15 % de leurs revenus, à l’exception des
habitants à faible revenu. Il n’y a aucune
imposition sur les plus-values, aucune
imposition à la source sur les intérêts et
les dividendes. Les équipements sont
exonérés des droits de douane. Les
bénéfices, les dividendes ainsi que les
62 LE MOCI - N° 1969 - 24 juillet 2014
À l’image du Fond Monétaire International
(FMI), de nombreuses institutions s’ac-
cordent à dire que la diversification de
l’économie mauricienne est un succès.
Un simple exemple : en mai dernier, le
Forum économique mondial (FEM) a
classé le groupe mauricien GML dans le
club des 16 sociétés africaines figurant
dans sa liste des entreprises mondiales
en croissance. GML ou encore Terra
Omnicane illustrent la nouvelle vision de
la petite île de l’océan Indien. En
quelques années, ces groupes sucriers
ont investi la plupart des activités exis-
tantes, de l’immobilier à la biotechnolo-
gie en passant par l’énergie et les ser-
vices financiers.
Sans ressources naturelles, comme le
souligne Patrice Falzon, secrétaire géné-
ral de la Chambre de commerce et d’in-
dustrie France Maurice (CCIFM), et
Michel Rosenberg, chef du Service éco-
nomique (SE) de l’ambassade de France,
L’île Maurice poursuit
la diversification de son économie
l’île Maurice a su être très réactive en
s’adaptant à la mondialisation et en déve-
loppant des savoir-faire spécifiques. Les
services financiers illustrent parfaitement
cette diversification : pas moins de 21
banques sont aujourd’hui présentes dans
ce petit État de 1,2 million d’habitants.
Depuis le début des années 2000, les
technologies de l’information et de la
communication (TIC) connaissent un
essor remarquable, constate le secrétaire
de la CCIFM. Au point que le ministre
des TIC, Tassarajen Pillay Chedumbrum,
n’hésite pas à déclarer que ce secteur
devrait devenir le premier pilier de l’éco-
nomie nationale.
Les différents gouvernements de l’île ont
toujours eu à cœur d’attirer des investis-
sements directs étrangers (IDE). C’est
pourquoi le pays a développé un système
fiscal avantageux. Tous les contribuables,
que ce soit les personnes morales ou
physiques, sont imposés à hauteur de
De terre d’agriculture et d’industrie sucrière, Maurice est devenue une place financière
qui compte dans la région et un pôle de développement des technologies de l’informa-
tion et la communication (TIC). La petite île doit, néanmoins, encore se battre pour mettre
l’ensemble de ses infrastructures à niveau, notamment les routes et les réseaux d’électri-
cité et d’eau.
PAYS & MARCHÉS Dossier
Ile maurice
Port Louis est la capitale économique de l’Ile
Maurice.
OT mauricien
LE MOCI - N° 1969 - 24 juillet 2014 63
capitaux sont rapatriables librement. Tou-
jours dans le but d’attirer les investisseurs
étrangers, l’île Maurice offre aux ressor-
tissants étrangers un permis de rési-
dence valable dix ans s’ils investissent au
minimum 500 000 dollars américains
dans l’un des secteurs porteurs. Un
étranger qui crée une entreprise dont le
chiffre d’affaires annuel dépasse 15 mil-
lions de roupies mauriciennes, soit envi-
ron 375 000 euros, pendant au moins
trois ans, peut également prétendre à un
permis de résidence de dix ans.
L’île Maurice dispose avec le « Board of
Investment » (BoI) d’une agence dont la
mission est d’encourager les investis-
seurs étrangers « à poser leurs valises » à
l’île Maurice. Le BoI a pris l’habitude
d’énumérer les avantages de Maurice :
stabilité politique, solidité du secteur
financier, état de droit, libéralisation de
l’économie et bilinguisme français-anglais
des Mauriciens. L’agence fait aussi valoir
que Maurice a signé de nombreux traités
de non double imposition et de libre-
échange, notamment en Afrique et en
Asie.
De plus, Maurice est membre de la Com-
munauté de développement d’Afrique
australe (ou SADC pour Southern Afri-
can Development Community), du Mar-
ché commun de l’Afrique orientale et aus-
trale (ou COMESA pour Common
Market for Eastern and Southern Africa),
de la Commission de l’océan Indien
(COI) et de l’Indian Ocean Rim Associa-
tion (IORA). Une présence qui permet
aux opérateurs à Maurice de bénéficier
d’avantages commerciaux vers les autres
États membres, comme des tarifs doua-
niers préférentiels. Comme le martèle le
gouvernement, l’île Maurice veut se posi-
tionner comme une plateforme pour les
investissements et le commerce entre
l’Asie et l’Europe d’un côté et l’Afrique de
l’autre.
Le succès économique de Maurice est
lié largement à sa capacité d’échanger
au grand large, notamment vers l’Europe.
Les flux d’échange le démontrent abon-
damment dans les secteurs clés de l’éco-
nomie : sucre, textile, tourisme ou TIC.
C’est pourquoi « quand l’Europe éternue,
l’île Maurice s’enrhume ». Bien que l’éco-
nomie de l’île ait démontré une certaine
résilience, la croissance du produit inté-
rieur brut (PIB) est retombée à 3,1 % en
2009 suite à la crise financière, après
être montée à 5,7 % en 2007 et 5,5 %
en 2008.
Autre lacune, les infrastructures. Il y a à
peine un mois, le 27 juin, le Premier
ministre et ministre des Finances, Navin
Ramgoolam, a annoncé la mise en place
à venir d’un fond dédié. Le réseau rou-
tier bénéficie déjà de diverses initiatives,
comme l’inauguration de la nouvelle auto-
route de contournement de la capitale
Port Louis. Un projet qui aurait, d’après la
CCIFM, permis de réduire de 30 % à
35 % le trafic à Port Louis.
Reste que les routes secondaires ne sont
pas toujours en bon état, que l’éclairage,
le marquage au sol ou le revêtement sont
insuffisants. Sophie Adam, la directrice
de la CCIFM, estime que les autorités ne
prennent pas assez en compte les autres
moyens de transport comme le vélo. Il
serait ainsi possible de prévoir des pistes
cyclables sur les nouvelles routes. À
noter, toutefois, qu’un projet de métro
aérien entre la capitale et les villes rési-
dentielles est en cours. D’autres projets
sont en chantier ou à l’étude, comme l’ex-
tension du port qui tend à devenir un pôle
régional et la création d’une zone franche
à l’aéroport qui vient d’être agrandi.
Selon Patrice Falzon et Michel Rosen-
berg, le Coût de l’électricité à Maurice
est aussi trop élevé. Sans compter que la
fourniture d’eau n’est pas régulière. Les
coupures à Maurice sont les consé-
quences des épisodes récurrents de fai-
ble pluviométrie. Des projets de réhabi-
litation du réseau vétuste de fourniture
d’eau sont en cours, afin de diminuer les
CHIFFRE-CLÉS
Superficie : 1 865 km2
Population : 1 259 838 habitants en 2013
Croissance économique : 3,2 % en 2013 et 3,5 % en 2014 (estimation)
Produit intérieur brut (PIB) : 8,08 milliards d’euros en 2013 et
8,61 milliards en 2014 (estimation)
PIB par habitant : 7 272 euros en 2013 et 7 725 en 2014 (estimation)
Exportations de biens et services : 4,97 milliards d’euros en 2013 et
5,26 milliards en 2014 (estimation)
Importations de biens et services : 6,09 milliards d’euros en 2013 et
6,4 milliards en 2014 (estimation)
Un projet de métro aérien entre la capitale et
les villes résidentielles est en cours.
fuites. C’est pourquoi des projets de bar-
rage sont en chantier pour récupérer
d’avantage d’eau de pluie.
Malgré sa stabilité, le taux de la Roupie est
au cœur d’un dilemme entre importateurs
et consommateurs d’un côté et exporta-
teurs de l’autre. Ces derniers se disent
pénalisés par un taux qu’il juge trop haut,
alors que la Banque de Maurice prône la
lutte contre l’inflation. Mais selon la
CCIFM, la monnaie est bien gérée par la
banque centrale. L’île Maurice, qui exporte
en euro et importe en dollar, est sensible
aux fluctuations des taux de change. Par
ailleurs, le système éducatif et la formation
professionnelle n’évoluent pas aussi
vite que l’économie. D’où un décalage
constaté aussi bien par la CCIFM que par
les opérateurs économiques.
Autre difficulté : alors que le pays sou-
haite s’appuyer davantage sur des sec-
teurs porteurs comme les TIC, selon
Patrice Falzon et l’association des pro-
fessionnels mauriciens des TIC (OTAM),
la qualité de la bande passante doit être
améliorée et son coût baissé. D’après
Mauritius Telecom, l’opérateur de télé-
communication leader à Maurice, la
connexion s’améliore et son tarif diminue.
Avec la multiplication des pôles informa-
tiques en Afrique comme à Djibouti et à
Mombassa, la distance avec Maurice
baisse, ce qui contribue à réduire le coût.
Par ailleurs, l’île Maurice voit ses réseaux
de fibre optique et 4G progressivement
se développer depuis 2012.
Patrice Donzelot,
à Maurice
64 LE MOCI - N° 1969 - 24 juillet 2014
TIC Penser marché local et développements régionaux
Secteurs porteurs
TIC, éducation, services financiers…
Pour Charles Cartier, directeur de TNT
Business Solutions et président de l’as-
sociation mauricienne des opérateurs
des TIC (connue comme OTAM pour
Outsourcing and Telecommunication
Association of Mauritius), le premier atout
de l’île Maurice est la proximité culturelle
avec l’Europe, en particulier la France. En
effet, l’organisation des entreprises a été
importée d’Europe, ce qui facilite les
affaires et la compréhension mutuelle.
Le décalage culturel est moindre qu’avec
des pays concurrents en Asie et en
Afrique, selon Charles Cartier. Les Mau-
riciens sont bilingues français-anglais et il
est de plus en plus facile de trouver des
employés parlant d’autres langues euro-
péennes et asiatiques. Grâce aux
horaires flexibles que les Mauriciens
adoptent de plus en plus facilement et à
Microsoft utilise l’île Maurice comme base
avancée pour ses activités dans l’océan
Indien et le Pacifique francophone.
Orange a installé l’un de ses centres
« Orange Business Services » au cœur
de l’île. En France, l’un des services de
renseignement téléphonique ainsi que
l’un des opérateurs de téléphonie mobile
font confiance à des centres d’appel
mauriciens. Dans les technologies de l’in-
formation et de la communication (TIC)
à Maurice, ce sont notamment les opé-
rations à forte valeur ajoutée et les mar-
chés de niches qui sont porteurs, car les
métiers fondamentaux comme l’externali-
sation y sont déjà bien représentés.
Selon l’agence pour la promotion des
investissements (connue comme BoI
pour Board of Investment), il y a un fort
potentiel dans des secteurs spécifiques
comme le développement de logiciels et
d’applications en profitant de la tendance
vers les smartphones, les tablettes tac-
tiles et les objets connectés. D’autres
activités sont porteuses, comme les ordi-
nateurs de bord pour les véhicules, le
télédiagnostic, la télémaintenance et l’ani-
mation 3D. Pour encourager les déve-
loppeurs, des entreprises ainsi que le
gouvernement organisent de plus en plus
de concours.
son fuseau horaire GMT+4, il est pos-
sible de travailler pour des clients en Aus-
tralie comme aux États-Unis. En ce qui
concerne l’immobilier, de nombreux
bureaux sont libres, notamment à la
Cybercité d’Ebène, village d’affaire
récent, consacré au secteur des TIC au
cœur de l’île.
Selon Charles Cartier, parmi les handi-
caps, figure le coût que représente l’uti-
lisation de la bande passante. Toutefois,
comme le précisent régulièrement le
ministre des TIC, Tassarajen Pillay Che-
dumbrum, et le premier fournisseur d’ac-
cès à internet, Mauritius Telecom, la ten-
dance est à la baisse et des efforts sont
faits pour encore diminuer les tarifs. Par
exemple, jusqu’à récemment, Mauritius
Telecom était le seul opérateur à distri-
buer de la bande passante en gros. Le
gouvernement a ouvert ce marché à la
concurrence. Ainsi, à Maurice, les
employeurs affirment que les activités
liées aux TIC évoluent plus vite que les
formations professionnelles disponibles.
Maurice est une petite île qui offre de nombreuses opportunités d’investissements.
Les secteurs sont variés allant des TIC aux énergies renouvelables en passant par la
biotechnologie. Tour d’horizon.
PAYS & MARCHÉS Dossier
Ile maurice
La Cybercité est le pôle national des TIC à
Maurice.
À l’instar des technologies de l’information et de la communi-
cation (TIC), il y a dans divers secteurs d’activité une demande
pour des formations professionnelles. Le groupe mauricien
Médine propose depuis peu sur son campus des cours en
partenariat avec les écoles françaises Supinfo, Ecole supé-
rieure de commerce de Paris (ESCP) et Ecole supérieure des
sciences économiques et commerciales (Essec). Il s’agira de
formations tertiaires, notamment dans l’ingénierie et les TIC.
Même si depuis quelques années la qualité de l’éducation est
montée d’un cran à l’île Maurice, avec notamment la création de
centres de formations publics et privés et l’implantation de
branches d’universités étrangères, il y a un écart entre l’offre et
la demande en termes de qualification. De plus il y a encore de
nombreux jeunes Mauriciens qui partent étudier à l’étranger
alors que Maurice veut devenir un pôle éducatif pour la région
de l’océan Indien et de l’Afrique de l’Est. P. D.
Education : un besoin de formations tertiaires
P. Donzelot
66 LE MOCI - N° 1969 - 24 juillet 2014
Selon l’association regroupant les opéra-
teurs mauriciens des services financiers
(connue comme GFM pour Global
Finance Mauritius), l’île Maurice est consi-
dérée comme une juridiction financière
bien établie, réglementée et stable. Dans
les services financiers, le pays veut devenir
pour l’Afrique l’équivalent de Singapour
pour l’Asie. Maurice veut jouer aujourd’hui
le rôle de plateforme pour les investisse-
ments vers l’Afrique, ce qui a amené le
gouvernement à adopter des mesures inci-
tatives et créer au sein du Board of Invest-
ment (BoI) une unité spécialisée dans les
investissements vers l’Afrique.
Le pays dispose déjà d’un important sec-
teur « offshore » pour les investissements
transfrontaliers. Le gouvernement mauri-
cien a toujours eu à cœur de promouvoir
les services financiers et de faciliter les
investissements internationaux. C’est
grâce à ces efforts que le pays est dans
la liste blanche de l’Organisation de coo-
Services financiers Devenir le Singapour de l’Afrique
pération et de développement écono-
miques (OCDE) et est le premier État afri-
cain dans le classement de la Banque
mondiale des pays où il est facile de faire
des affaires (Doing Business Survey).
Aujourd’hui, le secteur des services finan-
ciers attend la fin des renégociations entre
l’Inde et Maurice sur le traité de non dou-
ble imposition. Ces discussions sont d’au-
tant plus importantes que 39,6 % des
investissements directs étrangers (IDE)
en Inde transitent par Maurice. Reste que
l’île de l’océan Indien vient de se voir ravir
la première place par Singapour.
La gestion de fortune et de patrimoine,
ainsi que l’implantation d’entreprises offs-
hore sont également des domaines por-
teurs à l’île Maurice. De plus en plus de
ressortissants français viennent s’y ins-
taller pour des raisons professionnelles
ou pour leurs retraites. Ils ont besoin de
conseils et d’assistance. Certains cabi-
nets se sont ainsi spécialisés, parfois en
s’associant sur place avec des parte-
naires locaux.
PAYS & MARCHÉS Dossier
Ile maurice
Pour éviter la concurrence avec les pays asiatiques dans le bas
et le moyen de gamme, les industriels à Maurice s’orientent vers
le haut de gamme et les marchés de niche, comme le textile
technique, l’horlogerie, les pièces automobiles, les dispositifs
médicaux et la joaillerie. L’île Maurice dispose d’un port franc où
les opérateurs bénéficient d’avantages fiscaux et des tarifs doua-
niers préférentiels vers les pays membres, dont Maurice, de la
Communauté de développement d’Afrique australe (ou SADC
pour Southern African Development Community) et du Marché
commun de l’Afrique orientale et australe (ou Comesa pour
Common Market for Eastern and Southern Africa). Le gouver-
nement subventionne également les entreprises basées à Mau-
rice qui exportent vers l’Afrique et celles qui participent à des
foires internationales en Afrique subsaharienne. P. D.
Industrie : cap au grand large et vers le haut de gamme
Santé Cibler les biotechnologies et les dispositifs médicaux
Un pôle biomédical vient de voir le jour
dans le village de Rivière du Rempart. On
y trouve pour le moment sept entreprises,
lesquelles peuvent partager leurs infra-
structures et créer des partenariats. Ainsi,
Cephyr pour « Centre for Phytotherapy
Research » et CIDP pour « Centre inter-
national de développement pharmaceu-
tique » sont deux entreprises sœurs
créées à Maurice. Dans le domaine des
essais cliniques, le directeur de Cephyr
et de CIDP, le Français Jean-Louis Roule,
explique que les atouts de Maurice sont
multiples. Il cite avant tout la multiethni-
cité du pays, ce qui est très utile pour tes-
ter différents types de peaux. Le posi-
tionnement géographique de Maurice,
proche de l’Afrique et de l’Asie, est éga-
lement un avantage comme sa stabilité
économique et politique. « Je ne cache
pas que ce qui nous a aussi attiré, c’est la
fiscalité qui permet aux jeunes entreprises
de se développer ». Autres raisons de sa
localisation à Maurice, le bilinguisme et
le faible décalage horaire avec l’Europe
« 60 % de nos clients sont Européens »,
précise Jean-Louis Roule. Pour sa part,
Michel Rosenberg, chef du Service éco-
nomique (SE) de l’Ambassade de France,
estime qu’il faut établir des partenariats
avec les professionnels de La Réunion
qui ont déjà une forte expertise sur place.
D’après le Board of Investment (BoI) et
la Chambre de commerce et d’industrie
France Maurice (CCIFM), le potentiel est
suffisant pour doter Maurice d’un pôle de
santé. L’île compte déjà des cliniques pri-
vées et des centres spécialisés dans la
greffe de cheveux ou la dentisterie, qui
offrent leurs services aux étrangers dans
le tourisme médical. Le tourisme médical
progresse régulièrement. Le nombre de
patients est ainsi passé de 10 600 en
2010 à 21 346 en 2012, contre 1 000 et
5 000 seulement en 2006 et 2008.
Le gouvernement mauricien souhaite
promouvoir les services financiers et faciliter
les investissements internationaux.
P. Donzelot
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