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L’éco-construction en Inde
Un marché en plein essor
Avec un parc de bâtiments durables qui est pas de 2 000 m² en 2003 à
environ 20 M déjà certifiés par l’Indian Green Building Council, l’Inde est le
quatrième marché au monde en terme de vitesse de progression de l’éco-
construction. Ainsi, le marché indien des bâtiments durables devrait
représenter, d’ici 2012, 3 Mds EUR avec environ 1 000 projets réalisés.
Cette réalité encourageante s’accompagne d’un enthousiasme des principaux dirigeants indiens du
monde de la construction pour le développement durable : en 2010 ils étaient 93 % à envisager une
implication dans l’efficacité énergétique de leurs bâtiments dans les 12 prochains mois, alors que la
moyenne mondiale était de 72 % (source : FIRST Infocentre, sept. 2010)
Le fonctionnement du secteur
Le premier bâtiment certifié LEED Platinum (meilleure catégorie possible du label américain Leadership in
Energy and Environmental Design) en dehors des Etats-Unis se trouve en Inde depuis 2003. Le Sohrabji Godrej
Green Business Center de la Confederation of Indian Industry (CII), une des principales organisations patronales
indiennes, est situé à Hyderabad. Il héberge notamment lIndian Green Building Council (IGBC). Sa construction
a initié le développement et l’organisation du secteur de l’éco-construction en Inde.
Les principaux acteurs
L’éco-construction en Inde s’organise aujourd’hui principalement autour de deux institutions :
L’IGBC compte actuellement 1 148 entreprises membres, qui représentent des activités variées. L’IGBC
a développé ses propres labels (IGBC Green Homes, IGBC Green Townships et IGBC Green SEZ) ainsi
que LEED-India, adaptation au marché indien du label américain LEED.
The Energy and Ressource Institute (TERI), organisme de recherche basé à New Delhi. Créé en 1974 par
le groupe Tata, il est aujourd’hui financé par près de 70 administrations et entreprises indiennes et
étrangères, dont l’Union Européenne. TERI a développé, en collaboration avec le Ministry of New and
Renewable Energy, le label GRIHA (Green Rating for Integrated Habitat Assessment).
Ces trois catégories de labels (IGBC, LEED-India et GRIHA) couvrent des aspects variés de la construction, qui
vont au-dede l’efficacité énergétique (choix du site, choix des matériaux de construction, gestion de l’eau et
des déchets, etc.) et ont été développés pour tout type de bâtiment (résidentiel, institutionnel, commercial et
industriel). Alors que les labels développés par l’IGBC sont relativement répandus (137 bâtiments certifiés, 975
bâtiments en cours de certification) et ont une vocation internationale (label LEED-India pour les meilleurs
projets), GRIHA n’a pas d’équivalent à l’étranger et reste marginal en Inde (3 bâtiments certifiés, 108 bâtiments
en cours de certification).
A noter que la France participe également au développement et à l’institutionnalisation du secteur de l’eco-
construction en Inde : l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) collabore depuis
2008 avec le Bureau of Energy Efficiency (organisme de droit public sous la tutelle du Ministry of Power), et a
notamment mis à disposition un expert français sur place pour une durée de deux ans.
La réglementation
La certification des éco-constructions reste facultative en Inde, et l’initiative relève généralement du
promoteur immobilier. Pour les trois catégories de labels, il est nécessaire d’enregistrer dans un premier temps
le projet immobilier, puis des audits de certification sont menés à différentes étapes de la construction.
Ces labels instaurent des règles dans le choix des matériaux de construction, mais l’étude des impacts
environnementaux des produits n’est pas encore développée en Inde. Les éco-constructeurs indiens se
réfèrent donc aux critères internationaux :
Pour le bois, le label FSC et la certification PEFC sont pris en compte dans le pays ;
Pour les autres matériaux de construction, le principal critère retenu est la concentration
en COV (Composés Organiques Volatiles).
Des conditions d’efficacité énergétique pour les bureaux ayant une capacité supérieur à 500 kW
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sont définies depuis 2007 par l’Energy Conservation Building Code. Mais cette règlementation reste encore
facultative à l’heure actuelle, seul l’Etat d’Haryana (proche de la capitale New Delhi) ayant mis en vigueur un
texte similaire sur son territoire.
Les opportunités
Compte tenu de la multiplication des projets d’éco-construction, la demande est croissante pour les services et
produits orientés vers le développement durable. L’offre locale ne permettant pas aujourd’hui de répondre à
l’ensemble des besoins, il existe des opportunités pour les entreprises françaises.Il ne faut cependant pas
oublier que le prix reste un critère de choix imporant pour les constructeurs indiens, qui supplante parfoix la
qualité des services et des produits.
L’expertise technique
L’Indian Green Building Council n’a pour l’instant accrédité qu’une centaine de professionnels de l’éco-
construction. La demande est donc forte pour les spécialistes pouvant apporter leur savoir-faire sur le marché
indien -principalement des experts en efficacité énergétique et architectes spécialisés dans l’éco-construction.
Les matériaux de construction respectueux de l’environnement
L’Inde ne compte qu’une seule forêt certifiée FSC (676 ha dans le Tamil Nadu) et aucune forêt certifiée PEFC.
Avec ses 12 386 ha de forêts certifiées FSC et 5,06 M ha de forêts certifiées PEFC, la France bénéficie donc
d’opportunités intéressantes sur le marché indien du bois de construction.
Il en va de même pour les autres matériaux de construction, les éco-constructeurs indiens cherchant des
produits respectueux de l’environnement afin d’atteindre les exigences des labels LEED-India et GIRHA :
peintures, revêtements de sols, verre, etc. Le groupe français Saint-Gobain propose d’ailleurs depuis 1996 des
verres de construction à forte capacité isolante à travers sa filiale Saint-Gobain Gyproc India Ltd. ; le groupe
Lafarge, présent dans le pays depuis 1999, propose quant à lui des ciments à moindre impact environnemental.
L’efficacité énergétique
Toujours dans le but de respecter les exigences des labels d’éco-construction, les constructeurs sensibles au
développement durable souhaitent améliorer l’efficacité énergétique de leurs bâtiments. Ils sont ainsi
demandeurs d’équipements peu consommateurs d’énergie, notamment pour les systèmes de climatisation, qui
sont très répandus en Inde. La demande porte également sur les technologies innovantes permettant une
indépendance énergétique des bâtiments (cellules photovoltaïques et géothermie principalement).
Le bureau Ubifrance de Bombay vous accompagne :
Participez aux « Rencontres Technologiques Eco-Construction (Green Building) », et prenez
part à l’Espace France sur l’ILFS, le salon indien spécialisé, le tout à New Delhi du 22 au 25
septembre 2011.
Pour toute information relative à ce secteur d’activité, contacter :
Sébastien ANDRIEUX, Chef du pôle Mode-Habitat-Santé
Tél. : + 91 (0)22 66 69 40 95
Fax : + 91 (0)22 66 69 40 90
Email : sebastien.andrieux@ubifrance.fr
Retrouvez le détail de nos prestatations sur www.ubifrance.fr
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Toute reproduction, représentation, intégrale ou partielle, par quelque procé que ce
soit, sur quelque support que ce soit, papier ou électronique, effectuée sans
l’autorisation écrite expresse d’UBIFRANCE et des Missions économiques, est interdite et
constitue un délit de contrefaçon sanction par l’article
L. 335-2 du code de la propriété intellectuelle.
Clause de non-responsabilité
UBIFRANCE et les Missions économiques ne peuvent en aucun cas être tenues pour
responsables de l’utilisation et de l’interprétation de l’information contenue dans cette
publication dans un but autre que celui qui est le sien, à savoir informer et non délivrer
des conseils personnalis. Les coordonnées (nom des organismes, adresses, téléphones,
télécopies et adresses électroniques) indiquées dans cet ouvrage ont été vérifiées avec le
plus grand soin. UBIFRANCE et les Missions Économiques ne sauraient en aucun cas être
responsables d’éventuels changements.
Auteur : Mission économique Ubifrance de Bombay
Adresse :
Wockhardt Towers East Wing, 5th Floor
Bandra Kurla Complex
Bandra (East)
MUMBAI 400 051
Rédigée par : Grégoire MARIN
Revue par : bastien ANDRIEUX
Version originelle du : 10/03/2011
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La promotion et la construction
immobilières en Inde
De belles perspectives d’avenir
Le taux de croissance moyen annualisé dans la construction a été de 12 % au
cours des cinq dernières années, ce qui n’a fait qu’accroître le poids du
secteur dans l’économie indienne :
- Le BTP est le deuxième employeur en Inde (32 M de salariés, dont 15 dans le
bâtiment).
- Le secteur de la construction représente 20 % du PIB indien.
- Le BTP représente 40 à 50 % des investissements prévus par le 11ème Plan (2007-2012), soit 320 Mds
EUR.
Sachant qu’on estime à 24 M le nombre de logements manquants en Inde, le développement du secteur
devrait se poursuivre dans les années à venir.
L’organisation du secteur
L’administration
Le secteur indien de la promotion et de la construction immobilières est géré, au sein du Gouvernement
central, par le Ministry of Urban Development, qui définit les grandes lignes directrices de la politique
immobilière du pays. Des Urban Development Departments existent également au sein des gouvernements des
différents Etats indiens ; ils définissent des politiques plus ciblées. La délivrance de permis de construire relève
quand à elle de la responsabilité des municipalités.
Les acteurs privés
Le secteur pride la construction et de la promotion immobilières est très fragmenté : 96 % des entreprises
sont de petite taille, 3% de taille moyenne, et seulement 1 % sont des grands groupes. Parmi les grands
groupes de promotion/construction immobilière, on peut notamment citer DLF, Unitech, Emaar MGF ou
encore Ansal.
La promotion immobilière est globalement peu financiarisée en Inde par rapport aux pays développés : il n’est
pas rare que les promoteurs financent leurs immeubles sur fonds propres, et conservent ensuite leurs actifs en
gestion. Les principaux promoteurs indiens sont par ailleurs très souvent également des constructeurs : ils
gèrent leurs projets du début à la fin, et il n’existe d’ailleurs pas en Inde de grands noms de la construction
immobilière « pure ».
La réglementation
Le secteur de la construction est régulé par le National Building Code, rédipar le Bureau of Indian Standards
(administration publique sous la tutelle du Ministry of Consumer Affairs, Food and Public Distribution), qui
définit les normes à respecter pour chaque type de construction. A cela s’ajoutent des démarches, pour
l’instant volontaires, qui visent à promouvoir l’éco-construction : l’Energy Conservation Building Code pour
l’efficacité énergétique, et les labels IGBC (Indian Green Building Council), LEED-India (adaptation au contexte
indien du label américain Leadership in Energy and Environmental Design) et GRIHA (Green Rating for
Integrated Habitat Assessment) pour des démarches environnementales plus globales.
Les grands projets
Les grands projets de développement et de rénovation des infrastuctures urbaines se multiplient
actuellement en Inde. Ils concernent aussi bien les transports en commun que l’approvisionnement
en eau ou la construction de routes. Ces projets sont pour la plupart réalisés dans le cadre du
programme national de rénovation urbaine, Jawaharlal Nehru National Urban Renewal (sous la
tutelle du Ministry of Urban Development). On peut notamment citer la construction de tunnels
d’approvisionnement en eau dans la banlieu nord de Bombay, ou encore la mise en place de
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systémes d’optimisation des transports par bus à Calcutta (Bengale Occidentale), Bangalore
(Karnataka), Pune (Maharashtra) ou encore Jaipur (Rajasthan).
Cette amélioration des infrastuctures urbaines rend possible la construction d’immeubles dans des zones
encore jusque-là épargnées par la spéculation immobilière. On assiste ainsi au développement de villes
nouvelles en périphérie des grandes métropoles du pays. Le phénomène n’est pas nouveau puisque la
construction de Bodhannagar, ville nouvelle en périphérie de Calcutta, a débuté en 1958, et celle de Navi
Mumbai Nouveau Bombay »), plus grande ville planifiée au monde avec 163 km², en 1972. Mais les projets
tendent aujourd’hui à se multiplier, et sont à présent majoritairement privés : Amby Valley en périphérie de
Bombay, Lavasa City en périphérie de Pune, DLF City et Suncity à Gurgaon près de New Delhi, etc. Il est ainsi
estimé qu’une trentaine de villes nouvelles privées devraient voir le jour en Inde d’ici 2020.
Les opportunités du secteur
La multiplication des grands projets immobiliers offre de nombreuses opportunités pour les entreprises
françaises souhaitant exporter leurs services ou leurs produits en Inde. Trois tendances semblent se dégager.
L’éco-construction
Secteur en plein essor : l’Inde est passée de 2 000 de bâtiments durables en 2003 à 20 M en 2010. Les
besoins sont nombreux, tant au niveau de l’expertise technique (experts en efficacité énergétique et
architectes spécialisés dans l’éco-construction) que des produits innovants (matériaux respectueux de
l’environnement, équipements peu énergivores, systèmes de production d’énergie renouvelable).
Les projets à haute valeur ajoue
La multiplication des projets immobiliers de luxe, notamment dans les grandes métropoles, combinée à
l’insuffisance du savoir-faire technique et de la production locale, ce de nombreuses opportunités dans le
management de projet, l’expertise technique, et les matériaux et équipements de construction luxueux.
Les villes secondaires
Le coût d’implantation pour les entreprises étant de 15 à 30 % inférieur dans les métropoles secondaires
(Hyderabad, Pune, Chennai…), l’immobilier de bureau s’y développe rapidement. Le développement
économique des villes secondaires facorise par ailleurs l’émergence d’une classe moyenne dans ces villes, ce
qui génère une demande croissante dans l’immobilier résidentiel. Les métropoles secondaires indiennes
pourraient ainsi devenir le nouvel eldorado des entreprises du bâtiment et du second-œuvre dans les années à
venir.
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MUMBAI 400 051
Rédigée par : Grégoire MARIN
Revue par : bastien ANDRIEUX
Version originelle du : 18/03/2011
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L’architecture en Inde
L’Inde en quête d’expertise et de grands noms
Le secteur indien de la construction a connu un taux de croissance moyen
annualisé de 12 % au cours des cinq dernières années. Or le pays ne compte
actuellement que peu d’architectes : ils ne sont que 50 000, soit 4 pour
100 000 habitants, contre 45 en France et 82 en moyenne dans l’Union
Européenne. Les opportunités sont donc nombreuses pour les architectes
étrangers.
Les acteurs indiens du secteur de la construction l’ont d’ailleurs bien compris, et n’hésitent pas à faire
appel à des architectes de nationalités diverses, aussi bien pour leur expertise technique que pour le
prestige de leur nom. Si le phénomène n’est pas nouveau- Le Corbusier avait participé à la création de la
ville de Chandigarh au nord de l’Inde dès les années 1950-, il semble aujourd’hui s’accélerer.
Le fonctionnement du secteur
Le cadre règlementaire
En Inde, le rôle de l’architecte dans les projets de construction varie d’une municipalité à une autre. Tantôt sa
signature sera nécessaire au dépôt du permis de construire, tantôt un ingénieur structure agréé pourra suffire.
La profession d’architecte est néanmoins règlementée au niveau national. Il est nécessaire, pour pouvoir
utiliser le titre d’architecte, d’être enregistré auprès du Council of Architecture, organisme basé à New Delhi
créé en 1972 par l’Architecture Act, qui définit les règles d’enregistrement, de formation et de pratique de la
profession. Les architectes indiens se regroupent également au sein de l’Indian Institute of Architects, qui
compte 15 000 membres et assure la promotion de la profession d’architecte en Inde.
La réalité économique
Même si rien ne les y obligent, la plupart des promoteurs de constructions immobilières d’envergure font appel
aux 50 000 architectes qui exercent actuellement en Inde*. Ces architectes s’associent alors souvent à des
cabinets d’ingénierie du bâtiment couvrant différentes spécialités (structure, réseaux).
Le tiers des architectes indiens exerce à Bombay ou à Delhi ; 49 % travaillent dans le secteur privé, 46 % à leur
compte, et 5 % dans le secteur public. Les architectes indiens sont globalement jeunes, la moitié ayant moins
de 35 ans, et ils sont nombreux à avoir effectué leurs études à l’étranger. Les cabinets d’architecture sont
généralement de petites structures, et il n’y a pas en Inde de grands noms signant des édifices prestigieux.
Compte tenu de la forte croissance du secteur de la construction au cours des dernières années, il y a une
véritable pénurie d’architectes dans le pays : ils sont seulement 50 000 alors que les experts estiment qu’il en
faudrait dix fois plus. Les 170 centres de formation actuellement reconnus par le Council of Architecture ne
parviennent pas à répondre à ces besoins, avec seulement 3 000 étudiants dipmés chaque année. Ce
problème est en grande partie lau manque de valorisation du métier d’architecte en Inde : si les honoraires
oscillent en France entre 10 et 15 % de la valeur des projets, ils en représentent en Inde seulement entre 3 et 6
%. Les promoteurs indiens multiplient donc les recours à des architectes étrangers.
La place des acteurs étrangers
Les architectes étrangers ont débuté leurs activités en Inde dans les années 2000 sur des projets d’hôtels de
luxe : les chaînes internationales préféraient alors avoir recours à des architectes avec qui elles avaient déjà
travaillé. Leur présence en Inde s’est depuis accrue, en même temps que se sont dévelopées les coopérations
avec des architectes locaux.
Pour que leur statut soit reconnu en Inde, les architectes étrangers doivent nécessairement s’enregistrer
auprès du Council of Architecture, ce qui nécessite, d’une part, de résider en Inde, et, d’autre part, d’être
titulaire d’un diplôme reconnu dans le pays, ce qui n’est pas le cas du diplôme français. Les architectes français
peuvent néanmoins exercer leurs activités en tant que consultants auprès de cabinets d’architecture locaux.
Des architectes de nationalités variées exercent aujourd’hui en Inde, mais on note la présence plus forte
d’architectes originaires des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Hong Kong, de Singapour et de Malaisie.
*Ces architectes sont répertoriés dans le « Directory of Architects », 8th edition, publié en 2009 par le Council of Architecture
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