
Le neurone dérive d'une cellule souche embryonnaire appelée neuroblaste. On pensait que le capital de
neurones était fixé dès la naissance, et qu’aucune autre division de la cellule souche ne pouvait donner
de nouveaux neurones. Toute destruction de neurones après la naissance était définitive. De nouveaux
travaux ont montré qu’il existerait des cellules souches adultes, capables de régénération.
2.1 Les cellules gliales
Neuf fois plus nombreux que les neurones, les cellules gliales forment dans le SNC la névroglie
(signifiant littéralement « colle nerveuse »). Les différents types de cellules gliales soutiennent,
isolent et protègent les fragiles neurones (figure 3), et remplit des fonctions particulières. La
névroglie est composée des cellules suivantes :
- Les astrocytes : les plus abondants sont les astrocytes en forme d’étoile. Leurs nombreux
prolongements ont des extrémités renflées qui s’attachent aux neurones et les ancrent à leur
source d’approvisionnement en nutriments, les capillaires sanguins (figure 3a). Les astrocytes
interviennent dans les échanges entre les capillaires et les neurones, et forment entre ces deux
types de structures une barrière vivante. Ils protègent ainsi les neurones contre les substances
nocives qui pourraient se trouver dans le sang. Les astrocytes participent aussi à la régulation
du milieu chimique cérébral en récupérant les ions en excès et en effectuant le recaptage des
neurotransmetteurs libérés.
- Les microglies : en forme d’araignée, sont des macrophagocytes qui éliminent les débris tels
que les cellules mortes de l’encéphale et les bactéries (figure 3b).
- Les épendymocytes : sont des cellules de type épithélial tapissant les cavités de l’encéphale et
de la moelle épinière (figure 3c). Le battement de leur cils facilite la circulation du liquide
cérébrospinal qui remplit ces cavités et forme un coussin protecteur autour du SNC.
- Les oligodendrocytes : sont pourvus de prolongements aplatis qui s’enroulent fermement
autour des neurofibres du SNC. Ils constituent ainsi des enveloppes lipidiques isolantes
appelées gaines de myéline (figure 3d).
Les cellules gliales sont semblables aux neurones sur le plan de la structure (comme eux, ils ont des
prolongements cellulaires), mais, contrairement à ces derniers, ils ne transmettent pas d’influx nerveux
et ne perdent jamais la capacité à se diviser. Par conséquent, la plupart des tumeurs cérébrales, qu’elles
soient bénignes ou malignes, sont des gliomes, c’est-à-dire des masses formées à partir de cellules
gliales (des astrocytes le plus souvent).
Les cellules gliales présentes dans le SNP sont (figure 3e) :
- les neurolemmocytes ou cellules de Schwann, forment les gaines de myéline autour des
neurofibres du SNP
- les cellules gliales ganglionnaires entourent l’amas de corps cellulaires dans les ganglions.
On pourrait garder l’idée que les cellules gliales ne sont que de vulgaires cellules de soutien. Mais ne
concluons pas trop vite ! Des recherches récentes laissent croire qu’ils peuvent détecter l’activité des
neurones et communiquer entre eux, formant en quelque sorte un réseau parallèle aux neurones qui
participerait aussi au traitement de l’information. Curieusement, on a trouvé dans certaines régions du
cerveau d’Einstein un nombre de cellules gliales bien au-dessus de la moyenne !