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(1) Soit 45 pays au total : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, République centrafricaine, Comores, République
démocratique du Congo, République du Congo, Côte d’Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Kenya,
Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Rwanda, São Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone,
Soudan du Sud, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Togo, Ouganda, Zambie, Zimbabwe.
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ETUDE
AFRIQUE SUBSAHARIENNE :
SOLEIL À L’EST, TEMPS NUAGEUX
AU CENTRE
PAROLES D’ÉCONOMISTES
RISQUE PAYS
aussi les prix élevés des matières
premières, dont la région est très
dépendante : le pétrole, les métaux, les
minéraux et les produits alimentaires
représentent 80% de ses exportations.
Le net repli des cours mondiaux des
matières premières depuis un an
assombrit donc l’horizon de la région.
Mais, les conditions météorologiques se
dégradent-elles de manière uniforme
dans tous les pays ? Quels pays s’en
sortent le mieux dans cet environ-
nement défavorable ? D’autres relais de
croissance existent-ils pour protéger
ces pays de la pluie qui approche ? Pour
répondre à ces questions, cette étude
identifie d’abord les pays pour lesquels
le risque de pluie est particulièrement
élevé, c’est-à-dire ceux qui souffrent le
plus du recul récent des cours des
matières premières. Afin d’y parvenir,
nous distinguons notamment les pays
exportateurs de matières premières
non renouvelables (pétrole, métaux
et minéraux) de ceux de matières pre-
mières renouvelables (produits agri-
coles et alimentaires), les cours mon-
diaux des premières ayant davantage
reculé que ceux des secondes au cours
de l’année passée (partie 1). Mais, parmi
ces pays où le risque d’intempérie est
élevé, certains resteront au sec car ils
disposent d’un parapluie qui les pro-
tège : ils ont entamé un processus de
diversification de leurs exportations et
plus généralement de leur économie
leur permettant de se mettre à l’abri du
mauvais temps (partie 2).
Le soleil est resté au beau fixe dans
la plupart des économies d’Afrique sub-
saharienne (1) depuis 2008 : la crois-
sance de la région a atteint près de 5%
par an en moyenne depuis cette date,
malgré des tempêtes (crise de Lehman
Brothers et celle des dettes souveraines
en zone euro) ou au mieux un temps
très nuageux (baisse tendancielle de la
croissance des grands émergents) dans
le reste du monde. Les raisons de ce
temps clément sont légion : rattrapage
structurel lié à un niveau initial de
revenu par habitant relativement faible,
investissements étrangers élevés dans
un contexte de liquidité mondiale abon-
dante, environnements politiques plus
stables ou encore finances publiques
assainies grâce aux nombreuses annu-
lations de dette. Parmi elles figuraient
PANORAMA
GROUPE
Pierre BOSSUET
Economiste junior
Jean-Louis DAUDIER
Economiste
Anne-Sophie FÈVRE
Economiste
Julien MARCILLY
Economiste en chef
INTRODUCTION
Juin 2015