Spectacle créé en mai 2010 à L’Aire Libre / Saint-Jacques-de-la-Lande.
FEYDEAU CAFÉ-CONCERT
On purge bébé
Mais ne te promène donc pas toute nue
Textes Georges Feydeau
Mise en scène Laurent Meininger
Chansons du répertoire d’Yvette Guilbert
© Jean-Luc Simon
FEYDEAU
CAFÉ-CONCERT
On purge bébé
Mais ne te promène donc pas toute nue
textes Georges Feydeau
mise en scène Laurent Meininger
jeu
Priscille Cuche, Marie-Laure Crochant,
Stéphan Gueydan,
Elios Noël, Boris Sirdey
costumes Myriam Rault
régie lumière Benoît Brochard
construction du décor Yann Cholet, David Thébault
régisseur David Thébault
chansons du répertoire d’Yvette Guilbert
production L’Aire Libre / Saint-Jacques-de-la-Lande,
L’Archipel / Fouesnant, Quai des Rêves / Lamballe
aide à la production de la DRAC Bretagne
avec le soutien du Théâtre du Canal / Pays de Redon
L’Aire Libre 2 place Jules Vallès – 35136 St-Jacques-de-la-Lande
02 99 30 70 70 / accueil@theatre-airelibre.fr / www.theatre-airelibre.fr
n° de licence d’entrepreneur de spectacles 1037019 / 1037020 / 1037021
Fils de l'écrivain réaliste Ernest Feydeau, Georges Feydeau se
tourne très tôt vers le monde des lettres. Encouragé par Eu-
gène Labiche, auteur de vaudevilles célèbres, il écrit deux co-
médies, Le Diapason et Amour et piano, ainsi que des mo-
nologues dont il fait la lecture dans des cabarets parisiens. A
25 ans il écrit et fait jouer Tailleur pour dames qui recueille
succès auprès du public et reconnaissance du milieu théâtral.
C'est en 1892, avec Monsieur Chasse qu'il devient célèbre.
Georges Feydeau écrit ses plus grandes réussites de 1892 à
1912 au rythme incroyable d'une pièce par an, On purge -
bé, Occupe-toi d'Amélie… Ses pièces ont toutes été saluées,
souvent imitées et sont encore jouées aujourd'hui. S'il domine
le théâtre de Boulevard de la fin du 19è siècle, son sens du
quiproquo et sa capacité à transformer une situation banale en
délire scénique, ont fait dire de lui qu'il a annoncé le théâtre
burlesque et l'absurde de Ionesco.
Georges Feydeau (1862 - 1921)
biographie
Résumés
On purge bébé (1910)
Mais ne te promène donc pas toute nue (1911)
On purge bébé (1910)
M. Follavoine, un fabricant de porcelaine, a invité à déjeuner, dans son
coquet appartement, un client de marque : Chouilloux, président de la
Commission qui doit statuer sur l'acquisition par l'Armée française de
pots de chambre destinés aux hommes de troupe. Il espère emporter le
marché, ayant mis au point un système de pots présumés incassables.
Pour mettre toutes les chances de son côté, il a invité également Mme
Chouilloux et son amant de cœur, un certain Truchet. L'infortune conju-
gale de Chouilloux est en effet de notoriété publique, et il eût été mal-
séant de ne pas inviter le trio au grand complet.
Mais un événement fâcheux va contrarier ses plans. Sa femme, Julie,
encore en bigoudis et robe de chambre, vient le trouver dans son bu-
reau pour se plaindre des caprices de leur fils Hervé, dit Toto : ce der-
nier, qui « n'a pas été » ce matin-là, refuse obstinément d'avaler le pur-
gatif qu'on lui destine. Chouilloux arrive sur ces entrefaites et s'efforce
de jouer les conciliateurs, lui-même ayant été soigné naguère pour
« constipation relâchée ».
Tout va se liguer contre Follavoine : deux pots de chambre lancés à titre
d'essai dans le couloir pour impressionner son client vont se briser en
mille morceaux ; sa femme excédée par l'attitude peu coopérative du
visiteur va le traiter publiquement de cocu ; l'arrivée intempestive de
Mme Chouilloux et de son amant mettra le comble à la confusion.
Follavoine, à bout de nerfs, quitte la maison, laissant en affectueux tête-
à-tête sa femme et son fils, qui n'a toujours pas pris sa purge.
Mais ne te promène donc pas toute nue (1911)
Le salon du député Ventroux. Celui-ci reproche à sa femme de se mon-
trer trop souvent en tenue légère devant leur fils ou devant Joseph, leur
domestique.
Lorsque M. Hochepaix, maire de Moussillon-les-Indrets et adversaire
politique de Ventroux, vient solliciter une faveur pour ses administrés,
Clarisse apparaît encore dans la même tenue, provoquant à nouveau la
fureur de son époux.
La jeune femme est piquée à la croupe par une guêpe. Persuadée que
son cas est grave, elle prie son mari de bien vouloir sucer la plaie. Ce
dernier s'y refuse. M. Hochepaix, sollicité à son tour, se dérobe égale-
ment. On va donc faire appel à un médecin.
Sur ces entrefaites, on annonce la visite de Romain de Jaival, journa-
liste au Figaro venu interviewer Ventroux. Celui-ci passe dans la pièce
voisine afin d'y poursuivre son entretien avec M. Hochepaix et il de-
mande au reporter de bien vouloir patienter quelques minutes. Survient
alors Clarisse qui, prenant Jaival pour le médecin, lui fait examiner l'en-
droit douloureux et extirper l'aiguillon. Entrant à ce moment précis, Ven-
troux, indigné, repousse brutalement le journaliste dont il révèle l'identi
à sa femme. Soudain il s'aperçoit que Clémenceau, son voisin, se
trouve à sa fenêtre: il a assisté au spectacle et il ricane. « Ah! je suis
foutu! ma carrière politique est dans l'eau! » s'exclame le parlementaire,
pendant que Clarisse, avec une inconscience désarmante, adresse de
petits saluts au tribun.
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