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République de Djibouti
Unité Egalité Paix
Ministère du Commerce et de l’Industrie
PROJET DE STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DU COMMERCE
Programmes et projets
2010-2015
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Acronymes et Abréviations
CCI : Centre du commerce international
CMA : Centre de médiation et d’arbitrage
COMESA: Common Market of East and South Africa
CNUCED : Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement
EDIC : Etude diagnostique sur l’intégration du commerce
IGAD : Intergovernmental Authority on Development
INDS : Initiative nationale pour le développement social
ISO : International Standard Organisation
MCI : Ministère du Commerce et de l’Industrie
OHADA : Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires
OMC : Organisation mondiale du commerce
PME/PMI : Petites et moyennes entreprises/industries
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
UE: Union Européenne
USA: United States of America
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1. INTRODUCTION GÉNÉRALE
Située à la pointe Est de la corne d’Afrique, la République de Djibouti dispose d’une
superficie de 23 200 km² et d’une population estimée à 805 656 habitants en 2007 (Banque
Mondiale) avec une croissance démographique naturelle de 2,8% par an et une densité de
28 habitants au km². Djibouti dispose d’une façade maritime de 370 km sur la Mer rouge et
l’Océan Indien. C’est une position géostratégique exceptionnelle qui le place au carrefour de
l’Europe, l’Afrique et la péninsule Arabique sur la deuxième route maritime la plus utilisé pour
le commerce international.
1.1. La situation actuelle du secteur commercial en République de Djibouti.
La République de Djibouti a connu ces dernières années des performances
économiques notables, consécutivement aux réformes structurelles engagées depuis
1995
Les résultats de ces réformes sont à ce jour globalement positifs : l’économie est plus
forte et stable, les investisseurs étrangers affluent, le secteur financier connaît une
embellie
Toutefois, l’économie djiboutienne reste confrontée à de nombreuses difficultés,
notamment un chômage et une pauvreté massifs et une abondante main d’œuvre
non qualifiée exclue du secteur formel de l’économie
Aussi, pour remédier à cette situation, les autorités ont élaboune stratégie de lutte
contre la pauvreté dans laquelle le secteur commercial est considéré comme un
facteur essentiel de développement socio-économique et de réduction de la pauvreté
En effet, Djibouti espère jouer pleinement son rôle de plaque tournante de la région,
une fois la construction du port de Doraleh achevée, en attirant davantage
d’investisseurs étrangers
Le secteur du commerce contribue actuellement à hauteur de 15% du produit
intérieur brut, contre 24% pour les transports et télécommunications
Son développement reste largement entravé par la concurrence déloyale (secteur
informel), les coûts de l’énergie, la pression fiscale et les difficultés de l’accès au
financement
Les capacités limitées des institutions en charge de la promotion du commerce
constituent également une contrainte majeure au développement du secteur
commercial
1.1.1. Les principaux indicateurs économiques et financiers
Principales caractéristiques de l’économie djiboutienne
Economie essentiellement dominée par les services : 70% du PIB et 80% de l’emploi
formel
Secteur tertiaire, notamment la chaîne des transports, demeure le principal moteur de
la croissance économique
Activités de services facilitées par les atouts suivants :
régime économique libéral
monnaie convertible
infrastructure portuaire moderne
système bancaire sain
secteur des télécommunications performant
Services principalement fournis aux résidents étrangers
Demande pour les services concerne les secteurs suivants :
hôtellerie et restauration
télécommunications
banques
commerce
administration publique
Services portuaires en forte progression depuis 1998
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Développements macroéconomiques récents
Accélération de la croissance en 2006 et 2007 : environ 5% en termes réels
Après une hausse annuelle de 3,6% en 2006, le niveau général des prix a
considérablement augmenté à 7,3% en novembre 2007
Embellie des dépenses d’investissement : 8,8% du PIB en 2000 et 40% en 2007
Déficit du compte des transactions courantes en forte détérioration : 14% du PIB en
2006 et 24% en 2007
Solde budgétaire gèrement excédentaire en 2005 et déficit maîtrisé autour de 2%
du PIB en 2006
Développements financiers
Arrivée de trois nouvelles banques et crédits à la consommation en progression de
plus de 25% en 2007
Répartition des concours bancaires par secteurs d'activités au 31/12/2007
Autres services
11%
Etat
10%
Hôtellerie
2%
Particuliers
13%
Construction, BTP
6%
Commerce
49%
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1.1.2. Evolution du secteur commercial
Evolutions comparées du taux de croissance du PIB nominal par rapport à celui du secteur
commercial
Données générales
Nombre d’entreprises actives : environ 3.500 dont 80% sont constituées de PME-PMI
Entreprises de commerce : 1.400
Prestataires de services : 1.200
Bâtiments travaux publics : 700
Dynamisme des entreprises commerciales
Depuis 2005 les créations nettes d’entreprises de Bâtiments Travaux Publics
surpassent celles du commerce
Après le fléchissement observé en 2005, les créations d’entreprises ont progressé
dans tous les secteurs d’activités (hormis les importateurs) en valeur absolue
Les radiations d’entreprises du commerce sont orientées à la hausse sur la période
Evolution sectorielle du PIB nominal
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
2000 2001 2002 2003 2004 2005
Commerce Transports & Télécoms PIB nominal
Répartition des entreprises disposant de patentes
selon le secteur d'activité (2006)
Divers
6%
Commerce
40%
Services
34%
BTP
20%
1 / 53 100%
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