
l’environnement naturel, et augmentent leur capacité propre et celle de continuer à développer
et à contribuer, créant un cercle vertueux de développement personnel et de contribution.
C’est à travers l’accès à une éducation de qualité pour tous, sans distinction sexuelle,
ethnique, religieuse ou linguistique – que ces contributions personnelles sont multipliées et
que les bénéfices de la croissance économique sont équitablement distribuées et appréciées.
Le projet des Standards offre trois voies pour connecter l’amélioration de l’éducation à une
croissance économique universelle et durable.
Les économistes identifient trois facteurs qui conduisent à une croissance fondée sur une
capacité humaine accrue : l’approfondissement en capital (la capacité d’une main d’œuvre à
utiliser un équipement qui est plus productif que ses versions précédentes), une main d’œuvre
de meilleure qualité (une main d’œuvre plus formée qui est capable d’ajouter de la valeur au
résultat économique), et l’innovation technologique – la capacité de la population active à
créer, distribuer, partager et utiliser un nouveau savoir. Ces trois facteurs de productivité
servent de base à trois autres complémentaires, , qui recouvrent en quelque sorte des
approches connectant la politique éducative avec le développement économique
:
Augmenter la compréhension technologique des étudiants, des citoyens et de la main
d’œuvre en incorporant des compétences technologiques dans les programmes – ou
l’approche d’alphabétisation technologique.
Augmenter la capacité des étudiants, des citoyens et de la main d’œuvre à utiliser le savoir
pour ajouter de la valeur à la société et à l’économie en appliquant ce savoir pour résoudre
des problèmes complexes et réels – ou l’approche d’approfondissement des
connaissances.
Augmenter la capacité des étudiants, des citoyens et de la main d’œuvre à innover, à
produire de nouveaux savoirs, et à tirer profit de ces nouveaux savoirs - ou l’approche de
création de savoir.
Comme souligné dans le rapport de l’UNESCO, Renforcement des capacités des institutions
de formation des enseignants en Afrique subsaharienne
(TTISSA), le but de l’UNESCO est
de faire coïncider la formation des enseignants avec les objectifs de développement nationaux.
En conséquence, ces trois approches correspondent à des visions et objectifs alternatifs de
politique nationale pour le futur de l’éducation. Ensemble ils offrent une trajectoire de
développement avec laquelle la réforme de l’éducation prend en compte des moyens de plus
en plus sophistiqués de développer l’économie et la société d’un pays : de la compréhension
technologique à une main d’œuvre hautement performante, à une économie de savoir et une
société de l’information. A travers ces approches, les étudiants d’un pays et de façon ultime
ses citoyens et ses travailleurs acquièrent des compétences de plus en plus sophistiquées
nécessaires pour soutenir le développement économique, social, culturel et environnemental,
ainsi qu’un niveau de vie meilleur.
Les lecteurs intéressés par ces concepts généraux de macro économie doivent se référer à Stiglitz, J et Walsh,
C. (2002) Principes de macroéconomie (3e édition). New York : Norton. Pour des informations plus spécifiques
à la croissance économique fondée sur la productivité et le développement, voir OCDE (2001). La nouvelle
économie : au delà de la mode. Paris OCDE. Pour de plus spécifiques discussions sur la connexion entre le
développement économique et une réforme de l’éducation fondée sur les TIC, voir Kozma. R (2005). « Les
politiques nationales qui connectent une réforme de l’éducation fondée sur les TIC et le développement
économique et social ». Human Technology, 1 (2), 117-156.
UNESCO (2005). Renforcement des capacités des institutions de formation des enseignants en Afrique
subsaharienne. Paris : UNESCO.