associé. Dans le même type de paire, tyć 1 “grossir” a pour seul dérivé - dans le
dictionnaire de fréquence - przytyć 1 auquel le préfixe donne une nuance atténuative; le
perfectif en u- considéré comme son partenaire aspectuel n’est pas représenté. Pour le
verbe rosnąć 48 “pousser, grandir”, le perfectif en u- considéré comme partenaire
perfectif n’est pas représenté tandis que wyrosnąć “grandir jusqu'à devenir différent”
apparaît 14 fois. Le verbe blednąć “pâlir” n’apparaît pas du tout comme simple, seuls sont
représentés les deux dérivés perfectifs poblednąć 1 à nuance ingressive ou atténuative et
zblednąć 1 à nuance de résultat complet. Le verbe męczyć się 9 “se fatiguer” a pour
dérivés perfectifs zmęczyć się 5 à valeur de résultat complet, pomęczyć się 2 à valeur
limitative ou atténuative, et namęczyć się 2 à valeur accumulative. Dans le type I de paire
aspectuelle, la fréquence relative du perfectif et de l’imperfectif est donc très variée
suivant le sens des verbes.
Dans le type II, si l’on compare la fréquence du verbe iść 363 “aller à pied” à celle
du verbe qui est considéré comme son partenaire aspectuel pójść 192 (rapport 1,88), on
constate une importante différence de fréquence à laquelle nous pouvons proposer
l’explication suivante: (1) le simple iść “aller, marcher” est employé dans de nombreuses
expressions figées à sens figuré, (2) si l’on s’en tient au sens concret du simple “aller à
pied”, on peut penser que le perfectif en po- conservant dans la plupart des contextes la
valeur ingressive “se mettre en chemin vers un but”, les contextes où il peut apparaître
sont plus restreints que ceux du verbe iść qui indique le déplacement à pied sans aucune
restriction de début (ou fin) de procès. En ce qui concerne le verbe jechać 91 et son dérivé
pojechać 62 “se déplacer en véhicule” qui présentent la même nuance de sens entre le
simple et le dérivé qu’entre iść et pójść (valeur ingressive de po-), la différence de
fréquence (rapport 1,46) est moins nette mais demeure assez importante et pourrait donc
s’expliquer de la même façon (cf. l’interprétation sémantique de ces verbes que donne
Laskowski 1998).
Dans les paires de verbes préfixés dont le perfectif est formé sur iść et l’imperfectif
sur chodzić et qui ont une fréquence supérieure à 10, on observe des fréquences relatives
parfois très différentes du perfectif et de l’imperfectif. Là où la fréquence de l’imperfectif
est nettement inférieure à celle du perfectif on peut faire l’hypothèse que la paire
fonctionne plus souvent dans le type IV (perfectif à effet immédiat, imperfectif habituel)
que dans le type II. Cela est très net pour les paires przyjść 234 et przychodzić 57 “arriver”
(rapport 4,10), podejść 40 et podchodzić 16 “s’approcher” (rapport 2,5), mais la différence
est moins nette pour les verbes dojść 93 et dochodzić 48 “aller jusqu’à” (rapport
1,93),wejść 127 et wchodzić 68 “entrer” (rapport 1,86), wyjść 153 et wychodzić 87 “sortir”
(rapport 1,75). Dans les paires qui suivent, en revanche, on observe presque une égale
fréquence du perfectif et de l’imperfectif: nadejść 21 et nadchodzić 14 “surgir” (rapport
1,5), odejść 39 et odchodzić 29 “séloigner” (rapport 1,34), przejść 83 et przechodzić 64
“traverser” (rapport 1,29), zejść 22 et schodzić 18 “descendre” (rapport 1,22); ce qui
pourrait suggérer une fréquence plus proche de celle du perfectif pour les imperfectifs
pouvant avoir tantôt la valeur habituelle tantôt la valeur actuelle durative (type II). En ce
qui concerne les dérivés à préfixe za- de iść et chodzić, il serait trop hasardeux de faire des
hypothèses sans se référer au corpus (donc au contexte) car les verbes zajść 31 et
zachodzić 37 sont très polysémiques: on peut signaler leurs différentes acceptions par les
traductions suivantes “atteindre”, “passer [chez quelqu’un]”, “barrer le chemin”, “se
couvrir de”, “survenir”, “se coucher [pour le soleil]”. Il faudrait distinguer la fréquence
relative du perfectif et de l’imperfectif pour chaque acception.