Histologie fonctionnelle du thymus (word)

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UE10 -Tissu sanguin
Mr. Touahri
Date : 25/01/2016
Promo : P2 2015-2016
Ronéistes : AUPERIN Vanille
BENARD Anne-Lyne
Plage horaire : 10h45-12h45
Enseignant : Mr. Touahri
Histologie fonctionnelle du thymus
I.
Introduction
II.
Localisation
III.
Origine embryologique
IV. Morphologie et Structure
1.
2.
3.
4.
5.
6.
V.
Organisation générale
Les cellules
Le cortex
Les cellules épithéliales thymiques
Barrière sang-thymus
La médullaire
Vascularisation
1.
2.
3.
4.
Les capillaires corticaux
Les veines
Les veinules post-capillaires
Vascularisation lymphatique
VI. Innervation
VII. Involution thymique
VIII. Rôle et sécrétions
1. Les hormones thymiques
2. Rôle du thymus
IX. Lymphopoïèse T
Rappel : Différenciations du lymphocyte
Ici un résumé de la lymphopoïèse au niveau du thymus. Il s’agit de la différenciation des Lymphocytes (Ly)
Helper et cytotoxiques (CTL), pour les Lymphocytes T.
Vous avez un précurseur commun des lymphocytes qui va vous donner les lymphocytes B et les
lymphocytes T. Les lymphocytes B vont vous donner le plasmocyte qui va fournir les immunoglobulines qui
vont intervenir dans l’activité humorale.
Les lymphocytes T donnent les CD4, qui sont les lymphocytes helper et les CD8.
I.
Introduction
La moelle osseuse fabrique les cellules sanguines et les lymphocytes B qui vont murir dans la moelle
osseuse, alors que d'autres cellules vont aller murir dans le thymus.
Les lymphocytes T (Ly T), responsables de l'immunité à médiation cellulaire, iront ensuite dans la rate, les
ganglions, les muqueuses (MALT) et le tissu conjonctif. Les Ly T sont produits au niveau de la moelle
osseuse, puis migrent dans le thymus où ils subissent une différentiation en Ly T par exemple helper ou
cytotoxiques. Ensuite ces Ly T vont rejoindre le système lymphatique c’est-à-dire la rate, les ganglions, les
muqueuses (le MALT ce sont les muqueuses surtout digestives) et le tissu conjonctif.
Le thymus est un organe hématopoïétique au cours de la vie fœtale, puis ensuite un organe lymphoïde
primaire (central). C’est le premier organe lymphoïde à se développer.
Il est le siège de la maturation et de la différenciation des Ly T et la reconnaissance du soi.
C’est le lieu de prolifération des Ly T helper, T cytotoxiques et T suppresseurs.
C’est le seul organe lympho-épithélial (il n’est pas uniquement lymphoïde comme les ganglions mais il y a
aussi une partie épithéliale) : Le tissu de soutien est épithélial et non pas conjonctif contrairement aux autres
organes lymphoïdes comme la rate (riche en fibres de réticuline) ou les ganglions.
Il faut savoir qu’il y a des hormones thymiques. La sécrétion endocrine qui contrôle la production et aide à
la différenciation et à la maturation des Ly (il y a deux hormones) :
- la thymosine
- la thymopoïétine ou la thymuline.
En gros, le thymus est le lieu de maturation et de différenciation des Ly T.
II. Localisation
Le thymus se situe au niveau du médiastin supéro-antérieur :
Le thymus se situe dans le thorax, à la base du cou (on peut l'observer chez l'enfant lorsqu'il tousse), à la
partie supérieure du médiastin antérieur, devant la trachée au-dessus du cœur et de la crosse aortique. Il est
situé près de la thyroïde. Le thymus n’est pas complètement symétrique.
III. Origine embryologique
De même que la thyroïde provient des poches pharyngiennes, le thymus provient des 2ème, 3ème et 4ème
poches (comme indiqué sur le schéma) :
 Deux origines embryologiques : endoblastique et mésenchymateuse.
 Chez l'Homme le thymus apparaît à la 4ème semaine de développement.
 Les poches endodermiques des 3ème et 4ème arcs branchiaux (pharyngées, pharynx
primitif) formeront la trame épithéliale qui constituera le tissu de soutien.
 A la 8ème semaine celle-ci est colonisée par des cellules basophiles qui sont les prélymphocytes T
d'origine mésenchymateuse provenant de la vésicule vitelline de l'embryon, puis du foie du fœtus et
plus tard de la moelle osseuse. En fait ça provient surtout de la moelle osseuse après.
IV. Morphologie et structure
1. Organisation générale
Le thymus est constitué de deux lobes (bilobé) (comme nous avons pu le voir sur le schéma anatomique
précédent) accolés et maintenus par du tissu conjonctif. Chaque lobe est formé de nombreux lobules (de 0,5
à 2 mm de diamètre) (cf encadré rouge sur le schéma ci-dessous) comprenant :
 une capsule conjonctive (qui entoure le thymus)
 une corticale (située juste sous la capsule)
 une médullaire (un peu en profondeur)
La trame est épithéliale.
Au microscope, on observe un organe lobulé avec une capsule conjonctive d'où partent des travées
conjonctives qui vont délimiter des lobules. Ils peuvent être complets ou incomplets.
Ces travées sont le plus souvent incomplètes. Il n’y a pas de séparation complète, comme on peut le voir sur
le schéma.
Chaque lobule a sa corticale (= le cortex, juste sous la capsule) et sa médullaire (en profondeur), au niveau
de laquelle on observe les corpuscules de Hassal, élément caractéristique (ce sont des cellules qui ont
dégénéré composant ce corpuscule).
Ici on peut voir des coupes au microscope et une planche anatomique : Les septa sont des éléments
conjonctifs, il s’agit en fait des travées.
Sur un fort grossissement (cf photo en bas à droite), on peut voir les septa, la corticale à côté de la capsule,
du cortex, la médullaire en profondeur et enfin le corpuscule de Hassal. On est sur ce grossissement à peu
près au niveau de la capsule et du cortex.
Le lobule thymique
Vous avez ici indiqué au sein du lobule le cortex et la partie médullaire en profondeur.
Chaque partie du lobule est caractérisée par la présence ou non de certaines cellules. On va prendre d’abord
le cortex séparé par des trabécules schématisées sur le schéma (indiquées par la légende « trabecula »), la
capsule, etc.
Les lobules sont séparés par des trabécules.

Zone corticale (= cortex sur le schéma) (macrophages (en jaune), cellules épithéliales (en bleu clair)
et mésenchymateuses pour les thymocytes (bleu foncé)).
- Région sous-capsulaire
- Cortex superficiel
- Cortex profond

Région cortico-médullaire (qui englobe le cortex et une partie de la médullaire) (macrophages,
cellules dendritiques interdigitées (IDC)). On trouve plus de macrophages dans cette zone que dans
la corticale. Les IDC sont figurées sur le schéma en jaune, avec des prolongements cytoplasmiques.

Zone médullaire (macrophages, cellules épithéliales, IDC). Plus on avance vers la médullaire, plus
on a de macrophages et de IDC.
Les thymocytes ce sont les cellules présentes à l’intérieur (qu’on voit sous forme de petites boules bleues
foncées sur le schéma). Les thymocytes sont un peu comme les lymphocytes et les autres en bleu clair ce
sont les cellules épithéliales, qui n’ont pas la même origine.
Si on veut résumer, au niveau cortical on a plus de thymocytes, on a des cellules épithéliales d’origine
ectodermique. Pour la région entre la corticale et la médullaire, on a moins de thymocytes et on a plus de
macrophages et de IDC. Et dans la zone médullaire, il y a peu de thymocytes, plus de macrophages et de
cellules épithéliales (en marron dans la zone médullaire).
IDC = cellules interdigitées
2. Les cellules
 Les lymphocytes thymiques (thymocytes qui viennent de la moelle osseuse) du cortex :
- Thymocytes I : cellules immatures (grands blastes) représentent 5% des thymocytes. Ils sont basophiles à
chromatine fine et ont une grande capacité de prolifération.
- Thymocytes II : ils sont petits, représentent 80% des thymocytes, expriment le CMH1 (complexe majeur
d’histocompatibilité), 95% meurent sur place les 5% restant passent dans la médullaire. En fait, ils maturent
dans le cortex et après ils passent dans la médullaire. C’est un processus actif.
La prolifération des thymocytes se passe dans le cortex. C’est-à-dire qu’il y a une multiplication dans le
cortex et puis il y a quelques cellules qui survivent, passent dans la médullaire et le reste meurt dans le
cortex. Les thymocytes I sont plus grands, sont immatures et les II sont plus petits et plus nombreux.

Le troisième type de cellules c’est : les macrophages thymiques qui sont responsables de l'épuration
des lymphocytes morts (ils s’occupent des thymocytes morts, par phagocytose ils vont les éliminer),
peuvent agir comme des cellules présentatrices d'Ag (= Antigène) (les macrophages présentent des
bouts d’Ag aux lymphocytes pour qu’il y ait réaction immunitaire, qu’elle soit cellulaire ou
humorale). Ils sont plus nombreux à proximité de la capsule, des travées et des vaisseaux. En fait, les
macrophages sont périvasculaires.

Le 4ème type de cellules : Les cellules réticulo-épithéliales (cellules nurses) (on ne les voit pas sur le
schéma précédent).

Les polynucléaires éosinophiles apparaissent pendant la vie fœtale, persistent pendant l'enfance et
sont rares après la puberté ; ils se localisent dans les septa et les corpuscules de Hassal. Les
polynucléaires éosinophiles (PNEo) sont comme les polynucléaires (PN) du sang.

Les cellules inter-digitées ont des contours cellulaires irréguliers, leurs prolongements s'étendent
entre les thymocytes (cf schéma précédent cellules en jaune, notées « dendritic cell »). Ces
prolongements sont en étroite liaison avec les thymocytes (en bleu foncé sur le schéma précédent).
Elles expriment les molécules du CMH 2 et se trouvent dans les zones thymo-dépendantes des
organes lymphoïdes périphériques (secondaires), c’est-à-dire qu’on peut les trouver dans les
ganglions. Elles passent du thymus pour aller vers les ganglions.
3. Le cortex
Le cortex est indiqué sur le schéma suivant :
On y trouve la capsule, les travées, les thymocytes, quelques cellules épithéliales. Dans la médullaire, on
trouve moins de thymocytes, on a surtout le corpuscule de Hassal.
On y trouve de nombreux Ly T en cours de maturation (= pré-lymphocytes ou thymocytes) (différenciation
fonctionnelle, reconnaissance du soi, acquisition du récepteur T) et de division. Présence de cellules
épithéliales thymiques, de capillaires continus et de macrophages.
 Donc très grande densité de Ly dans la corticale. On les appelle soit thymocytes soit lymphocytes,
c’est la même chose.
Architecture du thymus :
Au niveau du cortex, les cellules épithéliales sont claires et peu nombreuses, elles forment un réseau dans
lequel se trouvent les Ly. Dans la médullaire en revanche, les Ly sont rares et il y a plus de cellules
épithéliales avec moins de prolongements, (dans la médullaire il y a plus de cellules épithéliales et à
l’inverse dans le cortex il y a plus de thymocytes) et des jonctions de type desmosome ; on retrouve le
corpuscule de Hassal en pelure d'oignon.
Ici une étude microscopique : du cortex
En fait les thymocytes de grande taille sont les lymphoblastes. Elles prolifèrent très vites, elles sont presque
toutes en mitose puisqu’elles prolifèrent.
Le cortex thymique est essentiellement peuplé de Lymphocytes T, ceux du cortex externe étant plus grands
que ceux du cortex profond. Les Ly T sont donc de moins en moins grands plus on descend en profondeur
dans le cortex.
Les grands sont des lymphoblastes (= Ly T de grande taille qui se multiplient rapidement) qui produisent des
clones de cellules T de plus petite taille. Celles-ci subissent une maturation au fur et à mesure qu’elles sont
repoussées du cortex profond vers la médullaire. Quand ils traversent le cortex vers la médullaire, ils
deviennent plus petits parce qu’ils maturent.
Ils pénètrent dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques pour rejoindre le pool des lymphocytes T
circulants et peupler les régions lymphocytaires T des autres organes lymphoïdes (= les ganglions). Une fois
maturation acquise, ça passe dans les vaisseaux sanguins, ils sont relâchés dans le sang et soit ils restent dans
le sang, soit ils rejoignent les ganglions.
Il existe également de nombreux macrophages vacuolisés, faiblement colorés, qui absorbent les lymphocytes
morts. Car une grande partie des lymphocytes meurt.
4. Les cellules épithéliales thymiques
Elles présentent des prolongements qui s'amarrent à d'autres cellules épithéliales formant un réseau
tridimensionnel.
Au microscope électronique on voit des desmosomes (= points de jonction) entre les cellules épithéliales et
des filaments de substance kératohyaline.
Au niveau du cortex, sous la capsule et en suivant les travées, les cellules forment une couche continue
périphérique et participent ainsi à l'isolement du cortex. Elles forment une gaine continue entourant les
capillaires sanguins, les thymocytes en cours de maturation sont ainsi isolés des éventuels Ag étrangers (=
barrière hémato-thymique). Cette barrière empêche l’arrivée des antigènes (Ag) étrangers au niveau du
cortex.
On les retrouve sous la capsule et autour des septa, dans le cortex elles forment un réseau qui entoure les Ly
(on les appelle les cellules nurses, responsables de l'apprentissage aux cellules lymphocytaires du soi et du
non soi) ; dans la médullaire elles ont une structure plus compacte, contiennent moins de Ly et forment les
corpuscules de Hassal.
Le rôle des cellules épithéliales thymiques : l’apprentissage du soi et du non-soi.
On peut mettre en évidence ces cellules épithéliales par immunohistochimie par des anticorps anti-kératine
(tout ce qui est anti-kératine marque l’épithélium, quand on dit d’une cellule qu’elle est kératine positive, ça
veut dire qu’elle est épithéliale) ; car les cellules épithéliales synthétisent de la kératine.
Tout ce que l’on voit sur l’image en brun, c’est de la kératine, ça veut dire que c’est positif car ce sont des
cellules épithéliales. Alors que tout ce qu’il y a autour, en violet, ce sont des lymphoblastes, qui n’ont rien à
voir avec ces cellules épithéliales. Sur le cliché de gauche, on peut trouver aussi le corpuscule de Hassal (la
forme marron un peu arrondie).
1ère photo (à gauche) : Le corpuscule de Hassal est formé par des cellules épithéliales en dégénérescence.
2ème photo (à droite) : Les cellules épithéliales suivent la capsule et les travées.
Rôles des cellules épithéliales :
 de soutien, nourricier et d'apprentissage (cellules nurses)
 élimination des Ly T auto-réactifs
 barrière contre la pénétration antigénique (cf barrière hémato-thymique)
 sécrétion d'hormones thymiques qui assurent la régulation, la maturation des Ly T et leur
prolifération (La maturation extra-thymique est nécessaire à l'acquisition définitive de
l'immunocompétence).
Au niveau de la moelle osseuse, il y a maturation de cellules qui vont directement dans la circulation
sanguine, alors que les Ly T vont aller murir dans le thymus (la production de lymphocytes à l’âge adulte se
fait au niveau de la moelle osseuse, mais pour les Ly T leur maturation se fait dans le thymus comme on
l’avait dit au départ) au niveau de la corticale, subir leur apprentissage puis quitter le thymus pour aller dans
la circulation.
Par leur contact avec les prolongements des cellules épithéliales, les Ly T (ou thymocytes) vont acquérir la
capacité à reconnaître le soi du non-soi : acquisition des Ag de membrane et du complexe
d'histocompatibilité. C’est le rôle des cellules épithéliales, c’est elles qui vont initier les Ly T à reconnaître
le soi du non-soi par l’acquisition des Ag de membrane du complexe d’histocompatibilité.
Les Ly T qui reconnaissent les Ag du soi comme étrangers vont être phagocytés (si jamais il y a une erreur
ou un défaut, ils vont être phagocytés) par les macrophages. L'incapacité à éliminer les Ly auto-réactifs va
favoriser l'apparition des maladies auto-immunes (par exemple dans le diabète de type I, les Ly T8 se
dirigent contre les cellules β des îlots de Langherans, c’est-à-dire que les Ly T8 ne reconnaissent pas le soi,
ils vont s’attaquer au pancréas déclenchant ainsi le diabète). Si les macrophages ne font pas leur boulot, et
ne reconnaissent pas les cellules qui ne distinguent pas le soi du non-soi c’est l’hypothèse pour l’apparition
des maladies auto-immunes où il y a un problème au niveau de la reconnaissance de ces Ly T qui ne font
pas la différence entre les Ag de l’organisme et les Ag étrangers.
5. Barrière hémato-thymique
Elle a pour rôle d'isoler le parenchyme thymique des antigènes, elle est composée de :
- cellules épithéliales thymiques
- la lame basale des cellules épithéliales thymiques
- la basale sous-endothéliale des capillaires corticaux
- l'endothélium continu des capillaires corticaux (l’endothélium est continu pour empêcher l’arrivée des Ag)
On la trouve dans la corticale autour des capillaires corticaux. Au niveau du cortex, tous les capillaires ont
un endothélium continu. Elle a un rôle majeur pour prévenir de la pénétration des éventuels germes présents
dans la circulation sanguine qui irrigue le thymus, en empêchant leur passage à travers la barrière hématothymique. Il ne faut pas qu’il y ait une arrivée d’Ag au niveau du cortex pour qu’il n’y ait pas de
complications comme la non-reconnaissance d’Ag par la suite. Le cortex est ainsi préserver de l’arrivée de
l’Ag.
Voici un schéma :
Schéma : Les cellules endothéliales bordent le capillaire, il y a continuité avec la lame basale des cellules
épithéliales.
A droite : capillaire continu (qui ne laisse pas filtrer, passer les Ag) avec un endothélium continu et lame
basale continue (ce qui limite le risque de fuites d’Ag dans le cortex thymique).
6. La médullaire
La trame épithéliale y est dense avec de courts prolongements cytoplasmiques qui forment des poches
renfermant des amas de cellules lymphocytaires en maturation.
Les cellules adhèrent les unes aux autres par l'intermédiaire des desmosomes.
La médullaire est pauvre en Ly par rapport à la corticale (cf schéma), beaucoup de Ly ont un noyau
pycnotique et sont engagés dans un processus d'apoptose (mort cellulaire programmée, c’est là où
généralement les Ly meurent).
Elle renferme des Ly T, Ly B, des macrophages et le corpuscule de Hassal.
 Le corpuscule de Hassal
C'est une formation arrondie de structure lamellaire (en pelures d'oignon) éosinophile qui se forme à partir
des cellules épithéliales en dégénérescence (très chargées en kératine) en amas concentriques (le
cytoplasme est éosinophile et le noyau est en désintégration).
Ces cellules subissent comme les cellules épidermiques une maturation : la kératinisation et parfois la
calcification (la kératine s'entasse au centre).
Ces corpuscules apparaissent au cours de la vie fœtale et augmentent en nombre durant toute la vie. Plus on
avance dans la vie, plus on a de corpuscules de Hassal.
Le corpuscule de Hassal est un élément spécifique du thymus, on ne le retrouve nulle part ailleurs, et
leur origine ce sont les cellules épithéliales, comme on l’a vu précédemment.
Au microscope : disposition concentrique avec au centre accumulation de kératine.
V.
Vascularisation
Elle provient des artères thoracique interne et thyroïdienne inférieure qui pénètrent dans le thymus par les
septa (cloisons interlobulaires). Elles se ramifient à la jonction cortico-médullaire et donnent naissance à de
petites artérioles radiales et anses capillaires. Elles irriguent le cortex et la médullaire en formant un cercle
artériel.
Le prof ne s’attarde vraiment pas là dessus.
1. Les capillaires corticaux
Les capillaires du cortex (4 à 5 μm de diamètre) ont un endothélium continu formant la barrière hématothymique. Les capillaires de la médullaire sont fenêtrés.
2. Les veines
Les veines suivent le trajet des artères dans les cloisons (veines trabéculaires) puis forment la veine
thymique qui rejoint le tronc brachiocéphalique gauche, les veines thoracique interne et thyroïdienne
inférieure.
3. Les veinules post-capillaires
Les veinules post-capillaires sont localisées dans la région cortico-médullaire, ont un endothélium cubique
spécialisé. Elles permettent le passage des Ly T vers le thymus et d'en sortir en s'insinuant entre les cellules.
Ainsi les Ly T quittent le thymus pour rejoindre le pool des Ly T circulant par ces veinules, puis peuplent les
régions T des organes lymphoïdes périphériques où ils vont continuer leur maturation.
4. La vascularisation lymphatique
Il n'y a pas de voie lymphatique afférente, mais seulement une voie lymphatique efférente. La région
cortico-médullaire et la médulla donnent naissance à des lymphatiques efférents qui suivent le trajet des
artères et des veines.
VI. Innervation
Des fibres sympathiques et parasympathiques accompagnent les vaisseaux sanguins dans le thymus.
VII. Involution thymique
Il s’agit de la disparition du thymus.
Le thymus atteint son poids maximal à la puberté (30 à 40g) puis régresse.
Il est progressivement remplacé par du tissu adipeux (infiltration graisseuse), chez l'adulte il ne pèse plus
que 10 à 15 g.
Son contenu en lymphocytes diminue et le reste des cellules épithéliales de la trame continue à sécréter des
hormones thymiques. Le tissu lymphoïde résiduel reste donc fonctionnel.
Tout ce qui est hormones, etc, subsiste même à l’âge adulte. Il n’y a que le tissu qui est remplacé par de la
graisse.
Vous voyez sur ce schéma, tout ce qui est blanc c’est de la graisse.
VIII.
Rôle et sécrétions
1. Hormones thymiques
- thymosine
- thymopoïétine
- thymuline
Ces hormones peuvent induire in vitro l'apparition des marqueurs des Ly T immatures. Elles aident donc à la
maturation des LyT.
2. Rôle du thymus
- Maturation cellulaire et différenciation
- Maturation fonctionnelle : CD1, CD3, CD4 et CD8 (ça ce sont les clusters de différenciation, ce sont les
Ag que l’on a sur les Ly ; sachez que les Ly helper sont CD4+ et les cytotoxiques sont CD8+)
- Acquisition des molécules de surface du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) qui permettent de
distinguer le soi
- Réarrangement des gènes des récepteurs à l'Ag
- Destruction des clones auto-réactifs
- Production d'hormones thymiques
Sur le schéma, CPA = Cellule Présentatrice d’Ag, LT = Lymphocyte T. L’Ag est au milieu et c’est la CPA
qui apporte l’Ag pour que le Ly le reconnaisse (cf immuno).
IX. Lymphopoïèse T
Cellule souche pluripotente → cellule souche lymphoïde → pré-T → Thymus pré-T (maturation) → Ly (1er
stade de différentiation) → vont apparaître des marqueurs de différentiation permettant aux Ly de :
- Reconnaitre l'Ag
- Distinguer le soi du non soi : tolérance du soi
Les Ly dans le thymus sont des Ly T fonctionnellement immatures, qui deviennent matures après contact
avec l'Ag dans les zones T dépendantes des organes lymphoïdes périphériques où ils ont migré. Le thymus
n’est en fait qu’un lieu de passage pour la maturation.
 Stades de développement
La CSH (cellule souche hématopoïétique), après c’est la commune (PLC). Ensuite on a les NK (le prof a dit
qu’on laisse tomber les NK), les pro-T, les pré-T, les T immatures donnant : Tc (T cytotoxique mature) et Th
(T helper mature). Sur le schéma on a aussi la moelle osseuse comme lieu de production et puis le thymus en
3 à 5 semaines comme lieu de maturation et différenciation (Pro-T, pré-T, T immature, et T matures).
Question élève 2014-2015 : Les Ly T qui sont dans le thymus, ils ne sont toujours pas totalement matures ?
Ils maturent dans les ganglions après ?
Réponse : En fait la maturation se fait dans le thymus mais après quand ça va dans le sang, c’est là qu’on a
les helper et les cytotoxiques, dans le sang et dans les ganglions mais surtout dans le sang. Mais la
maturation se fait dans le thymus (cf schéma), où apparaissent les marqueurs de différenciation permettant
aux Ly de reconnaître l’Ag (quand les Ly reconnaissent l’Ag ils sont matures) et de distinguer le soi du nonsoi, c’est la tolérance.
Les Ly dans le thymus sont des Ly T fonctionnellement immatures, qui deviennent matures après contact
avec l'Ag dans les zones T dépendantes des organes lymphoïdes périphériques où ils ont migré. Donc, quand
ils sortent du thymus ils sont matures. Mais ils commencent à être fonctionnels à partir de leur sortie du
thymus. Par exemple les CD4 ou les Ly T4 vont s’attaquer au VIH après avoir quitté le thymus.

Molécules de surface
Ici ce sont les molécules de surface où les Ag sont au niveau de la membrane. La CSH on sait qu’elle est
CD34+, CD38- ; ensuite le Ly commun (PLC) est CD34+ ; mais là on est dans des stades précoces. Dès
qu’on garde le CD34, ça veut dire que les cellules sont au premier stade de la formation des Ag sur la
membrane.
Au niveau de la cellule Pré-T, c’est là qu’on perd le marqueur qu’on a retrouvé sur la cellule souche. Et
puis il y en a d’autres qui apparaissent, déjà le CD2 qui est un marqueur T (apparaît au Pro-T). Le CD3
apparaît au stade pré-T. Pour le moment ils ne sont ni CD4 ni CD8.
Ce n’est qu’à partir du stade Ly T immature qu’on a les marqueurs CD4 et CD8. Le Ly immature exprime
les deux, on ne peut pas dire qu’il est helper ou cytotoxique à ce niveau, puisqu’il n’y a pas encore de
différenciation. Ce n’est qu’à partir du stade SP qu’il y a vraiment différenciation. En effet, les Ly dans le
sang ne peuvent pas être à la fois CD4 et CD8. Le Ly Tc (cytotoxique) mature est CD8+, il a gardé les CD2
et CD3, tout comme le Ly T helper, la seule différence entre ces deux Ly T matures étant entre le CD4 et le
CD8 (helper => CD4+, cytotoxique => CD8+).
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