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Tunisie : la BCT maintient inchangé son taux d’intérêt directeur
Lors de sa réunion périodique tenue le 30 mars 2016, le Conseil d’Administration de la Banque Centrale
de Tunisie a pris connaissance des principales évolutions récentes de la conjoncture économique
internationale et a passé en revue les principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi
que les évolutions de la conjoncture économique au plan national.
Egalement, le Conseil a discuté de certains sujets relatifs à l’évolution de l’activité du secteur bancaire,
ainsi que l’évolution des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes et le suivi par
la banque centrale du fonctionnement de ces marchés.
Concernant l’activité de la Banque Centrale, le Conseil a pris connaissance du contenu des travaux du
Comité de politique monétaire réuni le 28 mars 2016 et a examiné les propositions avancées à propos du
renforcement des outils d’intervention de la banque centrale pour réguler la liquidité sur le marché
monétaire.
Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque
Centrale.
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http://www.businessnews.com.tn/43-MDT-de-b%C3%A9n%C3%A9fices-pour-Tunisair-,520,63526,3
43 MDT de bénéfices pour Tunisair
Tunisair renoue avec les bénéfices et en génère 43 millions de dinars en 2014. En 2013, elle a essuyé un
déficit de 205,3 MDT et 125,8 MDT en 2012.
C’est quasiment avec une année entière de retard que la compagnie aérienne annonce ses résultats 2014 et
ce suite à son conseil d’administration tenu le 29 mars 2016.
L’annonce a d’ailleurs été bien accueillie par la bourse puisque l’action Tunisair a retrouvé le vert ces
deux derniers jours, s’arrêtant à 630 millimes l’action en milieu de matinée ce jeudi 31 mars 2016. Elle
était à 580 millimes il y a quelques semaines, un dinar il y a un an et 2,5 dinars en 2010.
R.B.H.
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http://www.webmanagercenter.com/actualite/finance/2016/04/01/169003/tunisie-chine-parite-yuan-dinar%85-donner-la-
priorite-a-la-finance
Tunisie Chine :
Parité yuan-dinar… Donner la priorité à la finance
Faut-il accepter le yuan comme monnaie de réserve? Oui, dit la Banque centrale de Tunisie. Sous réserve
de monnayer, cette reconnaissance, par une coopération financière, préalable. Ce serait une preuve de
bonne volonté et de test de vérité. La Tunisie peut–elle toréer face à la Chine? Même si elle n’en a pas les
moyens, elle en a le discours.
Entre Etats, c’est du donnant-donnant, c’est la règle. Tel semblait être le rappel fait par le gouverneur de
la BCT à l’offensive de charme -et de puissance- lancée par la Chine. L’Empire du Milieu est dans une
dynamique d’émancipation de sa monnaie.
Grisé par le coup de pouce du FMI qui intègre le yuan au panier des “Droits de Tirage Spéciaux“ (DTS),
depuis novembre 2015, l’Empire du Milieu veut sauter le dernier pas qui lui reste. Le FMI lui
reconnaîtrait (au yuan), un statut de devise internationale si les échanges, libellés en yuan, progressaient
rapidement d’ici l’automne 2016, date du prochain Conseil du Fonds. La Chine se trouve dans une course
contre la montre et lance des contacts, tous azimuts, en Afrique et ailleurs pour doper sa monnaie (Lire:
Chine Afrique : Le yuan chinois a désormais cours légal en Angola).
Dans ce cadre, Liu Minghzi, représentant pour l’Afrique de la Banque populaire de Chine, est venu
proposer officiellement à la Tunisie de mettre en parité le dinar et le Rinminbi*, cette “monnaie du
peuple“, plus connue du marché sous son appellation yuan. C’était dans cet esprit que le Conseil de
coopération tuniso-chinois, présidé par Dr Sahbi Basli, a organisé un déjeuner-débat, mardi 29 mars 2016,
à Tunis.
Un casse-tête chinois!
Rien, en l’état actuel des choses, ne plaide en faveur de l’offre de parité dinar-yuan. Le déficit commercial
avec la Chine prend des proportions abyssales. La déferlante du meccano manufacturier et marchand
chinois lamine les entreprises tunisiennes en leur raflant des parts autant sur le marché domestique que sur
leur chasse-gardée européenne. Et faut-il reprocher aux Tunisiens leur frilosité pour ne pas avoir
diversifié leurs échanges avec l’Asie et notamment la Chine, comme le laissait entendre Dr Sahbi Basli?
Qui pouvait dialoguer, avec l’usine du monde, d’égal à égal, je vous le demande bien.
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Qui pouvait dialoguer, avec l’usine du monde, d’égal à égal, je vous le demande bien. Et, on doit à la
vérité de dire que les articles chinois forçaient nos frontières sans même qu’on ait notre mot à dire. Les
produits turcs et chinois ont fait les beaux jours de la contrebande en Tunisie. Ceci, pour dire que la
question de la parité dinar-yuan ne survient pas au bon moment. Ah, si! Sauf si on la met sur une pente
vertueuse, dira Chedly Ayari, avec une roublardise bien assumée.
Un pari de bonne volonté et un test de vérité
Officiellement, la question de la parité des deux monnaies sera étudiée au début du mois d’avril. Le
gouverneur s’emploie à préparer les partenaires chinois à mieux calibrer leur offre.
S’agissant d’un deal, laisse sous-entendre, en substance, il faut qu’il soit équilibré, c'est-à-dire “gagnant-
gagnant“. Si tant est que la Chine est intéressée, via la parité, à développer sa coopération avec la Tunisie,
alors elle devrait aborder la question de façon pragmatique.
La question du change ne peut nous conduire vers une croissance équilibrée, à moyen terme, de nos
échanges commerciaux. Il existe par contre deux champs d’échange sur lesquels la coopération peut
démarrer sur les chapeaux de roues et seraient mutuellement bénéfiques.
Comme preuve de bonne volonté, la Chine accepterait-elle d’aider la Tunisie dans l’épreuve financière qui
l’attend dans les prochaines années? Est-elle disposée à l’aider à refinancer sa dette sur le marché
international, comme l’ont fait le Japon et les Etats-Unis à quatre reprises? Ce serait un test de vérité.
Outre qu’il donnerait à la parité son plein sens mettant les deux pays sur des horizons de coopération
sensibles et par conséquent durables.
Le Swap plutôt que la parité, dans un premier temps
Dès 2017, la Tunisie devra aller sur le marché international pour emprunter, afin de rembourser ses
crédits. L’impasse financière est voisine de 3 milliards de dollars par an. Ce sera éprouvant pour la
Tunisie, qui est pénalisée par son rating, si elle devait y aller avec sa propre signature. Et cela représente
epsilon, pour le partenaire chinois. La contre-garantie de la Chine abaisserait sensiblement la charge de
l’emprunt.
Ou alors, hypothèse plus accommodante, la Chine ouvrirait-elle son marché de la dette à la Tunisie. Ainsi,
avec le stock de yuan engrangé, la BCT fera du swap entre les deux monnaies, et cela faciliterait
l’opération de parité.
Les “Soft quick-wins“
Activer la coopération exige des deux partenaires de commencer par ce qui peut être immédiatement mis
en service. Et les structures soft existent dans la finance, mais également les IT où la Chine conforte une
position forte, suggère le gouverneur. Et la dynamique initiée par Smart Tunisia a balisé la voie. Cette
passerelle soft ouvrirait la voie à une dynamique de partenariat d’investissement. Et dans ce sillage, Aziz
M’Barek, DG de Tuninvest, a suggéré la création d’un fonds des fonds mixte pour financer les joint-
ventures entre les deux pays. Cette solution est préférable à la création de banques mixtes, appuiera le
gouverneur. Là-dessus, l’hôte chinois vient rappeler que la Chine a récemment prêté 20 milliards d’euros à
l’Agence française de développement (AFD) pour l’aider à financer ses concours à l’adresse des pays
africains. Simple parade de Gomoku ou attitude sincère de la part de Liu Minghzi? Le directeur de la
Banque populaire de Chine entend-il acquiescer à la demande des Tunisiens en rappelant cet évènement.
Cela resterait du chinois tout le temps que cela ne se concrétisera pas.
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