UNIVERSITE PARIS-EST CRETEIL
FACULTE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
LICENCE de SCIENCES ECONOMIQUES et GESTION
2-ème Année, Semestre 2, 1-ère session
Examen de Macroéconomie 2
Mai 2012
M. le Professeur Gérard DUCHENE
Durée de l’épreuve : 2 heures
Questions de cours (60 points sur 200)
Parmi les affirmations ci-dessous, certaines sont vraies et d’autres sont fausses. Sur la feuille
de réponse, rayez soit VRAI soit FAUX. Chaque réponse exacte rapporte 1 point, chaque
réponse fausse vaut 1 ; le total est divisé par 10 pour obtenir une note sur 6. En cas de
total négatif, les points seront déduits des autres questions.
Si vous n’êtes pas certain de votre réponse, ne marquez rien (votre non-réponse est
comptée 0) et passez à la question suivante.
01) Les Administrations Publiques (APU) sont un secteur institutionnel qui comprend 4 sous-
secteurs : l’Etat, les collectivités locales, les administrations de sécurité sociale et les ODAC
02) L’émission de bons du Trésor fournit une recette non-fiscale au budget
03) La politique monétaire de la BCE vise à maintenir une inflation modérée et une
croissance forte
04) Les dépenses publiques françaises représentent au total 56,6% du PIB en 2011
05) La courbe de Phillips n’est plus vérifiée depuis qu’elle a été mise en évidence en 1958
06) Le filtre de Hodrick-Prescott permet de déterminer la tendance du PIB et de calculer ainsi
l’output gap
07) En France, le budget doit être adopté par l’Assemblée Nationale avant la fin de l’année
précédant son exécution
08) La faiblesse de l’inflation depuis 1995 peut s’expliquer en partie par la baisse du NAIRU
09) La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est une procédure introduite en
2007 pour augmenter les recettes du budget
10) Le ratio de sacrifice est la hausse du chômage ou la perte de PIB qu’il faut consentir pour
réduire l’inflation de 1%
11) Le Budget Général est le budget de l’ensemble des Administrations Publiques
12) Le ciblage de l’inflation est un mode de fixation de la politique monétaire qui s’oppose à
la règle de Taylor
13) Les recettes du Budget Général comprennent entre autres l’impôt sur le revenu, l’impôt
sur les sociétés, la TVA, la TIPP
14) Dans le modèle de Mundell-Fleming Le taux de change peut être une variable endogène
ou exogène selon que l’on est en changes fixes ou en changes flottants
15) L’impôt sur les sociétés porte sur les bénéfices de toutes les sociétés françaises, qu’ils
soient réalisés en France ou à l’étranger
16) Quand le taux de change à l’incertain augmente, la monnaie s’apprécie
17) La TIPP est une taxe d’accise proportionnelle au prix de l’essence hors taxe
18) La Loi du Prix Unique (LPU) est adoptée chaque année par l’Assemblée Nationale
19) La CSG et la CRDS sont des impôts prélevés à la source sur tous les revenus et destinés à
couvrir en partie le déficit des régimes sociaux
20) Si le taux de change réel augmente, la monnaie s’apprécie en termes réels
21) La Loi de Finances une fois adoptée ne peut être modifiée en aucun cas en cours d’année
22) Un pays dont la monnaie se déprécie gagne en compétitivité
23) La règle d’or est un principe d’interdiction du déficit budgétaire, parfois inscrit dans la
constitution d’un pays
24) La notion de taux de change effectif ne peut s’appliquer qu’au taux de change réel
25) Le déficit budgétaire augmente automatiquement lors des crises, ce qui aggrave ces
dernières
26) La comparaison internationale des PIB en PPA se justifie par le fait que le prix des
services, moins chers dans les pays pauvres, doit être corrigé
27) L’augmentation du ratio de dette est égal au ratio de déficit budgétaire, moins le produit
du taux de croissance par le ratio de dette
28) Plus le taux d’intérêt augmente dans un pays, plus la monnaie se déprécie
29) En matière de régimes de change, on peut citer comme exemple de flottement pur
chacun des pays de la zone euro
30) En changes fixes, on ne peut utiliser la politique monétaire
31) On parle de taux de change fixe mais ajustable pour désigner les régimes avec bandes de
fluctuation
32) Le régime de taux de change fixe au niveau mondial a existé jusqu’en 1914, puis de 1944
à 1973
33) La Poste et la SNCF sont des ODAC qui font partie des Administrations Publiques
34) Le triangle de Gordon représente les trois causes possibles de l’inflation
35) Le solde du budget de la France a été négatif tous les ans depuis 1974
36) On parle de chômage naturel par opposition au chômage structurel
37) La Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) organise l’élaboration, l’adoption et
l’exécution des budgets
38) Le chômage naturel peut être déterminé comme celui qui correspond à un output gap
nul
39) Le budget des Administrations de Sécurité Sociale occupe la place la plus importante
dans le budget des Administrations Publiques
40) L’introduction des anticipations dans la relation de Phillips conduit à l’indétermination
du taux d’inflation
41) Les intérêts de la dette ne font pas partie des dépenses publiques
42) Le ciblage de l’inflation a été adopté par les banques centrales de tous les grands pays
depuis la crise de 2008
43) En France, l’impôt sur le revenu est prélevé à la source proportionnellement aux revenus
44) Le taux de change à l’incertain exprime combien il faut de monnaie domestique pour une
unité de monnaie étrangère
45) Une entreprise ne facture pas la TVA à un client si celui-ci est une entreprise ; elle ne le
fait que si c’est une personne
46) La dépréciation de la monnaie fait augmenter le prix des importations et des
exportations
47) Les principaux risques couverts par les Administrations de Sécurité Sociale sont la santé
et l’éducation
48) Le taux de change réel est le ratio des prix étrangers et domestiques exprimés dans une
même monnaie
49) La TVA sociale consiste à remplacer la baisse des cotisations sociales par une hausse du
taux de TVA
50) TCPA, si les prix étrangers augmentent, notre monnaie s’apprécie en termes réels
51) On parle de resserrement budgétaire discrétionnaire quand le déficit structurel primaire
du budget augmente
52) L’indice Big Mac est un test de la validité de la PPA comme explication du taux de change
53) Le ratio de déficit budgétaire soutenable est égal au produit du taux de croissance du PIB
par le ratio de dette
54) Le principe de la PPA relative est que le taux de croissance du taux de change est égal au
différentiel de taux d’intérêt entre les pays
55) Dans le régime de change dit « managed float », la banque centrale intervient pour fixer
le taux de change au niveau qui lui convient
56) La surréaction du taux de change est due à des vitesses d’ajustement différentes du taux
d’intérêt et de la production
57) Dans le régime de change dit « currency board », les autorités s’engagent
constitutionnellement à convertir sans limite la monnaie domestique en devises étrangères
à taux fixe
58) Le taux de change effectif d’un pays est une moyenne pondérée des indices de taux de
change bilatéraux avec ses différents partenaires
59) La courbe en J décrit la façon dont le taux de change évolue après l’application d’une
politique monétaire expansive
60) L’effet multiplicateur d’une politique budgétaire est renforcé par la prise en compte de
trois facteurs : impôts, importations et taux d’intérêt
Questions à rédiger (60 points sur 200)
Répondez aux questions qui suivent sur la feuille de copie (10 lignes maximum pour chaque
question)
1) Comment explique-t-on que le niveau des prix est plus bas dans les pays en
développement que dans les pays développés ?
2) Comment explique-t-on la « grande modération de l’inflation » des années 90-2000 ?
3) Expliquez ce que sont les stabilisateurs budgétaires automatiques
Exercice (80 points sur 200)
L’équilibre sur le marché des biens de la Syldavie (en économie ouverte) est défini par
l’équation suivante : Y = C + I + G + J
où Y est le PIB, C la consommation, I l’investissement, G les dépenses publiques, et J le solde
extérieur (exportations moins importations).
La consommation C est définie par C = 0,5 Yd avec Yd le revenu disponible (= PIB total taxes)
Les taxes T sont prélevées proportionnellement au revenu total : T = 0,2 Y
L’épargne S est ce qui reste du revenu disponible après déduction de la consommation
L’investissement I est défini par I = 400 20 R avec R le taux d’intérêt (mesuré en points de
pourcentage : si le taux d’intérêt est 3%, R = 3)
Les dépenses publiques G sont exogènes et égales à 400
Le solde extérieur J (exportations moins importations) dépend négativement du PIB Y et
positivement du taux de change E (défini à l’incertain), de telle sorte que : J = 0,2 Y + 100 E
a) 7 points Ecrire l’équation de la courbe IS, avec Y en fonction de R et de E
COURBE IS : Y = 1000 25 R + 125 E ... ou (1/0,8)(800 20 R + 100 E)
marquer 5 points
b) 5 points La fonction de demande de monnaie en Syldavie est M = Y 100 R avec R le taux
d’intérêt et M la masse monétaire dont l’offre est fixée à 500 par la Banque centrale. Ecrire
l’équation LM représentant Y en fonction de R.
COURBE LM : Y = 500 + 100 R ………………………….
c) 6 + 9 points En régime de changes flottants, la parité des taux d’intérêt (PTI) est réalisée
en Syldavie, de telle sorte que le taux d’intérêt domestique est lié au taux d’intérêt
international et au taux de change par la formule : R = R* + 2 E. On donne R* = 4. En
utilisant la relation de PTI, écrivez à nouveau l’équation de la courbe IS en éliminant E.
Quelles sont les valeurs d’équilibre de R, Y, E, C, S, I, T, G, et J ?
COURBE IS : Y = ……1750 150 R ………………. ou (1/0,8)(1400 120 R)
marquer 4 points
R
Y
E
C
S
I
T
G
J
5
1000
1
400
400
300
200
400
-100
d) 10 points En utilisant les symboles des variables précédentes (et en vous aidant des
valeurs trouvées), écrivez l’équation fondamentale de l’équilibre macroéconomique (relation
entre les soldes de ressources extérieurs et intérieurs, public et privé)
EQUATION : J = (T G) + (S I) …………. ou X M = (T G) + (S I)
e) 5 + 4 + 16 points On cherche maintenant à représenter les effets sur la Syldavie d’une
politique budgétaire ΔG et d’une politique monétaire ΔM. Ecrivez l’équation des variables R
et Y en fonction de ces deux instruments ; que se passe-t-il pour les diverses variables R, Y, E,
C, S, I, T et J si ΔG = 100 et ΔM = 0 ? Même question si ΔG = 0 et ΔM = 100.
R = 5 + 0,005 G 0,004 M .…. ou 5 + (1/200)G (1/250)M
Y = 1000 + 0,6 M + 0,5 G ……. ou 1000 + G/2 + 3M/5
R
Y
E
C
S
T
J
ΔG = 100 et ΔM = 0
5,5
1050
0,5
420
420
210
-160
ΔG = 0 et ΔM = 100
4,6
1060
1,4
424
424
212
-72
f) 4 + 6 points Le pays décide maintenant de passer en régime de changes fixes : E est fixé à 1
et est supposé invariable. En changes fixes, à quel niveau le taux d’intérêt doit il être fixé (on
supposera qu’il n’y a pas de spread) ? A quel niveau l’offre de monnaie doit-elle être fixée
pour que l’équilibre IS-LM soit réalisé ? Quel est alors le PIB et le solde extérieur ?
En changes fixes, R = R* = 4 ………….
Ms = 625 ………… Y = 1025 ………… J = - 105 ….….
g) 8 points La Syldavie cherche maintenant à éliminer son déficit extérieur et vise J = 0 en
recourant à une dévaluation (passage d’un taux fixe à un autre taux fixe) accompagnée de
l’augmentation d’offre de monnaie nécessaire. A combien faut il fixer E pour obtenir
l’équilibre du solde extérieur et quels seront les effets sur les variables suivantes ?
R = 4 …… Y = 1200 …… Ms = 800 …… E = 2,4 ……….
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