
Introduction à la physiologie des grandes fonctions et exercice physique. S. Roffino
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Au repos, ces différents systèmes physiologiques sont donc amenés à travailler ensemble pour le
maintien de l’homéostasie (Diapo 3). Ce maintien de l’homéostasie est rendu possible par le
maintien de paramètres physico-chimiques du sang (paramètres homéostasiques) qu’il est
nécessaire d’ajuster et de réguler en permanence. La régulation nécessite la possibilité de pouvoir
échanger et communiquer entre tissus et organes. Cela est possible grâce à 2 grands systèmes de
communication : le système nerveux et le système endocrinien.
Le premier objectif de ce cours est de comprendre le fonctionnement des systèmes
physiologiques impliqués dans le maintien de l’homéostasie. L’autre objectif du cours sera de
comprendre comment ces grandes fonctions réagissent en réponse à l’exercice physique. En effet,
au cours de l’exercice physique, l’homéostasie va être fortement perturbée et l’organisme va
s’adapter à cette nouvelle situation.
B. Grandes fonctions physiologiques et situation d’exercice physique
Diapo 5.
Au cours de l’exercice, les besoins énergétiques sont accrus par rapport au repos. Le processus de
contraction musculaire nécessite, pour se réaliser, beaucoup d’énergie. Or, les réserves d’ATP
dans les cellules musculaires sont limitées. Elles ne permettent pas de réaliser des efforts de plus
de quelques secondes. Il est donc nécessaire de resynthétiser de l’ATP au cours de l’exercice.
Cela est possible, selon le type d’effort, à partir de nutriments énergétiques (glucides, lipides,
protéines) stockés dans différents tissus de l’organisme. Par ailleurs, la production d’ATP à partir
des nutriments nécessite de l’oxygène. Cela implique que l’organisme doit être capable
d’approvisionner les cellules en O2. Cet apport va d’ailleurs être augmenté par rapport au repos.
Enfin, les cellules musculaires vont produire, par rapport au repos, des déchets plus abondants
qu’il va falloir évacuer du corps (CO2, créatinine….).
Les différents systèmes physiologiques vont donc devoir s’adapter pour répondre à cette
demande accrue d’O2 et de nutriments, et éviter une accumulation de molécules néfastes. Pour
assurer la coordination des adaptations, le système nerveux et le système endocrinien vont aussi
être largement sollicités.