76Le NouveL observateur 13 février 2014 - N° 2571 77 Le NouveL observateur 13 février 2014 - N° 2571
LES JOURNÉES DU “NOUVEL OBS”
Grèce
Vaincre
la désillusion
européenne
L’idée européenne parviendra-t-elle à
surmonter le poids de la crise et
à contrer la montée des populismes ?
C’était le thème des journées du “Nouvel
Obs” à Athènes, la semaine dernière
par Hélène Decommer
et morgane BertranD
K
onstantina a 31 ans et trois métiers sur
son CV. L’Athénienne à l’allure d’étu-
diante a d’abord été professeur de lit-
térature. Trop mal payée, elle est
devenue professeur d’informatique.
Une rente de situation, puisque tout
Grec qui souhaite devenir fonction-
naire doit disposer d’un diplôme
dans cette discipline. Sauf que l’ennui l’a vite gagnée. Alors
la jeune femme a décidé de prendre une nouvelle fois la
tangente. Elle sera interprète. En deuxième année de mas-
ter, elle est venue s’entraîner à la traduction aux Journées
d’Athènes du « Nouvel Observateur », où l’on cause démo-
cratie dans toutes les langues européennes.
« En Grèce, on ne sait jamais ce qui peut arriver, on fait
tout pour gagner sa vie », résume-t-elle. On ne pouvait trou-
ver meilleure illustration aux débats programmés lors de
ces journées des 6 et 7 février, au cours desquels la situation
économique et sociale du pays s’est régulièrement invitée.
La Grèce compte 27% de chômeurs en moyenne et plus de
50% chez les jeunes. L’austérité y est la
règle. L’Europe est-elle la cause de ces
difficultés ? Ou le remède ?
Bientôt le bout du tunnel ?
Dans le grand amphi du Megaron, le
centre des congrès de la capitale
grecque, où se déroulent les débats, on
s’interroge vendredi matin sur l’oppor-
tunité pour les investisseurs de placer
leurs capitaux dans le pays européen le
plus violemment secoué par la crise.
Réponse : pourquoi pas ? Certes, de
nombreuses incertitudes demeurent,
soulignées par l’économiste Elie Cohen :
le second plan d’ajustement structurel
non financé, les banques frileuses, les
lourdeurs bureaucratiques et, plus que
tout, la poussée attendue des extrêmes
aux élections européennes de mai pro-
chain ; certains sondages donnent la
gauche radicale en tête et le parti néo-
nazi Aube dorée à 20%.
Ces pronostics ne sont pourtant pas
de nature à décourager un investisseur
du tempérament de Lionel Zinsou,
président du fonds d’investissement
PAI Partners. L’homme d’affaires veut
croire en la Grèce. Il vente son « hub
logistique unique », « l’augmentation
des dépenses de recherche et développe-
ment des PME » et, quitte à faire frémir
la fibre de gauche de certains audi-
teurs, « un pays qui a eu le courage de
baisser ses salaires nominaux ». Bref,
« c’est évidemment maintenant que l’in-
vestisseur individuel doit entrer en
Grèce. Le pays a été victime d’un déluge
de préjugés. Mais les professionnels ne
s’arrêtent pas aux caricatures ».
Le ministre grec du Développe-
ment, Kostis Hadjidakis, boit du petit-
lait. Comme le Premier ministre, Anto-
nis Samaras, qui s’est exprimé la veille,
il accueille avec soulagement tout pro-
pos qui, de près ou de loin, redore le
blason de la patrie de Socrate. Plus que
jamais, le pays doit séduire, pour « atti-
rer les liquidités » et relancer la crois-
sance, unanimement considérée
comme le remède le plus efficace
contre le cancer populiste.
Un euroscepticisme
bien présent
Mais, pour restaurer la confiance
des Grecs, le chemin semble encore
long. Anthi, femme d’affaires dans le
marketing, venue spécialement assis-
ter à ce débat, n’est « absolument pas
convaincue ». Konstantina, elle aussi,
doute. « Le gouvernement n’a pas la
volonté de changer. » Pour qui votera-
t-elle alors aux prochaines élections ?
La jeune femme hésite. Il y a bien la
gauche radicale Syriza, mais « au cours
des derniers mois, son leader Alexis Tsi-
pras a beaucoup changé d’opinion. J’ai
peur qu’au sein d’une nouvelle coalition
il ne bouge encore ». Une chose est sûre :
elle votera. Par ces temps d’abstention-
nisme, c’est déjà beaucoup !
De la désillusion grecque au scepti-
cisme des Européens, il n’y a qu’un
pas. Selon le dernier baromètre de
l’UE, seuls 23% des Grecs et 29% des
Italiens approuvent le fonctionne-
ment démocratique de l’Union. Et ils
ne sont que 34% de Grecs, autant de
Olga Kefalogianni, ministre
grecque du tourisme
Mario Monti,
ancien Premier
ministre italien,
Guy Verhofstadt,
député européen
et ancien
Premier
ministre belge
et Antonis
Samaras,
Premier
ministre grec
COUTIERLACÔTE POUR « LE NOUVEL OBSERVATEUR »
78Le NouveL observateur 13 février 2014 - N° 2571 79 Le NouveL observateur 13 février 2014 - N° 2571
les journées du “nouvel obs” les journées du “nouvel obs”
Français et 41% d’Italiens à penser que
la construction européenne est une
bonne chose ! A l’approche des élec-
tions, ces chiffres inquiètent la vice-
présidente grecque du Parlement
européen, Anni Podimata : « Que faire
pour changer ces perceptions ? Si elles
se traduisent dans les urnes, on aura du
mal à poursuivre la construction euro-
péenne… », lance-t-elle à l’adresse de
Mario Monti. « A quatre mois des élec-
tions, on ne peut pas faire grand-
chose », reconnaît l’ancien commis-
saire européen. Aveu d’échec.
Recherche solutions
activement
« Les citoyens ont le sentiment qu’ils
n’ont pas le pouvoir de choisir, de chan-
ger les choses », tonne l’ancien Premier
ministre socialiste italien Massimo
D’Alema. Ce refus d’Europe est multi-
forme. Il y a ceux qui veulent sortir de
l’euro, « courroie de transmission par-
faite de la crise », selon l’économiste
irlandais Dan O’Brien. Ceux, plus radi-
caux encore, qui veulent quitter l’UE.
Comme le jovial William Dartmouth,
député européen du Parti pour l’Indé-
pendance du Royaume-Uni (Ukip),
l’une de ces formations marginales qui
prospèrent sur le dos de la crise : « Je
viens de publier un texte intitulé “En
dehors de l’UE et dans le monde”. Tout
est dit. » Il y a ceux enfin, tel ce specta-
teur grec intervenu lors du débat sur la
culture, qui rêvent d’une Europe for-
teresse, fermée à l’immigration. Der-
rière ce sombre tableau, c’est bien la
démocratie qui est en danger.
Contre ces appels au détricotage,
Michel Barnier, commissaire euro-
péen chargé des Services financiers,
brandit la menace du déclassement :
« Etre européen n’est pas une option,
c’est une obligation vitale. Sinon, dans
dix ans, il n’y aura plus un seul pays
Kostas simitis*
“La Grèce n’est pas La cause
de La crise de L’euro”
« L’unification européenne a besoin de changement.
Nous avons une union monétaire, mais notre union bud-
gétaire reste largement inachevée. Ce qui explique que
l’Union européenne n’ait pas de politique cohérente en
matière de gouvernance économique. Certes, les pays du
nord de l’Europe sont plus mûrs sur le plan économique
que ceux du sud. Mais il faut bien comprendre que les
crises des dettes grecque et portugaise ont des causes
structurelles, notamment en lien avec la structure du
système bancaire. La crise grecque n’est pas la cause de
la crise de l’euro. L’idée d’une responsabilité limitée des
Etats membres ne répond pas aux besoins actuels. On a
besoin de la participation pleine et entière de tous les
pays, et de procédures visant à mieux répartir le produit
de l’évolution économique. L’Europe est dans une phase
de transition. Ce n’est pas un club, c’est un mouvement
commun. Qui s’adapte continuellement aux nouvelles
conditions mondiales. »
(*) Premier ministre grec de 1996 à 2004, président du Parti
socialiste grec, Pasok.
Bernard Guetta*
“iL y a Le feu à La maison europe”
« Le divorce entre les Européens et l’Europe est extrêmement profond.
En France, il frise l’irrémédiable. Il y a le feu à la maison. Nous avons
construit l’Europe par l’économie, puis par la monnaie. Loin des opi-
nions. La crise a été le moment de vérité : pour la première fois de son
existence, l’UE a mis en œuvre des politiques touchant directement les
citoyens dans leur vie courante : emploi, pouvoir d’achat… Une partie
d’entre eux se sont alors demandé : “Mais qui es-tu, Bruxelles, pour déci-
der tout ça ? Qui t’a donné un mandat ?” Or “Bruxelles” en soi n’existe pas.
Il y a un Parlement européen. Une Commission européenne. Un Conseil
européen. Et, finalement, ceux qui décident – pardon pour les eurodépu-
tés ! – sont nos 28 chefs d’Etat. Les institutions européennes sont donc
illisibles, incomprises et incompréhensibles. Pour mener une politique
paneuropéenne, ce qui est maintenant le cas, on ne peut pas se baser sur
des mandats nationaux. Il ne faut pas quitter le navire, mais changer de
capitaine. »
(*) Editorialiste, spécialiste de géopolitique.
mario monti*
“Le fruit de nos sacrifices”
« Le nord et le sud de l’Europe peuvent-ils s’engager sur
la même voie ? C’est non seulement possible, mais abso-
lument nécessaire, si ces deux parties de l’Europe veulent
la croissance et la démocratie. Depuis mon petit chalet
des Alpes, à la jonction du nord et du sud, j’ai toujours
constaté une grande différence de culture entre les deux.
Mais l’Europe méditerranéenne a fait beaucoup de pro-
grès dans la lutte contre ses démons, comme la corrup-
tion, pour se rapprocher de l’économie sociale de marché
à l’allemande. Quant aux pays du Nord, ils auraient tort
de croire que les problèmes de la zone euro tiennent uni-
quement à des Méditerranéens qui se la coulent douce.
Ils doivent comprendre que ces derniers ne peuvent
maintenir leurs efforts s’ils ne voient pas venir les fruits
de leurs sacrifices. Nous sommes une joint-venture. Nous
devons nous montrer coresponsables. »
(*) Commissaire européen de 1999 à 2004, sénateur italien.
Guy Verhofstadt*
“nous deVons faire
Le Grand saut fédéraL”
« La méthode intergouvernementale à 28 n’est plus
tenable. Imaginez qu’aux Etats-Unis on attende l’avis des
50 gouverneurs pour prendre une décision… On dirait :
ils sont fous, ces Américains ! Dans l’UE, le droit d’initia-
tive de la Commission n’est plus utilisé, et on attend l’avis
de Berlin puis de Paris – dans l’ordre – pour trancher ! Il
faut une autre Europe. Nous devons faire le grand saut
fédéral. Sans quoi, les jeunes s’expatrieront encore
davantage à l’étranger après leurs études. Mais les pro-
européens sont trop mous ! Ils racontent comment la
construction européenne a garanti la paix, à des jeunes
qui n’ont pas connu la guerre et qui veulent qu’on leur
parle de leur bien-être, de leur carrière. L’heure est venue
de proposer une vraie alternative pro-européenne. Ce
soit être le sens des élections de mai prochain. Sans avoir
peur des nationalistes, qui prônent le contraire. »
(*) Premier ministre belge de 1999 à 2008, chef de file des
libéraux au Parlement européen.
Béatrice
Delvaux,
éditorialiste
du « Soir », Alexis
Papahelas,
directeur de
« Kathimerini »,
Guy Verhofstadt,
député européen
et ancien
Premier ministre
belge, Nikiforos
Diamandouros,
médiateur
européen,
Massimo
D’Alema, ancien
président du
Conseil italien et
Claude Weill,
directeur
de la rédaction
du « Nouvel
Observateur »
européen dans le G8 ! » Reste à
convaincre les citoyens. Exercice
auquel se sont notamment appliqués
les intervenants du débat sur l’euro.
« En sortir aurait des conséquences très
graves », souligne Kostas Botopoulos,
président de l’autorité grecque des
marchés financiers : « Le projet euro-
péen serait mis à mal, juridiquement,
politiquement, économiquement. Le
retrait d’un seul pays coûterait 300 mil-
liards d’euros ! »
Pour réconcilier le peuple et l’Eu-
rope, d’autres appellent à combler « le
déficit démocratique » qui entrave la
légitimité de l’UE. Renforcer les pou-
voirs du Parlement, partager les expé-
riences locales, organiser toutes les
élections nationales le même jour…
Les idées ne manquent pas pour relan-
cer la machine européenne.
Approfondir l’Europe
ou l’étendre ?
Mais le public des Journées veut du
concret. Des réponses au chômage de
masse. En témoignent les applaudisse-
ments nourris qui saluent le « moins de
régulation et plus de politique » de Michel
Barnier. « La bonne réponse, ce n’est pas de
reparler des institutions. On a beaucoup
parlé du moteur, il faut maintenant parler
de la route. » Et pourquoi pas commen-
cer, comme le suggère George Pagoula-
tos, professeur de politique européenne
à l’université d’Athènes, par « une poli-
tique budgétaire directe qui permettrait
des interventions structurelles de l’Eu-
rope, notamment dans les régions très tou-
chées par le chômage ? » On en est encore
loin.
Emploi en berne, campagne électo-
rale à haut risque… « Le moment n’est
pas très bien choisi pour parler de l’ad-
hésion de la Turquie… Et je le dis en
langage diplomatique, a lâché Bernard
Kouchner lors du débat sur l’opportu-
nité d’un élargissement. J’y ai toujours
été favorable mais ce n’est pas possible
maintenant. » Personne, en face, n’a
soutenu le contraire. Trop de peurs. Il
fallait un philosophe grec, Dimitris
Dimitrakos, pour rappeler que derrière
les soubresauts de l’histoire le temps
long fait son œuvre : « Les crises, y com-
pris identitaires, sont des périodes qui
favorisent la création. Très souvent,
elles ont induit des bouleversements
intellectuels, culturels, qui ont permis
d’accéder à une nouvelle ère. »
Mario Monti, Antonis Samaras, Evangelos Venizelos et Michel Barnier
COUTIERLACÔTE POUR « LE NOUVEL OBSERVATEUR »
8180
Nikos Alivizatos
(Grèce), professeur de droit
constitutionnel
à l’université d’Athènes
Takis Athanasopoulos
(Grèce), ancien
vice-président de Toyota Europe
et de Public Power Corp
Dora Bakoyannis
(Grèce), députée grecque,
ancienne ministre
Michel Barnier
(France), commissaire
européen au Marché intérieur
et aux Services
Yves Bigot
(France),
directeur général
de TV5 Monde
Kostas Botopoulos
(Grèce), président
de l’autorité grecque des
marchés financiers
Panos Carvounis
(Grèce), représentant de la
Commission européenne en
Grèce
Elie Cohen
(France), économiste
Massimo D’Alema
(Italie), président du Conseil
italien (1998-2000), président de
la Fondation européenne
d’études progressistes
Maria Damanaki
(Grèce), commissaire
européenne aux Affaires
maritimes et à la Pêche
Jean-Marc Daniel
(France), professeur d’économie
à l’ESCP-Europe
William Dartmouth
(Grande-Bretagne), député européen
du Parti pour l’indépendance du
Royaume-Uni (Ukip)
Nikiforos Diamandouros
(Grèce), médiateur européen
(2003-2013)
Anna Diamantopoulou (Grèce),
présidente du Diktyo Network, ministre
de l’éducation (2009-2012), commissaire
européenne à l’Emploi et aux Affaires
sociales (1999-2004)
Dimitris Dimitrakos
(Grèce),professeur de
philosophie politique à
l’université d’Athènes
Peter Economides
(Afrique du Sud), directeur de la
Make-A-Wish Foundation,
spécialiste en stratégie de marque
Theodore Fortsakis
(Grèce), président du conseil
d’administration de l’orchestre
national grec, doyen de la faculté
de droit d’Athènes
Hans-Joachim Fuchtel
(Allemagne), secrétaire d’Etat
parlementaire chargé de la Grèce
par Angela Merkel
Anastasios Giannitsis
(Grèce), professeur d’économie
internationale à l’université
d’Athènes, ancien ministre
Bernard Guetta
(France), éditorialiste, spécialiste
de géopolitique
Kostis Hadjidakis
(Grèce), ministre du
Développement
Gikas Hardouvelis
(Grèce), professeur de finance à
l’université du Pirée
Emmanuel Haton
(France), directeur des Affaires
européennes BP
Eva Joly
(France),
députée européenne
Pascal Josèphe
(France), ancien directeur général de
France 2, France 3, la Cinq, coprésident
de Media Governance Initiative
Pantelis Kapsis
(Grèce), éditorialiste, ministre
des médias
Olga Kefalogianni
(Grèce), ministre du Tourisme
Bernard Kouchner
(France), ministre des Affaires
étrangères et européennes
(2007-2010)
Dimitris Kourkoulas
(Grèce), Secrétaire d’Etat aux
Affaires étrangères
Yannis Maniatis
(Grèce), ministre de
l’Environnement, de l’Energie et
du Changement climatique
Panayota Marceau
(Grèce), avocate aux Barreaux
de Paris et d’Athènes
Petros Markaris
(Grèce), écrivain,
dramaturge et scénariste
Thanassis Martinos
(Grèce), président d’Eastern
Mediterranean Maritime (EastMed)
Kyriakos Mitsotakis
(Grèce), ministre de la Réforme
administrative et de la
Gouvernance électronique
Mario Monti
(Italie), Premier ministre
(2011-2013)
Nadezhda Neynsky
(Bulgarie), députée européenne,
ministre des Affaires étrangères
bulgare (1997-2001)
Dan O’Brien
(Irlande), économiste en chef à
l’Institute of International and
European Affairs
George Pagoulatos
(Grèce), professeur de politique
européenne à l’université
d’Athènes
Anni Podimata
(Grèce), vice-présidente du
Parlement européen
Christos Rozakis
(Grèce), président du tribunal
administratif du Conseil de
l’Europe
Antonis Samaras
(Grèce), premier ministre
Kostas Simitis
(Grèce), président du Pasok et
Premier ministre (1996-2004)
Giannis Stournaras
(Grèce), ministre des Finances
Ioannis Spyridon Tentes
(Grèce), procureur de la Cour
suprême
Takis Theodoropoulos
(Grèce), écrivain
Evangelos Venizelos
(Grèce), vice Premier
ministre et ministre des
Affaires étrangères grec
Guy Verhofstadt
(Belgique), premier
ministre (1999-2008),
président des démocrates
et des libéraux pour
l’Europe au Parlement
européen
Nicolas Vernicos
(Grèce), président de la
Chambre de Commerce
internationale
Panagis Vourloumis
(Grèce), président d’OTE
Telecom (2004-2010)
Selim Yenel
(Turquie), ambassadeur de la
Turquie auprès de l’Union
européenne
Lionel Zinsou
(France), président du
fonds d’investissement
PAI Partners
Ils ont faIt les journées d’athènes les journées du “nouvelobs”
coutier-lacôte pour « le nouvel observateur »
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