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INTRODUCTION
Le Gabon est un pays d’Afrique ayant une superficie de 267 667 km
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pour une population de
1 280 000 habitants
7
. C’est un petit pays ouvert sur l’extérieur. A cet égard, son économie est très
fortement tributaire des modifications des prix internationaux.
Par ailleurs, l’appartenance de ce pays à la zone franc du continent Africain lui enlève toute
marge de manœuvre en matière de change dans la mesure où l’ancrage à la monnaie Européenne lui
impose un régime de change fixe. Ce qui engendre des coûts d’ajustement plus importants.
De plus, la manne pétrolière qu’a toujours reçue le pays depuis les années 1970 a eu pour
conséquence un niveau très faible des activités de transformation au Gabon. Jusqu’à ce jour les
produits pétroliers et miniers sont exportés bruts, et le bois est exporté à environ 90% en grumes.
Son agriculture, largement sous-développée, est très orientée dans les cultures de subsistance.
C’est dans cet optique que le Gabon se trouve dans l’obligation d’importer quatre vint quatorze (94%)
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pourcent de produits de l’agro industrie pour combler les insuffisances du secteur agricole
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.
C’est dire d’une manière générale que l’économie Gabonaise est très peu diversifiée et très
dépendante des courts internationaux du pétrole brut, du dollar américain et de l’euro. C’est dans cette
optique que l’étude de la balance commerciale (BC) trouve toute son importance dans la mesure où
c’est un instrument qui permet de constater et de mesurer les déséquilibres du commerce extérieur.
Par ailleurs, le Taux de Change Effectif Réel (TCER) qui constitue une moyenne pondérée des
taux de change de plusieurs partenaires commerciaux d’un pays, est un instrument capital pour le
commerce extérieur et permet aussi d’apprécier la compétitivité d’un pays. De ce fait, les perturbations
subies par le TCER peuvent avoir des conséquences directes sur les importations, les exportations in
fine sur la balance commerciale.
Il apparait donc opportun de maitriser l’impact du taux de change sur la balance commerciale,
afin de mieux orienter les politiques en matière de commerce extérieur, secteur capital pour
l’économie Gabonaise qui dépend principalement de ses exportations de produits pétrolier. En effet
ces derniers représentent 80 % des exportations, 60 % des recettes de l'État et 40 % du PIB du
Gabon
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.
7
D’après www.Atlas du monde.fr
8
Enquête du Ministère de l’agriculture 2008
9
Environ 125 milliards de Francs CFA, soit environ 170.8 millions de dollars américains, en
importations agroalimentaires – boissons non incluses- en 2001 selon les données du FMI
10
D’après Wikipédia