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Avant-propos
J'ai eu l'extrême chance de bénéficier de maîtres
incomparables, Camille Joset, Pierre Lebrun et Jean Raes, à
Namur, Léon H. Dupriez et Philippe de Woot de Trixhe, à
Louvain, initiateurs d'une science économique, souvent
«insaisissable », comme le pense, non sans quelques raisons,
Claudio Magris, parce que profondément humaine. Je ne peux
aujourd'hui les oublier.
Comment remercier mon collègue Luigi Scandella,
économiste international à ING Belgique (ex BBL) qui m'a
ouvert, ces dernières années, des pistes nouvelles en matière de
cycles économiques? Nos fréquents entretiens m'ont permis de
renouer en profondeur avec ma formation de base, quelque peu
engourdie par des années de pratique du crédit sur le terrain.
Depuis, nous partageons une même complicité, tant pour le
Kondratieff que pour l'appréhension d'une économie épurée,
autant que possible, de tout préjugé idéologique. C'est ainsi que
nous tentons, dans un petit groupe tout à fait informel de
recherches, en liaison avec quelques facultés universitaires
belges, notamment avec Helmut Gaus, professeur à la Faculté
des sciences politiques et sociales de l'Université de Gand, de
mettre le Kondratieff dans tous ses états, tant en matière
économique que dans d'autres disciplines. Ce n'est donc pas
tout à fait par hasard que je parle un peu plus loin, non sans une
pointe d'humour, d'école du cycle, une école si buissonnière,
où chacun œuvre en persévérant dans sa singularité.
Mes collègues Annick Pierard, économiste, et Peter Vanden
Houte, Chief Economist, à ING Belgique, m'ont fourni
quelques précieuses informations. Je profite de l'occasion pour
saluer le dernier véritable service d'études économiques du
monde bancaire belge. Règne, aujourd'hui et partout, sur la vie
économique, le « financier », où l'économiste blanchit sous le
harnais de la stratégie d'investissements!
Jean-Pierre Boninsegna, Marc Blore et Roland Brunelli, mes
complices en syndicalisme, n'ont pas ménagé, avec quelle
ouverture d'esprit, leurs encouragements.
Je remercie aussi ma fille Pauline qui a assuré la mise en
page de ce texte, et, last but not least, mon épouse Oliva qui
subit, au quotidien, avec patience, le work in progress d'un
discours si technique. ..