synthèse de l`oeuvre

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Fiche de lecture : Antigone
Titre de l’oeuvre
Auteur et siècle
Date d’écriture et de présentation
Genre
Personnages principaux
Époque de l’action
Lieu de l’action
Composition
Registre de langue (niveau de langue)
Registre ou tonalité de la pièce
Règles classiques
Type de texte
Indications temporelles
Dénouement
Le prologue
Présentation des personnages
Les thèmes
Fonction du choeur
Rapport des personnages avec la loi
Liens entre les personnages
Histoire de la pièce
Arguments d’Antigone
La notion de fatalité
Les anachronismes
Figures de style
Temps des verbes
Cours de Français – YOUNES ELORCH
Antigone
Jean Anouilh, le 20ème siècle
Pièce écrite en 1942 et présentée en 1944
Tragédie moderne
Antigone, Ismène, Créon, Hémon
Antiquité grecque
Palais de Thèbes dans la cité de Thèbes(Grèce)
Pas d’actes ni de scènes
Langage courant, parfois familier Langue familière : La
nourrice, les gardes…
Registre tragique
-Respect de la règle des trois unités (lieu, temps,
action) -Respect de la règle de bienséance (pas de
mort sur scène)
L’ensemble du texte est globalement argumentatif
-Quatre heures du matin (première tentative
d’Antigone d’enterrer le cadavre de son frère) -Midi
(deuxième tentative d’Antigone) -Cinq heures (fin de la
pièce)
Tragique : mort d’Antigone, d’Hémon et d’Eurydice
Personnage extérieur à l’intrigue, hors liste
Présentés du plus important au moins important
La solitude, le bonheur, l’enfance et le devoir
Représente l’opinion publique et le peuple de Thèbes
-Antigone : Respect de la loi divine -Créon : Respect de
la loi humaine
-Antigone : fille d’OEdipe et nièce de Créon -Ismène :
soeur d’Antigone -Créon : oncle d’Antigone (roi de
Thèbes) -Hémon : fils de Créon et fiancé d’Antigone
Suite du mythe d’OEdipe : Antigone décide d’enterrer
son frère et se dresser contre Créon, le roi, qui a
interdit de donner les devoirs funèbres à Polynice,
considéré comme un traître.
-Polynice est son frère. -Il a le droit au repos. -Son
devoir est de l’enterrer.
Antigone ne peut échapper à son destin : La mort.
Décalage chronologique : situer à une époque ce qui
appartient à une autre. Époque moderne
Des personnifications, des comparaisons, des
métaphores, des antiphrases,……
Temps dominant : le présent. Emploi du conditionnel :
scène Antigone et Hémon.
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Du théâtre classique à Antigone
A. le théâtre du XXe siècle :
Les auteurs dramatiques au début du XXe siècle ont choisi de se replonger dans les mythes
antiques, en saisissant toute leur actualité. Jean Giraudoux (La Guerre de Troie n’aura pas lieu,
Amphitryon 38…), Jean-Paul Sartre (Les Mouches) et Jean Anouilh (OEdipe ou le roi boiteux,
Antigone) notamment ont illustré ce courant.
B. La pièce de théâtre :
C’est une suite de dialogues, sans narrateur.
Ce texte est fait pour être joué, vu et entendu. Il faut donc être attentif à toutes les indications
dans le texte: -registres de langue, répartition de la parole, types de phrases- permettant de
comprendre les intentions et sentiments des personnages ou les didascalies permettant de mieux
comprendre certains points comme le lieu, le temps, le ton.
C. les règles classiques :
1) La règle des trois unités : il faut que l’intrigue d’une pièce se passe dans un seul lieu (unité de
lieu), en une seule journée (unité de temps), autour d’une seule action principale (unité d’action).
2) La règle de bienséance : il ne faut pas montrer sur scène de mort sanglante, de violence, de
contacts physiques…
D. Composition du texte :
Il faut distinguer le texte dit par les comédiens: les répliques, et les indications scéniques : les
didascalies.
Si une réplique est longue, c’est une “tirade”. Si le personnage parle seul en scène (ou se croit
seul), c’est un “monologue”. Une réplique dite à part (sans que l’interlocuteur ne l’entende) est
un “aparté”.
Les didascalies renseignent sur le décor, les mouvements, le ton à prendre... Elles permettent de
faciliter la mise en scène.
E. L’énonciation :
Il faut être attentif au repérage du/des destinataires d’une réplique. La réplique s’adresse
généralement à un autre personnage (attention à l’implicite par lequel un personnage peut
passer un message sous-entendu). Mais elle s’adresse aussi au spectateur et doit produire un
effet sur lui.
L’action avance par le dialogue au théâtre. L’ensemble du texte est globalement argumentatif.
F. Étude du paratexte :
1) Date de création: le 4 février 1944 les autorités allemandes sont favorables à l’activité
théâtrale pour que la vie semble continuer normalement. De plus, les autorités françaises
souhaitaient voir jouer les oeuvres classiques. Les Parisiens allaient souvent au théâtre car le lieu
était chauffé et c’était le moyen d’oublier la dure réalité quotidienne.
2) Liste des personnages : aucune indication sur les liens entre les personnages ou sur leurs
fonctions.
3) Découpage : ni scènes ni actes (propre au XX ème siècle) car il ya un resserrement de l’action
G. Définition du prologue:
La partie avant la pièce proprement dite où un acteur s’adresse directement au public pour
annoncer quelques thèmes majeurs ainsi que le début du jeu en donnant les précisions
nécessaires à leur bonne compréhension.
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Résume d’Antigone
Le personnage baptisé le Prologue présente les différents protagonistes et résume la légende de
Thèbes (Anouilh reprend cette tradition grecque qui consiste à confier à un personnage
particulier un monologue permettant aux spectateurs de se rafraîchir la mémoire. Le Prologue
replace la pièce dans son contexte mythique). Toute la troupe des comédiens est en scène. Si
certains personnages semblent ignorer le drame qui se noue, d'autres songent déjà au désastre
annoncé. Antigone rentre chez elle, à l'aube, après une escapade nocturne. Elle est surprise par
sa nourrice qui lui adresse des reproches. L'héroïne doit affronter les questions de sa nourrice. Le
dialogue donne lieu à un quiproquo. La nourrice prodigue des conseils domestiques (« il va falloir
te laver les pieds avant de te remettre au lit") tandis qu'Antigone évoque son escapade avec
beaucoup de mystère (« oui j'avais un rendez-vous"). Mais elle n'en dira pas plus. La nourrice sort
et Ismène, la sœur d'Antigone, dissuade cette dernière d'enfreindre l'ordre de Créon et d'ensevelir
le corps de Polynice. Ismène exhorte sa sœur à la prudence ("Il est plus fort que nous, Antigone, il
est le roi"). Antigone refuse ces conseils de sagesse. Elle n'entend pas devenir raisonnable.
Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et
demande à sa nourrice de la rassurer. Elle tient aussi des propos ambigus pour ceux qui ne
connaissent pas son dessein. Elle semble décidée à mourir et évoque sa disparition à mots
couverts " Si, moi, pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais plus lui parler..." Antigone
souhaite également s'expliquer avec son fiancé Hémon. Elle lui demande de la pardonner pour
leur dispute de la veille. Les deux amoureux rêvent alors d'un bonheur improbable. Sûre d'être
aimée, Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et lui
annonce qu'elle ne pourra jamais l'épouser. Là encore, la scène prête au quiproquo : le spectateur
comprend qu'Antigone pense à sa mort prochaine, tandis qu’Hémon, qui lui n'a pas percé le
dessein d'Antigone, est attristé de ce qu'il prend pour un refus. Ismène revient en scène et conjure
sa soeur de renoncer à son projet. Elle affirme même que Polynice, le "frère banni", n'aimait pas
cette soeur qui aujourd'hui est prête à se sacrifier pour lui. Antigone avoue alors avec un
sentiment de triomphe, qu'il est trop tard, car elle a déjà, dans la nuit, bravé l'ordre de Créon et
accompli son geste " C'est trop tard. Ce matin, quand tu m'as rencontrée, j'en venais." Jonas, un
des gardes chargés de surveiller le corps de Polynice, vient révéler à Créon, qu'on a transgressé
ses ordres et recouvert le corps de terre. Le roi veut croire à un complot dirigé contre lui et fait
prendre des mesures pour renforcer la surveillance du corps de Polynice. Il semble également
vouloir garder le secret sur cet incident : " Va vite. Si personne ne sait, tu vivras." Le choeur
s'adresse directement au public et vient clore la première partie de la pièce. Il commente les
événements en exposant sa conception de la tragédie qu'il oppose au genre littéraire du drame.
Le choeur affiche également une certaine ironie et dévoile les recettes de l'auteur : "c'est cela qui
est commode dans la tragédie. On donne un petit coup de pouce pour que cela démarre... C'est
tout. Après on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul." Antigone est
traînée sur scène par les gardes qui l'ont trouvée près du cadavre de son frère. Ils ne veulent pas
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croire qu'elle est la nièce du roi, et la traitent avec brutalité. Ils se réjouissent de cette capture et
des récompenses et distinctions qu'elle leur vaudra.
Créon les rejoint. Les gardes font leur rapport. Le roi ne veut pas les croire. Il interroge sa nièce
qui avoue aussitôt. Il fait alors mettre les gardes au secret, avant que le scandale ne s'ébruite.
Créon et Antigone restent seuls sur scène. C'est la grande confrontation entre le roi et Antigone.
Le roi souhaite étouffer le scandale et ramener la jeune fille à la raison. Dans un premier temps,
Antigone affronte Créon qui tente de la dominer de son autorité. Les deux protagonistes
dévoilent leur personnalité et leurs motivations inconciliables. Créon justifie les obligations liées à
son rôle d'homme d’état. Antigone semble sourde à ses arguments : (Créon : Est ce que tu le
comprends cela ? Antigone : " Je ne veux pas le comprendre.") . A court d'arguments Créon révèle
les véritables visages de Polynice et d'Étéocle et les raisons de leur ignoble conflit. Cet éclairage
révolte Antigone qui semble prête à renoncer et à se soumettre. Mais c'est en lui promettant un
bonheur ordinaire avec Hémon, que Créon ravive son amour-propre et provoque chez elle un
ultime sursaut. Elle rejette ce futur inodore et se rebelle à nouveau. Elle choisit une nouvelle fois
la révolte et la mort. Ismène, la soeur d'Antigone entre en scène alors que cette dernière
s'apprêtait à sortir et à commettre un esclandre, ce qui aurait obligé le roi à l'emprisonner.
Ismène se range aux côtés d'Antigone et est prête à mettre elle aussi sa vie en jeu. Mais Antigone
refuse, prétextant qu'il est trop facile de jouer les héroïnes maintenant que les dés ont été jetés.
Créon appelle les gardes, Antigone clôt la scène en appelant la mort de ses cris et en avouant son
soulagement (Enfin Créon !) Le chœur entre en scène. Les personnages semblent avoir perdu la
raison, ils se bousculent. Le chœur essaye d'intercéder en faveur d'Antigone et tente de
convaincre Créon d'empêcher la condamnation à mort d'Antigone. Mais le roi refuse, prétextant
qu'Antigone a choisi elle-même son destin, et qu'il ne peut la forcer à vivre malgré elle. Hémon
vient lui aussi, ivre de douleur, supplier son père d'épargner Antigone, puis il s'enfuit. Antigone
reste seule avec un garde. Elle rencontre là le "dernier visage d'homme". Il se révèle bien
mesquin, et ne sait parler que de grade et de promotion. Il est incapable d'offrir le moindre
réconfort à Antigone. Cette scène contraste, par son calme, avec le violent tumulte des scènes
précédentes. Apprenant qu'elle va être enterrée vivante, éprouvant de profonds doutes (« Et
Créon avait raison, c'est terrible maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je
meurs.», Antigone souhaite dicter au garde une lettre pour Hémon dans laquelle elle exprime ses
dernières pensées. Puis elle se reprend et corrige ce dernier message («Il vaut mieux que jamais
personne ne sache"). C'est la dernière apparition d'Antigone. Le messager entre en scène et
annonce à Créon et au public la mort d'Antigone et la mort de son fils Hémon. Tous les efforts de
Créon pour le sauver ont été vains. C'est alors le chœur qui annonce le suicide d'Eurydice, la
femme de Créon : elle n'a pas supporté la mort de ce fils qu'elle aimait tant. Créon garde un
calme étonnant. Il indique son désir de poursuivre " la salle besogne " sans faillir. Il sort en
compagnie de son page. Tous les personnages sont sortis. Le chœur entre en scène et s'adresse
au public : Il constate avec une certaine ironie la mort de nombreux personnages de cette
tragédie : "Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris." La mort a triomphé de
presque tous. Il ne reste plus que Créon dans son palais vide. Les gardes, eux continuent de jouer
aux cartes, comme ils l'avaient fait lors du Prologue. Ils semblent les seuls épargnés par la
tragédie. Ultime dérision.
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Résume d’Antigone selon les scènes
Écrite en 1942, la pièce fut représentée le 4 février 1944. L'époque : les derniers mois de
l'Occupation. Ce fut un très grand succès. Antigone se présente comme formant un tout : pas de
division en actes, ni en scènes.
L'exposition
Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en
scène. Le Prologue les montre, et nous parle de leur caractère et leur rôle.
Antigone et sa nourrice
La nourrice surprend Antigone, qui rentre de l'extérieur sur la pointe des pieds, ses souliers à la
main. Elle a été, dit-elle, se promener dans la campagne.
Antigone et Ismène
Ismène, la soeur d'Antigone, dissuade cette dernière d'enfreindre l'ordre de Créon et d'ensevelir
le corps de Polynice. Ismène exhorte sa soeur à la prudence ("Il est plus fort que nous, Antigone, il
est le roi"). Antigone refuse ces conseils de sagesse. Elle n'entend pas devenir raisonnable.
Antigone et Hémon
Une scène pleine d’émotion. La jeune fille veut d'abord s'assurer de l'amour d'Hémon. Elle aurait
été heureuse d'être sa femme, et était prête à se donner à lui la veille au soir parce que... Mais
avant de lui dire pourquoi, elle lui fait jurer de ne pas la questionner. Il le fait, et frappé de
stupeur, il entend : « parce que jamais, jamais, je ne pourrai t'épouser ». À Ismène, revenue, qui
essaye de la raisonner, Antigone lui apprend la vérité : elle est allée enterrer son frère pendant la
nuit.
Arrestation d'Antigone
C'est le moment de la « crise ». Le ressort est bandé. Le Choeur en profite pour entrer, et,
s'adressant au public, explique sa conception de la tragédie. C'est le moment où la jeune fille
entre en scène, poussée par les gardes. Antigone était revenue sur les lieux en plein jour.
Antigone et Créon
Scène capitale entre Créon et Antigone, scène où on touche le sens de la pièce. On peut
distinguer plusieurs étapes. Créon est assez calme au début. Il espère étouffer l'affaire en faisant
disparaître les trois gardes. Antigone lui annonce qu'elle recommencera. Créon change de
stratégie et use d’autres arguments mais en vain. Poussé à bout, Créon appelle ses gardes.
Malgré les reproches du Choeur, les supplications d'Hémon, Créon avoue qu'il n'a rien pu faire
pour sauver Antigone et qu'elle voulait mourir. Hémon sort comme un fou.
Antigone et le garde
Antigone reste seule avec le garde. Cette scène nous montre l'isolement d'Antigone à l'heure de
sa mort. Le garde parle de ses petits problèmes à lui, et apprend à Antigone qu'elle va être
enterrée vivante.
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Lexique du théâtre
Dramatique adj. et n. f. Qui se rapporte à l'action (Drama=l'action, en grec); on parle dans ce
sens d'intérêt dramatique d'une scène ou d'un passage.
Mais ce mot désigne aussi tout ce qui concerne le théâtre. Ainsi, l'expression «genre dramatique»
désigne tous les types d'oeuvres théâtrales.
Exposition n. f. On désigne par ce terme les premières scènes d'une pièce de théâtre, qui donnent
des indications sur les lieux les personnages, l'action... L'exposition est donc la présentation des
informations indispensables à la compréhension de la situation, au début d'une pièce de théâtre.
Intrigue n. f. L'enchaînement des événements dans un récit de fiction ou une pièce de théâtre. On
peut mettre en évidence les phases successives de l'intrigue (exposition, qui présente la situation
initiale, noeud de l'action, dénouement).
Noeud n.m: Point culminant entre les péripéties de nouement et de dénouement.
Acte n. m.
On appelle ainsi la partie d'une pièce de théâtre composée d'une série de scènes ou de tableaux.
Scène n. f.
Lieu où jouent les acteurs d'une pièce.
L'autre sens de ce mot est «chacune des subdivisions d'un acte»
Il y a changement de scène à chaque entrée ou sortie d'un personnage.
Didascalie n. f.
Une didascalie est une indication scénique (souvent mise en italiques) qui est donnée par l'auteur,
et qui peut concerner les entrées ou sorties des personnages, le ton d'une réplique, les gestes à
accomplir, les mimiques etc.
Le texte théâtral se compose en fait de deux éléments: les didascalies et les dialogues.
Aparté n. m.
Type de dialogue dans lequel un personnage s'adresse au public sans qu'un autre personnage
présent sur scène n'entende ce qui est dit. L'aparté est très utilisé dans la comédie, car il peut
provoquer le rire
Péripétie n. f. Changement brusque de la situation dans une pièce de théâtre ou un récit.
Dénouement n. m. Ce qui termine, dénoue une intrigue, une action au théâtre. Suivant le genre
de la pièce (comédie, tragédie...) il peut être heureux ou malheureux. L'antonyme de ce mot est
«exposition».
Dialogue n. m. Situation dans laquelle une personne s'adresse à une autre personne qui lui
répond.
Monologue n. m. Type de dialogue qui se caractérise par la présence d'une tirade plus ou moins
longue prononcée par un personnage qui est seul sur scène. Dans le monologue, le personnage
peut faire part de ses intentions, de ses sentiments, annoncer une décision etc.
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Les schémas actanciels
DESTINATEUR
- fidélité à son père et à
elle-même
I. Antigone
OBJET –
l’éternelle jeunesse, -la
pureté, l’amour l’absolu, enterrer Polynice, -dire «
non » à une vie Médiocre mourir
SUJET
- Antigone
ADJUVANTS
- Son hérédité - son courage - son orgueil
- ivresse des gardes
DESTINATEUR
-sa conception de la raison
d’État, de sa fonction
OPPOSANTS
- Créon, la loi - Ismène - la vie - l’amour
d’Hémon - l’absurdité de l’acte
II. Créon
OBJET
- sauver Antigone assumer son rôle politique
- vivre, dire « oui
SUJET
-Créon
ADJUVANTS
-la loi -les soldats
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DESTINATAIRE
- elle-même
DESTINATAIRE
-l’État
OPPOSANTS
-Antigone - Hémon, le Chœur sa
conscience son adolescence - lui-même
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Les personnages principaux : présentation
Antigone
Fille
d'OEdipe
Ismène
Soeur
d'Antigone.
Physique
Le Prologue nous la décrit
comme la petite "maigre
jeune fille noiraude" (p. 9).
D'après Ismène : "Pas belle
comme nous, mais
autrement" (p. 29).
D'après sa nourrice "elle n'est
pas assez coquette!" (p. 17)
D'après elle-même : "je suis
laide !" (p. 96), "je suis noire
et maigre" (p. 41).
Antigone aurait voulu être un
garçon : "Ai-je assez pleuré
d'être une fille !" (p. 29).
Morale et évolution
Antigone aime la vie : "Qui se levait la première, le
matin, rien que pour sentir l'air froid sur sa peau
nue ?" (p. 28), "Moi aussi j'aurais bien voulu ne pas
mourir." (p. 24) et elle veut garder ses joies et ses
illusions d'enfance. C'est une fille rebelle : "Une
fois je t'ai attachée à un arbre et je t'ai coupé tes
cheveux, tes beaux cheveux..." (p. 22), "la petite
Antigone, la sale bête, l'entêtée, la mauvaise [...].
Elle n'avait qu'à ne pas désobéir!" (p. 25), c'est
celle qui dit non et ne veux comprendre : "Il fallait
comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la
fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au
mendiant qu'on rencontre [...]. Comprendre.
Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas
comprendre." (p. 26). Elle déteste aussi l'habitude :
"s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en
retard de cinq minutes, [...], alors je n'aime plus
Hémon!" (p. 93).
Quelques instants avant de mourir, elle ne sait plus
pourquoi elle meurt : "Je ne sais plus pourquoi je
meurs." (p. 115), elle est morte pour rien, si ce
n'est pour offrir une réflexion sur la vie...
Physique
Morale et évolution
Belle jeune fille charmante et
coquette aux yeux
d'Antigone, elle aime aller au
bal : "Cela me rassure ce
matin, que tu sois belle.", "et
je t'ai coupé tes cheveux, tes
beaux cheveux...", "toutes
ces belles mèches lisses et
bien ordonnées autour de la
tête !" (p. 22), "Ismène est
rose et dorée comme un
fruit." (p. 41).
Elle n'est pas courageuse et a peur de mourir :
"Moi, tu sais, je ne suis pas très courageuse" (p.
27), "Et souffrir ? Il faudra souffrir, sentir que la
douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on
ne peut plus la supporter; qu'il faudrait qu'elle
s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte
encore, comme une voix aiguë... Oh! je ne peux
pas, je ne peux pas...". Elle souhaite raisonner sa
soeur : "Essaie de comprendre au moins !" (p. 25).
Pourtant à la fin de la pièce Ismène veut
accompagner sa soeur dans la mort : "Antigone,
pardon ! Antigone, tu vois, je viens, j'ai du
courage. J'irai maintenant avec toi !" (p. 97), "Si
vous la faites mourir, il faudra me faire mourir
avec elle!" (p. 97).
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Créon
Roi de
Thèbes,
oncle
d'Antigone.
Physique
Le Prologue nous le présente
comme étant un "homme
robuste, aux cheveux blancs
[...]. Il a des rides, il est
fatigué." (p. 11).
Hémon
Physique
Fils de
Créon,
fiancé
d'Antigone.
Jeune prince vigoureux.
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Morale et évolution
Le Prologue nous présente Créon comme un
homme seul : "Créon est seul", sa femme
Eurydice "ne lui est d'aucun secours" (p. 11), son
page "ne peut rien non plus pour lui" (p. 12) et à
la fin de la tragédie le Choeur lui dit : "Et tu es
tout seul maintenant, Créon." (p. 121).
C'est un homme courageux, il a dû assumer le
métier de roi : "Mais OEdipe et ses fils sont
morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a
retroussé ses manches et il a pris leur place."
(p.11), "Un matin, je me suis réveillé roi de
Thèbes. Et Dieu sait si j'aimais autre chose dans
la vie que d'être puissant..." (p. 78). Il fait son
travail du mieux qu'il peut : "des problèmes
précis se posent, qu'il faut résoudre, et il se lève,
tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa
journée." (p. 11).
Il a de l'affection pour sa nièce Antigone mais ne
la comprend pas, il va même essayer de la sauver
: "je vais tout de même perdre le temps qu'il
faudra et te sauver, petite peste." (p. 76). Après
l'exécution d'Antigone qu'il a été contraint
d'entreprendre et qui a entrainée la mort de son
fils et de sa femme, il continue son travail
quotidien : "Eh bien, si nous avons conseil, petit,
nous allons y aller." (p. 122).
Après avoir ordonné la mort, il attend la sienne :
"Créon va commencer à attendre la mort" (p.
123). Pour lui, tout est absurde...
Morale et évolution
Il refuse de devenir un homme comme son père :
"Regarde-moi, c'est cela devenir un homme, voir
le visage de son père en face, un jour." (p. 105), il
veut rester enfant. Il pense que son père peut
tout faire : "Tu es le maître" (p. 102), "Tu es
encore puissant, toi, comme lorsque j’étais
petit.", "Je suis trop seul et le monde est trop nu
si je ne peux plus t'admirer." (p. 104).
Lors de la mort d'Antigone qu'il ne supporte pas,
"Hémon [...] se plonge l'épée dans le ventre et il
s'étend contre Antigone" (p. 119).
Page 9
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