BE 10 - StMalo FougeÇres - Les Femmes de l`Economie

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NUMÉRO 10 - 2e trimestre 2016
CCI MORBIHAN
CCI SAINT-MALO FOUGÈRES
CCI RENNES
CCI QUIMPER CORNOUAILLE
CCI MORLAIX
CCI CÔTES D’ARMOR
CCI BREST
LE MAGAZINE DES CHAMBRES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE BRETAGNE
360°
ENTREPRENEURIAT
FÉMININ
Profession :
cheffe
d’entreprise
4/7
INITIATIVES
Des femmes commerçantes,
décidées à faire bouger leur
territoire
12/13
PRISE DIRECTE
Monter en compétences avec
des formations CCI
14
TREMPLIN
Un an pour devenir manager de
la distribution
VU
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI SAINT-MALO FOUGÈRES - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
3
Prorestel, le salon
professionnel de
la restauration
hors domicile
à Saint-Malo,
a accueilli
177 exposants lors
de sa 26e édition
Paul & Malo
4/7
INITIATIVES
Spécialiste des composants
électroniques, Adex compte
déjà deux extensions 8/11
8/11
360° BRETAGNE
12/13
PRISE DIRECTE
Profession : cheffe d’entreprise
La formation professionnelle répond
aux besoins des entreprises
14
TREMPLIN
Audioprothésiste : un secteur porteur
15
TEMPS FORTS
L’agenda des événements à ne pas
manquer ce trimestre
Directeur de la publication : Jean-François Garrec, président de la CCI Bretagne
Comité éditorial : François Clément, directeur général de la CCI Bretagne (pages 8 à
11), Lionel Guilloury, directeur général de la CCI Saint-Malo Fougères pour les pages
territoriales et Béatrice Cochard, présidente du groupe de travail Communication
Responsable de la publication : Charlotte Le Thiec, directrice communication CCI
Bretagne
Rédactrice en chef : Christelle Hall, [email protected]
Responsable édition : Myriam Masson, responsable communication
Rédaction : Anne-Elisabeth Bertucci et Myriam Masson (CCI Saint-Malo Fougères),
Véronique Maignant (en charge du cahier régional)
Conception graphique et réalisation : Dynamo +
Photographies : Fany Toporenko, Nicolas Farard et CCISMF, sauf mention.
Photographie de couverture : Getty Images
Publicité : Ouest Expansion 02 99 35 10 10
Sources Fil éco : Le Télégramme, CCI Saint-Malo Fougères
ISSN : 2272-2661 - Impression : Calligraphy Print (Châteaubourg)
Routage : Océa Routage - Dépôt légal : juin 2016
Quantité : 9 750 exemplaires
Bretagne Economique : CCI Bretagne - 1 rue du Général Guillaudot
CS 14422 - 35044 Rennes Cedex
C
S’engager pour le développement
des entreprises
omme vous le savez, les élections consulaires
approchent (du 20 octobre au 2 novembre),
annonçant ainsi la fin de mon mandat en tant
que président de la CCI Saint-Malo Fougères.
Élu de la CCI Saint-Malo depuis 1976 et président depuis
1998, ce n’est pas sans un pincement au cœur que je
vais passer le relais au prochain président de la future
CCI Ille-et-Vilaine au mois de novembre cette année…
En tant que commerçant malouin, mon investissement
pour favoriser le développement des entreprises a
commencé avant tout sur Saint-Malo, puis sur Fougères
avec la fusion avec la CCI du pays de Fougères en 2011.
Youenn Le Boulc’h
Mes objectifs sont restés intacts toutes ces années :
Président de la CCI
accompagner et conseiller les entreprises tout au long
Saint-Malo Fougères
de leur vie, former les salariés et les jeunes, favoriser
le développement du territoire en investissant dans des outils, analyser le contexte
économique afin d’anticiper, innover, animer…
Les actions de la CCI sont donc nombreuses et les chiffres l’attestent. En 2015, plus
de 2 000 entreprises, sur les 10 000 que compte notre territoire, ont eu un rendezvous avec nos conseillers. Près de 2 300 porteurs de projet ont été accueillis. 507
entreprises ont été créées, 165 ont été reprises, pour un taux d’accroissement de
2,1 % contre 1,7 % au niveau de la Bretagne.
2,95 M€ d’aides ont été apportées aux entreprises via l’accompagnement de la CCI
pour 101 projets soutenus. Côté formation, 5 000 stagiaires salariés sont formés
chaque année. Plus de 800 jeunes sont en formation longue diplômante ou qualifiante
et 600 en alternance. Que dire du trafic passagers et marchandises au port de SaintMalo : 1,6 million de tonnes de marchandises et 1,1 million de passagers !
Ces résultats sont ma satisfaction. Ces résultats sont le fruit d’un travail exemplaire
des collaborateurs CCI. Je tiens à les remercier pour leur investissement. Je
n’oublierai pas mes amis élus qui ont œuvré à mes côtés avec la même ambition.
Christian Morvan (1976-1988), Daniel Roullier (1988-1992) et Michel Guérin (19921998), anciens présidents CCI, m’ont guidé dans mes débuts et leur accompagnement
a été précieux.
40 ans de fidélité au monde consulaire, il est temps pour moi de passer le relais.
Stéphane Maillard
INITIATIVES
FOCUS
Monique Coupé, co-fondatrice d’Adex Electronique
SOUS-TRAITANCE INDUSTRIELLE
Adex Electronique,
expert des séries sur-mesure
En 1995, Monique Coupé, son associé Gaétan Auffray et Alain Le Roc’h de la société AES Laboratoires, lancent Adex Électronique,
spécialisée dans l’assemblage de composants et câblages électroniques. Les qualités relationnelles de la dirigeante ont contribué
au développement de l’entreprise.
Comment caractériser l’entrepreneuriat au féminin ? À la question,
Monique Coupé, fondatrice d’Adex,
répond volontiers que tout est affaire
de tempérament. En la matière, la
dynamique dirigeante n’en manque pas. À l’aise
comme un poisson dans l’eau, cette femme
de caractère navigue dans la sous-traitance
­industrielle depuis plus de 20 ans.
C’est à la suite d’un double licenciement économique en 1995 que Monique Coupé et son associé
Gaétan Auffray ont décidé d’entreprendre et de
créer cette société, spécialisée dans l’assemblage de composants et câblages électroniques.
SAINTDOMINEUC
« Gaétan Auffray ? C’est mon complément d’objet
direct », souligne-t-elle. Entre les deux dirigeants,
les rôles se sont répartis naturellement. Tous
deux savent s’appuyer sur leurs compétences
mutuelles. Lui assure le volet technique, elle,
les relations avec les clients, les fournisseurs,
le management. « Il est vrai que je recherche une
qualité relationnelle avec mes interlocuteurs », note
Monique Coupé pour qui la parole donnée n’est
pas qu’une vaine posture commerciale.
Maternante, attentionnée certes, mais aussi
chef d’entreprise accomplie, elle a su « prendre
le train en marche lorsqu’il est passé ». La petite
entreprise basée à Saint-Domineuc, poursuit une
croissance maîtrisée dans un univers fragile où
tout fonctionne en flux tendu. « Le monde de la
sous-traitance peut se résumer en trois mots : prix,
délais, capacité de production », assure Emmanuel
Delaunay, l’un des deux fils de Monique Coupé,
en charge du développement commercial depuis
2010. Cette même année, les associés ont racheté
les parts d’Alain Le Roc’h.
UN AUDIT POUR RATIONALISER LES FLUX
Après une première extension du site de production en 2006, une deuxième opération encore
plus ambitieuse a doublé la surface de l’usine,
de 1 000 à 2 000 m² en 2014. Un investissement
FIL ÉCO
2,95 M€
d’aides apportées aux entreprises
en 2015 via l’accompagnement de la
CCI pour 101 projets soutenus
74
tel est le pourcentage d’aides financières
accordées aux entreprises du secteur industriel
de Saint-Malo Fougères (2,19 M€ sur les 2,95)
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI SAINT-MALO FOUGÈRES - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
important (1,30 million d’euros) s’accompagnant
de l’acquisition de machines pour gagner de
nouveaux marchés. Cette extension a également
permis d’embaucher, l’effectif étant passé de 45
à 65 personnes. Morgane Pennec a accompagné
les dirigeants, dans la recherche de financement
en particulier. « Adex a pu bénéficier d’une subvention départementale et du fonds de revitalisation
(régional) qui soutient l’investissement des PMETPE, souligne la conseillère industrie de la CCI
SMF. Nous sommes là pour aider les entreprises à
trouver des solutions et les accompagner dans leur
projet de développement. »
Deux ans après l’agrandissement des locaux,
Adex, toujours en expansion, se trouve déjà un peu
à l’étroit. Les dirigeants ont été mis en relation par
Morgane Pennec avec un consultant spécialiste
EN BREF
de l’industrie. Prochain objectif ? Rationaliser
l’ensemble des flux (production, information,
logistiques…) pour gagner du temps, de l’espace.
Et toujours plus de confort pour l’ensemble des
salariés.
Saint-Malo : 32 paquebots
en escale cette année
REPÈRES
Création d’Adex Électronique en 1995
Dirigeants : Monique Coupé et Gaétan Auffray
Première extension des locaux en 2006
Doublement de la surface du site de production en
2014 : 2 000 m²
Nombre de salariés : 65 en 2016
Chiffre d’affaires : plus de 9 millions d’euros en 2016
Secteur d’activité : assemblage de composants
électroniques
Vidéo de présentation à voir sur Youtube
FAIT ICI
À Fougères,
Patisfrance
voit double
L
e chantier de l'usine Patisfrance avance
à grands pas. Dans quelques mois, le
site fougerais du groupe belge Puratos
(leader mondial sur le secteur des ingrédients et solutions de boulangerie, pâtisserie et
chocolaterie) disposera d'un outil de production
flambant neuf. Une nouvelle ligne de production
viendra compléter les deux existantes, avec de
nouveaux locaux de stockage, de maintenance et
d'entretien à la mesure d'une activité en pleine
croissance. L'usine de production (7 000 tonnes
annuelles) va doubler sa surface avec 1 600 m²
­supplémentaires.
La directrice Corinne Sabathé se félicite de cette
opération qui va permettre de répondre à une
nouvelle tendance du marché : une production
labellisée Clean, sans conservateur, sans amidon
modifié, en mode aseptique. « Nous travaillons
des formulations sur-mesure pour nos clients,
principalement les fabricants de glaces, pâtisseries
22,5 %
Nicolas Farard
Dirigé par Corinne Sabathé depuis 2007,
le site de production du groupe belge
Puratos emploie aujourd'hui 32 salariés.
L'usine fougeraise poursuit sa croissance
avec un projet d'extension de 1 600 m2, en
cours de réalisation.
Corinne Sabathé, directrice de Patisfrance
et biscuiteries. Que ce soit dans les notes chaudes
(sauces et nappage chocolat ou caramel…) ou les
notes de fruits (coulis, fourrages…). En effet, notre
site dispose d'un laboratoire R&D et de contrôle
qualité dédié. Ce nouvel outil, entièrement automatisé va faciliter les opérations de production et
améliorer la reproductivité des formules. »
Salariée de Patisfrance depuis 23 ans et responsable du site depuis 8 ans, Corinne Sabathé prône
un management humain, soucieux des conditions de travail et de perspectives d'évolution des
32 salariés. La culture d'entreprise reste l'une de
ses priorités. Ce projet d'extension a été porté par
les salariés, consultés à tous les échelons afin de
faire évoluer les postes de travail dans le bon sens.
Le coup de cette opération (5,3 M€) est un signe
de confiance fort de la part du groupe Puratos qui
a préféré investir sur le site fougerais plutôt que
dans d'autres filiales européennes.
d’aides financières accordées à la
création/reprise des entreprises
(663 930 €)
3,4
5
Depuis le 14 avril et jusqu’au
26 octobre, 32 ­paquebots
de croisière feront escale à
Saint-Malo. À leur bord des
Américains (65 % du total
des passagers en 2015), des
Britanniques (19 %) et des
Allemands (16 %).
En 2016, huit escales
inaugurent la destination,
dont celle du vendredi
10 juin, avec le
Magellan, un navire de
222 mètres transportant
1 500 personnes. Les
chiffres repartent à la
hausse, après deux saisons
mitigées. Le 11 août, avec
trois escales programmées,
près de 2 000 passagers
devraient débarquer dans la
cité corsaire !
Quel est le programme
de ces croisiéristes ?
Tous arpentent les pavés
malouins, beaucoup partent
en excursion au Mont-SaintMichel, tandis que d’autres
visitent Dinard, Dinan et
Cancale.
La CCI Saint-Malo Fougères
estime les retombées économiques à 150 €/passager, sachant qu’une escale
ne dure qu’une journée.
Saint-Malo, avec son
démarchage auprès des
armateurs lors des salons
internationaux, est le
quatrième port en nombre
d’escales de paquebots
sur la façade Manche-­
Atlantique, devant les ports
de Brest et Lorient.
tel est le pourcentage d’aides financières
accordées aux entreprises du secteur
commerce (101 167 €)
ENSEMBLE
UNIONS COMMERÇANTES
Un trio de tête
Nicolas Farard
Christine Rouxel à Combourg, Laurence Goudal à Fougères, Fabienne Essirard à Dol-de-Bretagne : toutes trois sont à la tête de
l'union des commerçants de leurs communes. Ces commerçantes engagées et fédératrices font bouger leur territoire !
F
édérer ! D'une même voix, elles le répètent
à l'envi… Ces femmes commerçantes engagées pour leur commerce et leur territoire, ont décidé de jouer la carte de la
solidarité et du rassemblement.
Fabienne Essirard à Dol-de-Bretagne, ­Christine
Rouxel à Combourg et Laurence Goudal à
­Fougères partagent plusieurs points communs.
Chefs d'entreprises, elles ont repris les rênes
de l'union des commerçants (UC) de leurs
­communes.
À Combourg Christine Rouxel cultive la proximité,
aussi bien avec sa clientèle qu'avec ses adhérents : « J'ai repris un magasin de lingerie en 2013
après un parcours professionnel dans un tout autre
secteur. En 2015, j'ai succédé à la présidente de l'UC
avec comme objectif de fédérer plus de commerçants, d'artisans, industriels et professions libérales
au sein de l'association. Aujourd'hui, nous sommes
45 adhérents pour une commune de 5 400 habitants. J'ai fait du rassemblement la priorité de mon
mandat. Il faut se serrer les coudes pour mettre
en avant les atouts de Combourg, son centre-ville
et le rendre encore plus attractif pour nos clients.
Pour cela, nous nous sommes rapprochés du réseau
28
associatif, de l'office de tourisme, de la mairie afin de
mettre en place des actions communes. Ainsi nous
nous associons à chaque temps fort ou événement
organisés par la ville ou des associations, tout en
proposant nos propres opérations commerciales
durant l'année. Nous partageons notre vécu et nos
idées avec d'autres UC lors de réunions régulières
initiées par la CCI SMF. Ce retour d'expériences est
enrichissant, les bonnes idées doivent se p
­ artager ! »
RASSEMBLER ET DIALOGUER
Installée à Dol-de-Bretagne depuis neuf ans
avec son mari, Fabienne Essirard, bijoutière de
profession, mise elle aussi sur le réseau et… la
communication. « Il me paraît important de travailler pour développer la notoriété de Dol. Pour
ce faire, il faut rassembler et jouer la synergie
avec les commerçants mais aussi les artisans, les
industriels, les associations, le comité des fêtes et
toutes les forces vives de la commune. Trois fois
par an, nous organisons des opérations avec des
lots importants à gagner, comme des voyages.
Cela contribue à redynamiser les commerces, tout
comme les campagnes radio que nous avons initiées
avec RFM. 365 spots sont diffusés chaque année
unions commerciales sur le territoire de
la CCI Saint-Malo Fougères
pour faire parler de Dol et de ses atouts. Aujourd'hui,
l'UC compte 80 adhérents. Il faut continuer à fédérer. Nous sommes tous sur le même grand bateau.
Autant aller dans le même sens. »
Même dynamisme, même credo à Fougères où
Laurence Goudal, présidente de l'association
commerces ville de Fougères (CVF), entend
fédérer plus de commerçants. « La CCI nous
aide notamment pour créer un dialogue encore
plus étroit avec la mairie sur des problématiques
précises. Dernièrement, nous avons pu travailler
ensemble sur des questions de stationnement et
d'aménagement des trottoirs ou encore établir
ensemble un calendrier de travaux moins gênants
pour l'activité commerciale. Ces actions de concertation viennent en complément de nos animations
régulières (braderie, marché de Noël, tombola…) ou
exceptionnelles. »
Avec le soutien de l'association et l'aide de la mairie, quatre artisans d'art vont s'installer via des
baux précaires dans des cellules commerciales
vides depuis plusieurs années. Une initiative prometteuse qui devrait dynamiser le centre ville tout
en jouant la carte de la solidarité.
1 600
commerçants adhèrent aux
unions commerciales
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI SAINT-MALO FOUGÈRES - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
PAROLE D’EXPERTS
Comment fonctionnent les ateliers Eurêkaweb tourisme ?
Elisabeth Gouzien, CCI
Proposés depuis plusieurs
années, les ateliers
Eurêka web rassemblent
les professionnels du
tourisme bien conscients
de l'importance du digital
pour le futur de leur
entreprise. Elisabeth
Gouzien les accompagne
dans le développement
de leur stratégie web
marketing.
Le digital comme outil central
de la stratégie marketing.
Aujourd'hui, tous les professionnels du tourisme savent
bien que le développement de
leur entreprise passe par le
Web en général et les réseaux
sociaux en particulier.
De fait, le besoin de maîtriser
ces nouveaux codes et usages
de l'économie numérique
s'exprime clairement. Afin de
répondre à cette attente forte,
la CCI Saint-Malo Fougères et
le groupement d'intérêt touristique (GIT) du pays de la baie du
Mont Saint-Michel-Bretagne
Romantique-Dol-de-Bretagne,
ont lancé en 2011, les ateliers
Eurêka web tourisme.
Initiée sous forme de conférence dès 2009, la formule a
évolué vers ces rendez-vous
pratiques, en petits groupes
de 10 personnes planchant
sur des thématiques bien précises. « Avec quelques années de
recul, on constate que les ateliers
­Eurêkaweb ont façonné l'arma-
ture numérique des professionnels du tourisme sur le territoire, note Elisabeth Gouzien,
conseillère tourisme de la
CCISMF. Nos interlocuteurs –
restaurateurs, commerçants,
hôteliers, offices de tourisme,
etc.- souhaitent du pratico-pratique. Ces rendez-vous numériques sont constitués de 19 ateliers répartis sur deux ans et six
cycles. Le numérique constitue
l'outil et le marketing, la stratégie pour développer cet outil. Les
deux sont indissociables. »
Les cycles abordent ainsi différentes thématiques telles que
la relation client, les bonnes
pratiques du e-tourisme, la
déferlante de l'internet mobile,
la commercialisation de l'offre
et les réseaux sociaux. « La
demande de formation reste forte
sur ce thème et principalement
autour du bon usage de Facebook
et Google +, note la conseillère
qui anime les sessions avec
Marianne Abgrall du GIT.
Certains professionnels ont peu
d'expérience dans ce domaine.
D'autres sont déjà plus avancés.
D'où l'intérêt d'être en groupe
pour bénéficier du partage
d'expérience. »
Le programme qui vise 600
acteurs du secteur touristique sur le territoire malouin,
devrait évoluer une fois encore
vers une formule sur-mesure,
afin de répondre précisément
aux attentes de chacun. Un
accompagnement plus adapté
et toujours plus concret. Pour
évoluer à la vitesse numérique.
CONTACT
[email protected]
02 99 20 63 06
7
BRETAGNE
360
Marie-Anne
Simon,
élue CCI Bretagne
La prochaine cérémonie des Trophées grand-ouest des femmes de l’économie se
tiendra à la Baule, le 30 septembre. Elle sera présidée par Anna Beyou.
GRAND ANGLE
ENTREPRENEURIAT FÉMININ
Vous aussi, lancez-vous !
Alors que la question de la parité homme-femme est au cœur des politiques publiques et des débats de société, le nombre de
femmes dirigeantes d’entreprise progresse... lentement. Comment l’expliquent-elles ? Comment envisagent-elles leur fonction ?
Rencontres avec des femmes qui font l’économie bretonne.
plus conscience de leur talent. Aujourd’hui, la transition numérique leur permet d’exercer leur activité
professionnelle tout en restant proche de leur famille.
Au sein des principaux réseaux féminins en Bretagne,
tels que Entreprendre au féminin Bretagne, Femmes
de Bretagne ou encore Force femmes, les porteuses
de projet trouvent des réponses à leurs questions et
plus encore, la confiance, le courage et l’énergie dont
elles ont besoin pour se lancer. À mes yeux, il n’existe
pas un modèle de femme dirigeante, ni un modèle
d’homme dirigeant : l’équipe a du génie ! L’entreprise
est un acteur économique avec un rôle sociétal. Il
est logique qu’elle soit composée d’hommes et de
femmes animés par un chef d’orchestre : le chef
d’entreprise. »
S’APPUYER SUR DES RÉSEAUX
LA CRÉATION D’ENTREPRISE
PRIVILÉGIÉE PAR LES FEMMES
Si la représentation féminine dans les sphères
dirigeantes reste faible, « le monde bouge et je suis
très confiante sur une évolution rapide de l’entrepreneuriat féminin », note Marie-Anne Simon, chef
d’entreprise, élue au sein des CCI de Bretagne et
Rennes, et représentante de la chambre de région
aux Trophées des femmes de l’économie.
« Je constate que les femmes prennent de plus en
30-50
Les modes d’accès aux fonctions de dirigeant(e)
d’entreprise varient sensiblement en fonction
du genre*. Si les femmes comme les hommes y
accèdent d’abord en créant eux-mêmes ou en rachetant leur entreprise (44 % pour les premières
et 43 % pour les seconds), elles en prennent la
tête le plus souvent par transmission familiale
tranche d’âge où les femmes se lancent
le plus dans la création d’entreprise
(étude KPMG)
(22 % contre 16 % pour les hommes et beaucoup
moins par recrutement externe, 7 % contre 14 %
pour leurs homologues masculins).
Anna Beyou fait partie de ces femmes qui ont créé
leur entreprise, guidées par l’envie de vivre de leur
passion. En 2010 elle s’associe avec Jean-Baptiste
Roger et Erwan Goullin pour créer 727 Sailbags.
Basée à Lorient, la PME
développe une gamme
de produits designés et
confectionnés à partir de
voiles 100% recyclées.
Elle connaît rapidement
le succès et emploie
aujourd’hui une trentaine
de salariés pour un CA de
2 millions d’euros.
« CESSER DE
CULPABILISER »
« Chez 727 S ailbags,
l’équipe est majoritairement féminine mais la
recherche de l’équilibre
est indispensable. À com-
1
Fanch Galivel
E
n France, 30 % des créateurs d’entreprises sont des femmes mais elles ne
sont que 14 % à la tête des entreprises de
plus de 50 salariés.
En Bretagne, 7,1 % des établissements de
10 ­salariés et plus, ressortissants des CCI, sont
dirigés par des femmes, un chiffre en stagnation
depuis plusieurs années (source : CCI Bretagne).
De manière à les encourager à se lancer dans
l’aventure de l’entrepreneuriat, le réseau des CCI
soutient des initiatives comme celle du ministère des Droits des femmes, qui a élaboré en
2014 un programme d’aide avec l’accès facilité
au crédit bancaire et un travail avec les réseaux
­d’accompagnements.
Anna Beyou, marraine du Trophée
des femmes de l’économie.
femme dirigeante sur 10 considère qu’être
une femme a constitué un obstacle pour
sa prise de fonction
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI BRETAGNE - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
9
PAROLE D’ÉLUE
« Les chambres de commerce et d’industrie sont en pleine mutation et la loi du 4 août 2014
pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes prévoit une exigence de parité dans les
binômes titulaires-suppléants candidats aux CCI de région. Cette disposition aura pour effet
d’augmenter considérablement la présence féminine dont le nombre d’élues au niveau régional est aujourd’hui de 5 sur un total de 56 !
J’invite les femmes entrepreneures à prendre toute leur place dans les prochaines équipes.
S’engager à la CCI, c’est apporter sa contribution, les connaissances de son métier dans une
équipe d’élus venant de toutes les professions avec la volonté de tout mettre en œuvre pour
favoriser le développement économique de notre région. »
pétences égales, les femmes sont plus intuitives et
plus adaptables. La pugnacité, la force de créativité et
mon enthousiasme sont, je pense, les atouts que mes
collaborateurs retiennent dans mon style de management. La mutation sociétale est longue et je continue
à faire rentrer trois journées en une pour assumer à la
fois mon rôle de mère, d’entrepreneuse et de femme.
Aujourd’hui, l’entreprise arrive à un tournant. Sa croissance est telle que je dois accepter de lâcher prise sur
certaines fonctions pour continuer à voir grandir mes
enfants. J’invite les femmes à cesser de culpabiliser et
à reconnaître que c’est parfois difficile d’être sur tous
les fronts. Je suis à cheval entre la génération X et Y, de
nouveaux métiers émergent et même si je constate
des évolutions dans l’écosystème entrepreneurial, le
chemin à parcourir reste long pour que les femmes
occupent un jour leur place dans un monde encore
et toujours dirigé par les hommes. Il y va pourtant du
développement de notre économie, de la création de
richesses et d’emplois dans notre pays. »  Femme
d’engagement, Anna Beyou a accepté d’être la
marraine de l’édition 2016 des Trophées des
femmes de l’économie grand ouest, qui se tiendra
à La Baule le 30 septembre prochain.
TROPHÉES DES FEMMES DE L’ÉCONOMIE,
LA FORCE DE L’EXEMPLE
Rassemblant les principaux réseaux féminins
au sein de son jury, les Trophées des femmes de
l’économie mettent en avant la réussite professionnelle et l’investissement des femmes dans
l’économie de leur région. L’aventure a commencé en 2010 en région Paca et s’étend désormais
sur six territoires dont le grand ouest (Bretagne
et Pays de la Loire). Pour mémoire, la Bretonne
Rachel Denis-Lucas, codirigeante de l’entreprise
Denis Matériaux (35), a été lauréate nationale
2015 dans la catégorie Femme chef d’entreprise.
« Engagée dès le départ dans le projet des Femmes
de l’économie à l’échelle de notre région, reprend
Marie-Anne Simon, je participe avec un intérêt
croissant au jury des Trophées et ne cesse d’être
impressionnée par les qualités des candidates, leur
engagement dans la réussite de leur entreprise. Je
suis admirative de leur envie de faire toujours mieux.
À chaque cérémonie, nous rencontrons des femmes
heureuses d’être “enfin” reconnues. Les femmes
sont des hommes comme les autres et elles ont
toute leur place dans l’économie de notre région.
La wonder-woman n’existe pas. »
Et Anna Beyou de renchérir : « Il est indispensable
de s’engager, d’encourager les autres femmes à se
lancer et montrer que la réussite est toujours possible. Les Trophées apportent une réelle visibilité,
un réseau et la reconnaissance. C’est essentiel pour
garder confiance en soi ! »
* Étude KPMG – Portraits de femmes dirigeantes - juin 2015
PRINCIPAUX RÉSEAUX
FÉMININS DE SOUTIEN À
L’ENTREPRENEURIAT
• Entreprendre au féminin Bretagne
www.entreprendre-au-feminin.net
• Femmes de Bretagne
www.femmesdebretagne.fr
• F orce Femmes : www.forcefemmes.com
ZOOM
SUITE ZOOM
« Avant tout, croire en soi-même ! »
Michaela Langer
a fondé Triskem
International en
2007 à Bruz (35),
lors d’une cession
par la maison
mère Eichrom
Technologies Inc. Spécialisée en procédés de
fabrication de résine, elle travaille à 74 % à l’export.
Née en Allemagne, docteur en chimie,
Michaela Langer a saisi l’occasion de prendre
un poste en France en 1997, quand son employeur, le groupe
américain Eichrom, a ouvert un bureau de vente à Paris. « Je
n’avais que 30 ans mais j’ai obtenu le poste. Je maîtrisais
parfaitement l’anglais, beaucoup moins le français mais
j’ai appris sur le tas. À l’époque, nous étions très peu de
femmes à travailler dans ce secteur mais j’ai toujours pensé
+0,7 %
que je pouvais faire exactement comme un homme. C’est
une question de courage et de désir d’entreprendre. »
En 2003, Eichrom Europe s’installe à Bruz près de
Rennes et Michaela Langer en prend la tête. Elle la dirige
jusqu’en 2007, car cette année-là, Eichrom décide de
céder une partie de son activité. « Après avoir gravi tous les
échelons, je ne me voyais pas reprendre un poste de cadre
au sein d’une entité française. J’avais goûté à la liberté
d’entreprendre, je tenais à la garder. J’ai donc proposé de
racheter l’activité historique d’Eichrom Europe et le droit
à la production de résine en France. Nous avons signé le
contrat de rachat au début de février 2007 et j’ai accouché
de ma fille 15 jours après ! Rien ne pouvait m’arrêter. Avant
tout, il faut croire en soi-même. » C’est ainsi que la SAS
Triskem voit le jour (chiffre d’affaires de 2,25 M€).
« J’embauche des compétences, pas des sexes »
« Nous avons commencé à six, nous sommes aujourd’hui
évolution du nombre de femmes
dirigeantes en Bretagne entre 2003 et 2013
3 485
quinze personnes dont neuf femmes occupant à parts
égales avec les hommes des postes à responsabilités.
Travailler avec une équipe mixte est un réel avantage
pour l’entreprise car chacun a ses forces et ses faiblesses.
Cependant, ne vous méprenez pas, je ne suis pas féministe,
j’embauche des compétences, pas des sexes. Mon
engagement au sein des Femmes de l’économie tient dans
ma volonté de montrer aux jeunes, filles et garçons, que
malgré la situation économique actuelle, il faut oser, avec de
la confiance, tout est possible. Les freins à l’entrepreneuriat
sont et restent l’éducation. Il est indispensable de donner
aux enfants dès leur plus jeune âge la liberté de choix, la
confiance en soi. Aux femmes, j’ai envie de leur dire, allez-y,
osez vous mettre en avant ! »
En 2014, Michaela Langer a reçu le prix de la femme
chef d’entreprise Bretagne aux Trophées des Femmes
de l’économie : « Un grand moment et une vraie fierté qui
récompensait toute l’équipe ! »
c’est le nombre de profils actifs sur le
site internet des Femmes de Bretagne
ZOOM
« Il faut cesser de s’interroger sur les différences »
Morgane Le Meur
a racheté en 2003
l’hôtel-restaurant
quatre étoiles
Castel Beau Site à
Ploumanac’h (22).
Elle le dirige avec
son mari en cultivant
l’esprit de famille.
Issue d’une famille d’industriels - son père
dirigeait la SA Daunat, leader sur le marché
du sandwich - Morgane Le Meur a tout naturellement fait
ses premières armes dans l’entreprise familiale. Attirée par
le domaine de l’hôtellerie, elle décide de voler de ses propres
ailes et démarre son activité avec le groupe brestois B&B.
En 2003, l’opportunité de racheter le Castel se présente :
« L’endroit était encore exploité sous une forme de centre
de vacances pour l’armée, mais j’ai tout de suite pris
conscience du potentiel exceptionnel du site. »
Elle ouvre l’hôtel-restaurant qu’elle baptise Castel Beau
Site dans une logique de positionnement moyen de
gamme. « Après quelques années, l’emplacement n’a plus
suffi. Nous étions un bon deux étoiles mais un mauvais
trois étoiles. Il était nécessaire de passer à la vitesse
supérieure. » Cette nouvelle étape, elle l’entreprend en
2008 en engageant de très gros travaux de manière à
faire entrer son établissement dans le haut de gamme.
Fort de 33 chambres avec vue sur mer, le Castel Beau Site
a décroché quatre étoiles. Il emploie 35 personnes, « autant
d’hommes que de femmes » précise-t-elle.
Mettre en avant nos entreprises
Depuis l’ouverture, Morgane Le Meur mène cette aventure
avec son mari : elle s’occupe de l’hôtel, lui, du restaurant.
« C’est un vrai soutien car nous sommes complémentaires. »
À la question sur les freins à l’entrepreneuriat au féminin,
elle répond : « Je pense qu’il faut cesser de s’interroger sur
les différences entre hommes et femmes dans la capacité
à entreprendre. Piloter une entreprise demande beaucoup
de travail et les femmes sont extrêmement travailleuses
par essence. Quand les enfants arrivent, certes les journées,
voire les nuits s’allongent, mais au final c’est d’abord la
passion qui anime tout individu. Sans elle, on n’est rien !
Aujourd’hui, je peux vous dire que c’est tout naturellement
que mon fils de six ans me demande si je travaille ou non
ce soir. »
Quand le réseau des femmes de l’économie l’a sollicitée
pour participer aux Trophées 2015, la dirigeante a accepté
par curiosité. « J’ai découvert d’autres femmes, avec
d’autres projets et des parcours de haut niveau. J’ai noué
des amitiés. De telles initiatives permettent à un moment
donné de positionner les femmes, de mettre en avant nos
entreprises, mais aussi de se créer un réseau et de faire du
business. Je pense qux’il ne faut pas nier ce dernier aspect,
il est même essentiel ! »
Effet ricochet ou pas, elle a reçu en janvier 2016 la médaille
du tourisme, fierté qu’elle a une nouvelle fois partagée avec
toute son équipe.
Métallurgie : « Les mentalités évoluent »
Gwenaëlle Brenner
a créé, fin 2011,
G2H29, spécialisée
dans le traitement
de surface. Depuis,
elle a multiplié son
chiffre d’affaires
par trois et pilote
un effectif de dix
personnes.
C’est à 38 ans, après avoir occupé trois
postes en tant que salariée dans des PME à
forte technicité, que Gwenaëlle Brenner décide de créer
son entreprise. « Ma dernière expérience a marqué un
tournant dans ma trajectoire professionnelle. Recrutée
comme DG au sein d’un groupe national de galvanisation,
je ne bénéficiais pas de la même reconnaissance que les
hommes à poste équivalent, notamment sur le plan de la
rémunération. Je devais souvent me battre pour montrer
30 %
qu’en tant que responsable du site, j’étais la seule habilitée
à prendre les décisions et l’interlocuteur le plus haut
placé. Toutes ces incompréhensions ainsi que quelques
divergences de vue en matière de stratégie m’ont amenée
au bout de dix-huit mois à me séparer à l’amiable de mon
employeur. Ma décision était prise, toute l’énergie que je
mettais depuis quinze ans au service des autres, j’allais la
mettre dans ma propre entreprise. »
Les réseaux féminins, pour prendre confiance
« Lorsque j’ai présenté mon dossier de financement aux
banques en septembre 2011, il a été plutôt bien accueilli.
Je maîtrisais mon sujet, j’étais passionnée et j’avais deux
femmes comme interlocutrices. Je pense qu’elles m’ont
défendue car en matière de création d’entreprise, les
banques accordent moins de financements aux femmes
qu’aux hommes. C’est un véritable frein pour des activités
comme la métallurgie où les investissements de départ sont
assez lourds. »
L’autre obstacle rencontré par Gwenaëlle Brenner
de femmes créatrices
d’entreprises en France
concerne le droit au congé maternité accordé aux
femmes dirigeantes. Ce droit est de 44 jours. « Quand
j’ai accouché début 2012, soit quelques semaines après
avoir démarré mon entreprise, j’ai dû faire pression pour
obtenir une dérogation afin que mon enfant soit pris en
crèche à 2,5 mois au lieu de 3 mois, l’âge minimum requis.
Durant cette période, le soutien familial est indispensable,
les modes de garde à 44 jours étant inexistants. »
Ces obstacles de début de parcours n’ont pas entamé son
enthousiasme. « Aujourd’hui, je suis reconnue pour mes
compétences. C’est une réelle fierté que je partage au
quotidien avec mon équipe, sans qui l’entreprise n’existerait
pas. Être femme dirigeante dans un milieu aussi masculin
que la métallurgie reste encore rare, mais les mentalités
évoluent. Les réseaux comme les Femmes de l’économie
ou Entreprendre au féminin Bretagne nous aident à prendre
confiance en nous, ils nous orientent vers les bonnes
personnes. J’invite toutes les jeunes femmes à s’appuyer
sur de tels réseaux pour aller jusqu’au bout de leur rêve. »
5 millions
c’est le potentiel de nouvelles
entrepreneures en France
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI BRETAGNE - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
POINT DE VUE
Jean-François
Garrec,
Président de la CCI Bretagne
11
2016, année d’élections pour les CCI
Face aux nouvelles compétences économiques de la Région, quelle est la
place des CCI ?
Les compétences renforcées de
la Région mais aussi le retrait des
Départements dans certains domaines
et le rôle croissant des EPCI, nous
montrent combien depuis le 1er janvier,
le paysage du soutien au développement
économique est mouvant. Dans cette
période de transition, il est essentiel de
garantir aux entreprises des réponses
adaptées à leurs besoins, et de proximité, capable de stimuler la reprise de
l’activité au service de l’emploi. Avec
nos 350 conseillers répartis sur tout
le territoire, les CCI les accompagnent
déjà dans bien des domaines : créationtransmission-reprise d’entreprises,
commerce, tourisme, industrie ou
encore leur transition énergétique et
numérique. En matière d’innovation,
une meilleure coordination entre les
différents acteurs présents sur le terrain à l’image de ce qui a déjà été fait
avec ­Bretagne ­commerce international
serait un réel bénéfice. Ainsi, la connaissance du tissu économique local et le
lien naturel avec le monde de l’entreprise nous permettent de s’affirmer
comme partenaire de ce futur service
public du développement économique,
aux côtés de la Région et des futurs
EPCI.
En matière de formation, comment
s’articulent vos missions avec la
Région ?
Les CCI constituent le deuxième formateur français après l’Éducation nationale. Au regard de cette expertise, nous
sommes un interlocuteur privilégié de
la Région, désormais chef de file en matière de formation professionnelle. Son
rôle accru notamment dans le soutien
à l’apprentissage au travers de l’affectation des fonds de la collecte de la taxe
d’apprentissage devrait assurer à l’avenir, aux quatre CFA gérés par les CCI,
une certaine constance de leur revenu.
Ils sont fort justement un des outils sur
lequel « le plan breton de mobilisation
pour l’emploi », déclinaison du plan
d’urgence élaboré au niveau national, va
s’appuyer. Je rappelle qu’aux termes de
ce plan, la Bretagne doit être en capa-
cité d’assurer près de 18 000 formations
supplémentaires aux demandeurs
d’emploi par rapport à 2015.
Les élections consulaires approchent,
que souhaitez-vous dire aux chefs
d’entreprise ?
Ces élections sont primordiales
aujourd’hui avec, à l’horizon 2017, un
réseau consulaire breton qui se réforme
et se réorganise territorialement
comme régionalement. Mais cela fait
désormais 3 ans que chaque année le
Gouvernement diminue nos ressources
tout en nous demandant de faire plus et
mieux auprès des entreprises. De fait
ce scrutin représente une réelle opportunité pour réaffirmer notre légitimité
auprès de l’État et de nos partenaires.
Initialement prévu fin 2015, il a été
repoussé d’un an en raison des élections régionales et se déroulera donc du
20 octobre au 2 novembre prochain. Je
souhaite que vous soyez les plus nombreux possible à faire entendre votre voix
en allant voter pour celles et ceux qui,
demain, seront l’interface privilégiée
entre vous et les pouvoirs publics.
EN BREF
OPEN DE
L’INTERNATIONAL :
4e ÉDITION LE 4 JUILLET
À VANNES
Organisé par Bretagne
commerce international, cet
événement d’envergure permet
aux entreprises bretonnes
de trouver en une journée
les bonnes informations et
les bons contacts pour se
développer à l’international.
Y seront présents les dispositifs
régionaux et internationaux
d’accompagnement à
l’international et plus de
60 pays représentés. Les
rendez-vous B2B sont gratuits.
Inscriptions dès à présent
jusqu’au 30 juin sur :
www.opendelinternational.com
35 746
COMMERÇANTS,
DEMANDEZ VOTRE
CHÈQUE NUMÉRIQUE !
En partenariat avec
la ­Région, les CCI de
­Bretagne proposent aux
commerçants de prendre
en charge une partie de
leurs dépenses numériques : stratégie ou outils,
aide et appui au référencement, à la création de
site, etc. L’aide financière
correspond à une subvention de 50 % du montant
HT de la prestation, avec
un plafond maximal de
240 euros. Plus sur : www.
bretagne.cci.fr/developpervotre-­entreprise
14e CONCOURS CRÉ’ACC
BRETAGNE : INSCRIPTIONS
JUSQU’AU 30 JUIN
Ce concours dédié à la création d’entreprise récompense les projets les
plus prometteurs selon cinq catégories : Jeune de moins de 30 ans ; Au
féminin ; Développement durable ;
Entreprise innovante ; 2e vie professionnelle. Organisé par le Conseil
de l’ordre des experts-comptables
de Bretagne et un ensemble de
partenaires parmi lesquels la CCI
de région, ce concours comporte
40 000 euros de dotations, allant de
deux ans d’accompagnement par un
expert-comptable, à une formation
du réseau des CCI en passant par
un film de présentation du projet ou
encore un chèque de 750 euros.
Inscriptions sur :
www.creaccbretagne.com
nombre de stagiaires en formation continue
dépendants du réseau consulaire breton
3 549
PROJET SMILE(RÉSEAUX
ÉLECTRIQUES
INTELLIGENTS) : L’OUEST,
TERRITOIRE PILOTE
En déployant Smile, les régions
Bretagne et Pays de la Loire ambitionnent de devenir le territoire
national de référence en réseaux
électriques intelligents (technologies de l’énergie et du numérique).
Un projet dans lequel est fortement
impliquée la CCI Bretagne. Enjeux :
intégrer les énergies renouvelables
et les véhicules électriques au système électrique et piloter la consommation afin de favoriser les économies d’énergie. De 2017 à 2020, sur
les 260 M€ qui seront investis par les
partenaires, entreprises, collectivités, gestionnaires de réseaux et
État, 50 M€ proviendront des deux
Régions.
nombre d’apprentis formés dans
les CFA des CCI bretonnes
PRISE DIRECTE
Philippe Coirre,
vice-président
de la CCI SMF,
en charge de la
formation
Toporenko
Dans le domaine
de la formation
des salariés, la CCI
Saint‑Malo Fougères
non seulement
facilite les démarches
administratives des
entreprises mais
répond aussi à leurs
besoins avec une
offre de formations
adaptées, notamment
dans le secteur du
tourisme, poids lourd
de l’économie locale.
SUR LE TERRAIN
ACTIONS COLLECTIVES DE FORMATION
Faciliter la montée de compétences
C
e n’est pas un dispositif
nouveau. Mais plutôt un
dispositif renforcé. Comme
l’explique Anne Duvey, responsable de la formation continue
de la CCI Saint-Malo Fougères, « la
réforme de la formation professionnelle voulue par le législateur en 2014,
a fortement contribué au développement de ces actions collectives nationales (ACN) dites aussi formations de
la branche. »
Portées par les partenaires sociaux,
ces actions collectives sont financées jusqu’à 100 % par les Opca*
avec des fonds spécifiques, et élaborées pour répondre aux besoins
des entreprises et des salariés de
la branche.
« Les Opca repèrent un besoin de
leurs entreprises adhérentes dans
une branche d’un secteur donné puis
ils lancent auprès des organismes
de formation un appel d’offres ou un
appel à propositions », poursuit Anne
Duvey. L’organisme de formation va
507
alors se positionner, sur tout ou
partie des thématiques selon ses
compétences. Il sera force de propositions sur le contenu des sessions
en réponse au cahier des charges
rédigé par l’Opca.
C’est pourquoi les Opca entendent
apporter une réelle garantie sur la
qualité des organismes sélectionnés, sur des programmes définis et
adaptés.
ACCOMPAGNER EMPLOI
ET DÉVELOPPEMENT
Avec ses écoles, l’institut de formation et d’apprentissage (IFA) et un
catalogue bien fourni, la CCI s’est
adaptée rapidement à cette nouvelle donne. Les liens privilégiés
avec le monde de l’entreprise, la
connaissance fine des ressortissants et de leurs spécificités,
la diversité des formations déjà
proposées, constituent des atouts
de poids pour répondre aux appels
d’offres des Opca. « L’économie
locale étant fortement soutenue par
le tourisme, les demandes d’actions
collectives émanent principalement
du secteur hôtellerie-restauration.
Nous travaillons donc en lien étroit
avec le Fafih (Opca du tourisme, de la
restauration et des activités de loisirs,
Par définition, ces sessions de groupe
inter-entreprises ont comme objectif
prioritaire d’accélérer la montée en
compétences des salariés dans un
secteur d’activité donné. « Avec un
mot d’ordre : accompagner emploi
et développement, remarque la responsable de la formation continue.
Cet outil permet au plus grand nombre
de salariés d’accéder aux formations
et notamment aux salariés des TPEPME. Le principe des stages interentreprises bénéficie à des salariés
issus de structures différentes partageant un même objectif et un même
contenu », complète Philippe Coirre,
vice-président de la CCI SMF.
entreprises créées en 2015 sur
le territoire de la CCI Saint-Malo
Fougères (hors auto-entrepreneurs)
UNE RÉPONSE ADAPTÉE
165
ndlr). Mais aussi avec le Forco (Opca
du commerce et de la distribution),
l’Opcalim pour l’industrie alimentaire,
la coopération agricole et alimentation en détail etc. », note Anne Duvey.
Mallette du dirigeant, commercialisation d’une offre touristique ou
encore hygiène sécurité, pâtisserie,
optique, la CCI SMF dispose d’une
vaste offre qu’elle adapte en fonction du cahier des charges de son
commanditaire.
« Sur notre territoire, les domaines
de formation et secteurs d’activité les
plus souvent demandés sont l’hôtellerie, la restauration, les langues, la bureautique, la sécurité-manutention, le
management…, confirme Philippe
Coirre. La CCI SMF pratique une veille
sur les appels d’offres, consultations
et autre appels à projet lancés par les
différents Opca. La réponse apportée,
sur-mesure, est parfois locale ou territoriale mais souvent régionale grâce
à un travail en commun des CCI de la
région Bretagne. »
entreprises ont été reprises en
2015 sur le territoire de la CCI
Saint-Malo Fougères
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI SAINT-MALO FOUGÈRES - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
PAROLE D’ÉLU
« L’action collective de formation est l’une
des réponses apportées par les Opca à la
réforme de la formation professionnelle. »
TÉMOIGNAGE
Après un démarrage timide, les actions collectives nationales ont fortement augmenté ces
derniers mois. « Cette mesure a permis d’une part,
de rationaliser l’offre de formation et d’autre part
de mieux faire face à la baisse des cotisations des
entreprises », confirme Philippe Coirre.
En effet, le financement est issu de fonds spécifiques, indépendamment des cotisations salariales et patronales. « L’origine de ce financement
est multiple : fonds paritaire de sécurisation des
parcours professionnels, fonds européens, fonds
spéciaux des branches professionnelles… », poursuit l’élu.
Les conditions de prise en charge des frais pédagogiques peuvent varier d’un Opca à l’autre. Les
prix étant préalablement négociés par l’Opca,
l’entreprise n’a pas besoin de faire une demande
de devis. L’inscription se fait majoritairement sur
le portail formation de l’Opca. Pour la plupart, la
prise en charge est automatisée lors de l’inscription en ligne.
« À l’image de la CCI, les organismes de formation
référencés par les Opca communiquent aussi
auprès des entreprises sur leurs offres. Ces derniers peuvent eux-mêmes inscrire les salariés aux
sessions retenues et prendre en main l’ensemble
des démarches administratives » remarque l’élu.
Il serait donc dommage de s’en priver.
* organisme paritaire collecteur agréé
CHIFFRES
La réforme de la formation professionnelle
est issue de l’Accord national interprofessionnel du 14 décembre 2013 et de la Loi
n°2014-288 du 5 mars 2014 relative à la
formation professionnelle, à l’emploi et à
la démocratie sociale.
100 %
Le coût pédagogique des
actions nationales collectives peut être
pris en charge jusqu’à 100 %
3 La CCI a proposé trois actions collectives dédiées aux Spa
151
EN BREF
« Des modules adaptés,
pas de saupoudrage ! »
Céline Goger-Guyot,
de la Malouinière
des Longchamps à
Saint-Jouan.
SIMPLIFICATION DES DÉMARCHES
ADMINISTRATIVES
« J’ai été informée
de l’existence de ces
offres de formation en
février 2016 par mon
interlocutrice de la CCI
SMF, Marie Gandourine.
Le programme m’a paru
très intéressant, donc
mon inscription au premier module s’est faite
rapidement, d’autant
que la prise en charge
financière est totale et
la formation concerne
l’ensemble des salariés. Notre secteur d’activité professionnelle,
celui de l’hôtellerie-Spa comprend en fait plusieurs métiers :
l’accueil-réception, la restauration, l’entretien des locaux mais
aussi le côté esthétique, massages, soins beauté, etc. Pour ma
part, je suis esthéticienne à la base mais je dirige aussi le volet
réception et commercialisation (des soins et de l’entreprise) ainsi
que le management avec la partie recrutement. Nous sommes
quatre salariés pour 18 logements en chambres et cottages avec
une table d’hôtes. Et l’activité spa en forte hausse… Dans ce contexte
de développement d’un petit établissement, nous avons retenu
des thèmes de formation pratiques répondant à des besoins précis et actuels. À savoir les modules : Commercialiser son hôtel,
Commercialiser l’offre spa et Service des étages, normes, labels,
process à acquérir… Sur une durée d’un à trois jours, ces sessions
réunissaient un groupe de six à sept personnes.
Se retrouver en petit groupe garantit la qualité d’échanges et la
personnalisation de la formation avec la possibilité par exemple
de mise en situation concrète. Aujourd’hui nous en percevons les
bénéfices directement. À la suite du module sur la commercialisation de l’offre spa, nous lançons actuellement une opération
de phoning. L’impact bénéfique sur les appels entrants est déjà
notable. Nous parvenons à faire passer des options plus facilement.
L’ensemble des salariés se sent stimulé et motivé après une session
de formation. Notre travail s’en trouve valorisé. Du point de vue
administratif, l’accès est simplifié et organisé par nos interlocuteurs
de la CCI : l’enregistrement du dossier se fait sur le site Fafih, notre
Opca de branche. C’est du « clé en main ». Si possible, nous allons
probablement suivre d’autres actions de formation collectives afin
de monter encore en compétences et d’être au fait de ce qu’il se fait
dans notre métier. Car les supports et les formateurs s’adaptent à
nos besoins tout en évitant de rester dans le saupoudrage. »
entreprises liquidées en 2015 sur le
territoire de la CCI Saint-Malo Fougères
2,1 %
13
Un prix du développement
international aux Parcs
Saint-Kerber
Cette entreprise
cancalaise, bien connue
dans la région, a été
récompensée par ses pairs
lors des derniers Oscars
d’Ille-et-Vilaine, pour
ses excellents résultats
obtenus à l’international.
Les ventes d’huîtres issues
des parcs Saint-Kerber
touchent aujourd’hui 70
pays dans le monde et représentent 90 % du chiffre
d’affaires de l’entreprise.
Rahuel Bois se fait
remarquer aux trophées
Crisalide Eco-Activités
Rahuel Bois, entreprise
combourgeoise de sciage
et rabotage du bois a
développé une gamme
« Révélée ». Celle-ci
met en œuvre du bois de
châtaigner sur lequel est
appliquée une finition
à base d’huile de lin
pigmentée de marque
Rubio Monocoat, destiné
aux produits bois intérieurs
et extérieurs.
www.rahuelbois.com
7 et 8 octobre : Fougères
met en avant les
entreprises et les métiers
Le forum des entreprises
et des métiers, ouvert à
tous, souhaite mettre en
valeur les entreprises
du territoire et favoriser
les rapprochements
des entreprises avec
les scolaires et les
demandeurs d’emplois.
2 000 personnes y sont
attendues.
www.forumentreprisesetmetiers.fr
taux de croissance des entreprises en 2015
sur le territoire de la CCI Saint-Malo Fougères
Stéphane Maillard
TREMPLIN
RÉCIT
AUDIOPROTHÉSISTE
Un secteur porteur
Après une formation réussie et quelques années en tant que salariée, Caroline Robin a
repris le laboratoire de son employeur. Depuis, elle en a ouvert un autre à Dinard.
C
aroline Robin n’a jamais envisagé de
travailler ailleurs que dans le secteur
médical. Il suffit de discuter quelques
minutes avec cette audioprothésiste
pour comprendre qu’elle ne s’est pas trompée de
métier. Sa réussite professionnelle en atteste :
en l’espace de quelques années, Caroline a déjà
ouvert deux centres d’audioprothèse, l’un à Saint-
Malo, l’autre Dinard. Elle s’est aussi investie dans
plusieurs associations professionnelles. Son
parcours a pourtant commencé par une légère
erreur d’aiguillage. Après deux ans sur les bancs
de la fac de pharmacie, Caroline a décidé de bifurquer vers l’audioprothèse, direction l’école de
Fougères. « J’avais pu appréhender ce métier lors
d’un stage, se souvient-elle. Je souhaitais suivre
une formation assez courte, diplômante dans le secteur paramédical. En 2001, au bout deux ans de cursus - actuellement trois ans-, j’étais diplômée avec
l’assurance de trouver un travail. C’est toujours le
cas aujourd’hui, le marché de l’audioprothèse étant
porteur. De plus, les étudiants suivent plusieurs
stages longs qui aboutissent souvent à un emploi.
Je suis entrée comme salariée dans ce centre basé
à Saint-Servan. En 2010, le responsable a vendu
son fonds, je l’ai racheté me sentant apte à travailler
toute seule. » Caroline Robin a complété sa formation par un certificat complémentaire spécialisé
dans l’audition de l’enfant. « Un bon audioprothésiste maîtrise suffisamment les aspects techniques
pour les faire oublier au patient, remarque-t-elle.
Le rôle de conseil est très important, chaque personne étant différente de par son audition, son
histoire, ses besoins, ses difficultés…, nous devons
trouver l’appareil de correction auditive qui convient
à chacun. Le volet humain et relationnel est déterminant. Bien souvent, nous devons accompagner le
patient dans cette démarche pas toujours évidente
pour lui, il faut savoir rassurer, expliquer… Un premier rendez-vous dure d’ailleurs 60 minutes. »
Caroline Robin a rejoint comme son prédécesseur
le réseau professionnel Entendre, une coopérative
qui permet notamment de suivre les évolutions de
son métier. La jeune femme est investie dans la
prévention des risques auditifs auprès des écoles
de musique. Elle soutient l’association Audition
Solidarité à travers ses missions humanitaires en
France et à l’étranger. Pour aussi rester à l’écoute
de la rumeur du monde.
CONTACT
Ecole d’Audioprothèse J.E Bertin de la CCI Saint-Malo Fougères
Parc d’activités de la Grande Marche - 4 rue Claude Bourgelat
CS 80612 Javené - 35306 Fougères Cedex - 02 99 94 75 00
Une formation, un métier
Un an pour devenir manager de la distribution
Manager une équipe dans un secteur d’activité
fortement concurrentiel comme celui de la vente
ne s’improvise pas. L’Institut de formation des
apprentis (IFA) de la CCI SMF propose un cursus
en alternance adapté aux besoins du secteur de
la distribution.
Le cursus « Responsable Manager de la distribution bac+3 » vise en effet quatre compétences
principales :
• le développement de la veille marketing et technologique ;
• la capacité à réaliser un diagnostic et émettre
9 803
des préconisations commerciales ;
• la coordination des projets de développement
commercial par des pratiques innovantes ;
• le management d’une équipe commerciale.
La formation se déroule sur 490 heures réparties
sur 1 an, avec un rythme moyen d’alternance d’une
semaine par mois à l’IFA. Une équipe pédagogique,
exclusivement constituée d’intervenants-consultants et de professionnels spécialisés dans les
domaines du commerce et du management,
encadre ce cursus professionnalisant.
De niveau bac + 3, cette formation est accessible
c’est le nombre d’entreprises ressortissantes
en 2015 sur le territoire de la CCI Saint-Malo
Fougères (hors auto-entrepreneurs)
(sur dossier de candidature et entretien de motivation) aux titulaires d’un bac+ 2 ou d’un bac avec 3
ans d’expérience professionnelle dans le domaine
commercial.
Un diplôme reconnu par l’Etat inscrit au
Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau II (bac + 3) avec de
nombreux débouchés professionnels à la clé.
CONTACT
Maud BESNARD - 02 99 19 15 23
http://ifa.saintmalofougeres.cci.fr
[email protected]
865
nombre d’auto-entrepreneurs et de microentrepreneurs en 2015 sur le territoire de la
CCI Saint-Malo Fougères
BRETAGNE ÉCONOMIQUE - CCI SAINT-MALO FOUGÈRES - 2E TRIMESTRE 2016 N°10
15
TEMPS FORTS
FORUM DE LA TRANSMISSIONREPRISE D’ENTREPRISE
6 juin de 14 h à 19 h à Ecobatys en pays
de Fougères
Témoignages de cédants et de repreneurs
agriculteurs, artisans et commerçants. Présence des professionnels (notaires, avocats,
experts-comptables, financeurs, RSI, MSA,
Pôle Emploi…) sur des stands.
Projet piloté par le pays de Fougères en partenariat avec la chambre d’agriculture d’Ille-etVilaine, la chambre des métiers d’Ille-et-Vilaine
et la CCI Saint-Malo Fougères.
ATELIER POUR LES
PROFESSIONNELS DU TOURISME
7 juin de 14 h à 17 h 30 à la CCI
Saint‑Malo
« Mieux comprendre le fonctionnement de la
clientèle et des opérateurs touristiques espagnols et italiens, adapter votre offre, vos outils
de communication, vos actions »
Atelier animé par : Armelle Floc’h, responsable
du soutien à la commercialisation à l’international au CRT Bretagne et Elisabeth Gouzien,
chargée de développement touristique / Cruise
Touristic Manager à la CCI Saint-Malo Fougères.
Contact : Elisabeth GOUZIEN - 02 99 20 63 06
ATELIER « TRANSPORT
INTERNATIONAL ET ASSURANCE »
9 juin de 9 h 30 à 12 h à la CCI Saint-Malo
Bien comprendre la couverture et la répartition
des risques lors de vos opérations d’importation ou d’exportation. Public concerné : chefs
d’entreprises, directeurs / responsables export,
commerciaux export, responsable marketing,
ADV export, comptabilité / finances.
Intervenants : Maya DHAUSSY / Cabinet CosteFermon et Christophe LEY / ISTELI
Contact : Patrice Hunot – 02 99 20 63 25
MAISON DE L’ENTREPRISE
10 juin de 12 h à 14 h à la Salle de
conférences, à Fougères
EN RÉGION
OPEN DE L’INTERNATIONAL
Le 4 juillet au Chorus à Vannes
Lire p11
Inscriptions et programme sur
www.opendelinternational.com
JOURNÉE RÉGIONALE INDUSTRIE
DU FUTUR
Le 5 juillet à Lorient
Au programme : convention d’affaires avec rdv
BtoB et présentation des solutions et enjeux de
l’Industrie du futur Bretagne. Organisation de la
journée : UIMM Bretagne, Cetim, CCI Bretagne,
Institut Maupertuis, FIM.
Contact CCI Bretagne :
[email protected]
Fabrice CHAPELLE, société ABERA (SaintBrice-en-Coglès) y interviendra.
Contact : Ghislaine PRIOUL - 02 99 94 75 64
LES FONDAMENTAUX DE
L’INTERNATIONAL
16 juin de 9 h à 12 h à la CCI Saint-Malo
Réunion d’information à destination des
dirigeants de TPE ou PME en démarrage ou en
développement à l’international, aux collaborateurs d’entreprises souhaitant connaître les
réseaux d’internationalisation en Bretagne.
Contact : Patrice Hunot – 02 99 20 63 25
Retrouvez les 7 éditions
du magazine et les actualités des entreprises
sur www.bretagne-economique.com
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