1. INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3
1.1. DES HELICOPTERES SANITAIRES, POUR QUOI FAIRE ? . . . . . . . . . . . . . .3
1.2. LES CONDITIONS NECESSAIRES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3
2. LES MACHINES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
2.1. LES BESOINS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
2.2. LES SOLUTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
3. LES AIRES DE POSER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
3.1. AVANT PROPOS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
3.2. QUELLES SONT LES DIFFICULTES RENCONTREES ? . . . . . . . . . . . . . . .5
3.3 QUELLES SOLUTIONS ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
4. LES EQUIPAGES (HORS PERSONNEL HOSPITALIER) . . . . . . . . . . . . . .8
4.1 LA PROBLEMATIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
4.2. LES PISTES DE SOLUTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
5. LES TYPES DE VOLS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
6. LES MATERIELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.1 LE MATERIEL MEDICAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.2 L'OXYGENE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.3 LES MEDICAMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.4. LE MATERIEL DE TRANSFERT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.5. LE MATERIEL SPECIFIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
6.6. LE MATERIEL DE TRANSMISSION PHONIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
7. LA FORMATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
8. LES RELATIONS AVEC LES EXPLOITANTS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
9. LA POLITIQUE D'IMPLANTATION DES HELICOPTERES . . . . . . . . . . . .14
10. LA COLLABORATION AVEC LES HELICOPTERES DE L'ETAT . . . . . . .15
11. LA COLLABORATION DES ETABLISSEMENTS DE SANTE ENTRE EUX .16
11.1 COLLABORATION FONCTIONNELLE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
11.2. COLLABORATION FINANCIERE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
12. LES AERODROMES MILITAIRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
13. CONCLUSION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
RECOMMANDATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
-2 -
Sommaire
1- Introduction
Depuis 15 ans, les médecins de Samu se sont réunis au sein de l'AFHSH pour
promouvoir “l'outil de soins" que représente l'hélicoptère sanitaire. Lors de leurs
journées annuelles 2008, ils ont mis en commun leur expérience pour décrire cette pro-
blématique complexe, qui est souvent l'objet d'idées fausses.
Un travail liminaire a été réalisé sous la forme d'une enquête d'opinion avec le soutien
logistique de Samu de France durant le mois précédant le colloque 2008 de l'associa-
tion. Plus de 300 médecins représentant 95 Samu de France métropolitaine et d'outre-
mer se sont exprimés.
Ce "livre blanc" résume ces travaux.
1.1. Des hélicoptères sanitaires, pour quoi faire ?
La politique de santé actuelle prévoit que la sécurité et la qualité des soins repo-
sent sur des établissements qui possèdent des équipes suffisamment nombreuses et
entraînées. Chaque patient, où qu'il se trouve, doit pouvoir être traité dans un centre
approprié à sa pathologie. Il est donc nécessaire de pouvoir transporter ces patients au
sein des réseaux constitués par les " Communautés Hospitalières de Territoires " .
Pour répondre à cette logique de réseau et de pertinence, les transports Smur inter éta-
blissements de santé sont plus nombreux, souvent longs et consommateurs de temps
médical. Pour accélérer l'accès aux soins et répondre à la pénurie médicale, le transport
sanitaire héliporté médicalisé par le Smur (HéliSmur) est incontournable.
1.2. Les conditions nécessaires
Pour pouvoir effectuer avec pertinence ces missions HéliSmur, un certain nombre
de conditions doivent être remplies.
Les établissements de soins doivent disposer d'aires de poser répondant
aux critères réglementaires ;
Les transporteurs doivent disposer d'hélicoptères possédant les perfor-
mances correspondant aux missions ;
Ces HéliSmur doivent être servies par des équipages compétents, mis à la
disposition des hôpitaux par des opérateurs dans le cadre de contrats
adaptés aux contraintes réglementaires et opérationnelles ;
Les vols doivent être réalisés en suivant des procédures strictes pour
garantir en permanence la sécurité des patients, des équipes et des tiers.
Ces procédures doivent pouvoir s'adapter aux conditions climatiques
imposées par l'urgence, quelle que soit l'heure de survenue de la mission
héliportée ;
Les soins médicaux réanimatoires doivent pouvoir être dispensés selon les
données actuelles de la science ;
Toutes ces contraintes occasionnent de multiples difficultés que ce Livre Blanc pointe.
Ce document propose des pistes de solutions.
-3 -
2- Les machines
2.1 Les besoins
Pour réaliser les missions prescrites par les médecins régulateurs de Samu, les
hélicoptères doivent présenter les caractéristiques permettant d'embarquer :
un patient dont le poids et la taille sont conformes à la tendance actuelle
(120 Kg - 2 m) en position couchée ou demi-assise,
une équipe médicale composée d'un médecin urgentiste et d'un infirmier
DE, installés pour avoir tous les deux accès au patient (plus particulière-
ment à la tête et aux membres supérieurs),
un stagiaire, personnel en formation,
et deux pilotes aux places avant, effectif rendu nécessaire à court terme comp-
te tenu de l'adoption de l'EU OPS, mis en œuvre au plus tard en avril 2012.
Cet hélicoptère biturbine devra disposer de la puissance nécessaire pour tenir le vol sta-
tionnaire hors effet de sol sur un seul moteur à la masse maximale autorisée (HES N-1)
avec suffisamment de kérosène à bord pour effectuer sa mission, à l'altitude et à la tem-
pérature la plus pénalisante de la région d'opération.
Ces caractéristiques lui permettront d'utiliser les aires de poser les plus pénalisées par des
obstacles sans avoir besoin de réaliser les hélistations onéreuses décrites au chapitre 3.
L'équipement de l'hélicoptère sera complet (IFR complet, capacité d'approche GNSS,
pilote automatique). Une adaptation de la réglementation française est actuellement
nécessaire. Un tel équipement permet, en Europe, de s'affranchir des conditions météo-
rologiques dégradées (hors conditions givrantes).
Il faut noter qu'il sera probablement obligatoire que ces machines soient équipées de
dispositifs " anti-collisions " dans le cadre des vols sans visibilité.
2.2 Les solutions
Des machines existent dès aujourd'hui pour répondre à ces besoins :
L'EC 135 T2 et l'EC 145 (Eurocopter) : l'EC 145 est plus vaste. Bien que
plus cher, il ne dispose pas d'une gestion automatisée des moteurs
(FADEC), ce qui pénalise son délai de mise en route ;
L'A 109 Power (Agusta) est un peu moins puissamment motorisé mais
peut satisfaire au besoin grâce à une vitesse supérieure (donc un rayon
d'action supérieur). Le A109 " Grand " remplit quant à lui toutes les condi-
tions requises ;
Le MD 902 répond également aux besoins ;
Le Bell 429, prochainement commercialisé, y répondra également proba-
blement aussi.
D'autres machines, encore plus performantes, existent. Elles sont actuellement le plus
souvent hors des possibilités budgétaires des Hôpitaux.
Les Ecureuils AS 355 (Eurocopter) ne devront plus être utilisés : ils ne permettent pas
d'installer un deuxième pilote en place avant ; l'équipe médicale ne peut pas avoir
correctement accès au patient pendant le vol.
-4 -
3- Les aires de poser
3.1 Avant propos
Une hélistation est une construction ménageant des trouées d'approche et de
décollage libres d'obstacles pour répondre aux règles édictées par l'OACI et pour en per-
mettre l'utilisation normalisée. Elle est obligatoire si plus de 200 mouvements par an (ou
20 par mois) y sont constatés (soit plus de 100 missions par an). Ces conditions impo-
sent des réserves foncières sans obstacle (rarement retrouvées en ville) ou des hélista-
tions en terrasse plus sûres mais plus onéreuses.
L'hélisurface ne nécessite aucun aménagement particulier. Elle est " créée " par le pilo-
te au moment de son utilisation s'il juge pouvoir l'utiliser, en respectant la réglementation
opérationnelle OPS 3 et les performances de sa machine décrites dans son "manuel de
vol". C'est une "solution" économique mais non reconnue par la même OACI. Elle est
soumise à des restrictions d'utilisation dans le cadre du transport public de passager.
Elles sont interdites en ville.
La notion de "Site d'Intérêt Public" (SIP) recouvre les aires de poser qui ne sont pas aux
normes mais qui ont été déclarées indispensables, puis utilisables par dérogation. Les
SIP sont créés par l'administration pour faire face à l'urgence du besoin, à la condition
de présenter un plan de mise aux normes.
Le cas particulier des " hélisurfaces hospitalières " :
Les hélisurfaces sont interdites en ville. Il existe néanmoins une exception pour les hôpi-
taux (qui sont le plus souvent construits en agglomération). Malheureusement, il n'exis-
te actuellement aucun texte pour en définir les caractéristiques minimales. Ceci incite
souvent les districts aéronautiques à demander (par défaut) aux établissements de
construire des hélistations (structures très encadrées réglementairement donc beau-
coup plus coûteuses), ce qui est absurde pour des hôpitaux de proximité qui n'utilisent
leur aire de poser que quelques fois par an.
3.2 Quelles sont les difficultés rencontrées ?
Pour utiliser de manière optimale pour le patient un hélicoptère sanitaire, il est
nécessaire de pouvoir le poser au plus près de l'endroit où le patient se trouve puis
sera traité. Cette constatation de bon sens est la première qui est contredite par l'expé-
rience : sur les 750 points de poser référencés dans le "Registre national des vols sani-
taires par hélicoptères" [http://www.afhsh.org] riche de 22.500 missions héliportées, seu-
les 185 sont aux normes (25%).
Faute d'une politique clairement énoncée et de l'absence de textes réglementaires impo-
sant la dotation d'une zone de poser pour les hélicoptères aux normes pour toute struc-
ture ayant un plateau de recours ou une structure d'accueil des urgences, de nombreux
établissements (mêmes neufs!) n'en sont pas dotés. L'aire de poser est souvent la pre-
mière " économie " réalisée sur un projet jugé trop coûteux !
Les zones de poser qui existent sont souvent situées loin des services d'accueil, obli-
geant un transfert intermédiaire en ambulance de réanimation ce qui réduit le gain de
temps réalisé par l'hélicoptère et augmente la mobilisation d'un patient le plus souvent instable.
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