2N2) et, en 1968, de grippe de Hong-Kong (H3N2).
Homme
H2N2
1957
Canard
Souches pandémiques d’influenza A :
La transmission de l’animal vers l’homme est
rare, il existe une barrière d’espèce assurée
par le récepteur pour l’hémagglutinine. Le site
de fixation de l’hémagglutinine diffère entre
souches aviaires et souches de mammifères
et il y a une spécificité d’espèce des gènes
de nucléoprotéine et protéine non structurale. Mais l’introduction du virus influenza
animale chez l’homme existe:
1889
1898
1918
1957
1968
1977
1976: porc H1N1
1994: porc H3N2
1997: poulet H5N1
1999: poulet H9N2
2003: poulet H7N7
Actuellement: poulet H5N1
Cochon
Réassortiment
Homme
H3N2
1968
H2
H3
H1N1
H2N2
H3N2
+ H1N1
Genèse d’un virus pandémique
Homme
Cochon
Homme
Poulet
Oiseau aquatique
Réassortiment
Mutation
Homme
Homme
Homme
Poulet
Réassortiment
Poulet ou oiseau aquatique
Homme
Homme
Mutation
Vaccination
La prévention des infections grippales repose essentiellement sur la
vaccination. Elle doit être effectuée durant l’automne et renouvelée
chaque année, afin de protéger efficacement contre les nouveaux
variants émergeant chaque hiver. La production d’anticorps protecteurs nécessite 7 à 10 jours après l’injection. Les anticorps persistent à
un titre protecteur 6 mois à 2 ans (selon l’âge).
Influenza A H1N1
Influenza B
La protection conférée par la vaccination n’est pas de 100% mais
plusieurs études ont démontré qu’elle entraîne une diminution significative de la mortalité et de la morbidité liées à l’infection grippale, tant
chez les personnes âgées et les personnes à risques que chez les
adultes en bonne santé. Chez ces derniers, la protection est de 90%.
Chez les personnes âgées, la réduction de la mortalité liée à la grippe
dans une population âgée vaccinée est de 67%, bien que la protection
ne soit que de 30%.
Clinique des humains infectés par H5N1
Incubation: 2 à 5 jours
Fièvre, état grippal , signes respiratoires profonds, diarrhée (17 à 70%),
pas de conjonctivite.
Evolution vers pneumonie et dyspnée, ARDS, mort (risque de 50% et
90% avant 15 ans)
Grippe aviaire chez le poulet: est un problème vétérinaire, type A H5N1,
non contrôlé en Asie, extension européenne.
Infections sporadiques chez l’homme par A H5N1, 186 cas avec 105
morts en 3 ans.
Les formes cliniques de la grippe chez les populations vaccinées sont
atténuées par comparaison aux populations non vaccinées. Dans les
unités de soins, il a aussi été démontré que la vaccination du personnel
médical et paramédical diminuait la morbidité grippale chez les sujets
âgés et/ou à risques.
Particularités de H5N1 en 2005
Changements antigéniques par rapport à 1997
Extension du nombre d’hôtes aviaires
Infections de mammifères (chat, tigre)
Pathogénicité accrue pour le furet et la souris
Plus grande stabilité environnementale
Traitement
Conclusions
Bloqueurs du canal ionique (M2): actifs sur influenza A, apparition
rapide de résistances
• Amantadine
• Rimantadine
• La grippe aviaire est pour l’instant un problème vétérinaire et il est
urgent de contrôler le foyer dans les élevages de poulets.
• La Belgique n’est pas (encore) touchée par la grippe aviaire.
• Personne ne sait quand et d’où viendra la prochaine pandémie.
• La Belgique travaille depuis plusieurs années à un plan pandémie.
• Les efforts immédiats doivent être axés sur l’épidémie annuelle.
Inhibiteurs de la neuraminidase: actifs sur influenza A et B
• Relenza (Zanamivir®): par inhalation
• Oseltamivir (Tamiflu®)
Ces antiviraux permettent de diminuer significativement la durée de la
maladie et réduisent l’intensité des symptômes de l’infection grippale
lorsqu’ils sont administrés dans les 36 heures qui suivent l’apparition
des symptômes.
Influenza, problèmes actuels
Epidémie annuelle: 1000 à 2000 morts/an en Belgique
Les types rencontrés:
Influenza A H3N2
| Dr Victoria Diaz,
Hygiène hospitalière
Contacts
Clinique Saint-Joseph
Tél. 04.224.86.68
Fax 04.224.86.10
comment jetraite comment j’explore
La viscosupplémentation
La viscosupplémentation
est une nouvelle approche
dans le traitement de
l’arthrose.
Elle se base sur des
injections intra-articulaires
d’acide hyaluronique. Il
s’agit d’un polysaccharide, dont le monomère
résulte de l’association du
N-acétylglucosamine et
d’acide glucuronique. La
polymérisation peut varier
à l’infini.
L’acide hyaluronique que l’on retrouve dans l’articulation du genou a un poids moléculaire de l’ordre
de 4 à 5 millions de Dalton et remplit plusieurs fonctions: lubrifier l’articulation, garantir la viscoélasticité et assurer un rôle global de filtre.
Au cours de l’arthrose, les caractéristiques du liquide articulaire changent et plus précisément celles
de l’acide hyaluronique; en effet, on constate une diminution du poids moléculaire, une diminution
de la concentration, une destruction progressive du réseau tridimensionnel, une production accrue
d’un acide hyaluronique de très bas poids moléculaire.
Le but de la viscosupplémentation est de rendre au liquide articulaire ses propriétés par apport
exogène d’acide hyaluronique.
En pratique, on prescrit de 3 à 5 injections,
au rythme d’une infiltration par semaine,
avec un maximum de 10 jours d’écart.
L’indication principale est la gonarthrose
douloureuse bien que d’autres articulations
arthrosiques puissent aussi être traitées.
Différentes préparations d’acide hyaluronique sont disponibles. Elles diffèrent sur
base du poids moléculaire, du mode de
production et du prix, qui varie de 100 à
+/- 300€ pour 3 injections, sans remboursement.
Selon les études publiées, il ressort que
la diminution de la douleur et de la limitation fonctionnelle apparaît de manière
progressive dès la deuxième injection, un
plateau d’efficacité maximale est atteint la
4e semaine après la dernière injection.
Les bénéfices que les patients retirent du
traitement se prolongent entre 6 mois et
1 an, voire jusqu’à 2 ans pour certains
patients.
Contacts
Clinique Saint-Joseph
04.224.88.91
Les effets secondaires sont rares et essentiellement locaux: gonflement de l’articulation, inflammation, allergie.
| Docteur Marie-Anne Fontaine
Rhumatologie
nouvelletête
Dr Xavier Nelissen
Chirurgie plastique, esthétique et réparatrice
Diplômé de la Faculté de médecine de l’Université de Liège
en 2005 (chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice),
le docteur Xavier Nelissen a rejoint le service de chirurgie
plastique, esthétique et réparatrice du CHC, où il opère aux
cliniques Saint-Joseph, Notre-Dame Hermalle et Rocourt.
Ses centres d’intérêt se partagent entre la chirurgie de reconstruction et la
chirurgie esthétique.
Grâce à la microchirurgie et aux techniques de lambeaux libres, il réalise des
reconstructions tant cervico-faciales, que mammaires et orthopédiques.
La chirurgie de la silhouette représente son deuxième pôle d’intérêt avec
l’introduction au CHC des torsoplasties (abdominoplastie circulaire) et des
abdominoplasties à tension
supérieure. Toutes ces techHoraire
niques sont souvent complétées par liposuccion.
Xavier Nelissen est également consultant au CHU de
Liège pour la reconstruction
cervico-faciale.
Clinique Saint-Joseph
Les mardi, jeudi et vendredi toute la journée
1 semaine sur 2: le mercredi toute la journée
04.224.89.27
Clinique Notre-Dame Hermalle
Le vendredi après-midi
04.374.70.70
cliniqueet thérapeutique
La radiologie interventionnelle au service de vos patients
Le jeudi 23 février 2006,
le comité scientifique des
cliniques Saint-Joseph
a organisé une réunion
exceptionnelle sur le
thème ”La radiologie
interventionnelle au service
de votre patient”.
Devant une salle noire de monde se sont succédés deux orateurs de renom, le Pr Marc Sapoval,
responsable de la radiologie vasculaire et interventionnelle à l’hôpital européen Georges Pompidou
à Paris et le Dr Tarik Bouziane de la clinique Notre-Dame à Tournai.
Cette soirée était divisée en 3 parties:
- Angioplastie sous le genou et ischémie critique
- Embolisation et hémostase
- La radiologie interventionnelle non vasculaire (sous scanner)
• Les possibilités de l’angioplastie dans l’ischémie critique des membres inférieurs, lors
de laquelle le Pr Marc Sapoval a présenté les possibilités de l’angioplastie simple, du stenting et
de la recanalisation, y compris sous-intimale dans le contexte difficile du sauvetage de membre.
Chez le patient âgé, plus fréquemment chez le diabétique, on peut être confronté à des situations
difficiles où des plaies restent quiescentes pendant de longues périodes, voire lorsque le spectre
de l’amputation d’orteil ou de membre se profile. Le Pr Sapoval a bien détaillé dans ce type de
circonstances les possibilités de recanalisation, dont le but n’est clairement pas la perméabilité
à long terme, mais bien le rétablissement d’un flux distal (même pour quelques semaines seulement dans certains cas) qui permet une guérison des plaies de ces patients âgés, ceci ayant
pour effet une nette amélioration de leur qualité de vie. C’est en effet la guérison des plaies qui
demande un apport sanguin important, la stabilisation cutanée est nettement moins consommatrice et se contente donc d’un apport plus modeste en cas de perte de perméabilité secondaire
des axes jambiers recanalisés.
• L’hémostase en condition d’urgence est une situation classique en traumatologie et en
post-partum (hémorragie irréductible du post-partum).
Fort de sa grande expérience dans ce domaine, dans le cadre de l’Assistance Publique de la
Ville de Paris, le Pr Marc Sapoval a montré avec force exemples concrets les possibilités offertes
à l’heure actuelle par la radiologie interventionnelle: embolisation lors d’une rupture traumatique
d’organes pleins (foie, rate,…), fracture de bassin, complications postopératoires ou après
accouchement, pour citer les plus fréquentes.
• Le Dr Tarik Bouzian a, quant à lui, fait un brillant exposé sur les différentes manoeuvres
d’infiltration, alcoolisation et autres techniques réalisables en radiologie interventionnelle non vasculaire sous contrôle scanner, grâce aux développements récents de cette
technique.
Il nous a démontré avec de nombreux exemples concrets à quel point et avec quelle facilité il
est possible de soulager nombre de pathologies douloureuses invalidantes, de la cervicalgie
ou lombalgie à la douleur périnéale en passant par les douleurs splanchniques. Il a clairement
démontré comment le radiologue interventionnel peut améliorer la qualité de vie des patients en
luttant efficacement contre des douleurs chroniques ou invalidantes.
Les orateurs de renommée internationale ont apparemment captivé l’auditoire qui n’a pas manqué de poser
des questions. Cet auditoire a ensuite été rassuré par les
orateurs: la majorité de ces techniques sont déjà disponibles dans notre institution.
Pour le comité scientifique,
| Dr Denis Brisbois,
Président
Contacts
Clinique Saint-Joseph
Radiologie
interventionnelle
vasculaire: Dr D. Brisbois,
Dr P. Magotteaux
Radiologie
interventionnelle nonvasculaire et antalgique:
Dr B. Daenen,
Dr G. Houben
04.224.88.00
viedescliniques
Hôpitaux de jour gériatriques aux cliniques Saint-Joseph
et Notre-Dame Waremme
Le vieillissement de la
population influence
considérablement la
demande et les besoins
en soins, notamment pour
la tranche des 80 ans et
plus. Une adaptation de
la nature et de la qualité
des structures de soins
devenait nécessaire.
En 2005, le ministère de la santé publique lançait un appel aux hôpitaux volontaires pour un projet
pilote visant la création d’hôpitaux de jour gériatriques. Le ministère a reçu 82 projets: 45 pour la
Flandre, 11 pour Bruxelles et 26 pour la Wallonie, dont 2 pour le CHC.
La sélection s’est appuyée sur différents critères, comme la qualité du projet médical, la répartition géographique en fonction de la démographie (tant au niveau régional que provincial), l’existence d’un hôpital de jour gériatrique déjà fonctionnel, le nombre annuel d’admissions dans les
lits d’indice G, le nombre de patients G et les infrastructures proposées. La nouvelle est tombée
fin décembre: après sélection, 45 projets ont été retenus, dont celui de la clinique Saint-Joseph.
Le dossier rentré par la clinique Notre-Dame à Waremme n’a pas été retenu par le ministère, mais
le projet sera néanmoins développé.
L’objectif de ce type de structure consiste à proposer une approche préventive, diagnostique
et curative des pathologies entraînées par le vieillissement en vue de l’amélioration de la qualité
de vie des patients, sans éloigner ceux-ci trop longtemps de leur environnement habituel. Le
patient bénéficie d’une prise en charge pluridisciplinaire (médicale et paramédicale) ainsi que des
moyens techniques de l’hôpital programmés sur un minimum de temps.
A Saint-Joseph
Le projet est mis en chantier rapidement, le démarrage de l’activité a eu lieu le 15 mai. L’hôpital
de jour gériatrique est provisoirement installé dans une aile de l’hôpital de jour chirurgical: il fonctionne en semaine de 9h à 17h et sait accueillir 6 patients.
La proximité avec l’unité de gériatrie garantit aussi la meilleure collaboration et le meilleur accueil
du patient, au cas où la mise au point nécessite une journée entière. Une infirmière gériatrique, un
ergothérapeute et un kinésithérapeute aident le gériatre à réaliser l’évaluation globale du patient.
Quelles sont les spécificités de cet hôpital de jour ? Exploration de chutes, évaluation fonctionnelle de l’aptitude aux actes de la vie journalière, bilans neuropsychologiques et exploration des
troubles cognitifs, nutritionnels, urinaires, dépistage et suivi de l’ostéoporose, troubles hématologiques, exploration d’anémie, transfusions, soins de plaies compliquées ou toute autre approche
gériatrique.
Le recrutement des patients, de minimum 65 ans, se fera soit à la demande du médecin généraliste, soit via la consultation de gériatrie ou de toute autre spécialité, soit à partir du service des
urgences. La prise en charge est assurée ”à la carte”, sur rendez-vous ou pré-accord avec le
gériatre responsable, le Dr Thierry Guillaume.
Cette première phase transitoire permet une ouverture et un fonctionnement rapide sans devoir
recourir à des travaux. Il faudra évaluer l’activité et le développement du concept avant l’élaboration de la phase 2 et l’installation de l’hôpital de jour gériatrique dans une infrastructure qui lui
sera propre.
A Notre-Dame Waremme
Le projet sera développé dans le courant de l’année. En raison du contexte rural, il doit s’inscrire
dans un tissu social différent. Les unités de soins et les urgences évaluent plus précisément les
patients à profil gériatrique, notamment à l’aide de l’échelle d’évaluation SEGA. La clinique va
également interpeller les médecins généralistes afin d’envisager avec eux la meilleure collaboration et la meilleure complémentarité.
| Marianne Lebrun
Contacts
Hôpital de jour
gériatrique
Clinique Saint-Joseph
Dr Thierry Guillaume
04.224.87.21
Un service de revalidation locomotrice et neurologique à la
clinique Notre-Dame à Hermalle
Fin 2004, la clinique
Notre-Dame à Hermalle
annonçait le début des
travaux pour un lifting
complet de ses bâtiments.
A cette occasion, un
nouveau projet médical
était présenté. Depuis
lors, les travaux vont bon
train et les chantiers se
succèdent.
Ce nouveau projet médical faisait notamment état de la création d’un service de revalidation
locomotrice et neurologique. C’est aujourd’hui chose faite puisque depuis le 2 janvier 2006, une
équipe multidisciplinaire composée de médecins, infirmièr(e)s, kinésithérapeutes, psychologue,
logopède, ergothérapeute, assistantes sociales, esthéticienne sociale,… prend en charge les
patients dans le nouveau service de revalidation pour des traitements parfois longs et lourds. Ce
service accueille diverses pathologies, des polytraumatisés accidentés de la route aux accidents
vasculaires cérébraux (AVC), en passant par les prothèses totales de hanche et de genou, pour
une revalidation qui se veut axée sur la prise en charge multidisciplinaire.
Situé au niveau +2 de l’aile côté Meuse, ce nouveau service de revalidation compte 20 lits,
répartis en 4 chambres à 2 lits et 12 chambres à 1 lit. Les chambres et locaux destinés aux
patients ont été conçus pour permettre un déplacement aisé des personnes à mobilité réduite.
Son inauguration officielle a eu lieu le vendredi 19 mai.
Renforçant encore le rôle d’hôpital de proximité de la clinique Notre-Dame à Hermalle, ce service
de revalidation représente un véritable atout pour les familles des patients de la région, appelées
à se rendre au chevet des leurs durant des périodes parfois très longues. Ce service offre également l’opportunité aux chirurgiens et médecins du CHC de continuer à suivre l’évolution de leurs
patients sans la contrainte de l’éloignement géographique.
Parallèlement à l’évolution du projet médical, la clinique Notre-Dame va poursuivre la rénovation
complète de ses bâtiments. Les constructions datent de 1954 et 1974. Les nouveaux projets,
ajoutés aux créations de service plus récentes, nécessitent
un lifting complet des infrastructures. Les travaux planiContacts
fiés visent à faire la part égale entre la qualité des soins,
Infirmière responsable:
le confort des patients et l’ergonomie de travail pour le
Christelle Leroy
personnel et les médecins.
Prise de rendez-vous
et réservation de lits au
04.374.72.30
| Marianne Lebrun
Une consultation d’acupuncture à l’Espérance
L’équipe du centre de la douleur chronique a ouvert le 7 juin, dans ses locaux de la clinique de
l’Espérance, une consultation d’acupuncture, assurée par le Dr Pascal Leclercq.
Les rendez-vous sont pris auprès du secrétariat du centre de la douleur au numéro 04.224.93.30
en matinée.
viedescliniques
Ouverture d’une école du dos à la clinique
Notre-Dame à Waremme
Contacts
Clinique Notre-Dame
Waremme
Ecole du dos
Dr Muriel Burnel
019.33.94.52
Kinésithérapeutes
019.33.94.53
Une école du dos a ouvert ses portes à la clinique Notre-Dame Waremme au début du mois de
mai. Les indications sont les dorsolombalgies évoluant depuis plus de 6 semaines et les rachis
opérés depuis moins de 3 mois.
Avant de débuter tout traitement, le patient doit être vu en consultation afin de vérifier la bonne
indication et de réaliser un bilan fonctionnel.
La rééducation pluridisciplinaire pour les lombalgiques chroniques, ou école du dos, est un
programme de 36 séances de 2 heures réalisé sur une période de maximum 6 mois et ce une
fois dans sa vie, sauf dérogation du médecin conseil.
Cette prise en charge est composée de renforcement musculaire, travail de l’endurance (aérobie),
apprentissage de l’épargne vertébrale et de l’ergonomie (générale et professionnelle), information
au patient ainsi que des évaluations fonctionnelle et psychosociale pré- et post-traitement.
Le patient est donc pris en charge par une équipe pluridisciplinaire (kinésithérapeutes, ergothérapeute, ergonome, psychologue et médecin) pendant toute la durée du traitement.
| Dr Muriel Burnel
Création d’un espace enfants-adolescents
à la clinique Notre-Dame à Hermalle
Le 3e étage de la clinique Notre-Dame à Hermalle offre, depuis le 2 novembre 2005, un nouveau
service aux enfants de ses patients. Chaque mercredi après-midi, de 13h à 17h, un espace
enfants accueille tous les enfants et adolescents en visite auprès d’un proche hospitalisé.
L’annonce d’une maladie grave est un moment violent pour tous les membres de la famille. Les
parents, pris par les traitements et leurs propres émotions, n’ont pas souvent le temps ou la
capacité de gérer le ressenti de leur enfant.
Le jeu et le dessin sont des moyens de communication et d’expression privilégiés chez l’enfant.
A l’espace, nous invitons l’enfant à dessiner, jouer, mettre en forme ou en scène ce qu’il vit. Sa
créativité est utilisée comme support pour l’expression des émotions, l’intégration de la maladie
ou la confection d’un cadeau qui permet d’instaurer un lien avec le parent hospitalisé.
Il ne s’agit ni d’une garderie, ni d’un espace thérapeutique, mais d’un lieu d’accueil, d’écoute et
de soutien. C’est également un lieu d’expression, d’échange et de partage. Enfin, l’espace peut
aussi devenir lieu de soulagement ou d’évasion. L’enfant choisit de parler ou pas de la maladie
de son parent.
Contacts
Les animatrices
de l’espace-enfants sont
joignables le mercredi
après-midi au
04.374.73.46
Asbl Cancer et
psychologie
04.221.10.99
Les espaces enfants-adolescents se situent dans une optique d’humanisation de l’hôpital, de
maintien du lien familial et de prévention d’éventuelles conséquences traumatiques de la maladie.
Tenir les enfants éloignés de la maladie en leur interdisant les visites à l’hôpital ou en imposant le
silence autour de la maladie revient à ignorer leurs ressources et à inhiber l’élaboration au sujet
de la maladie.
Cette initiative est rendue possible grâce à une collaboration entre l’hôpital, qui a mis un local
équipé à disposition, et l’asbl Cancer et psychologie pour le reste du financement.
| Corinne Huque et Amélie Javaux
Psychologues de l’espace enfants-adolescents
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