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Version provisoire (non finalisée)
importons 94% de notre énergie comme des combustibles fossiles provenant de
l’étranger et cela a de lourdes conséquences sur notre budget»
.
Decimo : La position du Maroc sur la question du développement durable pose
plusieurs points d'interrogation. Comme pour tous les secteurs, le problème de
gouvernance, la nouvelle restructuration gouvernementale confirme plus
l'appréhension étroit du concept en le liant au ministère de l'Energie (Ministère de
l'Energie, des Mines et du Développement durable). Ne faudrait-il pas préconiser un
ministère à part pour ledit développement durable ? Le développement sociale est
isolément intégré dans un autre ministère, le développement rural dans un autre
ministère et l'économie sociale encore dans un autre ministère, sachant que les
facteurs socio-économiques sont intimement liés au comportement néfaste des
citoyens vis à vis de la nature (surpêche, surexploitation des ressources, déboisement,
rejets en eaux...etc).
Undecimo: En fait, Peu importe le comportement des personnes (en tant que citoyens),
leur responsabilité reste très minime
, de loin, par rapport à celles des entreprises, des
industries plus particulièrement. Mais, comment faire adhérer les entreprises au
développement durable ?
Ne serait-ce que parce que le monde des affaires a tardivement adhéré ?
LES ENTREPRISES DEFAVORABLES AU DEVELOPPEMENT DURABLE
Pour les entreprises marocaines, comme pour celles du reste des pays en
développement, le développement durable est un coût et sa conciliation avec la recherche
de la compétitivité n'est pas aussi simple comme en parle les rumeurs communs. Sinon elles
s'y seraient déjà engagées. Le problème se pose moins pour les entreprises dans les pays
développés. Elles sont exportatrices et vendeurs des technologies et des produits lié à
l'environnement. Les pays en voie de développement sont principalement des importateurs
purs des ces produits et services à moins que l'on excepte la Chine dont les exportations
mondiales des technologies et équipements solaires représentaient 20% du total de ses
exportations en 2005. En cette même année, les Etats Unis, l'Europe et le Japon
s'emparaient de 80% du marché des industries relative à l'environnement.
Un marché moins profitant pour les pays importateurs en termes de compétitivité à
court terme, mais bien sûr profitant en termes de performance sur le long terme.
C'est vrai que nous assistons de nos jours à une implication du monde des affaires dans
les questions de l'environnement, pour ne pas dire du développement durable, et qu'à
chaque fois une COP se tient, leurs voix s'entend via tous les supports médias et hors médias.
Nonobstant, qui se rappellent des 20 premiers COP déjà organisées à travers le monde ? Qui
s'en rappelle même du contenu ou des participants ? Pourquoi n'étaient-elles pas
Propos de la ministère déléguée chargée de l'environnement, Hakima El-Haité.
Quoique ce ne soit pas à prouver, nous citons l'exemple du secteur oléicole au Maroc : la pollution générée
par un litre de margine équivaut celle de 500 litres d'eau usée domestique).