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une vie autonome, se concentrent toujours plus entre les mains d’un nombre plus restreint
de personnes. Aujourd’hui, les partis de droite ne trouvent rien de mieux que de miser de
nouveau sur une imposition des entreprises la plus basse possible et des droits spéciaux
pour les détenteurs étrangers de capital. Cela n’a pas grand-chose à voir avec une poli-
tique de développement économique durable si les impôts sont encore plus bas ailleurs.
Ce dumping fiscal prive aussi les autorités de moyens et de possibilités d’investissement.
Cela nuit aux services publics et à la qualité de vie.
4. . Le système économique actuel a fortement ac-
céléré le changement climatique et provoqué des problèmes environnementaux massifs
dans le monde entier. L’extinction des espèces, la désertification, l’acidification des
océans, les événements météorologiques extrêmes: tous ces phénomènes sont dus à une
politique économique non durable et orientée avant tout sur la croissance et le profit à court
terme. Grâce aux Verts, la politique environnementale a progressé en Suisse ces dernières
décennies. Nous sommes cependant encore loin de la durabilité. Au Parlement, les partis
de droite bloquent de nouvelles étapes, pourtant mûrement réfléchies, visant la transition
vers une économie verte et le tournant énergétique.
5. . Les êtres humains pillent et surexploitent depuis long-
temps les ressources naturelles et limitées de la planète. La question écologique est ainsi
devenue depuis longtemps également une question sociale, car ceux qui souffrent le plus
de la dégradation de l’environnement sont précisément les êtres humains qui peuvent le
moins se prendre en charge. Si les ressources naturelles, c’est-à-dire des ressources na-
turelles intactes, de l’eau pure ou des aliments sains continuent à se raréfier, les conflits
se multiplieront dans le monde entier et la richesse privée décidera encore plus fortement
de la destinée des individus.
Nous en sommes convaincus: l’économie peut aussi fonctionner sans destruction de l’envi-
ronnement, sans recherche du profit maximum et à court terme et sans exclusion sociale.
Nous pouvons faire autrement. Nous voulons développer une production, des échanges com-
merciaux et une consommation écologique et sociale, car c’est aussi ainsi que notre économie
résistera le mieux aux crises. Pour cela, il faut une politique financière, monétaire et de change
qui soit mise au service de l’économie réelle. La politique des taux d’intérêt négatifs de la
Banque nationale suisse contribue à atténuer quelque peu la force du franc. D’autres mesures,
comme un objectif monétaire, l’introduction d’une taxe sur les transactions financières, la limi-
tations du trading à haute fréquence ainsi que des prescriptions plus élevées sur les fonds
propres des banques sont nécessaires aujourd’hui pour stabiliser le système financier.
Les Verts veulent une économie novatrice et moderne, qui protège l’environnement, investisse
dans les technologies de l’avenir et augmente la qualité de vie. Nous voulons une culture
d’entreprise qui mette l’accent sur la responsabilité sociale et écologique, sur la durabilité et
les stratégies à long terme, plutôt que sur les rendements et les bénéfices à court terme. Nous
voulons une politique économique tournée vers l’avenir, qui tire parti des chances offertes par
la modernisation écologique au lieu de la bloquer. Nous sommes convaincus que la Suisse
peut être une pionnière, un exemple et un partenaire de choix pour une économie verte. Dans
ce but, nous nous attelons à quatre projets centraux:
. . Avec le tournant énergétique et la tran-
sition vers une économie verte, nous utilisons les ressources naturelles avec efficience et
renforçons ainsi la compétitivité de notre économie. Avec nos deux initiatives populaires
– l’initiative pour une économie verte et l’initiative pour la sortie programmée du nucléaire
– nous voulons promouvoir cette transition. Grâce à des conditions-cadre favorables aux