Entre la rapide défaite de mai 1940 et les débarquements de 1944

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Entre la rapide défaite de mai 1940 et les débarquements de 1944 qui ramènent l'espoir, la France connaît différentes
situations.
Tout d'abord la France a de plus en plus faim. En effet, les Allemands, qui occupent une partie du territoire en 1940 puis
l'ensemble de la France à partir de 1942, organisent un véritable pillage économique. Ils réquisitionnent une part
importante des productions alimentaires françaises pour nourrir les soldats occupant le territoire mais également la
population allemande. Ils s'emparent aussi d'une partie de la richesse tout en n'hésitant pas parfois à réquisitionner le
matériel de production lui-même. Les Français ont de plus en plus faim : les rations caloriques dépassent difficilement
les 1000 calories après 1942. Le rationnement est organisé : des tickets sont nécessaires aux français pour se nourrir. La
situation des populations des villes est plus difficiles qu'en campagne. Le marché noir se développe.
Ce pillage économique allemand est, de plus, rendu aisé par la collaboration organisée avec le gouvernement de Vichy.
Son chef, Pétain a en effet décidé de collaborer avec Hitler. Il espère ainsi obtenir une amélioration des conditions de
vie des Français (civils et prisonniers). Cependant, il n'obtiendra rien. Au contraire, cette collaboration va même prendre
un caractère très autoritaire. En effet, après avoir tenté d'envoyer des travailleurs volontaires en Allemagne, Vichy
organise le S.T.O. en 1943 pour satisfaire la demande de main d'œuvre d'Hitler : ce Service du Travail Obligatoire
concerne tous les jeunes français en âge de faire leur service militaire. De plus, dès 1940 avec le statut particulier
imposé aux Juifs, Pétain et son gouvernement collaborent à l'antisémitisme nazi. À partir de 1942, Vichy participe ainsi
à la "solution finale" décidée par Hitler : l'anéantissement des Juifs. La milice française, aidée par la police et la
gendarmerie, va organiser des rafles et des déportations vers les camps d'extermination. En juillet 1942, 8170 Juifs sont
ainsi arrêtés : cette "rafle du Vel' d'hiv" est la plus importante. Plus de 76 000 Juifs seront ainsi livrés aux nazis.
Afin de lutter contre cette collaboration, mais aussi afin de sauver la France, le Général de Gaulle appelle à la résistance
depuis le 18 juin 1940. Lui et de nombreux autres français n'acceptent pas l'armistice signé par Pétain le 22 juin 1940.
Ils entendent continuer le combat à partir de la Grande Bretagne et de l'empire français. La résistance, qui ne concerne
que 2% de la population active en 1944, poursuit trois objectifs : renseigner les alliés, faire de la propagande anti-nazi et
anti-Vichy et commettre des attentas contre l'occupant.
Cette résistance, transformée en Forces Françaises de l'Intérieur, fera partie de la France qui participe à la victoire avec
les alliés après les débarquements de 1944. Les responsables de Vichy seront, eux, jugés après la Guerre.
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