éditorial Cancer colorectal : le système immunitaire, un

D eux articlesrécemmentpubliés[1,2]pardes
chercheursdel’HôpitalEuropéen Georges
Pompidou(INSERM U255,ParisV)montrent,
pour lapremièrefois,le rôleessentiel dusystème
immunitairedansl’invasiontumorale,lasurvie sans
progressionetlasurvieglobale despatientsatteintsde
cancercolorectal(CCR),etnous donnentl’occasion
d’une synthèsesurcesaspects novateursetessentiels
del’oncologie colorectale.
1. L’importancedel’infiltraten lymphocytesT,
effecteurs mémoiresdelatumeur,est associée à
l’absencedesigne précoced’invasionetàun
allongementdelasurvie [1] .
L’objectif principaldecetravail étaitdedémontrerle
rôledeslymphocytesTinfiltrantlestumeurs (TIL)
dansl’invasionmétastatiqueprécocechezdes
patients atteints deCCR.Pour établircerôle,les
auteurs ontétudié lesTILde959 échantillonsdeCCR
réséquésainsiquelessigneshistopathologiques
associésàuneinvasiontumoraleprécocereprésentés
parlesembolesvasculaireset/oul’invasionlympha-
tiqueet/oulesengainements périnerveux [VELIPI].
Àpartirdecettesérie,lesauteurs montrentque
l’absencedeVELIPI est unfacteur prédictif indépen-
dantdebon pronostic(p =0,007 pour lasurvie glo-
bale,etp=0,002 pour lasurvie sansprogression)
aprèsajustementsur le TNM.
Deplus,une augmentationsignificativedel’expres-
siondecertainsgènesassociésàl’immunitéadapta-
tive(CD8α ,Granzyme B, Granulysine,T-Bet,IRF-1,
IFNγ)est miseenévidencedansle sous-groupe de
patients sanscritèreVELIPI etquin’ontpasrechuté ,
parrapport augroupe depatients avecunouplu-
sieurs critèresVELIPI etayantrechuté(p<0,05).
L’étudeduphénotype desTILen cytométrie en flux,
réalisée sur 39tumeurs fraîches,montrechezles
éditorial
Cancercolorectal:le système immunitaire,
unélémentpronostiquedéterminant!
patients sansVELIPI une
augmentationsignificative
delaproportiondeslym-
phocytesT4etT8mé-
moires(CD45RO+;p<0,05)
danslestumeurs.Ceslym-
phocytespourraientlimiterl’invasiontumorale.
Enfin,en immunohistochimie,une densitétumorale
élevée en lymphocytesmémoiresest associée àun
allongementdessurviesglobale etsansprogression
(p <0,001).
2.Letype,ladensitéetlalocalisationdeseffecteurs
del’immunitédansle CCR, concurrencent-ilsla
classificationUICC ?[2]
Cedeuxième travail delamême équipes’étaitalloué,
comme objectif principal,d’évaluerle rôledela
réponseimmunitaireadaptativedanslacroissance
etlarécidivetumorale.
•Tout d’abord, il est démontréqueleniveau
d’expressiondegènesassociésàlaréponseimmuni-
taireadaptativeTh1 est inversementcorréléautaux
derechute(p<0,05).
•Ensuite,uneétudeimmunohistochimiquedutype,
deladensitéetdelalocalisation(centredelatumeur
[CT] etfrontd’invasiontumoral[IM])descellules
immunitairesaétémenée sur plus de450prélève-
ments,puisconfirmée sur une série indépendante.
Lesauteurs ontainsimontréqu’indépendamment
dustadeUICC (I, II,III ouIV):
–chezlespatients ne présentantpasderechute,le
nombredelymphocytesTeffecteurs mémoires
(CD3+CD8+CD45RO+) parmm2étaitaugmenté
ausein delatumeur primitive;
–unedensitéimportantedelymphocytesmémoires
(CT ouIM)est associée àune survie globale etsans
progressionallongée ;
l’actualitéenoncologie digestive
Février2007
11
>SUPPLÉMENTÀLALETTRE DU CREGG
LymphocytesTattirant
une cellule cancéreuse
en SEM (Scanning Electron
Micrograph).
Sommaire
•Éditorial:
Cancercolorectal:le système immunitaire,
unélémentpronostiquedéterminant!
NathalieCHAPUT etJ.TAÏEB
•Traitementdestumeurs gastriquessuperficiellespar
dissection sous-muqueuseendoscopique
B.Landi
•Lavidéocapsule endoscopiqueindispensable
pour éliminerune tumeur dugrêle
A.deLeusse
•Cancerdel’œsophage :le facteur detranscription
nucléaireKappaB(NF-
κ
B),unmarqueur
deradiochimiorésistanceetdemauvaispronostic
G.Lledo
•Augmentation durisqued’adénocarcinome gastriqueet
œsophagien en casdetraitementantisécrétoireprolongé?
E.Mitry
•CancergastriqueetHelicobacterpylori:
le paradoxeindien
R.Lambert
•Test derecherche dusang fécaletdépistage
ducancercolorectal:oui...mais...
R.Lambert
•Détection despolypesen coloscopie :
larègle des6minutesvérifiée aux USA...
P.Artru
•Traitementhormonalsubstitutif (THS)
aucours ducancercolorectal(CCR):
ungain en survie net!
P.Artru
•Lestatut MSI,unvraimarqueur pronostique
descancers colorectaux destadesII etIII !
G.Lledo
•HNPPC :MLH1etMSH2,
àchacunsaspécificitéclinique!
J.-C.Saurin
•Oxaliplatine etBevacizumab en premièreligne
métastatiqueducancercolorectalmétastatique:essai
transformé !
G.Lledo
•BRÈVES CHIRURGICALES :
–Cancerducardia:abordtrans-hiatal
outhoraciqueetabdominalcombiné ?
–Gastrectomie cœlioscopiqueaveccurage ganglionnaire
pour tumeur dutiers supérieur del’estomac :
c’est possible !
–Disparition complètedesmétastaseshépatiquesd’origine
colorectale aprèschimiothérapie :
ne criezsurtout pasvictoire!
R.Bourdariat
•Chimiothérapie avecrésection demétastaseshépatiques
d’origine colorectale :
attention àlastéatohépatite!
P.Artru
•Facteurs prédictifsdelaréponse
aux thérapiesanti-REGF dansle cancercolorectal(CCR)
J.-Ph.Spano
Lecomitéderédaction deCancérodigest souhaiterecueillirvos
impressions,vosremarquesetvoscritiquessur cenuméroainsiquevos
suggestionspour lesnumérosfuturs,ceciafin d’améliorercebulletin
d’information etdel’adapteraubesoin deseslecteurs.N’hésitezpasà
nous contacterparmail :lledogerard@aol.com ALN ÉDITIONS 127,RUESAINT- DIZIER 54000NANCY
Miseenpage etimpression :bialec ,nancy
Dépôtlégaln°66608-février2007
ISBN:978-2-914703-68-0
EAN:9782914703680
ISSN :1953-5171
–enanalysemultivariée,une densitéCD3CT &CD3IM élevée
oufaible semble êtreleseulfacteur pronostiqueindépen-
danten terme desurvie globale (HR 01,89 ;p=1,210 –5).
Ainsi,après140mois,80à90%despatients étaient
vivants sansrécidivequel quesoitle stadeUICC I, II ouIII
deleur tumeur s’ilsavaientdesCD3 CT &CD3IM élevés,
contreseulement50à60 %(quel quesoitle stadeUICC I,
II ouIII)s’ilsavaientdesCD3 CT &CD3IM faibles(p <0,01).
LesstadesIV restent,en revanche,demauvaispronostic
quel quesoitl’infiltratimmunitaire.
Lesauteurs concluenten précisantqueletype,ladensitéet
lalocalisationdescellulesdel’immunitédansle CCR
possèdentune valeur pronostiquesupérieureetindépen-
danteàcelledelaclassificationUICC.Cerésultatpourrait
permettred’identifierdespatients,àhaut risquede
rechute,quipourraientainsibénéficierdethérapies
adjuvantesclassiquesoptimaleset/oudetraitements
immunostimulants.
>Cesdonnéesquiméritentconfirmation,suggèrentque
laréponseimmunitairedel’hôteest unfacteur détermi-
nantdelaprogressionducancercolorectaletin fine du
pronosticdecettemaladie lésions.Parmi lesnombreuses
questionsrestanten suspensetquidevraientdonnerlieu
àdeprochainstravaux,nous pouvonsretenircelles-ci:
–cesphénomènesimmunitairessont-ilsspécifiquesau
CCRouplus largementliésauphénomène néoplasique?
–pourra-t-on intégrercesexplorationsimmunologiques
complémentairesàpratiquequotidienne pour une déter-
minationoptimale dupronostic?
–faut-il envisagerdeproposerdestraitements adju-
vants en fonctiondustatutimmunitairetumoralau-delà
dustadeUICC ?
–cestraitements doivent-ilsêtredelachimiothérapie
classiqueouplutôtviseràstimulerle système immuni-
taire?
>Références
[1]PagesF.etal. NEnglJMed2005;353(25):2654-66
[2]GALON J.etal. Science2006; 313(5795):1960-4
N athalie C haput (Villejuif)
etJulien T aieb(Paris)
Secrétairederédaction :
GérardLLEDO (Lyon)
Comitéderédaction :
Antoine ADENIS (Lille),PascalARTRU(Lyon),
Raphaël BOURDARIAT (Lyon),
Michel DUCREUX (Villejuif),Jérôme DUMORTIER(Lyon),
Jean-LouisGAUDIN (LePuy-en-Velay),
Rosine GUIMBAUD(Toulouse),René LAMBERT(Lyon),
Bruno LANDI(Paris),Antoine deLEUSSE (Lyon),Catherine
LOMBARD-BOHAS(Lyon),
Christophe LOUVET (Paris),
Emmanuel MITRY(Boulogne-Billancourt),
GenevièveMONGES (Marseille),
BertrandNAPOLÉON (Lyon),
PatricePIENKOWSKI (Montauban),
Christine REBISCHUNG (Grenoble),
Michel RIVOIRE(Lyon),Jean-Philippe SPANO (Paris),
Julien TAIEB(Paris),EricVAILLANT(Lille)
Cancérodigest 11 -février2007 -supplémentàlalettreducregg 3
bledanstouslescas,etsansnécessitéde
transfusion. Iln’yapaseudecompli-
cationretardée. Chezlespatients ayant
euune résectionenblocR0etsuivisau
moins1anaprèsle traitement,aucune
récidivelocale n’aétéobservée. La
résectionest plus délicateetmoins
souventcomplètepour lestumeurs pro-
ximales,ulcérées,ouvolumineuses.
2.L’expériencedeOnozatoetal. [2]
portesur 251 tumeurs gastriques,
80adénomeset171cancers superficiels
(dont88 mesuraientplus de20 mm de
diamètre). L’extensionenprofondeur
pour lescancers étaitmuqueuse(m)
dans136 cas,etsous-muqueusedans
35cas(sm1dans18 cas,sm2ouplus
dans17cas). Letaux derésectionR0en
une piècepour lescancers superficiels
étaitde94%,93%pour leslésionsde
plus de20 mm,et92%pour leslésions
ulcérées.Parmi lespatients traitéspour
cancersuperficiel,6onteuuneperfora-
tionimmédiate(3,5%),traitée médica-
lement,et13unsaignementretardé
(7,6%),jusqu’à14 jours aprèsle
traitement.Lesperforationsétaient
plus fréquentesdanslapériodedu
début del’expériencedelatechnique.
Chezlespatients justifiantdescritères
pour une résectionendoscopiqueseule
etayanteffectivementbénéficié d’une
résectionenblocR0,aucune récidive
locale n’aétéobservée auterme d’un
suivid’aumoinsunan.
>Autotal,ladissectionsous-
muqueuseendoscopiquepermet,
danslescancers superficiels
gastriques,une résectioncarcinolo-
giquedemeilleurequalité(marges
latéraleseten profondeur)quela
mucosectomie endoscopique,en
particulierpour leslésionsdeplus
de20 mm dediamètre.Ellenécessite
cependantunapprentissage précis,
etson taux decomplicationest plus
élevé. Sesindicationsparrapport à
lamucosectomie etsesmodalités
techniquesoptimalesserontàpréci-
seràl’avenir.
Traitementdestumeurs gastriquessuperficielles
pardissection sous-muqueuseendoscopiqueB.Landi(Paris)
Casd’uncancergastriquesuperficiel traitépardissection sous-muqueuseendoscopique.Aprèsmarquage
delacirconférencedelalésion pardespoints d’électrocoagulation,injection sous-muqueuse,puis
réalisation d’une incision autour delatumeur grâceàune aiguille ouuncrochetdiathermique,puisune
dissection pasàpasest réalisée dansle plansous-muqueux.La techniquepermetderetirerlalésion avec
une véritable résection «enbloc»,etune analysehistologiqueprécisedesmargeslatéralesetprofondes.
Clichésaimablementfournisparle DocteurTh. BARRIOZ,CHU dePoitiers.
L adécouverted’adénomesoudecan-
cers superficielsdutubedigestif à
unstadepotentiellementcurable par
voie endoscopiqueest deplus en plus
fréquente.
•La mucosectomie endoscopique,
traitementprécocepardéfinition,afait
lapreuvedeson intérêt.Néanmoins,la
tailledeslésionsresteune deslimites
pour une résection«en bloc». Endes-
sous de20 mm,larésectionenunseul
fragmentn’est possible quedans75%
descaset,au-delàde20 mm,elleest
difficile. Onsaitqu’une résectionen
plusieursfragments (« piece-meal
resection») ne permetpastoujours
d’êtrecertain ducaractèrecarcino-
logiquedelarésection,ets’associe àun
risquederécidiveplus important.
•La dissectionsous-muqueuseendo-
scopiqueaétédéveloppée auJapon
initialementpour le traitementdes
tumeurs gastriquessuperficielles.Elle
permettraitdes’affranchirdecette
limitedetaille.La techniquediffèredela
mucosectomie endoscopiqueetfait
appel àunmatériel spécifique. Schéma-
tiquement,aprèsinjectionsous-
muqueuse,une incisioncirconféren-
tielleautour delatumeur est réalisée
grâceàune aiguilleouuncrochetdia-
thermique,puisunedissectionpasàpas
est réalisée dansle plansous-muqueux
permettantdedétacherlalésionavec
une véritable résection«en bloc»
(Figure). Cettetechniqueafaitl’objet
d’une sectionentièredansunnuméro
récentd’ Endoscopydontdeux articles
d’équipesjaponaisessonticianalysés:
1. Imagawaetal. [1]ontrapportéleur
expérienceàproposde196cancers gas-
triquesintramuqueux réséquésdont37
mesuraientplus de20 mm dediamètre.
Letaux derésectionenune pièceétait
de93%(dont84 %derésectionR0).
Douzepatients onteuune perforation
immédiate(6%),traitée médicalement
danstous lescas(clipsetantibio-
thérapie). Unsaignementétaitfréquent
en cours deprocédure,facilementgéra-
Cancérodigest 11 -février2007 -supplémentàlalettreducregg
4
ImagawaOnozato
etal. [1]etal. [2]
Nombredepatients 185 160
Nombredelésions196171
Taille moyenne deslésions17(5-70)mm24(+/–13)mm
Durée moyenne delaprocédure68min 80min
Résection R0en unseulfragment84 %94%
Complicationsmajeures
–perforation 6%3,5%
–saignementretardé0%7,6%
Tableau1.Traitementendoscopiquedecancers gastriquessuperficielspardissection
sous-muqueuse.
La vidéo-capsule endoscopique
indispensable
pour éliminerune tumeur dugrêle A.deLeusse(Lyon)
L estumeurs dugrêle,représentant3
à6%destumeurs gastro-intesti-
nales,sontrares.Leur symptomato-
logie révélatriceest le plus souventun
saignementdigestif occulteouune
occlusionintestinale.Leur diagnostic
est difficileettardif,etleur pronostic
sévèreavecuntaux globaldesurvie de
33 %à5ans.La Vidéo Capsule Endosco-
pique(VCE)présenteunintérêttout
particulierpour le dépistage deces
tumeurs dugrêle,en dehors dessitua-
tionsdepolyposesfamilialescomme le
démontreletravail icirapporté[1]:
Cetteétudeprospectivemenée dans
3centresaustraliens,etayantinclus
416examensparVCE, rapporte
27 tumeurs dugrêlediagnostiquées
chez26patients d’âge moyen 61ans.
L’indicationdel’explorationétaitprin-
cipalementunsaignementdigestif
occulte;35% destumeurs étaient
suspectéesradiologiquement.Endéfi-
nitive,aprèsVCE, lestumeurs de
23 patients ontétéréséquées:
a)pour lestumeursbénignes:
–4hamartomes;
–1lymphangiome ;
–1tumeur amyloïdeprimaire;
–1lipome ;
–1hétérotopie gastrique;
–et1polype fibreux.
b)pour destumeursmalignes:
–5adénocarcinomes;
–6carcinoïdes;
–2métastasesdemélanomes;
–2tumeurs stromales;
–1métastasedecancercolique;
–et1lymphome non hodgkinien.
La résectionaétéjugée curativechez
52%despatients.Aprèsunsuivide
Polype adénomateux
dugrêle enVCE
La procédurenécessitedelaprécisionet
dutemps(plus d’une heureen
moyenne).Ilfaut noterqu’unendoscope
avecunseulcanalétaitutiliséparces
deux équipes,alors qu’unendoscope
double canalrendplus aisée latech-
nique. Lesprincipaux résultats deces
2sériessontrésumésdansle tableau1.
>Références
[1]IMAGAWA A.,OKADAH.,KAWAHARA Y.etal.
Endoscopicsubmucosaldissectionforearly
gastriccancerresults anddegreesof techni-
caldifficulty aswell assuccess.Endoscopy
2006; 987-90
[2]ONAZOTOY.,ISHIHARA H.,IIZUKA H.etal.
Endoscopicsubmucosaldissectionforearly
gastriccancers andlarge flatadenomas.
Endoscopy2006; 38980-6
26 +/–13,7mois,seuls4adénocarcino-
meset3carcinomesavaientrécidivé.
Lesdifficultésdiagnostiquesdes
tumeurs dugrêleparVCEtiennent
principalementàl’interprétationdes
imagesetlareconnaissanceducarac-
tèretumorald’une anomalie. Lesfaux
positifssonten rapport avecdeproba-
blespseudoinvaginationsintestinales
oudescompressionsextrinsèques.La
VCEdoitêtrecouplée àunentéroscan-
nerouune IRMpour conforterle dia-
gnosticetpréciserlescaractéristiques
extraluminalesdelatumeur.Cesexa-
mensradiologiquesdoiventêtreréali-
sésavantlaVCE surtout en présencede
signescliniquesocclusifspour prévenir
une éventuelleincarcérationdelaVCE
dansune sténose. La valeur prédictive
négativedelaVCE est compriseentre
86et100 %. La VCEsemble doncbien
indispensable pour éliminerune
tumeur dugrêle.
>Référence
[1]BaileyA.etal. Diagnosisandoutcome of
small bowel tumors foundbycapsule endo-
scopy:athree-centeraustralianexperience.
AmjGastroenterol 2006; 101:2237-43
Cancérodigest 11 -février2007 -supplémentàlalettreducregg 5
en déterminantson niveaud’expres-
sioneten le corrélantàlaréponseau
traitementetaupronostic.
•Méthodes:43patients porteurs d’un
adénocarcinome oud’uncarcinome
épidermoïdedel’œsophage thoracique,
T2-T3,N0ouN+,M0ontétéinclus et
bénéficièrentd’untraitementcompor-
tantune chimiothérapie premièrepuis
une RCT(50,4grays +CT)suivid’une
exérèsechirurgicale dansles5à6
semaines.
•Résultats :14 patients (33 %) pré-
sentèrentune réponsepathologique
complète(pRC)et29(67 %)uneréponse
partielle,une stabilisationouune
progressiontumorale.Surles14patients
avecpRC,13(93%)
étaientNF-
κ
Bnéga-
tif etunNF-
κ
Bposi-
tif (p =0,001). La
forme activée deNF-
κ
Bétaitassociée
significativement
aux critèreshistolo-
giquesd’agressivité
(invasionpériner-
veuse,lymphatique
ouvasculaire) (p =
0,0004).Surunsuivi
de23 mois,8(38%)
des21patientsNF-
κ
B
positif présentèrent
une évolutionméta-
statiquecontre0des
22 patients NF-
κ
B
négatif (p =0,001).Sur
cettemêmepériode,10
(48 %) décèsfurent
enregistrésparmi
lespatients NF-
κ
B
positif contre1
(5 %) des22patients
NF-
κ
Bnégatifs
(p =0,0013). Enfin,dansunmodèle
multivarié comprenantle stadeinitial,
laréponseobtenue,l’âge,laprésencede
L’associationradiochimiothérapeu-
tiqueest une arme majeurecontre
lescancers del’œsophage interve-
nantàlaphasenéoadjuvanteou
même,le plus souvent,en tantque
traitementexclusif. Cependant,
certainestumeurs sontradio-
chimiorésistantes,etengageralors le
patientdanscettevoie devientdélé-
tère. Cecipourraitêtreévitéparla
déterminationdemarqueur deradio-
chimiorésistancetel quelefacteur
nucléairekappaBouvrantàces
patients deshorizonsthérapeutiques
spécifiques.
Lecancerdel’œsophage offreglobale-
mentunpronostictoujours aussisom-
breavecmoinsde20 %desurvie à
5ans.Danscecontexte,l’amélioration
denosstratégiesthérapeutiquesse
heurteàl’absenceactuelledefacteurs
prédictifsderéponseàlaradiochimio-
thérapie (RCT).
Lefacteur detranscriptionnucléaire
kappaB(NF-
κ
B)est unélément-clé de
régulationdefonctionsbiologiques
déterminantestellesquelasurvie,la
proliférationoulamigrationcellulaire.
Sous l’effetdefacteurs stimulants
(cytokines,facteursdecroissance,virus,
agentsradio ouchimiothérapiques)NF-
κ
Binactif,àlocalisationcytoplas-
mique,est activéetpénètredansle
noyauoùil selie spécifiquementà
l’ADN pour initierlatranscriptionde
sesgênescibles.
IlsetrouvequeNF-
κ
Best surexprimé
danslestissus cancéreux compa-
rativementaux tissus sainset,plus
particulièrement,parmi lescancers
radiochimiorésistants.Lebut dutra-
vail rapportéparJulie G.Izzo[1]était
deconfirmerlavaleur deNF-
κ
B
comme facteur deradiochimiorésis-
tancedanslescancers del’œsophage
ganglionsenvahissur lapièceopéra-
toireetl’expressiondeNF-
κ
B ,leseulfac-
teurprédictifdesuiviesansprogression
(p=0,010)etdesurvieglobale(p =0,015)
fut l’expressiondeNF-
κ
B .
Cesdonnéessuggèrentfortement
quel’activationdeNF- κ Best unélé-
mentpronostiquedéterminantdes
cancers del’œsophage ainsiqu’un
facteur prédictif deradiochimioré-
sistance. Cesrésultats sontd’autant
plus importants qu’il est mainte-
nantpossibledeciblerNF- κ Bpardes
inhibiteursspécifiquesd’oresetdéjà
en coursd’investigationdansdes
essaisdephaseI.
Cancerdel’œsophage :
le facteur detranscription nucléairekappaB(NF-B),
unmarqueur deradiochimiorésistance
etdemauvaispronosticG.Lledo
>Référence
[1]JULIE G.,IZZOetal. JClinOncol 2006;
24:748-54
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