
3 La relance en 2005
Le 2 février 2005, la Commission a présenté ses propositions en
vue de la révision à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne,
proposant un véritable "renouveau" économique, social et
environnemental pour l'Europe. Les remèdes prescrits par José
Manuel Barroso pour relancer le processus de Lisbonne sont au
nombre de trois : recentrage, simplification et plus grande
implication des Etats membres.
9 un recentrage sur des "priorités rigoureusement définies" : la
Commission suggère que l'essentiel des efforts de l'Union porte
sur la réalisation des objectifs de croissance et d'emploi,
cette orientation devant reposer sur la mise en oeuvre conjointe
d'un plan d'action à l'échelle européenne et d'un ensemble de
plans d'action nationaux dans les différents Etats membres ;
9 la mobilisation d'un large soutien autour du programme de
réformes : les Etats membres, les partenaires sociaux et les
citoyens doivent "s'approprier" les réformes nécessaires, Lisbonne
devant véritablement "faire partie du débat politique national".
Chaque gouvernement devra, dans cette perspective, nommer en
son sein un "M. ou une Mme Lisbonne" ;
9 la simplification générale de la stratégie et la mise en place
de procédures de rapport allégées : pour remplacer la
myriade de rapports "que personne ne lit" (dixit Barroso lui-
même), la Commission propose qu'il n'y ait plus qu'un seul
rapport au niveau de l'Union et un autre au niveau de chaque
Etat membre.
Les propositions de la Commission ont reçu un accueil pour le moins
mitigé, plusieurs groupes politiques et représentants de la société
civile redoutant qu'elles ne soient de nature à remettre en cause
l'équilibre entre les trois piliers de la stratégie de Lisbonne :
croissance économique et amélioration de la compétitivité, cohésion
sociale et protection de l'environnement.
L’état d’avancement de la stratégie de Lisbonne a été examiné par le
Conseil de l’Union Européenne les 22 et 23 mars 2005 à Bruxelles.
Les chefs d’Etats ou de gouvernements ont décidé de relancer
la stratégie en recentrant les priorités sur la croissance et l’emploi
et en misant principalement sur la connaissance, l’innovation et la
valorisation du capital humain. La réalisation de cet objectif passe
par la mobilisation de tous les moyens nationaux et communautaires
dans trois dimensions (économique, sociale et environnementale) et
de moyens financiers adéquats. Trois axes de relance ont été définis :
9 connaissance et innovation – moteurs d’une croissance durable ;
9 un espace attrayant pour investir et travailler ;
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