PC⋆, Fabert (Metz) PrĂ©paration Ă  l’oral 2012 – 2013
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Dissociation du dibrome
1. Quel est le volume occupĂ© par 1,0 g de brome (molĂ©cule Br2) Ă  600 ◩C sous la pression normale
(1,0 bar) en supposant que c’est un gaz parfait ? On donne la masse molaire de l’élĂ©ment Brome :
M= 80 g.mol−1. À cette tempĂ©rature on peut nĂ©gliger la dissociation des molĂ©cules.
2. Que deviendrait ce volume à 1 600 ◩C, toujours sous la pression normale, en supposant que
l’on puisse encore nĂ©gliger la dissociation ?
3. L’expĂ©rience montre que ce volume est en fait 1,195 L.
Montrer que cela peut s’expliquer en considĂ©rant qu’une certaine proportion des molĂ©cules Br2
s’est dissociĂ©e en atomes Br.
Calculer le coeïŹƒcient de dissociation (proportion des molĂ©cules dissociĂ©es).
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Vitesse de libération
1. Calculer numériquement à la surface de la Terre et de la Lune, pour une température T= 300 K,
la vitesse de libĂ©ration vℓet la vitesse quadratique moyenne v⋆pour du dihydrogĂšne et du
diazote. Commenter.
DonnĂ©es : constante de gravitation universelle : G= 6,64.10−11 SI ; rayon de la Terre : RT=
6,4.106m; rayon de la Lune : RL= 1,8.106m; masse de la Terre : MT= 6,0.1024 kg ; masse
de la Lune : ML= 7,4.1022 kg ; masses molaires : MH2= 2,0 g.mol−1et MN2= 28 g.mol−1;
constante des gaz parfaits : R= 8,314 J.K−1.mol−1.
2. Donner une valeur approchée de la valeur que devrait avoir la température pour que le diazote,
constituant majoritaire de l’atmosphĂšre terrestre, s’échappe quantitativement de l’atmosphĂšre
terrestre.
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Ensemble de particules
1. Deux particules Aet B, de masses mAet mBsubissent un choc frontal Ă©lastique, c’est-Ă -dire
un choc lors duquel l’énergie cinĂ©tique totale est conservĂ©e. L’ensemble du mouvement (avant
et aprĂšs le choc) se fait sur le mĂȘme axe horizontal sans frottement.
(a) Montrer que la quantité de mouvement du systÚme S={A+B} est conservée lors du
choc.
(b) DĂ©terminer la variation d’énergie cinĂ©tique ∆Ecde Aau cours du choc en fonction des
vitesses initiales.
2. Un trÚs grand nombre de particules de masses mAet mBsont placées alternativement le long
d’un axe horizontal sur lequel elles se dĂ©placent sans frottement. Les deux particules extrĂȘmes
rebondissent sur les extrémités en conservant leur énergie cinétique.
A B
En admettant qu’au bout d’un temps suïŹƒsamment long la moyenne du produit vAvBest nul
(i.e. hvAvBi= 0), montrer que, quelles que soient les conditions initiales, l’énergie cinĂ©tique
moyenne est identique pour les deux types de particules.
©Matthieu Rigaut 1 / 36 Version du 16 juin 2013
PC⋆, Fabert (Metz) PrĂ©paration Ă  l’oral 2012 – 2013
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Effusion gazeuse
Le rĂ©cipient de la ïŹgure ci-dessous est constituĂ© de deux compartiments de mĂȘme volume V
maintenus à la température T.
compartiment
①
~ux
compartiment
②
initialement
vide
À l’instant t= 0, une mole (c’est-Ă -dire NAmolĂ©cules) d’un gaz parfait remplit le compartiment
①, le compartiment ②est vide et on perce un petit trou de section sentre les deux compartiments.
On Ă©tudie le passage du gaz entre le compartiment ①et le compartiment ②, phĂ©nomĂšne que l’on
appelle eïŹ€usion gazeuse.
On note N1(t)et N2(t)les nombres de molĂ©cules dans les compartiments ①et ②. Soit (~ux,~uy,~uz)
un triÚdre cartésien dont ~uxest la normale au trou de section s. On adopte pour le gaz parfait le
modĂšle simpliïŹĂ© suivant :
➜La norme k~vkde toutes les molĂ©cules est identique, Ă©gale Ă  la vitesse quadratique moyenne v⋆;
➜dans tout Ă©lĂ©ment de volume dτ, les vecteurs vitesses des molĂ©cules sont parallĂšles Ă  l’une des
directions de vecteurs directeurs ~ux,~uy,~uz,−~ux,−~uy,−~uz, avec un sixiĂšme des molĂ©cules dans
chacune de ces six directions.
1. Établir l’expression du nombre dN1→2de molĂ©cules contenues dans le compartiment ①à l’ins-
tant tet traversant la surface svers le compartiment ②entre les instants tet t+ dt. MĂȘme
question pour le nombre dN2→1de molĂ©cules contenues dans le compartiment ②à l’instant t
et traversant svers le compartiment ①entre les instants tet t+ dt.
2. En déduire les expressions de dN1(t)
dtet dN2(t)
dten fonction de N1,N2,s,v⋆et V.
3. Établir les expressions de N1(t)et N2(t). Commenter les valeurs limites de N1et N2. Faire
apparaĂźtre une constante de temps τcaractĂ©ristique du phĂ©nomĂšne observĂ© et proposer une
application numérique. Comment pourrait-on accéder expérimentalement aux variations de
N1(t)et N2(t)en fonction du temps t?
4. Comment varie τavec la masse des molĂ©cules ? L’hydrogĂšne H possĂšde un isotope utilisĂ© pour
la fusion thermonuclĂ©aire, le deutĂ©rium D dont le noyau est constituĂ© d’un proton et d’un
neutron. Expliquer briÚvement comment on peut enrichir en dideutérium D2un mélange de
dihydrogĂšne H2et de dideutĂ©rium D2par eïŹ€usion gazeuse.
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Bifurcation dans un systÚme thermomécanique
Un tube cylindrique horizontale d’axe (Ox), de section droite Set de longueur 2aest sĂ©parĂ© en
deux compartiments par un piston de masse mdont on repĂšre la position par rapport au point O
par son abscisse x(cf. ïŹgure ci-contre). Chaque compartiment contient une mole d’un gaz parfait
maintenu en équilibre thermodynamique à la température Tconstante.
©Matthieu Rigaut 2 / 36 Version du 16 juin 2013
PC⋆, Fabert (Metz) PrĂ©paration Ă  l’oral 2012 – 2013
x
z
O
piston de
masse m
x
a a
1. Le tube est ïŹxe. Étudier les petits mouvements du piston au voisinage de la position d’équilibre
x= 0.
2. On fait tourner le tube Ă  vitesse angulaire ωconstante autour de l’axe vertical (Oz). DĂ©terminer
les positions d’équilibre du piston dans le rĂ©fĂ©rentiel tournant liĂ© au tube et discuter leur stabilitĂ©
suivant les valeurs de ω; faire apparaĂźtre une vitesse angulaire critique ωc.
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Balance d’Archimùde
Sur les plateaux d’une balance dont les ïŹ‚Ă©aux ont mĂȘme longueur sont posĂ©s d’un cĂŽtĂ© un bĂ©cher
rempli d’eau de masse volume ρet de l’autre des masses marquĂ©es massurant l’équilibre de la
balance.
On plonge dans l’eau du bĂ©cher, un ïŹ‚otteur homogĂšne de volume Vet de masse volumique ρ⋆
puis on l’y maintient en exerçant sur une tige solidaire de masse nĂ©gligeable une force ~
F. On modiïŹe
les masses marquĂ©es de ∆mpour retrouver l’équilibre.
eau
ïŹ‚otteur
application de la
force verticale
1. Indiquer, sans calcul, le signe de ∆m.
2. Quel aurait Ă©tĂ© le signe de ∆mavec, non pas un ïŹ‚otteur, mais une bille de plomb, elle aussi
maintenue entre deux eaux ?
3. Calculer ∆met la force ~
Fen fonction des grandeurs caractéristiques du problÚme.
En déduire un mode opératoire pour mesurer le volume V.
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Cylindre flottant
Un demi-cylindre de rayon Ret de longueur hïŹ‚otte Ă  la surface d’un liquide de masse volumique ρ
(l’axe du cylindre Ă©tant parallĂšle Ă  la surface de l’eau).
1. À l’équilibre, il est enfoncĂ© de R
2dans celui-ci. Quelle est sa masse m?
2. Quelle est la pĂ©riode des petites oscillations verticales de l’objet
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Vase tournant
©Matthieu Rigaut 3 / 36 Version du 16 juin 2013
PC⋆, Fabert (Metz) PrĂ©paration Ă  l’oral 2012 – 2013
Le rĂ©cipient cylindrique de rayon Rci-dessous est rempli d’eau sur une hauteur het plongĂ© dans
une atmosphĂšre oĂč la pression P0est uniforme. Il est mis en rotation Ă  une vitesse angulaire constante
ωautour de son axe vertical (Oz)et, au bout de quelques instants, on atteint un Ă©tat d’équilibre
dans le référentiel tournant.
z
ω
P0
DĂ©terminer dans cet Ă©tat l’équation de la surface libre de l’eau. On pourra penser Ă  trouver le
champ de pression Ă  l’intĂ©rieur du ïŹ‚uide dans le rĂ©fĂ©rentiel non galilĂ©en tournant autour de l’axe
(Oz)Ă  la vitesse angulaire constante ω.
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Étude d’un ballon atmosphĂ©rique
Le modĂšle de l’atmosphĂšre Ă  gradient thermique constant permet d’établir qu’entre 0et 11 km
d’altitude, la pression et la tempĂ©rature atmosphĂ©riques varient en fonction de l’altitude zsuivant
les relations :
P(z)=P0(1 −A z)αet T(z)=T0(1 −A z)avec A= Cte et α= Cte
Un ballon sonde gonïŹ‚Ă© Ă  l’hydrogĂšne est assimilĂ© Ă  une sphĂšre indĂ©formable de diamĂštre D. La
masse totale de l’enveloppe (non gonïŹ‚Ă©e), de la nacelle et des appareils est met cet ensemble a un
volume négligeable devant celui de la sphÚre.
Par ailleurs l’hydrogĂšne est constamment en Ă©quilibre thermique avec l’air atmosphĂ©rique. À
l’altitude z= 0, les masses volumiques de l’air et de l’hydrogĂšne, assimilĂ©s tous deux Ă  des gaz
parfaits sont respectivement ρ0(sous la pression P0) et ρâ€Č
0(sous une pression de gonïŹ‚age Pâ€Č
0).
1. Exprimer la masse volumique ρ(z)de l’air en fonction de l’altitude z.
2. Exprimer la rĂ©sultante des actions qui s’exercent sur le ballon en fonction de l’altitude et en
déduire :
(a) la masse maximale M0que le ballon peut élever du sol ;
(b) la masse maximale M1que le ballon peut élever à une altitude de 11 km.
DonnĂ©es : P0= 1,013.105Pa ;ρ0= 1,225 kg.m−3;Pâ€Č
0= 1,127.105Pa ;ρâ€Č
0= 0,094 kg.m−3;
A= 2,26.10−5m−1;α= 5,25 ;D= 4,0 m ;g= 9,81 m.s−2, indĂ©pendant de z.
3. Un ballon sonde identique au prĂ©cĂ©dent est Ă©quipĂ© d’une soupape diïŹ€Ă©rentielle qui maintient
constante la diïŹ€Ă©rence ∆P= ∆P0entre la pression Pâ€Čde l’hydrogĂšne et la pression Pde l’air
atmosphérique, toutes les autres données sont inchangées.
(a) Exprimer la diïŹ€Ă©rence de pression qui s’exerce sur l’enveloppe du ballon en fonction de
l’altitude.
(b) Exprimer la masse volumique ρâ€Čde l’hydrogĂšne en fonction de l’altitude zĂ  partir de ρâ€Č
0,
P0,∆Pet des constantes Aet α.
(c) Résoudre pour ce nouveau ballon les questions posées en 2a et 2b.
©Matthieu Rigaut 4 / 36 Version du 16 juin 2013
PC⋆, Fabert (Metz) PrĂ©paration Ă  l’oral 2012 – 2013
(d) Quelle masse d’hydrogĂšne a du ĂȘtre dĂ©gazĂ©e pour Ă©lever la masse maximale Ă  l’altitude de
11 km ?
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Mesure de la constante de Boltzmann
Dans une expĂ©rience historique, Jean Perrin a pu observer au microscope la rĂ©partition Ă  l’équi-
libre de petites sphĂšres de latex de rayon a= 0,21 ”met de masse volumique ρ= 1,2.103kg.m−3.
Pour diïŹ€Ă©rentes altitudes Ă©quidistantes de d= 30 ”m, il mesurait Ă  une tempĂ©rature T= 293 K, des
concentrations Cproportionnelles aux nombres Nindiqués dans le tableau ci-dessous :
z5”m 35 ”m 65 ”m 95 ”m
N100 47 23 12
VĂ©riïŹer que ces mesures sont compatibles avec une loi statistique de Boltzmann de la forme
C(z)=C0exp −m g z
kBT!et en déduire une mesure de la constante de Boltzmann kB.
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CalorimĂštre
1. Un calorimùtre contient 95,0 g d’eau à 20,0◩C. On ajoute 71,0 g d’eau à 50,0◩C. Quelle
serait la tempĂ©rature d’équilibre si on pouvait nĂ©gliger la capacitĂ© thermique du vase et de ses
accessoires ?
2. La tempĂ©rature d’équilibre observĂ©e est 31,3◩C. En dĂ©duire la « valeur en eau » du vase et
des accessoires, c’est-Ă -dire la masse d’eau Ă  laquelle le vase et les accessoires sont Ă©quivalents
du point de vue thermique.
3. Le mĂȘme calorimĂštre contient maintenant 100 g d’eau Ă  15,0◩C. On y plonge un Ă©chan-
tillon mĂ©tallique pesant 25,0 g sortant d’une Ă©tuve Ă  95,0◩C. La tempĂ©rature d’équilibre Ă©tant
16,7◩C, calculer la capacitĂ© thermique massique du mĂ©tal.
DonnĂ©e : pour l’eau ce= 4,18 J.g−1.K−1.
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Cylindre et piston
De l’air, Ă  la tempĂ©rature T0, est contenu dans un cylindre aux parois diathermanes, fermĂ© par
un piston Ă©galement diathermane, de section Set de masse M. L’ensemble est placĂ© dans l’air Ă  la
pression P0. À l’équilibre, le piston se trouve Ă  la distance h1du fond du rĂ©cipient. L’air du cylindre
subit une transformation monotherme, car il n’est en contact thermique qu’avec l’atmosphùre dont
la tempĂ©rature T0est supposĂ©e constante. Dans l’état initial, l’air enfermĂ© dans le cylindre est dans
l’état (P1,T0,h1).
©Matthieu Rigaut 5 / 36 Version du 16 juin 2013
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