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d’un point de vue technologique. Il s’est de plus en plus implanté dans les moindres recoins des
organisations et ce n’est que vers 1992-1994 que cette EDI s’est brusquement élargi à la grandeur de la
planète et ceci à des coûts de plus accessibles.
L’accessibilité à un immense auditoire a nourri un effet spiralé dans le développent des TIC et en
particulier, les technologies de l’inforoute (internet/ intranet/extranet/word-wide-web), qui déterminent le
nouvel environnement d’affaires de l’entreprise dans le contexte de la nouvelle économie.
Le secteur des technologies de l'information et des télécommunications (TIC) comme une des
composantes principales de l’économie de la connaissance regroupe «les activités qui produisent des biens et des
services supportant le processus de numérisation de l'économie, c'est-à-dire la transformation des informations utilisées ou
fournies en informations numériques, plus faiblement manipulables, communicables, stockables, restituable ». (Bipe, 2004).
Les TIC comprennent principalement les quatre secteurs suivants5: les secteurs produisant des biens
d'équipement et des biens durables électroniques, le secteur des services de télécommunications, celui des
services informatiques, et enfin les secteurs assurant le commerce, la location et la maintenance des biens
et services précédents.
L’importance des TIC, pour plusieurs secteurs (le management des organisations en particulier), n’est pas
la technologie en soi, mais leur capacité de donner accès à la connaissance, à l’information et aux
communications, qui sont les éléments qui comptent davantage aujourd’hui dans les interactions
économiques et sociales.
Ainsi, un travail établi par la CNUCED (2011) a avancé les avantages des TIC : « un secteur privée
dynamique et diversifié, qui fonctionne bien et soit responsable au plan social est un précieux accélérateur
de l’investissement, du commerce, de l’emploi et de l’innovation, et de ce fait un facteur de croissance
économique et de réduction de la pauvreté, ainsi qu’un moteur de l’industrialisation et de la transformation
structurelle. Le secteur privé est donc l’une des clefs d’une croissance économique durable, sans exclusive
et équitable, ainsi que du développement durable dans les pays les moins avancés» (UIT, 2011).
A partir du rôle de TIC avancé par la CNUCED en 2011, on remarque que les TIC est un accélérateur de
l’emploi et de l’innovation. Certainement, elles facilitent l’accès à des conseils et à des formations
professionnelles. Il est nécessaire de bien exploiter les TIC pour acquérir certaines compétences de
gestion interne, comme la formation, le calcul des coûts, la conception de produits ou l’administration de
l’entreprise. À ce niveau, les ordinateurs, tous comme les téléphones intelligents, peuvent servir à
apprendre les bases. Cependant, le problème qui se pose à ce niveau est la non-universalité d’accès à ces
TIC dans toutes les régions du monde.
Par ailleurs, cette nouvelle économie dite du savoir est aujourd’hui envisagée comme voie de sortie du
sous-développement par le biais de la formation et la diffusion des TIC, dans les pays qui ne sont pas
encore entrés dans un processus d’émergence, et c’est le cas de la plupart des pays africains.
D’un autre côté, on observe qu’au cours des dernières années, on assiste à une panoplie des expressions
qui évoquent, la place grandissante de la « connaissance » dans l'économie (OCDE, 1996), « Economie
fondée sur la connaissance », « économie de l'information », « capitalisme cognitif » ou encore « économie
numérique » (Machrafi, 2009, 69), sont les expressions qui sont le plus souvent retenues pourprésenter
cette évolution. L'ensemble de ces termes exprime globalement l'idée que la principale source de
croissance des économies contemporaines est devenue la capacité à acquérir, créer et utiliser la
connaissance ? En effet, et avec la forte évolution des TIC et leur insertion dans presque tous les secteurs,
donne plus de valeur au concept « économie numérique » qui désigne selon la MEDEF « l’ensemble des
secteurs basés sur les technologies de l’information et des télécommunications, que ce soit en production
ou en usage» (AEN, 2009).
Il n'y a pourtant pas de définitions très stables et consensuelles du concept « d’économie numérique » qui
permettent de l’identifier et de saisir ses multiples dimensions. La littérature sur une définition est
abondante et parfois controversée.
Selon la définition de l’Association Économie Numérique (ACSEL), l'économie numérique comprend « le
secteur des télécommunications, de l'audiovisuel, du logiciel, de l'Internet et les secteurs qui les utilisent en tant que cœur ou
support de leur activité » (AEN, 2009). Toutes les activités qui utilisent un support numérique sont donc
concernées. L'économie numérique résulte de l'interaction d'un grand nombre d'intervenants. Il s'agit d'un
système intégré où la tâche de chacun participe au système global.
5 Nomenclatures d'activité européenne NACE ou française NAF.