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Le principe du multiplicateur : selon KEYNES la relance de l’économie globale passe par
l’accroissement de l’investissement qui doit provoquer un effet multiplicateur entrainant une
augmentation plus que proportionnel du revenu national.
La possibilité d’un équilibre de sous emploi.
Pour KEYNES contrairement au néoclassisme, le chômage est involontaire dans la mesure où
l’emploi ne dépend pas de la flexibilité des salaires mais de la demande attendu par les entreprises.
L’intervention nécessaire de l’état
Dans la mesure où le système peut se maintenir durablement dans une situation d’équilibre de sous
emploi, une intervention exogène devient nécessaire.
L’intervention de l’état est donc légitime est passe pour une politique active visant à agir directement
sur la conjoncture, il s’agit notamment des politiques de relance basé sur l’accroissement des
dépenses public et dont l’objet est d’apporter un soutient à la demande en agissant sur la
consommation et l’investissement.
V. Le renouveau des pensées libérales (fin 20ème siècle début 21ème)
Le point commun de ces théories repose sur l’hypothèse de rationalité des comportements et surtout
sur la critique radical de l’intervention de l’état.
1. Le monétarisme (FRIEDMAN 1976, HAYEK 1974)
Le monétarisme est une critique libéral de la pensée Keynésienne et des politiques conjoncturelle qui
en découle.
Ce courant met en avant le rôle de la monnaie dans une économie, et notamment en ce qui concerne
l’explication de l’inflation.
Pour ce courant les mécanismes de prix, de marché et de concurrence suffisent à assurer l’équilibre et
donc les interventions de l’état ne peuvent que perturber ces mécanismes.
2. L’école du public choice (BUCHANAN 1986)
Cette théorie développe une analyse mettant en évidence les effets pervers de l’intervention de l’état
et valorise donc indirectement la régulation par le marché.
Cette théorie s’intéresse aux problèmes de l’efficacité de l’intervention publique et propose des
solutions pour tenter de l’améliorer.
3. L’économie de l’offre (LAFFER)
Cette approche défend l’idée que l’ont ne peut agir sur le niveau de production et d’emploi à long
terme qu’en agissant sur l’offre, elle affirme que les difficultés économique contemporaine
proviennent de l’insuffisance de l’offre dû à l’intervention de l’état, cela concerne notamment la
pression fiscal excessive qui décourage l’effort productif et les obstacles d’ordre administratif.
4. La théorie du capital humain (BECKER)
Ces auteurs développent l’idée que l’on réalise un investissement en capital humain quand on
effectue une dépense destinée à améliorer la productivité future de l’individu, l’éducation est la
principale forme de l’investissement en capital humain.
5. La théorie des jeux (NASH 1994)
Cette théorie étudie les stratégies élaborée par des individus rationnels en fonction des réactions
supposées d’autres individus avec qui ils sont en relation.