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La construction des espaces transnationaux à Beijing
Institut de Géographie
Université de Neuchâtel
Beatrice Ferrari
Octobre 2006
Mémoire de Licence
sous la direction du prof. O. Söderström
En couverture : un chantier dans le quartier du CBD de Beijing. Le titre reprend un slogan publicitaire aperçu dans
les rues de Beijing.
Photos : sauf mention, toutes les photos sont de l’auteure; page 5, merci à Dynamic City Foundation
Texte accessible en ligne, Bibliothèque Universitaire de Neuchâtel
RESUMÉ
Beijing affiche clairement son objectif de devenir une ville globale, tout en réaffirmant sa
position prédominante de capitale politique et culturelle du pays. Depuis plusieurs années,
on assiste à un véritable processus de modernisation et d’internationalisation de la ville,
accompagné de nombreux efforts pour modifier son image. Ce processus est particulièrement
visible dans l’environnement bâti, car l’architecture semble être un des langages choisis pour
exprimer la nouvelle image de la ville, non sans susciter de nombreux débats concernant
l’identité et la modernité, et les formes choisies pour les représenter.
Considérant la globalisation non pas uniquement comme un état, mais comme un processus
qui consiste à négocier les contraintes qu’elle impose pour les adapter aux réalités et
nécessités locales, nous nous intéressons aux transformations du paysage urbain pour
mieux comprendre comment s’articule ce processus à Beijing.
Nous explorons en particulier les espaces résidentiels destinés aux élites transnationales,
suggérant que ceux-ci peuvent être considérés comme des ‘producteurs d’images globales’,
tout en questionnant leur rôle dans le processus d’internationalisation de la ville.
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier toutes celles et ceux dont le soutien et l’aide précieuse m’ont permis
d’achever ce travail, et en particulier :
Merci à Ola Söderström pour ses conseils et son soutien ainsi que son enseignement
stimulant
Merci à toutes celles et ceux qui ont bien voulu consacrer un peu de leur temps pour m’aider
à comprendre ce vaste chantier qu’est Beijing
Merci à mon entourage pour toutes les discussions, les conseils, les relectures et les moments
partagés
Merci à N. Mars, qui m’a offert un espace de travail à Beijing
战无不胜
宁死不屈
埋头苦干
“La Chine c’est le classique, l’inconditionnel, le
Chanel n°5.”
Aucun pays n’aveugle à ce point : les gens qui le
quittent parlent des splendeurs qu’ils ont vues. Mal-
gré leur bonne foi, ils ont tendance à ne pas men-
tionner une hideur tentaculaire qui n’a pas pu leur
échapper. C’est un phénomène étrange. La Chine est
comme une courtisane habile qui parviendrait à faire
oublier ses innombrables imperfections physiques
sans même les dissimuler, et qui infatuerait tous ses
amants.”
“… il n’est pas nécessaire d’être adulte pour attraper
ce virus qui mériterait, selon les cas, le nom de sinom-
anie, de sinolalie, de sinopathie, de sinolâtrie ou même
de sinophagie appellations à moduler en fonction
des usages que les sujets font du pays élu. On com-
mence à peine à comprendre que s’intéresser à la
Chine, c’est s’intéresser à soi. Pour des raisons très
étranges, qui tiennent sans doute à son immensité,
à son ancienneté, à son degré inégalé de civilisa-
tion, à son orgueil, à son raffinement monstrueux, à
sa cruauté légendaire, à sa crasse, à ses paradox-
es, à son silence, à sa beauté mythique, à la liberté
d’interprétation qu’elle suscite, à sa sourde hégémo-
nie, à sa permanence, à la passion qu’elle suscite,
enfin et surtout à sa méconnaissance pour ces
raisons peu avouables donc, la tendance intime de
l’individu est de s’identifier à la Chine, pire, de voir
en la Chine l’émanation géographique de soi-même.”
Amélie Nothomb, Le sabotage amoureux
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