Tortues marines

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Les tortues marines
ruebon.canalblog.com
fr.fotolia.com
Jean-Louis DOSSIN Subgalatée Le Chesnay
Sommaire
-------
I-Généralités:
A) Origine, évolution, classification:
B) Description générale:
1-Morphologie et anatomie:
2-Métabolisme:
3-Comportement et mode de vie:
blog.okapi.fr
II-Caractères spécifiques des différentes espèces:
III-Menaces et protection:
A) Menaces:
B) Protection:
IV-Conclusion:
Annexes.
Papycousteau.Com
A-Origine et évolution, classification:
Apparition des tétrapodes il y a 400 millions d’années. Ces
vertébrés, que nous appelons aujourd’hui des batraciens ou
amphibiens, sont encore inféodés au milieu aquatique.
Dinosoria.com
manimalworld.net
Scutosaurus karpinskii
60 millions d’années plus tard apparaissent les cotylosauriens, considérés comme
les ancêtres de tous les reptiles, qui seront capables de pondre pour la première
fois un œuf à coquille, les libérant ainsi du monde aquatique.
-260 millions d’années:
Captorhinus, un petit lézard de 60cm
de long, dont les omoplates se trouvent à l’intérieur de la cage
thoracique…Maillon intermédiaire?
commons.wikimedia.org
Les reptiles suivants se couvrent de nodules
osseux…
systemanaturae.wifeo.com
Reconstitution montrant l'apparition et l'évolution probable de la carapace chez les
tortues. a) et b) Ancêtres hypothétiques montrant une armure dermique avec des
ostéodermes organisés en rangées. c) Développement de l'armure dermique comme
observée chez Proganochelys quenstedti. L'armure dermique a été consolidée en
épines et carapace, et l'association entre les composantes dermiques et
endosquelettiques est presque complète. d) Kayentachelys aprix, tortue du
Jurassique inférieur à l'aspect moderne. Notez l'absence d'armure dermique sur les
pattes, le cou et la queue. (Photo issue de Joyce et al., 2008)
palaeojura.ch
island.geocities.jpisland.geocities.jp
-230 millions d’années:
Proganochelys: probablement
l’ancêtre de toutes les tortues, au
corps recouvert d’une carapace
osseuse. (tortue herbivore,
d’environ 1 m.)
Deux groupes se séparent au
Jurassique(-195 millions
d’années):
-les pleurodires dont le cou se
replie horizontalement;
-les cryptodires, dont le cou se
replie verticalement. Les
tortues marines font partie de
ce dernier groupe.
Wikipedia
ARCHELON: la plus grande des tortues marines
connues, atteignait 5 m pour un poids de près
de 3 tonnes: genre disparu il y a env. 83
millions d’années.
dinosaure-monde.wifeo.com
Classification:
Tortues marines
Tortue verte
(Chelonia mydas)
Classification phylogénétique
Règne
Animalia
Embranchement
Chordata
Sous-embr.
Vertebrata
Classe
Reptilia
Sous-classe
Chelonii
Ordre
Sous-ordre
Super-famille
Baur, 1893
Testudines
Cryptodira
Chelonioidea
En résumé, les tortues apparues il y a 230 millions d’années étaient
terrestres.
100 millions d’années plus tard, certaines s’adaptèrent à la vie aquatique, et
encore 50 millions d’années plus tard, au milieu marin.
Les tortues marines actuelles descendraient donc de lignées ayant 80
millions d’années d’existence. Sur 5 familles de tortues marines, il n’en
subsiste aujourd’hui que deux: les cheloniidae (7 espèces): carapace ossifiée,
et les dermochelyidae (1 espèce): carapace type cuir.
B) Description générale:
1) Morphologie et anatomie: carapace d’origine dermique, correspond au
développement des côtes de l’animal; composée d’une dossière, d’un
plastron, et de deux ponts
qui les réunissent
latéralement.
Elle constitue une excellente
protection contre prédateurs
et variations thermiques.
Taille:0.8m à 2.5m, poids:45 à
950kg selon les espèces.
Juxtaposition de plaques
osseuses (#50) recouvertes par
des grandes écailles cornées
Exception : la tortue luth = cuir
contenant de petits nodules
osseux.
Les organes des chéloniens sont ceux de la plupart des vertébrés.
-Leur cou est formé de 8 vertèbres. Il est peu mobile, et presque rigide pour la tortue
luth, afin d’opposer une certaine résistance lors du déplacement aquatique à vitesse
élevée.
-Les tortues marines n’ont pas de
dents, efficacement remplacées par un
bec corné, tranchant efficacement leur
nourriture (plongeurs, prudence!)
-Nageoires non rétractiles:
2 nageoires/pattes avant, plates assurant la propulsion;
Pattes arrières et caudale = stabilisation et orientation.
Excellent hydrodynamisme (max = 30km/h), grande endurance (migration jusqu’à
2000 km) mais reptation à terre lente et maladroite.
Les sens:
Vision: très bonne sous l’eau; présence de 3 paupières et des larmes
(glandes salinières) pour éliminer le sel en excès et le sable lors du
creusement du trou de ponte;
Ouïe : très bonne: oreille internalisée sous une plaque auditive; permet
un sens de l’orientation assez aigu (migrations).
L’odorat paraît faible;
Sens de l’orientation très développé chez les tortues marines,
navigatrices au long cours! Reste encore mystérieux: présence de
particules de magnétite dans les cellules, position des astres, courants
marins, salinité des eaux…En tout cas, merveilleuse machine aquatique à
l’aise sur toutes les mers chaudes du globe!
2) Métabolisme:
-Reptiles ≠ mammifères et oiseaux: dépendent en partie de la
température extérieure pour l’équilibre thermique de leur métabolisme:
C’est l’ectothermie.
Avantages: variation possible de la température interne par l’activité
musculaire, formation d’une épaisse couche de lard dans les eaux
froides, déplacement vers des endroits ensoleillés ou abrités selon les
besoins, glissement en eau plus profonde si besoin de fraîcheur.
Conséquence: bonne adaptation à des milieux variés, et dépense énergétique
réduite: 30 fois moins qu’un homme à poids égal!
-La respiration est pulmonaire, les poumons sont comparables aux nôtres, et
les tortues marines doivent régulièrement reprendre leur souffle à la surface
en moyenne toutes les dix minutes.
Absence de côtes mobiles et de diaphragme: ce sont les muscles des pattes
avant et des organes internes qui actionnent les poumons.
-L’oxygénation, chez certaines espèces aquatiques, notamment la tortue Luth,
très pélagique, peut s’effectuer par la peau et les muqueuses orales
pharyngées ou cloacales. Ainsi, optimisation des immersions, associant une
réduction du métabolisme afin de diminuer les besoins en oxygène.
-Les tortues marines n’hibernent pas, conservent une activité permanente en
choisissant au long de leur vie, selon leurs besoins, le milieu et la température
adéquates, vivant presque toujours à leur optimum thermique.
-Leur longévité est encore mal connue: inférieure aux tortues terrestres, mais
au moins de 30 à 40 ans, probablement 50 ans ou plus pour les tortues Luth
de 950 Kg (Certaines pathologies: fibropapillomatose, parasites…)
3) Comportement et mode de vie: 260 espèces de chéloniens au total. peu
d’espèces marines: 8 espèces. Milieu de vie des tortues marines assez
uniforme, n’obligeant pas à de grandes prouesses adaptatives.
-Reproduction: comme pour beaucoup de vertébrés, elle est sexuée, avec
fécondation interne.
-Un fait remarquable cependant: « l’invention » de l’œuf amniotique, capsule
calcaire indépendante du monde extérieur, incubant dans le sol.
-Les tortues marines, totalement vouées au milieu aquatique, doivent revenir
plusieurs fois par an pour pondre, sur leur terre natale!
Mâle
tortues.byethost15.com
Femelle
Dimorphisme sexuel : le mâle est doté d’une longue et large queue et possède
des griffes sur ses nageoires avant, particulièrement développées, lui permettant
de s’agripper au dos de la femelle. Celle-ci est généralement un peu plus grande
que le mâle.
futura-sciences.com
-L’accouplement des tortues marines s’observe en face des
plages de pontes, où les mâles guettent le retour des
femelles, juste après la ponte.
-Les spermatozoïdes peuvent se nicher dans les replis des
oviductes, autorisant une ovulation plusieurs mois, ou
même plusieurs années après la fécondation!
La ponte:
-Elaboration des œufs durant deux à trois semaines après la
fécondation.
-Puis vient le moment de la ponte, sur une plage, natale ou
nouvelle, généralement durant la marée montante, et la
nuit (pour la fraîcheur).
La femelle se hisse sur la plage la nuit tombante et creuse dans le sable humide
un trou de la taille de 50cm de profondeur environ; ponte de 80 à 200 oeufs <60
mm, mous, blancs et sphériques.
Le nid est ensuite recouvert et dissimulé, parfois arrosé d’urine pour éviter la
dessication.
La mère retourne aussitôt à l’eau, navigue environ 2 semaines puis pond à
nouveau sur son site de ponte (ou parfois ailleurs), et finalement retourne à son
lieu de vie habituel.
Intervalle de 18 à 36 mois entre 2 périodes de reproduction.
Incubation: 45 à 70 j, puis éclosion ( la jeune tortue casse la coquille) et sortie
sur le sable, direction la mer! (Généralement de nuit ou au petit matin:
fraîcheur et discrétion!)
Grosses pertes dans ce trajet (oiseaux, crabes, renards, rats, chiens sauvages…)
puis dans l’eau (poissons pélagiques). Environ 1% des nouveaux nés
parviendra à l’âge adulte.
tortuesmarinesguadeloupe.org
Alimentation et croissance:
-Le régime alimentaire des tortues marines est assez éclectique.
Il varie cependant suivant les espèces, en fonction de
l’environnement auquel elles se sont adaptées, mais également en
fonction de l’âge.
Nous le verrons avec la différenciation des espèces.
-Les tortues marines ont en général une stratégie de croissance
rapide afin de résister à la prédation importante en milieu aquatique.
Ex. de la tortue Luth: env. 50 gr à la naissance, 2 kg à un an, env. 20
kg à 3 ou 4 ans, 300 kg à l’âge adulte, vers 10-14 ans! Ensuite,
croissance plus lente, mais ne cesse jamais complètement pendant la
vie de la tortue.
Voir des tortues Luth de 950 kg!
II-Caractères spécifiques des espèces:
A) La tortue verte: Chelonia mydas:
Clés d’identification:
-Nuchale ne touchant pas les premières
costales; 4 paires de costales.
-Une seule paire d’écailles préfrontales;
-Museau arrondi.
reseau-tortues-marines.org
Distribution:
Mers ou océans, dans les régions où
la température >20°C: Atlantique,
Méditerranée, Pacifique, sauf à
l’Ouest du continent américain: elle y
est remplacée par sa cousine,
Chelonia agassizii.
Mensurations:
Entre 80 cm et 130 cm pour une femelle adulte, pour un poids moyen de 160 kg
à 250 kg, et parfois jusqu’à 400 kg. La plus grande des tortues marines dotées
d’une carapace.
Alimentation:
Carnivore dans sa jeunesse (petits invertébrés, œufs et alevins de poissons), la
tortue verte est essentiellement herbivore à l’âge adulte, broutant les prairies
sous-marines.
Reproduction:
Maturité sexuelle entre 8 et 15 ans.
Cette espèce est la seule à s’insoler parfois sur le sable dans un but de
thermorégulation (et fixation du calcium, apport en vitamines, D notamment), ce
qui attire parfois les mâles hors de l’eau!
-Ponte: femelles dotées d’une spermathèque: un seul coït permet de féconder
tous leurs œufs pour une saison entière, voire plusieurs. Chaque ponte s’effectue
avec une quinzaine de jours de décalage.
meys-photo.fr
Greenetvert.fr
Bébé de tortue verte.
B) La tortue franche du Pacifique: Chelonia agassizii:
reseau-tortues-marines.org
answersingenesis.org/
Clés d’identification:
Elle se différencie de la tortue verte par sa couleur générale, plus sombre, parfois
presque noire, avec de fines lignes claires entre les plaques.
Les autres caractères distinctifs sont identiques à Chelonia mydas.
Distribution:
Côte pacifique des deux Amériques, et vers l’Est, jusqu’aux Galapagos.
Espèce plutôt côtière, vivant dans une bande de 500 km maximum le long des côtes.
Migrations limitées (3 500 km maximum).
Mensurations:
(dossière) adulte: 65 cm à 117 cm, pour un poids moyen de 150 kg.
Alimentation:
Comparable à Chelonia mydas, mais les algues constituent 90% du bol alimentaire.
Reproduction:
Accouplement assez agité, de nombreux mâles (jusqu’à 12) s’affrontant souvent pour
s’accoupler avec une femelle!
-Ponte: généralement 3 par an, mais la femelle peut ne pondre que tous les deux ou 3
ans. En moyenne, 70 œufs par ponte.
C) La tortue caouanne: Caretta caretta.
Clés d’identification:
-nuchale en contact avec les
premières costales;
-4 ou 5 écailles préfrontales;
-largeur: environ les deux tiers
de la longueur;
-sur les pattes antérieures, 4
rangées de petites écailles entre
les grandes plaques.
-5 paires de costales.
cabotages.fr
Distribution:
Wikipedia
Lieux de pontes de tortues caouannes : point rouge=lieux de pontes principaux, point
jaune=lieux de pontes.
Espèce la plus répandue après la tortue verte. Répartition mondiale (sauf partie Est
Pacifique). Tolère des eaux plus froides que Chelonia mydas.
Présence abondante en Méditerranée. Peu pélagique, se plaisant le long des côtes.
Mensurations:
Dossière: 115 cm maximum, pour un poids moyen maximum de 160 kg.
Un peu plus petite et moins allongée que Chelonia mydas.
telequebec.tv
Alimentation:
Surtout carnivore(mollusques, crustacés, petits poissons et échinodermes) jusqu’à l’âge de
4-5 ans, consomme parfois des herbes marines et des algues à l’âge adulte.
Reproduction:
-Accouplement: Le mâle possède deux griffes développées bien visibles sur les pattes
antérieures lui permettant de s’accrocher aisément sur la dossière de la femelle.
-Maturité sexuelle très précoce, pouvant commencer à 4 ans.
-Plages de ponte réparties dans les régions subtropicales et tempérées de nombreux
océans
-Les pontes ont lieu au printemps ou au début de l’été.
D) La tortue imbriquée: Eretmochelys imbricata (tortue caret):
subdeclic.com
Clés d’identification:
-nuchale ne touchant pas les premières costales au nombre de 4;
-deux paires d’écailles préfrontales;
-museau allongé;
-plaques de la dossière disposées comme les tuiles d’un toit.
Distribution:
auxbulles.com
La plupart des régions tropicales du monde et notamment
l’océan indien.
Rares observations en Méditerranée où elle ne pond plus.
Mensurations:
95 cm au maximum, pour un poids moyen de 60 kg (record:
139 kg).
Alimentation:
La plus omnivore des tortues: presque herbivore jeune, elle
s’intéresse ensuite aux poulpes, aux invertébrés, crabes, et
éponges des récifs coralliens, ce qui peut rendre sa chair
très toxique!
Papycousteau.Com
Reproduction:
Il peut y avoir 3 ou 4 pontes par saison. Le nombre des œufs, de petites
dimensions(35 à 44 mm) va de 50 à 200. Durée d’incubation entre 58 et 75 jours.
E) La tortue olivâtre; tortue de Ridley: Lepidochelys olivacea:
wikipedia.org
Clés d’identification:
-Nuchale en contact avec les premières
costales.
-4 ou 5 préfrontales.
-Sur les pattes antérieures: 5 à 6 rangées de
petites écailles entre les grandes plaques.
-Presque aussi large que longue.
-Coloration générale verdâtre à ocre jaune, ce
qui lui a valu son nom, mais chez les jeunes.
Chez l’adulte, coloration brune, gris métallique ou presque noire.
Mensurations:
Petite tortue! Longueur: 75 cm au maximum, pour un poids moyen de 45 kg.
Distribution:
wikipedia.org
Répartition mondiale, mais essentiellement dans les eaux tropicales proches des
côtes. Absente de la côte Est de l’Amérique du Nord, de l’Atlantique Nord, de la
Méditerranée, du Sud de l’Australie.
Alimentation:
Les mandibules de son bec sont robustes, c’est une tortue carnivore, se
nourrissant de méduses, mollusques, crustacés, oursins ou poissons.
Reproduction:
La maturité sexuelle est atteinte entre 7 et 9 ans. Les pontes durent de 20 à 40
minutes. Cette espèce pond quelques fois seule. Le nid est creusé sur 50 à 60 cm
de profondeur. Chaque ponte produit entre 30 et 170 œufs. La femelle pond de 1
à 3 fois par intervalles de 17 à 29 jours au cours d’une saison. L’incubation dure
entre 46 et 62 jours selon la température du sol.
F) Tortue de Kemp: lepidochelys kempii:
wikipedia.org
Clés d’identification:
-Dossière vert-grise. Carapace moins bombée
que celle de la tortue olivâtre.
-Bec corné robuste, pouvant être finement
denticulé.
-5 paires de costales.
Mensurations:
-La plus petite tortue marine, souvent plus
large que longue.
Longueur: entre 58 et 70 cm, poids ne
dépassant pas 45 kg.
Distribution:
wikipedia.org
Espèce particulièrement menacée: on ne la trouve plus que sur la partie Est des Etats
Unis et du Mexique, dans l’Atlantique Nord, et sur la partie occidentale de l’Europe.
Alimentation:
Adulte, elle consomme des crustacés, dont elle brise la carapace avec son bec
puissant mais aussi des poissons, des céphalopodes, des coquillages. Aucune étude
ne montre qu'elle mange des végétaux marins.
Reproduction:
-Pratiquement un seul site de ponte actuellement dans le golfe du Mexique.
-Mâturité tardive: entre 10 et 35 ans selon les auteurs.
-Les femelles nichent environ trois fois par saison tous les 10 à 28 jours.
L'incubation, en fonction de la température peut prendre 45 à 70 jours. En
moyenne, 110 œufs par accostage.
Comme pour les autres tortues, le sexe des embryons est déterminé par la
température à une certaine période de maturation: les petits seront mâles
pour une température inférieure à 29,5 °C.
G) La chélonée à dos plat: Natator depressa:
Clés d’identification:
Chelonee.org
Proche de Chelonia mydas:
-Nuchale ne touchant pas les
premières costales;
-Une seule paire de préfrontales;
-Très petites écailles entre les
plaques, sur pattes antérieures;
-Dos plat, museau arrondi;
- 4 paires de costales.
Mensurations:
Entre 95 et 130 cm pour un poids
moyen de 100 à 150 kg.
Alimentation:
Le régime est presque
exclusivement carnivore
(concombres de mer, crustacés
et invertébrés).
Réseau-tortues-marines.org
Reproduction: La maturité sexuelle
est estimée à 10 ans. Chaque ponte
produit entre 50 et 78 oeufs ronds de
62 mm de diamètre. La femelle pond
1 à 4 fois par intervalles de 15 jours
au cours d’une saison. L’incubation
est de 42 jours en moyenne.
Distribution:
Espèce endémique de l’Australie, on la
trouve surtout dans le nord et l’est de
ce continent, particulièrement le long
de la Grande Barrière de corail et des
côtes de la Nouvelle-Guinée.
Réseau-tortues-marines.org
H) La tortue Luth (Dermochelys coriacea):
ocean.goodplanet.org
Clés d’identification:
-Carapace sans écailles;
-sept grandes carènes sur la dossière;
-arrière pointu;
-peau lisse ressemblant à du cuir.
-taches blanches sur fond bleu-nuit (camouflage sous-marin).
Mensurations:
La plus grosse des tortues marines! Jusqu’à 2m de long pour un poids
maximum connu de 950 kg.
Description:
Pseudo-carapace recouverte d’une peau lisse et brillante.
En dessous, épaisse couche de graisse et de tissu dans lequel sont inclus des
nodules osseux en forme d’étoiles formant comme une mosaïque, réduction
évolutive probable de la partie osseuse pour un nouveau tégument adapté à la vie
pélagique.
-Bec supérieur tricuspide, avec deux fortes encoches sur les côtés.
-Cou large et court favorisant l’aérodynamisme pendant les plongées.
-Nageoires antérieures immenses et larges, fournissant la puissance natatoire
nécessaire aux grandes migrations.
-Attaches au cou très robustes, pour permettre le déplacement sur terre d’une
carapace pesant des centaines de kg!
Distribution:
Présence dans la plupart des océans
du monde, jusqu’aux eaux froides du
Groenland et de l’Alaska (supporte
des eaux à 5°C.)
Grande migratrice (tout en restant
fidèle à certaines plages de pontes)
explorant le monde entier, parfois
d’un hémisphère à l’autre!
Peut plonger au moins à 600m ou
même 900m de profondeur!
Alimentation:
-Grande consommatrice de méduses! Parfois, hélas, étouffée par des sacs en
plastique qu’elle ingère en les confondant avec celles-ci.
-Egalement au menu: petits poissons, céphalopodes (calmars notamment),
crustacés et mollusques, en même temps que des végétaux et des algues.
Reproduction:
Moyenne des pontes: de 4 à 10 par an, espacées de 10 à 20 jours, pouvant produire
150 œufs (total par saison pouvant dépasser 1000 œufs!)
-Reproduction dans les eaux chaudes, sur les plages de Guyane, Costa Rica,
Surinam, Guyana, Trinité, Tongaland (Pacifique), Floride, Malaisie et Australie
(Queensland). Quelques sites en Méditerranée autrefois, mais plus de ponte
connue désormais.
-Deux sortes d’œufs: les principaux, viables, de 50 mm env., et des plus petits, plus
mous et irréguliers, non viables, servant à caler les autres.
-Temps d’incubation de l’ordre de 60 à 70 jours, température critique de 29° C: si <:
mâles; si >: femelles.
Croissance rapide des nouveaux nés: 80cm en 3 ou 4 ans.
-Longévité: au moins 50 ans? Peut-être plus.
III-Menaces et protection:
A) Menaces:
Les principales causes de régression semblent être les pollutions, l'aménagement
touristique des plages (qui perturbe le comportement reproducteur de ces
animaux lorsqu'il s'agit de sites de ponte), les captures accidentelles par les engins
de pêche(chaluts, filets maillants, palangres, etc.), l'exploitation des populations
sauvages pour la viande ou l'écaille, ainsi que la collecte des oeufs et le braconnage
dans certains pays.
Le changement climatique avec tendance au réchauffement que nous subissons,
fera-t-il disparaître les tortues marines en faisant naître uniquement des femelles ?
De récentes études démontrent que cette menace n’est pas sérieuse actuellement.
Toutefois, d’autres risques subsistent. Le régime alimentaire des Tortues marines
est varié (herbivore ou carnivore, benthique ou pélagique) et le changement
climatique pourrait perturber la chaîne trophique à l’extrémité de laquelle elles se
trouvent…
B) Protection:
Actuellement, toutes les espèces de Tortues marines sont classées « menacées »
ou « vulnérables » (liste rouge de l’UICN)et toutes les populations sont concernées
dans le Monde. Les Tortues marines sont inscrites sur l'Annexe I de la C.I.T.E.S.
(Convention de Washington) et sur l'annexe I A du Règlement n° 338/97 de la
Communauté européenne ;
elles sont également protégées sur tout le territoire national français (arrêté
interministériel du 14 octobre 2005).
La surveillance des plages de ponte, l’installation de dispositifs sur les engins de
pêche pour permettre aux Tortues marines d’échapper à la capture, la création de centres
de soins pour réhabiliter celles qui ont souffert dans les filets, figurent parmi les mesures
de sauvegarde qui sont préconisées. Des efforts sont également orientés vers l’information,
l’éducation et la sensibilisation des professionnels de la pêche et du public.
Photo: J. Chevalier
lefigaro.fr
Ipreunion.com
IV-Conclusion:
Les tortues marines forment un groupe de reptiles portant une carapace qui se sont
adaptés à la vie marine il y a environ 80 millions d’années.
Malgré les menaces naturelles pesant sur leur cycle de vie (nombreux prédateurs ...)
les tortues marines qui pondent de nombreux oeufs sont parvenues à se perpétuer au
travers des temps géologiques.
Aujourd’hui, l’homme par ses activités exerce à différents niveaux des menaces qui
mettent en péril l’existence des espèces.
- Elles ont été et sont encore chassées pour leur chair dans certains pays.
-Leur plage de ponte sont de plus en plus soumises à une forte urbanisation.
-La pollution des plages, mais aussi de l’océan (nappes de pétrole, goudrons) fait de
plus en plus de victimes chez les tortues marines qui confondent notamment les
sachets plastiques avec des méduses.
-Indirectement les activités de pêche déciment la population des tortues marines, qui
se prennent dans les filets et meurent noyées où sont prises accidentellement sur des
lignes qui ne leur sont pas destinées.
-L’homme a pris conscience que les espèces de tortues marines sont menacées de
disparition : ce sont maintenant des espèces protégées.
Annexe I
BIBLIOGRAPHIE
Cap sur les tortues marines, par Bernard DEVAUX et Bernard DE WETTER,
Éditions NATHAN.
Classification phylogénétique du vivant, par Guillaume LECOINTRE et Hervé LE GUYADER,
éditions BELIN.
PRINCIPAUX SITES INTERNET CONSULTES
www.Wikipedia.fr
www.portcrosparcnational.fr/documentation/.../Tortues_Marines_Medit.
www.tortuesmarinesguadeloupe.org/tortues.
‎www.portcrosparcnational.fr/documentation/pdf/Affiche_Ponte.
www.reseau-tortues-marines.org
http://www.etic.univ-reunion.fr/docs/Memoire_GUARINI.pdf
http://clubmoana.dyndns.org/docs/bio/Journee-formation-tortue.pdf‎
http://www.kelonia.org/education/dl/maternelle.pdf
www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo...
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