L`éthique déontologique

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Magalie MOREAU
Nasma SAID
Florence VALLA
Romain DELMAS
Licence GRH – Formation Classique
Psychologie
du travail
IUT de Saint-Etienne – Département GACO
28 avenue Léon Jouhaux
42023 SAINT-ETIENNE CEDEX 2
Mme FAURE-PATRAS
Année universitaire 2009-2010
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Introduction :
Les définitions du « bien » et du « mal » n’a pas de réelle signification dans l’absolu
lorsqu’elles ne sont pas placées dans un contexte social. Il convient donc de les relier aux
notions de valeur, d’éthique, de déontologie, de principe et de moralité.
Jésus disait : « Tout ce que vous aimeriez que l'on fasse pour vous, faites-le volontiers aux
autres, en revanche tout ce que vous n'aimeriez que l'on vous fasse, ne le faites pas non
plus aux autres. ».
On peut partir de cette citation sans pour autant imposer de manière absolue une vision
manichéenne du monde mais plutôt essayer de concevoir à travers les connaissances et
l’expérience de chacun la finalité de chacune de ces notions et en quoi elles se différencient
les unes des autres.
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VALEUR
Définition :
En psychologie et en sociologie, importance qu'un individu ou un groupe accorde
à un comportement ou à une idée (cognition). Cela peut être également l’attitude, le
comportement marqué de prétention ou de manières excessives. C’est aussi ce en quoi une
chose ou une personne peut être estimée ou l’importance que l'on accorde à quelque chose.
Grammaticalement : Valeur, nom commun féminin. A l’origine, ce mot renvoie à
l’idée de bravoure, de courage physique (en latin, valere, fort, vigoureux).
Récemment, le mot valeurs a été utilisé au pluriel par les sociologues et les
observateurs de notre société dans un sens qui était jadis plutôt réservé aux philosophes. Il
désigne un ensemble de qualités qui illustrent un comportement estimé, admiré, recherché
par un groupe, un ensemble de personnes qui se réclament de ce type de comportement et
en font un principe fondamental de leur vie. En ce sens on pourrait dire “La civilisation
repose sur des valeurs fondamentales qui font échec à la barbarie”. On parle souvent de
“valeurs morales” pour désigner l’ensemble des principes partagés par un grand nombre
d’êtres humains pour guider leur comportement dans leurs rapports avec autrui. Ces valeurs
morales sont souvent associées à de grandes religions comme le christianisme, l’islam, le
bouddhisme, ou encore à des idéologies qui ont inspiré des systèmes politiques comme le
marxisme ou la démocratie occidentale qui s’appuie sur les philosophes des Lumières ;
Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Diderot et d'Alembert.
La problématique soulevée par la notion de valeurs morale est de savoir ce qui
fonde celle-ci. En un mot, les valeurs morales sont elles objectives ou subjectives ?
Certains penseurs affirment que les valeurs sont intrinsèques, qu’elles existent
en elles-mêmes dans le monde et que l’homme doit chercher à les découvrir, à les atteindre.
Platon nous présente ainsi les hommes comme enchaînés au fond d’une caverne d’où ils
n’aperçoivent que des ombres qui défilent sur la paroi sans vraiment distinguer leurs
contours. Ils doivent se retourner et affronter une lueur aveuglante pour reconnaître
difficilement et douloureusement les valeurs réelles du monde. A l’inverse, d’autres
philosophes comme Spinoza affirment qu’on ne désire pas une chose parce qu’elle est
bonne, mais qu’elle est bonne parce que nous la désirons. Les valeurs seraient donc le
simple reflet de nos désirs collectifs. Mais les valeurs morales peuvent aussi être conçues
comme une création de l’individu libre qui s’affirme et qui créée des valeurs par son
engagement personnel venant critiquer et transformer les valeurs dominantes du moment,
c’est une approche chères aux existentialistes. Toujours est-il que la crise des valeurs
morales de notre société planétaire fait plus que jamais débat.
Mais la valeur peut aussi signifier ce dont elle est porteuse, comme un canon de
beauté, ou un critère d’appréciation qui donnerait une valeur particulière, à la fois sur le plan
matériel, mais aussi sur un plan émotionnel. De ce point de vue, la valeur s’impose à nous
comme une évidence car on ne peut « être » qui si l’on « vaut » quelque chose, et une chose
ne vaudra vraiment que si l’on peut se dire que pour elle on pourrait en sacrifier une autre.
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Sources :
http://dictionnaire.sensagent.com/valeur/fr-fr/
http://www.fondation-mequignon.org/Ethique-et-valeur-morale
http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/developpement-des-affaires/a-quoi-serventles-valeurs-/499091
Exemples :
“La valeur n’attend pas le nombre des années” (Corneille). Puis, la notion s’est
étendue à toute qualité d’une personne ou d’une idée qui, aux yeux d’un groupe, rend ceuxci digne d’intérêt, d’estime, d’admiration. “Les conseils de ce médecin sont de grande
valeur”. “Cet artiste a produit des œuvres de valeur”. Dans ce dernier exemple, la valeur est
esthétique et non économique. Le mot a pris en économie un autre sens, celui d’une qualité
qui se mesure par un prix, on parle par exemple de valeur d’usage, ou de valeur d’échange,
de valeur ajoutée. En mathématiques, le mot renvoie simplement à une donnée mesurable.
On parlera de la valeur absolue d’un nombre.
Autre exemples : le mariage, le travail, la famille, la religion, la franchise, etc.
But :
Contrairement à la déontologie, les valeurs morales peuvent être caractérisées
comme de « vraies valeurs », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de sanctions proprement dite si la
personne ne les respecte pas. La seule sanction qui puisse être infligée ne peut l’être que
par la personne elle-même. Egalement, les valeurs comportent leur propre finalité : elle ne
sont pas un moyen d’atteindre un but mais constitue le but en lui-même.
Dans le contexte d’une entreprise, les valeurs servent surtout à attirer, motiver et
évaluer les employés dont le but est de faire sortir les valeurs des ressources humaines
qu’elles influencent aussi la stratégie globale de l’entreprise et toutes ses décisions.
Pourtant, très souvent, les entreprises qui ont de bonnes valeurs ont aussi de
bons résultats. Elles obtiennent ce que l'on pourrait appeler le ROV (Return On Value), un
ratio encore intangible, mais pourtant bien réel. René Villemure, lui, a baptisé, "taxe
anéthique" (le rendement des valeurs).
La mise en place de valeurs ne permet pas de faire de l'argent, mais elle peut
éviter des pertes.
Par exemple, pendant une partie de football, les supporters adulent le plus
souvent le buteur de l’équipe plus que le gardien de but. Cependant, l’issue de la rencontre
repose en grande partie sur ce dernier car elle permet à l’équipe de ne pas encaisser de
buts. Les valeurs, c’est le gardien de l’entreprise.
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PRINCIPE
Définition :
Principe vient du latin: Principio qui veut dire ce qui vient en premier. Un principe
est un impératif catégorique, absolu et conditionné qui prescrit des moyens en vue d’une fin
supposé et non pas la fin en elle-même. Les principes sont les causes premières, au-delà de
toutes hypothèses, un début absolu. Un principe peut encore être la cause active de quelque
chose ou d’une action, qui a la propriété de produire certains effets/ des conséquences
logiques, évidentes et indémontrables. Dans le domaine pratique, les principes sont des
règles ou des normes qui déterminent et qui commandent les actions.
Le principe trouve sa force et vigueur que dans les sociétés moralistes. Ne pas
voler, respecter les autres, rester poli, ne pas mentir,… ces exemples concernent les
rapports intersubjectifs en société (des Hommes avec les autres). Sans ces principes, la vie
en société serait ruinée. Exemple avec « ne pas mentir » : si le mensonge était autorisé,
c’est le fondement même de la communication et de la vie en société qui serait ruiné. Ces
principes concernant la vie en société semble avoir pour origine la société elle-même.
Les principes peuvent se confondre avec la morale dans le sens où il existe
également les principes moraux. Une version commune de ces principes est la loi, où l'État
fixe les peines encourues, où les compensations demandées, pour telle ou telle action
particulière. À noter que de nombreux codes pénaux sont basés sur des fondements
religieux.
Dans certaines cultures, la relation entre les principes moraux et la loi est
absolue : ils sont une seule et même chose. Les principes moraux servent de guide à la
conduite personnelle.
Parmi les exemples de principes moraux, on peut citer les Dix Commandements
respectés par le judaïsme, le christianisme et l'islam, ou les Dix Commandements Indiens.
Un principe est une règle stricte de laquelle on n'ose pas déroger soit parce qu'il
est sous-entendu par une valeur forte ou pour toute autre raisons.
But : Quel est l’intérêt d’avoir des principes ?
Avoir des principes permet d’avoir une base, un point de départ quant à la
manière de se conduire envers soi même mais aussi envers les autres. Ils permettent
également d’avoir une référence pour juger, pour évaluer une situation, un projet, une action,
un comportement qui a eu lieu. Tout comme la morale, le principe est destiné à améliorer la
vie en générale à la différence que les principes déterminent nos actions à venir.
Exemples de principes dans le travail :



Ex.: le "principe vital" = raison d'être de la vie.
Ex : les principes en grammaires ou mathématiques sont des formulations simples
d'une convention ou d'un principe vérifié critère auquel se réfère tout jugement
Ex.: le « principe d'inertie » selon Newton en physique signifie une proposition
première d'une science ou d'un système qui doit être posée initialement
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

Ex.: "Avoir des principes" est une règle morale, c’est ce qui est à l'origine d'une
action.
Ex : Ne pas faire travailler un enfant de moins de 14 ans qui plus est dans des
secteurs dangereux est un principe qui n’est plus à démontrer car évident dans les
sociétés contemporaines d’aujourd’hui. D’autre part cela permet de poser des bases
notamment pour les recruteurs.
Sources :
http://www.maphilo.net/principe-consequence-cours.html
http://www.ic.gc.ca/eic/site/csr-rse.nsf/fra/rs00143.html
http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=20072
Le dictionnaire Trésor de la langue française informatisé (TLFI)
MORALE
Définition :
La morale désigne d’abord un ensemble de valeurs et règles de conduite à la fois
normative et prescriptive.
- Normative car elle définit ce qui doit être et non pas ce qui est. Elle inspire nos
jugements de valeur sur nos manières d’être et d’agir
- Prescriptive car elle pose des devoirs et interdictions « je dois… », « il faut… »,
… qui ne sont ni de l’ordre de la nécessité ni de l’ordre de la contrainte.
La morale permet de distinguer ce qui est bien ou mal ainsi que ce qui est juste
et injuste. La morale concerne l’Homme dans son rapport avec les autres et lui-même
 vis-à-vis des autres (la charité, la pitié, le respect, l’hospitalité,…)
Il est évident qu’un homme isolé et privé depuis toujours du contact avec ses semblables
n’aurait aucune notion de la morale. Il suivrait ses impulsions et tendance naturelle. Autre
exemple : lorsque l’on reproche à quelqu’un de se comporter de manière immorale, on lui
reproche son manque d’éducation
 mais aussi vis-à-vis de nous même tel que chercher sa propre perfection,
chercher le respect de sa propre vie,…
Si la source de la morale est extérieure -exemple : Dieu, la société- alors notre
moralité est le respect d’une autorité extérieure. Agir moralement c’est conformer mes actes
à des règles extérieurs.
C’est pourquoi les philosophes des Lumières ont cherché à libérer la morale de
toute autorité extérieure. Ainsi J.J. Rousseau fondent la morale sur la conscience « la
conscience est le juge infaillible du bien et du mal ».
Si la source de la morale est intérieure -exemple : la conscience- alors il faut
veiller à ce que la moralité ne se confonde pas avec l’intérêt personnel car les différentes
formes de morales nous sont dictées par une voix intérieure qui est celle de la raison.
Je peux me soumettre à des règles de conduites, des commandements,… mais
si je le fait par intérêt ou par peur alors je n’agis pas moralement. La morale est irréductible à
l’obéissance extérieure. Agir moralement c’est agir pas sa propre volonté sans que cela soit
relative à chacun. Au contraire, elle est universelle et seul la raison donne des règles
universelles.
Pour que cette voix ait une autorité sur moi, qu’elle me rappelle à l’ordre, je dois
faire comme si elle venait d’une autorité supérieure à la mienne. Je ne le fait peut-être pas
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avec plaisir, de bon gré mais je n’y suis pas forcé par la violence, ce n’est pas une
contrainte. Ma volonté reconnaît la loi à laquelle j’obéis. La morale est un problème
complexe car finalement, la moralité apparaît davantage comme l’horizon d’un idéal à venir.
La morale résulte principalement de considérations religieuses qui elles-mêmes
prétendent être "révélées", alors qu'en réalité elles sont élaborées par les humains. La
morale est considérée comme dépassée par la société.
But : Quel est l’intérêt de la morale ?
S’interroger sur la morale c’est se demander quel est la finalité de la vie morale.
En d’autre terme cela revient à se demander : QUE DOIS-JE FAIRE ?
Les épicuriens répondent par : je dois distinguer mes désirs pour parvenir au
bonheur.
En effet ce qui est de l’ordre de la morale est « bien » et le bien c’est le bonheur
c’est-à-dire un usage raisonnable du plaisir. Ce qui est bien c’est ce qui me fait du bien. Ainsi
l’intérêt de la morale c’est de conduire au bonheur.
Chez Kant : La morale est un devoir, une obligation qui s’impose à la raison qui
va à l’encontre de ce que l’on souhaite de bon gré. Son intérêt est de distinguer ce qui est
juste et injuste et donc permet de se poser des limites. Je pourrais ne pas le faire mais je le
fait car je me l’impose.
Exemples de morale dans le travail :
 Une loi morale ou code morale au travail n’est pas écrite comme dans un code
pénal. Elle n’est pas imposé par une source extérieur comme l’Etat car je « me » l’impose à
moi-même. C’est la façon dont l'individu met en pratique ses valeurs morales et ses
croyances personnelles. Il est décrit dans certaines théories de l'éthique comme la frontière
de la rationalité dans l'éthique elle-même. De ce point de vue, le code moral est une notion
esthétique ne pouvant directement être partagée avec autrui. La transgression de la loi
morale est suivie de sanctions relevant de la société ou de la conscience: remord, honte,…
 Exemple de morale au travail : Sur le lieu de travail ou le lieu professionnel le
devoir de morale sous une forme adaptée est utile au même titre que dans la vie familiale.
Les aptitudes physiques permettent d'effectuer un premier tri des postes convoités, suivi des
aptitudes intellectuelles. Une fois embauché, il convient d'appliquer la morale au travail à
travers la conscience professionnelle, et tous les postes méritent le respect mutuel à partir
du moment où dans les tâches prévues ce qui est fait est bien fait.
Le sabotage volontaire étant criminel, il faut noter que le sabotage par négligence
est un manque de conscience professionnelle et donc un manque de morale qui peut
s'avérer nuisible lors d'un travail collectif.
 Morale avec un autre exemple: Supposons que vous avez une plante
d'intérieur, disons un géranium. Si vous voulez que cette plante s'épanouisse, qu'elle
atteigne son plein développement, vous allez poser certains gestes, et éviter certains autres
gestes. Par exemple, vous allez éviter d'arroser votre géranium avec du carburant diesel, et
vous allez éviter d'enfermer votre géranium dans une boîte où il n'y a pas de lumière.
Pourquoi? Parce que étant donné le but (l'épanouissement de votre géranium), vous allez
constater que certains gestes permettront de vous rapprocher du but (et qu'on va appeler
«bons» gestes), et d'autres pas (qu'on appellera «mauvais»). Arroser son géranium avec du
carburant diesel est mal, parce que cela cause un grand tort au géranium. La morale, c'est
un peu comme si on remplaçait le géranium par un homme. On suppose que le but est
l'épanouissement, le plein développement, en d'autres mots, le bonheur de l'homme. La
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morale étudie les moyens, les gestes à poser pour nous rapprocher du bonheur. Un geste
qui nous éloigne de notre bonheur est un «péché».
Source :
cours de philosophie de terminal
http://www.inquisition.ca/fr/philo/artic/morale.htm
ETHIQUE
Définition :
C’est une discipline philosophique pratique liée à l’action et normative liée aux
règles dans un milieu naturel et humain. Au sens classique, c'est la science de la morale.
Les philosophes et les penseurs ont étudié les diverses morales (juive, chrétiennes,
islamique...), ou systèmes d'interdits et de commandements relatifs aux jugements de valeur
selon le bien et le mal, pour en comprendre l'origine, la nature, les fondements, les principes,
la logique, etc. Bref, ils en ont fait une nouvelle "science", l'étude philosophique des morales
: l'Ethique (par exemple. Spinoza, Wolff...)
Il existe différentes formes d’éthique qui se distinguent par leur degré de
généralité (l’éthique appliquée par exemple ne possède pas le degré de généralité de
l’éthique générale). Elles se distinguent aussi par leur objet (comme la bioéthique, l’éthique
de l’environnement, éthique des affaires ou l’éthique de l’informatique) ,ou par leur
fondement culturel (qui peut être l’habitat, la religion, la tradition propre à un pays ou à un
groupe social ou un système idéologique).
L'éthique reconnaît ses origines humaines et le souci de garantir à la fois les
libertés essentielles et la coexistence harmonieuse des hommes. La société actuelle
considère
l'éthique
comme
moderne.
Dans tous les cas, l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir
au mieux ? »
Etymologie :
Au niveau étymologique l’éthique vient du grec Ethiqué qui signifie « la science
morale», « lieu de vie ; habitude, mœurs ; caractère » et en latin ethicus signifie « la
morale ».
Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique
www.europsy.org/marc-alain/defethic.html
Exemples :
L’éthique déontologique :
Elle se conçoit indépendamment de toute conséquence qui pourrait résulter de
nos actions. Par exemple, on ne doit pas mentir pour éviter un meurtre, car l’obligation de
dire la vérité est absolue et ne tolère aucune condition particulière.
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L’éthique des devoirs :
Un ensemble de règles appliquées a priori et ayant le statut d’obligations
morales. Par exemple : la règle.
L’éthique des droits :
Cette éthique provient des droits de l'homme. Elle est attribuée originalement à
Rousseau et établit pour la première fois pour l’homme un ordre moral indépendant du
cosmos, de la nature. Comme exemple, on peut citer ce principe d’égalité «Tous les
hommes naissent égaux ».
L’éthique téléologique :
L’éthique téléologique met l’accent sur les buts et les finalités d’une décision.
Dans cette optique, toute réflexion éthique se fonde sur les effets d’une action ; en effet toute
action ne peut être jugée bonne ou mauvaise qu’en raison de ses conséquences.
Conséquentialisme :
Dans nos actions, nous prenons souvent en compte les conséquences de nos
actes. En effet, ceci peut se voir au niveau de l’altruisme, l’égoïsme.
L’éthique des vertus :
L'éthique des vertus est ancienne. La théorie s'articule autour de quatre vertus
autrefois dites "cardinales" : La "prudence" est la vertu principale : c'est elle qui guide la
décision et qui la pèse, en fonction de la responsabilité, de la situation contextuelle, des
conséquences. Ce sera le fait de prendre des décisions sages. La "force" ou le "courage" est
la capacité de tenir bon face à l'adversité. C’est la force que l’on peut investir dans le travail.
La "tempérance" est la vertu qui canalise les dérèglements. La "justice" est la prise en
considération du comportement avec autrui, comme avoir le sens du partage.
La tradition chrétienne y a ajouté trois vertus dites "théologales":
La "foi", qui est le fait de croire en Dieu. L'"espérance", qui est la confiance dans
l'achèvement de l'histoire par delà la mort. Par exemple, pour les chrétiens, le fait d’espérer
qu’après la mort, il existe un paradis. La "charité", qui est l'amour du prochain, à commencer
par les plus petits et les laissés pour compte.
Méta-éthique :
Elle est « au-dessus » de l’éthique (meta en grec) car elle a pour objet non pas
de poser des normes éthiques mais de les analyser.
L’éthique appliquée :
L’éthique appliquée est terme générique
pour désigner l’ensemble des
questions éthiques relatives à un domaine de l’activité humaine comme le monde du travail,
l’économie, les sciences, la culture.
L’éthique dans la consommation :
La division internationale du travail et la rationalisation des couts de production
poussés à leur extrême dans le cadre de la mondialisation ont mené à des situations
condamnables d’un point de vue éthique (travail d’enfants, production de résidus
contaminants, vente de produits nocifs pour la santé et l'environnement, conditions de travail
déplorables des employés, etc.). S’interroger sur la provenance et la confection de ses
achats peut donc s’inscrire dans une démarche éthique et humaniste. Cette approche trouve
écho aujourd’hui avec le développement du commerce équitable.
L’éthique dans l’alimentation :
Les questions générales d’éthique dans la consommation (mode de sélection, de
production, traitement des employés, etc.) s’appliquent également au choix des aliments,
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mais la question spécifique et récurrente dans ce domaine concerne l'exploitation animale.
Ainsi, au nom de l’éthique, se sont développés des mouvements de protection animale, de
bien-être animal et plus spécifiquement des mouvements prônant le végétarisme.
L’éthique dans l’économie et la finance :
Les échanges financiers dans le contexte de la mondialisation économique
révèlent des situations où l'éthique a des applications. L'appât du gain comme la corruption
et les risques de manipulations boursières sont des caractéristiques déstabilisantes de
l'investissement. Protéger la vie privée et les données individuelles.
L’éthique du commerce et des activités des entreprises :
Éthique ergonomique : ensemble de règles de travail en équipe, semi
formalisées par un groupe de travail pour lui-même, afin de faciliter l’atteinte d’objectifs a
priori opposés (exemples : conformité des comportements et liberté des initiatives,
performance des résultats et respect des personnes, confiance et contrôle,…) mais
indispensables à l’agilité et à la pérennité des organisations.
L’éthique sociale et environnementale :
L’éthique sous l’angle de la responsabilité individuelle et sociale par rapport à
l'habitat des espèces, aux pollutions humaines et à la pérennité des générations futures.
Risques industriels, dans les secteurs de la bio-ingénierie, de la chimie, de l’industrie
pétrolière, de l’énergie nucléaire, de l’alimentation, des transports…
L’éthique sociale :
En France, l'éthique sociale est placé au cœur de la loi 2002-2 avec « la charte
des droits et libertés de la personne accueillie » qui garantie à la personne accueillie l’usage
de son pouvoir de citoyen (valeur informative) Cette chartre est remise au moment de
l’accueil, c’est un actes symbolique. Par exemple : le droit à l’information, le droit à une prise
en charge adaptée, le droit aux respects des droits familiaux….
L’éthique de l’environnement :
Traduit par l’éthique environnementale et associé aux trois piliers du
développement durable les nombreuses études d’évaluation des impacts environnementaux
servent à une compréhension et à l'orientation d'activités humaines. Cette éthique de
l’environnement est plus connue sous l’appellation de protection de l’environnement, crise
écologique…
L’éthique dans la santé :
Des sujets aussi divers que la biologie appliquée à la médecine, le végétarisme,
la vaccination, les soins, le génie génétique, le décryptage du génome humain, la sécurité
alimentaire, l’euthanasie, l’avortement, la psychologie culturelle, la santé reproductive, le
traitement des troubles mentaux et du handicap, la chirurgie, le brevetage des découvertes
médicales ou pharmaceutiques, ou encore la gestion du risque épidémique (ex HIV/SIDA) ou
un Plan de crise pour une pandémie ou la préparation individuelle et collective à une
éventuelle pandémie grippale (de type grippe aviaire ou H1N1 posent de nombreuses
questions d’éthique. Éclairer les progrès de la science, soulever des enjeux de société
nouveaux et poser un regard éthique sur ces évolutions… Telle est la mission du Comité
d’éthique qui s’inscrit au cœur des débats de société. Le CCNE stimule sans cesse la
réflexion sur la bioéthique en contribuant à alimenter des débats contradictoires au sein de la
société sans jamais la confisquer.
Un de ses objectifs : faire participer les citoyens à la réflexion éthique et leur
permettre de comprendre les enjeux éthiques que soulèvent certaines avancées
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scientifiques dans le domaine des sciences de la vie et de la santé (évolution de la biométrie,
nanotechnologies…).
Pour encourager le débat public, le CCNE s’efforce d’instaurer un dialogue avec
les citoyens. Les Journées Annuelles d’Ethique, les Journées Régionales d’Ethique et Le
Forum des jeunes sont des moments privilégiés de ce dialogue.
Par ailleurs, le CCNE entretient un partenariat annuel avec la Cité des Sciences.
But :
L’éthique générale établit les critères pour agir librement dans une situation
pratique et faire le choix d'un comportement dans le respect de soi même et d'autrui. La
finalité de l´éthique fait donc d’elle-même une activité pratique. Il ne s’agit pas d’acquérir un
savoir pour lui-même, mais d'agir avec la conscience d’une action sociétale responsable.
Elle se donne pour but d'indiquer comment les êtres humains doivent se
comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure.
DEONTOLOGIE
Définition :
La déontologie est l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une
profession, la conduite de ceux qui l'exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs clients ou le
public. Autrement dit, c’est la théorie éthique qui affirme que chaque action humaine doit être
jugée selon sa conformité (ou sa non-conformité) à certains devoirs. Le déontologisme
s'oppose ainsi au conséquentialisme, qui affirme que les actions humaines sont à juger
uniquement en fonction de leurs conséquences. C’est la science morale qui traite des
devoirs à remplir.
Etymologie :
C’est une dérivation du mot grec « deon- ontos » signifiant « obligation ou
devoir », ce qu’il faut faire, « logos » qui signifie « discours », en anglais « deontology »,
devoir, science, discours, parole…
Les dérivés du terme :
Le déontologisme moniste fait dériver toutes nos obligations d'un seul et unique
principe, comme par exemple l'impératif catégorique dans la doctrine de Kant.
Le déontologisme pluraliste refuse un tel réductionnisme et affirme que les
actions humaines sont à juger en fonction de plusieurs principes distincts, comme par
exemple le devoir de ne pas faire de mal à autrui inutilement (principe de non-malfaisance),
le devoir de se conformer aux engagements librement donnés (principe de fidélité), le devoir
de remercier ceux et celles qui nous ont aidés (principe de gratitude), le devoir de
compenser les personnes à qui nous avons fait un tort (principe de justice restaurative), etc.
Un code de déontologie professionnelle est ce qui régit l'exercice d'une
profession. Il en décrit l'éthique ainsi que les droits et les devoirs de ceux qui l'exercent, de
même que les rapports entre ceux-ci et leurs clients ou le public. Un code de déontologie
régit un mode d'exercice d'une profession (déontologie professionnelle) ou d'une activité en
vue du respect d'une éthique. C'est un ensemble de droits et devoirs qui régissent une
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profession, la conduite de ceux qui l'exercent, les rapports entre ceux-ci et leurs clients ou le
public.
La déontologie professionnelle fait référence à l’ensemble de principes et
règles éthiques (Code de déontologie) qui gèrent et guident une activité professionnelle. Ces
normes, sont celles qui déterminent les devoirs minimums exigibles par les professionnels
dans l’accomplissement de leur activité.
De nos jours, pratiquement toutes les professions ont développé leurs propres
codes et, dans ce sens, on peut parler de déontologie professionnelle journalistique, régie
par la charte de Munich, de déontologie professionnelle médicale du Serment d'Hippocrate,
de déontologie professionnelle des avocats, etc.
Il ne faut pas confondre déontologie professionnelle avec éthique
professionnelle ; l’éthique professionnelle est une discipline qui étudie les contenus normatifs
d’un collectif professionnel, c'est-à-dire que son objet d’étude est la déontologie
professionnelle ; alors que, comme mentionné au début de l’article, la déontologie
professionnelle c’est l’ensemble de normes appartenant à un collectif professionnel.
L'éthique déontologique est une théorie philosophique selon laquelle chaque
action humaine doit être appréciée selon sa conformité ou non à certains devoirs. Le
déontologisme s'oppose alors au conséquentialisme, qui considère que les actions humaines
sont à juger uniquement en fonction de leurs conséquences.
Exemples :
Déontologie médicale, charte déontologique du journalisme,…
La déontologie médicale est l'ensemble des droits et des devoirs de la profession
médicale comme le secret professionnel. Le but de la déontologie peut correspondre à la
protection de la vie privée des personnes, de ne pas porter atteinte à la vie privée et à
l’image.
Sources :
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Ethique.htm
http://www.dictionnaire.doctissimo.fr/definition-deontologie-medicale.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ontologie_professionnelle
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