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Yahya YAHYAOUI & Senoussi SEID ABAKAR
Les premières réflexions sur ce sujet ont été conduites par BUZZELL (1968),
puis BARNET,R and MULLER (1975), SORENSON, R WIECHMANN, U (1975). En
1997, le Fonds Monétaire International (FMI), a défini la globalisation comme «
la croissante interdépendance économique des pays du monde par le biais de
transactions transfrontalières de biens, de services et de flux de capitaux
augmentant en volume et en variété, et par le biais de la diffusion rapide et
étendue de la technologie ».
Aujourd’hui, cette définition présente certaines limites : d’abord, elle exclue,
les entreprises, les associations professionnelles, les organisations
internationales, etc. qui ont un rôle important dans le développement de
l'intégration supranationale des économies. Ensuite, la globalisation a induit des
modes opérationnels nouveaux imposés par l'ouverture des frontières
(coopérations inter-firmes, décomposition-recomposition de la chaîne de valeur,
délocalisations…). Et enfin, la globalisation a provoqué le décloisonnement des
marchés nationaux.
Contraints de répondre aux exigences de l’environnement interne et
externe, les Etats ont été amenés à uniformiser leurs lois et leurs villes pour attirer
l’IDE et accueillir les FMN dans leur région.
1.1 Les particularités de la régionalisation dans la globalisation
La régionalisation est un terme qui se rapporte à plusieurs formes allant de
la régionalisation administrative, régionalisation par les collectivités locales
existantes, décentralisation régionale, régionalisation politique, ou autonomie
régionale (régionalisme institutionnel), jusqu’ à la régionalisation par les autorités
fédérées.
Cette reconfiguration de villes en bloc géographique consiste à les
homogénéiser pour les pousser à démontrer leurs atouts, par la mise en place de
politique de développement local notamment l’offre de biens et services publics
fournis par l’Etat et les collectivités locales, comme les infrastructures, les formes
d’organisations socio-économiques, l’accessibilité des marchés, la formation et les
coûts de la main d’œuvre, la présence de sous traitants, de donneurs d’ordre et de
fournisseurs de services, le climat, la proximité de la mer ou de la montagne, etc.
Dans cette ouverture, l’espace géographique attire aujourd’hui les décisions
des entreprises, les coûts de transport et la segmentation des marchés
internationaux contraignants des choix de localisation qui s’imposent à elles en
réduisant sensiblement leurs zones d'influence.
Cette régionalisation a pour objectif de créer un environnement propice
pour captiver les flux d'investissements directs et de capitaux comme conditions
préalable et fondamentale à la réussite du développement local.
Il faut également souligner que les facteurs politiques, géographiques,
fiscaux, techniques et macroéconomiques restent des critères intangibles.
Cependant, lors de toute étude, les régions et pays sont en tout état de cause mis
en concurrence, classés et notés par les FMN à partir de leurs priorités en matière
de localisation.