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répond par des grondements terribles (•) àla per-
pétration d'un grand crime. Un lieu sacré est
profané (») :Caivs Ivlivs Caesar, victime d'un
sacrilège (
3), tombe sous le fer parricide (4), et
Xiphilin (Hist. rom. ,trad. par Cousin, i685), p. 3o; Zonare (Chro-
niques et Annales, trad. par J. Millet de Saint-Amour, i56o, p. i3o).
Suétone, C. J. Cœsar, Si, écrit que quelques mois avant la mort
de César, les colons àqui la loi Julia avait donné des terres dans la
Campanie, trouvèrent, en fouillant un tombeau où était, dit-on, ense-
veli Capys, le fondateur de Capoue, une table d'airain qui portait en
grec une inscription ainsi conçue :« Quand on aura découvert les cendres
de Capys, un descendant d'Iule (Virgile, Enéide, I, 288) périra de la
main de ses proches et sera bientôt vengé par les malheurs de l'Italie. »
Quant aux prétendus prodiges qui suivirent la mort de César, on
lira avec intérêt et enthousiasme :Virgile, Géorg., liv. I, v. 466 et
suiv., et la traduction de Delille ;Ovide, Métam., liv. X, v. 782 et suiv.
Voir aussi Plutarque, César, LXXV.
(') Virgile, Géorg. I, v. 487, 488 ;Dion Cass., XLIV, 52.
(*) Appien, liv. II, 118. 134. La curie où s'assemblait le Sénat était un
lieu sacré. On ferma, dit Dion (XLVII, 19). sur le champ la salle où il
avait été tué, et, dans la suite, on la convertit en latrines.
Voir pour les détails sur les événements qui suivirent immédiatement
la mort de César :Nicolas Damascène, pp. 43 et suiv. ;Plutarqjje,
Vie de César, LXX et suiv. ;Vie d'Antoine, XV et suiv. ;Appien, liv. II,
117 et suiv.; Dion, liv., XLIV; De Schodt, Quelques pages de
numismatique et d'histoire de la République romaine, pp. 17 et suiv.
(Revue belge num., 1882, pp. 582 et suiv.).
(3)Ovide, Fastes, liv. III, v. 706; Appien, liv. IV, 134.
(*) Rentré àRome d'Espagne, au mois d'octobre 709 (45 av. J.-C.)
(Velleius Pat., liv. II, 56), J. César fut assassiné, àl'âge de cinquante-
six ans (Suét., LXXXVIII; Plut., Vie de César, LXXV), aux ides de
mars de l'an de Rome 710 (44 av. J.-C); c'était le jour de la fête
joyeuse d'Anna Pérenna (Ovide, Fastes, liv. III, v. 523). Les ides de mars
furent appelées Parricides (Suét.,C. J. Cœsar, LXXXVIII; Appien,
liv. II), et comptées parmi les jours néfastes (Dion, XLVII, 19).