Parc national du Mont-Orford
(extrait du site officiel du gouvernement du Québec)
Région : Cantons-de-l'Est
Superficie : 58,37 km²
Région touristique : Cantons-de-l'Est
Par monts et par vaux, le parc du Mont-Orford accueille ses visiteurs dans des
forêts matures dominées par l'érable à sucre. Venez admirer ses montagnes, ses
collines et ses étangs... heureux mélange d'habitats fauniques et floristiques. Que
ce soit pour sillonner les sentiers, rouler sur la Montagnarde, faire un saut au
sommet du mont Orford, un séjour au Centre de villégiature Jouvence ou vous
laisser envoûter par les symphonies musicales du Centre d'Arts, vous prendrez plaisir à découvrir ce
parc... tout naturellement!
©Société des établissements de plein air du Québec
Coordonnées
3321 ch. du Parc, Orford, Québec, Canada, J1X 7A2
Courriel : parc.mont-orford@sepaq.com
Téléphone : (819) 843-9855
Télécopieur : (819) 868-2107
Téléphone sans frais : (800) 665-6527 (Canada, USA)
Site Internet : www.sepaq.com/pq/mor/fr/
Activités
Cyclisme; Équitation; Escalade extérieure; Golf; Interprétation du milieu; Observation de la faune; Observation de la
flore; Pêche; Plage; Plan d'eau; Programme d'activités : arts; Randonnée pédestre (80 km); Raquette (31,2 km); Ski
alpin / planche à neige; Ski de fond (70 km); Sports nautiques : canot, chaloupe, kayak, pédalo, planche à voile;
Télémark; Terrain de jeux pour enfants; Autres activités
Services
Boutique / Comptoir de vente; Dépanneur; Hébergement en camping; Hébergement en refuge; Hébergement sur
place; Rampe de mise à l'eau
Services de location
Location d'équipements spécialisés pour enfants; Location de canots; Location de chaloupes; Location de kayaks;
Location de raquettes; Location de skis de fond; Location de vélos; Location d'autres embarcations ou équipements
nautiques
Services de restauration et cuisine
Aire de pique-nique; Barbecue accepté; Restauration sur place
Groupes
Réservations recommandées; Tarifs spéciaux
Services adaptés aux personnes à capacité physique restreinte
Accès partiel (Kéroul)
Référence : http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/fiches/fr/attraits/1935775.html
Extrait de l’encyclopédie libre Wikipedia
Parc national du Mont-Orford
Le parc national du Mont-Orford, d'une
superficie de 58,37 km², est situé à l'ouest
de Sherbrooke et au nord de Magog, dans la
région de l'Estrie. Il est géré par le
gouvernement du Québec à travers la
SÉPAQ.
Description
Il s'agit d'un parc à double vocation :
conservation et récréation. L'idée de conservation signifie que toute activité menée sur
son territoire doit protéger ses écosystèmes. Les activités de récréation doivent se
dérouler à l'intérieur d'un territoire délimité.
Plusieurs sentiers sont balisés à l'intérieur du parc, ce qui permet de faire de la randonnée
pédestre en été et du ski de fond en hiver. Un centre dédié à la musique, le Centre d'art
Orford, y est installé, tout comme la Station de ski du Mont Orford. Un terrain de
camping est aussi accessible.
Historique
Le parc a été créé dans les années 1930 suite à une entente intermunicipale, dont chaque
parti s'engageait à céder des terres afin de permettre la constitution du territoire protégé.
Une loi québécoise votée en 1938, la Loi sur le Parc national du Mont-Orford, en fera un
parc provincial.
Au début des années 1940, un terrain de golf y est construit. Pour souligner Expo 67, un
terrain de camping et le Centre d'art Orford sont construits à l'intérieur du parc. Par la
suite, une station de ski s'est installée dans le parc, des experts ayant estimé qu'elle
causerait peu de perturbations.
En 1976, le gouvernement du Québec agrandit la surface du parc en expropriant des
propriétaires, faisant passer la surface de 40 km² à 58,37 km². Ce geste faisait suite à une
proposition de sortir du parc toute activité à caractère commercial. Par exemple, la station
de ski serait demeurée au même endroit, mais n'aurait plus officiellement fait partie du
parc, celui-ci voyant ainsi sa taille réduite.
C'est à la suite des audiences publiques du 30 et 31 mars 1979 que le parc devient
récréatif, c'est-à-dire que s’exerce la pratique d'activités de plein air et la protection du
milieu naturel sur le même territoire.
Parc national du Mont-Orford
Catégorie II de l'UICN (Parc national)
Québec (Canada)
Magog
45° 20' 00" N 72° 13' 00" W
5 837 ha
29 août 1979
modifié en 1980
SEPAQ
www.sepaq.com/pq/mor/fr/
Événements récents
Depuis 2005, le parc est au centre d'un conflit opposant des groupes de défense de
l'intégrité du parc et des promoteurs immobiliers. Ces derniers souhaitent en effet
agrandir l'aire commerciale entourant la station de ski pour y inclure des condominiums.
Le 6 mars 2006, le gouvernement du Québec tranche en faveur des promoteurs
immobiliers et souhaite vendre au secteur privé près de 649 hectares situés sur le mont,
en plein centre du parc national. Le projet comprendrait également l'aménagement d'un
terrain de golf ainsi qu'un projet immobilier d'au moins 1 000 logements.
En mars 2006, il est annoncé que la cession d'une partie du parc dans le but d'y construire
des condominiums est illégale. C'est pourquoi le gouvernement du Québec doit créer une
loi spéciale pour contourner une disposition insérée dans une autre loi. Ce dispositif est
solidement contesté par un regroupement de citoyens réunis sous la bannière de la
coalition SOS Parc Orford, qui songe à poursuivre le gouvernement en cour.
En réponse au mouvement de contestation, le ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs a publié le 6 avril un communiqué annonçant son intention
de doubler la superficie du parc afin de compenser pour la perte du mont proprement dit,
ce qui équivaut à environ 5 000 hectares de terres à être protégées1. Cependant, selon les
groupes de défense de l'intégrité du parc, cet ajout ne pourrait compenser pour la perte
des terres riches en biodiversité du mont, qui constituent le centre névralgique du parc
national. De plus, les terres supplémentaires proposées seraient biologiquement pauvres
puisque commercialement exploitées depuis plusieurs années.
Le 21 avril 2006, huit ex-directeurs de parcs nationaux ont publié une lettre ouverte
dénonçant le projet de privatisation et demandant entre autre au gouvernement de
« surseoir à son intention d'offrir en vente une partie substantielle du territoire du parc »
et de « reprendre à la base le processus de discussion publique » 2. Le 22 avril 2006, une
marche nationale d'opposition au projet est organisée à Montréal, en marge du Jour de la
Terre qui réunit quelque 12 000 manifestants, selon les organisateurs.
Une des principales raisons du conflit réside dans le fait que des terres ont été
initialement cédées dans le but d'en faire un espace public, un parc protégé par la Loi des
Parcs, et d'en promouvoir la conservation. Or le gouvernement du Québec va à l'encontre
de sa propre loi avec sa décision de vendre à des intérêts privés 649 hectares de ces terres,
dont 71% sont recouverts de forêts et de milieux humides naturels.
Étrangement, même si le projet de privatisation partielle fut mis en place par le
gouvernement du Parti libéral du Québec, deux anciens ministres libéraux de
l'Environnement, Thomas Mulcair et Jacques Dupuis, se sont dits contre, alors qu'un
ancien ministre péquiste de l'Environnement s'est dit pour!
Le projet de loi 23 déposé le 3 mai 2006 modifie quelque peu le projet initial du
gouvernement. La superficie mise en vente a notamment été ramenée à 579 hectares
grâce au retrait du mont Alfred-DesRochers, de la colline des Sureaux et de l'étang K2 du
projet.
1 Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs - La superficie
du parc national sera doublée : une première au Québec
2 Le Devoir, Le milieu des parcs blâme Charest, édition du 21 avril 2006
Référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Orford
Extrait du site de l’organisation SOS Mont-Orford
La Commission parlementaire sur le projet de
Loi no 23
UN PREMIER BILAN
La session de la Commission parlementaire sur les transports et
l’environnement portant sur le projet de Loi no 23 est terminée. Aucun
intervenant n’est venu apporter un appui clair à la proposition ministérielle.
Pour reprendre l’expression d’un éditorial de La Tribune, le ministre a
frappé un mur. Les intervenants du secteur environnemental ont
systématiquement dénoncé le projet de vente de terrains d’un parc national
et l’acte législatif dont la seule raison d’être est de permettre le
contournement de la Loi sur parcs pour vendre les terrains.
Dans son mémoire, à l’ouverture des consultations en commission
parlementaire, SOS PARC ORFORD a fait valoir :
que le projet de loi déroge à la Loi sur les parcs ;
qu’aucune raison valable ne justifie de sacrifier ce joyau de notre
patrimoine ;
que cette décision a été prise de façon arbitraire et capricieuse, sans
consultation préalable ;
que la population du Québec est contre ce projet et que le recours à
une loi spéciale pour vendre une partie significative du parc à des
intérêts privés constitue un dangereux précédent, notamment en ce
qu’il mine la confiance des citoyens dans leur gouvernement, fait
craindre pour la survie des autres parcs de la province et envoie un très
mauvais message aux donateurs potentiels ; et, enfin,
qu’outre les questions de principes, ce projet est tout aussi
inacceptable au plan économique.
Plusieurs intervenants régionaux, dont le CLD, l’ATR, la MRC, la FTQ
s’opposent également à la vente du domaine skiable et à la construction de
condos à l’intérieur du territoire du parc. Pour la première fois on commence
à discuter d’une vision régionale du développement récréo-touristique qui
valorise le parc national au lieu de se limiter à la recherche d’une solution
facile à la faillite appréhendée du centre de ski. Heureusement on commence
à chercher des solutions qui reposent sur une utilisation extensive du
domaine du parc plutôt que sur une utilisation intensive qui serait autorisée
par le projet de loi. On se rapproche des thématiques éco-tourisme et nature-
culture et on s’éloigne des projets d’équipements lourds. Tous sont d’accord
pour que les condos soient construits à l’extérieur du territoire du parc sur
les terrains qui appartiennent au promoteur à 600 mètres du parc. Certains,
comme l’ATR, vont jusqu’à proposer le retrait du Mont Alfred DesRochers du
domaine skiable, une proposition qui facilite la viabilité du centre de ski et la
conservation d’espaces naturels.
Par contre, dans un esprit de compromis avec la proposition
gouvernementale, ces intervenants régionaux concèdent le terrain de golf qui
est situé à l’intérieur des limites du parc, ce qui n’est pas le cas de SOS PARC
ORFORD.
Les élus de la région supportent cette vision avec l’exception notable de la
municipalité du Canton d’Orford qui comprend le territoire du parc et qui
s’oppose à la vente de terrains du parc.
Par ailleurs, le préfet de la région, le maire Nicolet, a été très clair sur la
nécessité pour le gouvernement de reprendre le bail et de mettre fin aux
spéculations entretenues par le ministre à l’effet que la reprise de possession
de la station de ski pourrait coûter 20$ millions. Aucune proposition d’appel
d’offres ne pourrait être crédible dans une situation aussi nébuleuse.
Tout le monde s’entend pour revendiquer le temps nécessaire pour arriver à
créer un consensus régional. On demande de reporter la décision au 15
septembre et de donner au milieu le temps de s’entendre sur une contre-
proposition.
Le ministre Béchard a fait face à une opposition pratiquement unanime à son
projet de loi et au principe de la vente de terrains du parc. Il a fait le choix, en
conclusion à la commission parlementaire, de donner l’apparence
d’ouverture en diminuant de 100 hectares les 579 hectares qui devaient être
vendus au lieu de renoncer à la vente. Il annonce la reprise du bail tout en
affirmant que le coût devra être intégré au prix de vente des terrains. Il ouvre
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