II. La difficulté de coordination des politiques économiques dans l

Thème ECO2. Mondialisation, finance internationale et intégration européenne
Ss-thème 2.2. Quelle est la place de l’Union européenne dans l’économie globale ?
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II. La difficulté de coordination des politiques économiques
dans l’UEM
La création de l’UEM a modifié profondément les conditions
de la mise en œuvre des politiques macroéconomiques pour les
pays adhérents à la zone euro. Puisque la politique monétaire
menée par la BCE devient commune et les Etats conservent
l’autonomie de leur politique budgétaire.
Les politiques budgétaires des Etats de la zone euro doivent
respecter les contraintes définies par le pacte de stabilité et de
croissance signé en 1997 (trai d’Amsterdam). Ces contraintes
avaient pour but d’obtenir une convergence des politiques
économiques. Cette politique est nécessaire pour mener la politique
monétaire commune : elle a été élaborée pour éviter de remettre
en cause l’existence de l’euro à chaque choc asymétrique
Raisonnement : montrer en quoi une coordination des
politiques économiques doit être mise en place dans la zone euro
1. (rappels sur) les objectifs de la monnaie unique
o favoriser la croissance
moins de coûts liés au risque de change et
anticipations plus faciles/stabilité des prix et taux
d’intérêt)
+ de concurrence baisse des prix
o favorise l’investissement et l’emploi
o concurrencer le dollar
2. constat factuel
Commentaire [ef1]: définition des
politiques conjoncturelles
Commentaire [ef2]: Problème : les
pays de la zone euro sont de taille
différente donc ils n’ont pas forcément les
même besoin
Commentaire [ef3]: Problème : les
pays ne peuvent plus faire de politique
mixte (menée en parallèle une politique
monétaire et budgétaire
Commentaire [ef4]: Ne pas confondre
convergence avec coordination. La
convergence est un objectif final à
atteindre : le taux d’inflation de chaque
pays va vers un même rythme (2%). Alors
qu’une (politique) de coordination est un
(objectif) de moyen par exemple
l’ensemble des gouvernements de chaque
Etat décide de faire une politique de
relance par l’offre
Commentaire [ef5]: voir exo_notion
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La reprise de la croissance actuelle semble être liée à un choc
(asymétrique) positif (baisse du prix du baril de pétrole) et à la
perte de pouvoir d’achat de l’euro par rapport au dollar (choc
plutôt positif tant que l’euro = 1.1$ selon les experts de l’OFCE ou de
l’OCDE). Ce dernier évènement est la conséquence du rachat de
dettes par la BCE (« planche à billets »). Ce qu’elle ne pouvait pas
faire auparavant puisque son seul objectif inscrit dans ses statuts
en 1999 était la stabilité des prix.
Donc la récession et la dépression de 2012 peuvent s’expliquer en
partie par l’euro fort . De plus la convergence nécessaire pour
mener une politique monétaire commune efficace ne s’est pas
réalisée puisqu’on observe des écarts d’inflation grandissant et des
taux de croissance différents (La croissance plus rapide de
l’Allemagne qu’en France
3. En quoi les politiques conjoncturelles nécessitent-elles d’être
coordonnées au sein de l’UEM (constat de moyens)
1er Constat : Les politiques économiques (conjoncturelles) dans la
zone euro sont partagées entre la BCE et les pays membres. Il n’y a
pas de policy-mix .
a) la politique monétaire unique
La Banque centrale européenne (BCE, créée en 1999) est une
institution indépendante et avec les autres banques centrales,
elles forment l’Eurosystème qui a la charge de la politique
monétaire dans la zone euro. Le traité d’Amsterdam a fixé ses
missions :
stabilité des prix pour éviter l’inflation (l’indicateur =
l’indice des prix à la consommation harmonisé ou IPCH ne
Commentaire [ef6]: Ralentissement
du PIB ou taux de croissance su PIB positif
mais de moins en moins rapide
Commentaire [ef7]: PIB diminue taux
de croissance du PIB négatif sur plusieurs
périodes avec hausse du taux de chômage
Commentaire [ef8]: Ne pas minorer le
rôle de la crise financière qui s’est
transformée en crise économique puisque
les banques ne prêtaient plus (« crédit
Crunch »)
Ni minorer les pays ayant joué en quelque
sorte au « passager clandestin » avec leur
politique budgétaire laxiste
Commentaire [ef9]: La croissance plus
rapide de l’Allemagne s’explique par la
demande extérieure (exportation de biens
d’équipement/spécialisation avec peu de
concurrents jusqu’à présent et une
compétitivité prix (bas salaire) et hors prix)
Commentaire [ef10]: Politique
économique qui combine les instruments
de la politique budgétaire et de la politique
monétaire
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devant pas dépassé une hausse de 2%) d’où la seule politique
avant la crise de 2008 était le contrôle de la masse
monétaire (création de monnaie) avec comme moyen les
taux d’intérêt directeurs. Ce taux correspond au taux de
refinancement des banques commerciales.
b) les politiques budgétaires nationales
Les politiques budgétaires sont de la prérogative de l’Etat. La
politique budgétaire de chaque pays dans la zone euro reste
autonome mais sous la contrainte du Pacte de Stabilité et de
croissance.
La zone euro a privilégié les politiques fondées sur
l’application de gle (PSC) [les décideurs appliquent la règle]
plutôt que des politiques discrétionnaires qui supposent que les
décideurs prennent les décisions qui leur semblent adéquates dans
un contexte économique changeant..
Ce pacte, précise que les pays de la zone euro ne doivent pas
avoir de déficit budgétaire de plus de 3% du PIB, sauf
circonstances exceptionnelles, ni une dette supérieure à 60%du
PIB. Si un pays dépasse ces limites, la Commission européenne peut
entamer une procédure de déficit excessif qui peut conduire à des
pénalités pour les pays ne respectant pas ces limites.
c) l’absence de policy-mix (exemple de mécanisme)
Exemple l’Irlande (aussi une limite d’une politique monétaire
uniforme avec des pays de taille et situation économique
différente)
Commentaire [ef11]: Cela suppose
pour les pays déjà endetté de dégager un
excédent du budget primaire (recettes
publiques supérieures aux dépenses
publiques avant le paiement des intérêts
de la dette)
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o forte croissance d’où la tension sur les prix en Irlande
(inflation), or la politique monétaire de la BCE est trop
restrictive d’où cela a fragilisé la croissance de l’Irlande.
De plus l’Irlande ne peut plus réévaluer sa monnaie (perte
de souveraineté monétaire)
La politique budgétaire trop expansive de certains pays de la
zone euro est une contrainte sur la politique monétaire de la
BCE. Si la BCE veut mener une politique monétaire restrictive,
elle accroit le risque d’insolvabilité des Etats tels que la Grèce,
Espagne car la hausse des taux d’intérêt directeurs alourdit la
charge de la dette de ces pays et empêche alors la réduction de
la dette de cet Etat. Cela peut avoir des conséquences en chaîne
(effet domino) sur l’ensemble de la zone puisque les banques de
la zone détiennent ces titres de dette donc cela fragiliserait les
banques et donc le financement des agents économiques
(entreprises, ménages). Il y a aussi un risque de récession voire
de dépression.
Donc la BCE a été contrainte de mettre en œuvre une
politique monétaire expansive (en baissant les taux d’intérêt
directeurs) ce qui crée de l’inflation dans la zone donc une
perte de valeur de la monnaie et donc cela facilite le
financement de la dette .
la politique budgétaire est moins efficace (et la politique
monétaire aussi)
2ème constat : les politiques budgétaires ne sont pas coordonnées
Commentaire [ef12]: effet d’éviction :
« la mauvaise monnaie » peut chasser la
bonne : car si le taux d’intérêt diminue les
capitaux (offre de monnaie) fuie le marché
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Ce pacte n’a pas empêché les dérives budgétaires de certains
pays (Grèce, Italie, France) et la crise financière de 2008 s’est
transformée en crise budgétaire pour les pays de la zone euro (ou
crise de la dette souveraine). D’où la décision de renforcer ce
pacte. La règle d’or ») ou pacte « euro-plus » prévoit un
renforcement du contrôle sur les politiques budgétaires.
Pour pondre à la crise de 2008-2009 les pays de l’UE ont
présenté un plan de relance de type keynésien mais sans véritable
concertation.
la somme des plans de relance nationaux ne forme pas
un plan de relance européen.
Ces plans de relance n’étaient pas coordonnés (les
britanniques ont privilégié la consommation des
ménages (en baissant la TVA de 2.5 points) alors
que les allemands et les français ont plutôt
soutenus les entreprises par le remboursement de
dettes et des avances de trésorerie.
Il manquait d’ambition : alors que le FMI
préconisait au moins 2% du PIB, dans l’UE ce plan
représentait 0.6% du PIB de l’UE et les américains,
les japonais et les chinois ont réalisé une relance
équivalente à 4% de leur PIB. Ces plans dans l’UE
ont dégradé la situation des finances publiques.
Le budget de l’UE représente 1% du revenu
national brut de l’UE ce qui est insuffisant voire
ridicule si on le compare aux budgets des autres
Etats fédéraux (Etats-Unis, Canada et Suisse)
Offre = PIB + importation
Demande = CF+FBCF+variation
de stocks + exportation
Donc PIB = CF + FBCF + VS + (X-M)
Commentaire [ef13]: des pays hors
zone euro ont décidé de l’adopter
Commentaire [ef14]: relance par la
demande
Commentaire [ef15]: relance par
l’offre
Commentaire [ef16]: Budget de l’Etat
central ; celui des collectivités territoriales
(ou locales) et celui de la sécurité sociale
Commentaire [ef17]: en % car les
pays sont de taille différente
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