
2.3.2. L’expression littérale de la portée d en fonction de v
0
,
α
et g est :
dg
. Retrouver, en la justifiant, la
valeur α = 45° donnée dans le texte, pour laquelle la portée est maximale, pour une vitesse v
0
donnée.
2.3.3. À partir de la question précédente et des données, calculer la vitesse initiale du boulet pour atteindre la portée
maximale donnée dans le texte.
2.3.4. En fait, les frottements dans l’air ne sont pas négligeables. Avec un angle de tir restant égal à 45°, la vitesse
initiale du boulet doit-elle être supérieure ou inférieure à celle trouvée à la question 2.3.3. pour obtenir la même portée
maximale ? Justifier sans calcul.
Exercice 2 : Etude de la composition de l’atmosphère
Un ballon sonde, en caoutchouc mince très élastique, est gonflé à l'hélium. Une nacelle attachée
au ballon emporte du matériel scientifique afin d'étudier la composition de l'atmosphère.
On souhaite étudier la mécanique du vol du ballon sonde à faible altitude (sur les premières
centaines de mètres). On peut alors considérer que l'accélération de la pesanteur g, le volume du
ballon V
b
et la masse volumique
ρ
de l'air restent constantes.
On modélisera la valeur f de la force de frottement de l'air sur le système étudié par l'expression: f
= K.
ρ
.v² où K est une constante pour les altitudes considérées et v la vitesse du centre d'inertie
du système {ballon + nacelle}.
On supposera qu'il n y a pas de vent (le mouvement s'effectue dans la direction verticale) et que le volume de la
nacelle est négligeable par rapport au volume du ballon.
Le système {ballon + nacelle} est étudié dans un référentiel terrestre considéré comme galiléen.
Données :
ρ
air
= 1,22 kg.m
-3
V
b
= 9,0 m
3
Masse du ballon (enveloppe + hélium) : m = 2,10 kg Masse de la nacelle vide: m' = 0,50 kg
1.1. Condition de décollage du ballon.
1.1.1 Établir le bilan des forces exercées sur le système {ballon + nacelle}, lorsque le ballon vient juste de décoller.
Indiquer le sens et la direction de chaque force.
1.1.2. Donner l'expression littérale de la valeur F
A
de la poussée d'Archimède.
1.1.3. Soit M la masse totale du système (masse du ballon, de la nacelle vide et du matériel scientifique). Appliquer
au système la seconde loi de Newton (seule la relation vectorielle est demandée).
1.1.4. La vitesse initiale du ballon (juste après le décollage) étant considérée comme nulle, à quelle condition doit
satisfaire le vecteur accélération pour que le ballon puisse s'élever ? En déduire une condition sur M (on projettera la
relation obtenue à la question 1.1.3. sur un axe vertical orienté vers le haut).
1.1.5. En déduire la masse maximale de matériel scientifique que l'on peut embarquer dans la nacelle.
1.2. Ascension du ballon.
1.2.1. À partir de la question 1.1.3. et en conservant l'axe défini à la question 1.1.4., montrer que l'équation
différentielle régissant le mouvement du ballon peut se mettre sous la forme :
A.v ² + B =
d
dv
et donner les expressions de A et B.
La masse de matériel embarqué étant de 2,0 kg, l'application numérique donne A= – 0,53 m
–1
et B= 13,6 m.s
–2
.
1.2.2. Une méthode de résolution numérique, la méthode d'Euler, permet de calculer de façon
approchée la vitesse instantanée du ballon à différentes dates en utilisant la relation suivante :
v(t
n+1
)= v (t
n
)+ ∆v (t
n
) avec ∆v(t
n
)= a(t
n
) . ∆t (t
n+1
= t
n
+ ∆t où ∆t est le pas de résolution)
Par cette méthode on souhaite calculer la vitesse v
1
à l'instant de date t
1
= 0,05 s et la vitesse v
2
à l'instant de date t
2
= 0,1 s, la vitesse initiale du ballon étant nulle. On prendra ∆t = 0,05 s.
En utilisant la méthode d'Euler, l'équation différentielle de la question 1.2.1 et les valeurs de A et B, recopier et
compléter le tableau suivant :
Date t
(en s)
Valeur de la vitesse v(t
n
)
(en m.s
–1
)
Valeur de l’accélération a(t
n
)
(en m.s
–2
)
v(t
n
)
(en m.s
–l
)
t
0
= 0,0 0 13,6
t
1
= 0,05
t
2
= 0,10
1.3. Vitesse limite du ballon
1.3.1. Donner l'expression littérale de la vitesse limite
du ballon en fonction de A et B.
13.2. Calculer cette vitesse limite.