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Politiques économiques des pays occidentaux
Politiques économiques
Benoît Bayenet
Email : bbayenet@ulb.ac.be
http://www.bayenet.be
Année académique 2016-2017
Faculté des sciences politiques et sociales
Université libre de Bruxelles
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Chapitre 1 : Les fondements théoriques de la pensée
économique
1. La théorie libérale
2. La théorie interventionniste
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Les fondements théoriques du
libéralisme
A. Les grandes écoles de pensée
B. Les marchés sont efficaces
a. Le fonctionnementdes marchés et marchés concurrentiels
b. Les avantages du fonctionnementd’un marché concurrentiel
C. Les déséquilibres sont temporaires
a. Le problème des débouchés
b. Le plein emploi et chômage
c. L’inflation
d. L’équilibre extérieur
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A. Les écoles de pensée
Théorie économique libérale = pensée des économistes classiques, néoclassiques,
monétaristes et nouveaux classiques.
1. Les classiques ( XVIIIème et XIXème s.)
Révolution industrielle + avènement du capitalisme marchand naissance et
développement d’un nouveau courant de pensée = Ecole classique
Exemples :A. Smith, J.-B. Say, D. Ricardo, J.-S. Mill, etc.
pose les principales bases de l’économie politique moderne;
accroissement des richesses naît de la division du travail et de l’échange
engendre un courant d’analyse pessimiste et critique de l’économie de
marché (Malthus, Ricardo, etc.) : la surnatalité provoque la famine ou
l’évolution de la répartition des richesses en faveur des rentiers finira par
entraîner l’économie vers la stagnation;
développe une vision libérale de l’économie.
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Pour les classiques : il existe un ordre naturel éclairant le fonctionnement de
l’économie qui repose sur l’initiative individuelle et la régulation par le marché
principe de la main invisible : dans une économie de marché, chaque
individu en cherchant son intérêt personnel œuvre non intentionnellement à la
richesse et au bien-être de tous
L’économie revient spontanément à son équilibre
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2. Les néoclassiques ( 1870 à nos jours)
Exemples : L. Walras,V. Pareto,A. Marshall,A. Pigou, K., Arrow, G. Debreu, etc.
Première école de pensée jusqu'à la crise de 1929 et l’avènement de l’analyse
keynésienne
Redevient dominanteà partirde stagflation des années70
La valeur marchande d’une chose ne dépend pas de la quantité de travail
nécessaire pour la produire mais de son utilité ou de la satisfaction que la dernière
unité consommée procure aux individus
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3. Les monétaristes (‘50 à nos jours)
Exemples : M. Friedman,F. von Hayek, etc.
rôle déterminant de la monnaie dans l’explication des fluctuations et des
problèmes économiques
sont des néoclassiques;
montrent les effets pervers des politiques keynésiennes et en particulier
budgétaires.
unifie les différents aspects de la théorie économique en une science cohérente
des comportements individuelset leur coordination par les marchés
suppose que l’individu est rationnel et poursuit son intérêt individuel
(maximaliserson profit ou sa satisfaction)
tente de démontrer mathématiquement les vertus prêtées aux mécanismes de
marché par les classiques.
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4. Les nouveaux classiques (‘70-80)
Exemples : R. Lucas, R. Barro,N. Wallace, etc.
théorie des anticipations rationnelles (notamment)
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les agents rationnels connaissent les mécanismes économiques (information est
parfaite et les individus sont capables de l’analyser) et anticipent correctement
tous les effets des décisions publiques. Leurs modèles tentent de démontrer que
ces anticipationsôtent toute efficacité aux politiques macro
5. La théorie de l’offre
Exemple : Laffer A.
Ørôle économique prépondérant du côté « offre » du marché des b&s
Øremet à l’ordre du jour la loi de SAY (offre crée sa propre demande) au
lieu de stimuler la demande (Keynes), soutenir la production des entreprises
en réduisant la pression fiscale qui réduit les revenus et dissuade de
travailler et entreprendre
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6. Ecole des choix publics
Exemples : J. Buchanan,G. Tullock, etc.
Cours : pas un cours d’histoire économique considérer ces différentes écoles
comme un ensemble constituant l’approche libérale de l’économie.
Référence utile: J.-M. Albertini et A. Silem, Comprendre les théories économiques,
Editions du Seuil, Economie, Points, Paris, 2001.
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Øadapte les outils d’analyse néoclassique à la gestion des affaires publiques
Øexistence d’un marché politique avec une offre et une demande
Øseul le recours au secteur privé et la mise en concurrence des services publics
permet d’en chiffrer correctement le coût de production et de les réduire en
même temps que le poids de la bureaucratie et le rôle des lobbies
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les mécanismes d’une économie de marché sont efficaces;
les déséquilibres sont temporaires et automatiquement éliminés
par des ajustements de prix (p) sur les différents marchés;
les politiques macroéconomiques : pas nécessaires pour corriger les
déséquilibres et, le plus souvent, elles les accentuent au lieu de les atténuer.
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3 idées fondamentales pour la théorie classique
Le marché est autorégulé et autorégulateur
déséquilibre est soit exogène soit
lié au non respect des conditions
de la concurrence pure et parfaite
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le marché des b&s est régi par la concurrence il s’établit un équilibre qui
détermine le niveau de production et le niveau des prix. Toute modification des
conditions de production se traduit dans un 1er temps par une évolution du
système des prix. Une augmentation de la D conduit les entreprises à augmenter
leurs p. Une augmentation de la productivité conduit les entreprises à baisser
leurs p.
le marché du travail = marché comme les autres. Un surcroît d’offre (=chômage)
traduit un niveau de salaire trop élevé.
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4 hypothèses fondamentales
la monnaie est neutre = la monnaie ne sert qu’à réaliser des échanges
agents : aucun intérêt de conserver de la monnaie. Elle circule au fur et à
mesure que la production augmente.
Le taux d’intérêt = paramètre fondamental de la décision d’investissement (I) et
réalise l’équilibre entre le niveau d’épargne (S) et le niveau d’investissement (I)
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