Lien entre le produit et le message : le gaz est une énergie fossile mais l’entreprise consacre une
enveloppe budgétaire aux énergies renouvelable pour améliorer son image de marque (cf. site de
l’entreprise). C’est ce qu’on nomme le blanchiment écologique ou « greenwashing ».
• LEROY MERLIN : confusion sur la marque
« En n'indiquant pas « en quoi le produit présente les qualités qu'on lui attribue et éventuellement dans quel
contexte », cette publicité est en contradiction les recommandations écologiques du BVP,
l’annonceur devant « présenter avec précision la ou les actions significatives entreprises en matière
d'environnement».
En fait, le lampadaire présenté ici ressemble plutôt à un halogène, connu pour être vorace en
électricité. Si c'est le cas, cela contreviendrait à l'article 2-1 des recommandations écologiques du
BVP (Indications de nature à tromper le consommateur sur la réalité des avantages écologiques
du produit).
Mais réflexion faite, ce lampadaire ressemble plutôt à un soleil. Or, ce montage induit la
confusion entre l'objet vendu par Leroy-Merlin, et l'énergie solaire, énergie propre mais dont la
production n'est pas du tout le métier de cette entreprise. Cela va à l'encontre des
recommandations écologiques (« Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des
couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne posséderait
pas».) » (Source : www.lalliance.fr)
• FRANCE TELECOM : confusion publicitaire sur le sujet
« Cette publicité postule un lien de cause à effet entre les économies d'énergie produites par
l'extinction de lampes électriques et la couche d'ozone. Or, ce lien n'existe pas. Il y a ici une
énorme erreur de la part des concepteurs de cette publicité, qui ont confondu couche d'ozone et
effet de serre ! Les économies d'énergie réduisent les combustions de manière générale, donc les
gaz à effet de serre mais pas du tout le trou dans la couche d'ozone. Celui-ci est du à la présence
de composés chlorofluorocarbonés (CFC) qui étaient présents notamment dans les circuits de
refroidissement des réfrigérateurs. Depuis la mise en place de mesures anti-CFC, le trou semble
se stabiliser. Cette publicité provoque la confusion dans les esprits à l'heure où il est demandé aux
citoyens d'être de plus en plus attentifs aux questions d'environnement. » (Source :
www.lalliance.fr)
Transition : ACT Responsable est selon sa propre définition « un réseau de partenaires et une
initiative à but non-lucratif dont la mission est de rassembler, promouvoir, inspirer et fédérer la
création publicitaire mondiale au service d’un monde humain et durablement vivable pour tous. »
Elle le fait au travers de collections en ligne sur le site AdForum.com, de différentes expositions
organisées chaque année depuis 2001 (exemple : l’exposition « Ensemble pour un monde durable.
La communauté publicitaire s’engage. »). Leur but est de montrer comment la publicité peut jouer
un rôle significatif dans l’éveil des consciences et l’encouragement de comportements
responsables, ainsi que par le biais de conférences ouverts à tous.