CEMEX Granulats Sud-Ouest – Projet d`exploitation d`une carrière

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Famille
Nom scientifique
Nom vernaculaire
Ranunculaceae
Ranunculus tuberosus Lapeyr.
Renoncule tubéreuse
Ranunculaceae
Ranunculus flammula L.
Renoncule Flammette
Rosaceae
Geum urbanum L.
Herbe de saint Benoît
Rosaceae
Mespilus germanica L.
Néflier d'Allemagne
Rosaceae
Prunus avium (L.) L. [1755]
Cerisier des oiseaux
Rosaceae
Rubus fruticosus L.
Ronce commune
Rosaceae
Potentilla erecta (L.) Räusch.
Potentille Tormentille
Rosaceae
Agrimonia eupatoria L.
Aigremoine Eupatoire
Rosaceae
Rosa canina L.
Églantier des chiens
Rosaceae
Crataegus monogyna Jacq.
Aubépine à un style
Rosaceae
Rubus caesius L.
Ronce bleue
Rosaceae
Prunus spinosa L.
Épine noire
Rosaceae
Rubus ulmifolius Schott
Ronce à feuilles d'Orme
Rubiaceae
Galium aparine L.
Gaillet Gratteron
Ruscaceae
Ruscus aculeatus L.
Petit-houx
Salicaceae
Populus tremula L.
Peuplier Tremble
Scrophulariaceae Veronica austriaca L. subsp. teucrium (L.) D.A.Webb
Véronique Germandrée
Scrophulariaceae
Veronica officinalis L.
Véronique officinale
Ulmaceae
Ulmus minor Mill.
Orme à feuilles luisantes
l’exploitation. Nous y avons noté beaucoup d’espèces rudérales caractéristiques des zones remaniées
que l’on retrouve également dans les jachères agricoles, décrites ci-après.
Carrière en cours d’exploitation et végétation rudérale sur les talus
Quelques changements ont été notés au niveau des habitats du fait de l’exploitation du site. En effet,
une partie du site a été exploitée8 depuis les premières reconnaissances de terrain en 2004, ce qui a
engendré la mutation en carrière avec ou sans plan d’eau, de quelques parcelles de cultures, des
vergers et d’un bosquet au centre de l’aire d’étude (voir carte des habitats 2004 et celle de 2011/2012).
Vues sur le secteur en cours d’exploitation
De plus, des merlons, un chemin d’accès et deux petits points d’eau ont été créés volontairement ou
favorisés sur la partie est de l’aire d’étude.
Boisements présents sur le site
* La carrière en cours d’exploitation [CB : 86.3 x 87.2 – Sites industriels en activités / Zones
rudérales]
Description
Carrière en cours d’exploitation
Localisation
Partie nord-ouest de l’aire
d’étude
Importance
Environ un tiers de la surface
étudiée
Cette zone concerne la partie nord-ouest de l’aire d’étude. Elle n’existait pas lors des premières
prospections de 2004. Peu de végétation s’y développe, mis à part sur les talus et les fronts créés par
8 Arrêtés Préfectoraux du 22/05/07 et du 25/02/11
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Petits points d’eau sur la partie est du site
Enfin, des bandes transporteuses ont été installées pour permettre d’acheminer les matériaux extraits
vers leur lieu de traitement sur la commune de Labatut.
Au niveau de ces bandes transporteuses (zones de sol à nu, aplanies et très caillouteux), la végétation
est caractéristique des zones remaniées : peu d'espèces s'y développent.
Globalement, les espèces végétales y sont similaires à celles observées sur les friches agricoles
décrites précédemment.
On notera que ces bandes transporteuses traversent deux ruisseaux et une rivière. Cependant, elles
sont configurées de telle manière qu’aucun élément transporté ne risque de tomber dans les ruisseaux
traversés et de perturber leur fonctionnement écologique.
Bandes transporteuses
Les milieux présents sur la zone d’étude sont pour la plupart des milieux remaniés
par l’activité humaine principalement agricole, sans grande diversité floristique. Ils
sont de faible intérêt écologique et ne présentent pas de réelle sensibilité écologique.
Les quelques boisements participent à la diversité écologique de la zone d’étude et
offrent notamment un refuge pour la faune dans ce secteur de milieux ouverts
anthropisés.
Aucun de ces milieux ne correspond à un milieu d’intérêt communautaire.
9.2.1.2 Evolution récente des milieux du site
Une visite du site et une cartographie des habitats avaient été réalisées en 2004 par le Cabinet Ectare.
Les espèces végétales et les habitats observés sont sensiblement les mêmes que ceux décrits en
2004.
Ce sont principalement des parcelles cultivées (céréales, colza) souvent bordées de fossés dans
lesquels se développe une végétation plus hygrophile. Les bois mentionnés en 2004 sont toujours
présents, sauf celui localisé au centre de l’aire d’étude qui a été défriché pour l’exploitation du site.
Enfin, quelques zones en jachères et quelques prairies de fauche sont présentes ponctuellement sur
l’aire d’étude.
Quelques changements ont tout de même été notés au niveau des habitats du fait de l’exploitation du
site. En effet, une partie du site a été exploitée depuis l'autorisation initiale, ce qui a engendré la
disparition de quelques parcelles de cultures et d’un bosquet au centre de l’aire d’étude (voir carte des
habitats 2004 et celle de 2011/2012).
9.2.1.3 Les milieux présents en bordure de site
Bandes transporteuses sur le site
Aux abords du site, nous retrouvons essentiellement des terres cultivées, ponctuées de bosquets et
parcourues de haies et de fossés.
Des vergers [CB : 83.15] sont localisés en limite nord de l’aire d’étude.
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Le boisement au nord-ouest de l’aire d’étude, en continuité avec celui présent sur le site, n'a pas fait
l'objet d'exploitation par son propriétaire.
Vergers en limite nord de l’aire d’étude et boisements en limite nord-ouest
9.2.2
Flore remarquable
Nos relevés sur la zone d’étude ne prétendent pas à l’exhaustivité du patrimoine végétal, ils font état de
près de 139 taxons. Aucune espèce végétale d’intérêt patrimonial ou protégé n’a été recensée sur le
site.
La flore observée au sein de l’aire d’étude est commune et sans réelle valeur patrimoniale.
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Carte 4 : Milieux naturels présents sur le site en 2011
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9.2.3
Espèces potentiellement présentes sur le site et/ou anciennement observés en 2004
La faune
9.2.3.1 Les reptiles et amphibiens
Le statut des espèces décrites ci-dessous est indiqué dans le chapitre IV.9.4 Évaluation de la
sensibilité écologique du site.
Mis à part la présence de fossés, la zone agricole non extraite du site apparaît comme assez
défavorable à la plupart des reptiles et des amphibiens du secteur de par le caractère anthropisé et/ou
dégradé de l’habitat. L’absence de véritables zones humides ou de points d'eau pérenne (mare, étang)
au niveau des parcelles non encore exploitées est en effet un facteur limitant en terme de diversité.
A contrario, concernant la zone exploitée, les plans d’eau existants et les divers points d'eau
temporaires contribuent à augmenter la diversité biologique.
Espèces observées sur le site en 2011/2012
L’inventaire ciblé sur ces groupes a révélé, en 2011 et 2012, la présence de trois espèces de reptiles et
une espèce d’amphibiens.
Nom scientifique
Natrix natrix
Rana esculenta
Podarcis muralis
Lacerta viridis
Nom commun
Couleuvre à collier
Grenouille verte
Lézard des murailles
Lézard vert
Habitats
Lisières, chemins et fossés
Fossés et points d'eau
Lisières et chemins
Lisières et chemins
Le périmètre d’étude est donc susceptible d’abriter outre les espèces observées directement lors des
relevés de 2011 et 2012, de par ses caractéristiques et le contexte dans lequel il se trouve, à la fois des
espèces ubiquistes et communes, et, à la fois des espèces plus rares, dont voici une liste nonexhaustive :
Activité sur site
Cycle de vie complet
Cycle de vie complet
Cycle de vie complet
Cycle de vie complet
Reptiles
Amphibiens
Lézard des murailles (à gauche) et Lézard vert (à droite)
Ces espèces sont communes dans le secteur biogéographique et globalement à l'échelle nationale,
dès lors que des conditions minimales sont réunies.
Espèce
Habitat favorable
Probabilité de
présence
Couleuvre verte et jaune
(Natrix viriflavus)
Milieux broussailleux et ensoleillés –
Fréquente également les milieux
humides
Observée en 2004
+++
Alyte accoucheur
(Alytes obstetricans)
Ubiquiste – Fréquente les milieux ouverts
++
Crapaud commun
(Bufo bufo)
Ubiquiste – Présence d’eau à proximité
pour la reproduction
Observée en 2004
+++
Grenouille agile
(Rana dalmatina)
Boisements et fourrés
Observée en 2004
+++
Triton palmé
(Triturus marmoratus)
Ubiquiste – Milieux humides pour la
reproduction
Observée en 2004
+++
Rainette méridionale
(Hyla arborea)
Ubiquiste – Forêt, landes et lisières
arborées
++
Salamandre tachetée
(Salamandra salamandra)
Ubiquiste plutôt forestière – boisement
de feuillus ou mixtes
Observée en 2004
+++
Crapaud calamites
(Bufo calamita)
Milieux ouverts avec boisement à
proximité - Carrières
++
Pélodyte ponctué
(Pelodytes ponctatus)
Milieux ouverts avec boisement à
proximité - Carrières
+
+ : possible
++ : probable
+++ : très probable
Toutes ces espèces ont été répertoriées dans le secteur (maille de l'Atlas de répartition des reptiles et
amphibiens d'Aquitaine).
Grenouilles vertes dans les ornières (bandes transporteuses)
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9.2.3.2 Les Mammifères
Espèces observées sur le site
L’étude de terrain a mis en évidence la présence de trois espèces communes : le Lièvre brun, la Taupe
d'Europe et le Chevreuil.
Espèces potentiellement présentes sur le site et/ou anciennement observées en 2004
Ce type de secteur est certainement fréquenté un nombre plus important d’espèces, surtout actives la
nuit donc difficilement observables au moment de notre inventaire. Parmi elles, on peut citer le
Blaireau, le Renard roux, certains mustélidés (Belette, Fouine, etc.) et rongeurs.
L’Écureuil roux et le Hérisson, espèces strictement protégées au niveau national, doivent probablement
utiliser le site d’étude et ses abords.
9.2.3.3 L’avifaune
Espèces observées sur le site
Nom scientifique
Hieraaetus pennatus
Motacilla alba
Miliaria calandra
Circus cyaneus
Buteo buteo
Anas platyrhynchos
Carduelis carduelis
Cisticola juncidis *
Corvus corone
Elanus caeruleus
Sturnus vulgaris
Phasianus colchicus
Falco tinnunculus
Falco peregrinus
Sylvia atricapilla
Fulica atra
Sylvia communis
Garrulus glandarius
Podiceps cristatus
Cygnus olor
Ardea cinerea
Bubulcus ibis
Hirundo rustica
Delichon urbica
Hippolais polyglotta
Oriolus oriolus
Apus apus
Turdus merula
Nom scientifique
Parus caeruleus
Parus major
Parus palustris
Milvus migrans
Milvus milvus
Passer domesticus
Charadrius dubius
Dendrocopos major
Picus viridis
Columba palumbus
Fringilla coelebs
Phylloscopus collybita
Luscinia megarhynchos
Saxicola rubicola
Troglodytes troglodytes
Vanellus vanellus
Carduelis chloris
Activité sur site
Nidification probable
Nidification probable
Nidification possible
Alimentation
Alimentation
Nidification probable
Nidification probable
Nidification probable
Nidification possible
Nidification probable
Nidification probable
Nidification possible
Nidification probable
Nidification certaine
Nidification probable
Nidification probable
Alimentation
La plupart des espèces observées sont communes (Pinson des arbres, Fauvette à tête noire, Mésange
bleue, etc.).
Les espèces suivantes ont été contactées sur le site :
Espèce observée
Aigle botté
Bergeronnette grise
Bruant proyer
Busard Saint-Martin
Buse variable
Canard colvert
Chardonneret élégant
Cisticole des joncs
Corneille noire
Elanion blanc
Etourneau sansonnet
Faisan de colchide
Faucon crécerelle
Faucon pèlerin
Fauvette à tête noire
Foulque macroule
Fauvette grisette
Geai des chênes
Grèbe huppé
Cygne tuberculé
Héron cendré
Héron garde boeufs
Hirondelle de cheminée
Hirondelle de fenêtre
Hypolais polyglotte
Loriot d'Europe
Martinet noir
Merle noir
Espèce observée
Mésange bleue
Mésange charbonnière
Mésange nonnette
Milan noir
Milan royal
Moineau domestique
Petit gravelot
Pic épeiche
Pic vert
Pigeon ramier
Pinson des arbres
Pouillot véloce
Rossignol
Tarier pâtre
Troglodyte
Vanneau huppé
Verdier
Activité sur site
Alimentation
Nidification possible
Nidification probable
Alimentation
Alimentation
Nidification certaine
Alimentation
Nidification probable
Alimentation
Nidification certaine
Nidification probable
Nidification possible
Nidification certaine
Alimentation
Nidification probable
Nidification probable
Nidification probable
Nidification probable
Nidification probable
Nidification possible
Alimentation
Alimentation
Alimentation
Alimentation
Nidification probable
Nidification possible
Alimentation
Nidification certaine
Le tarier pâtre est un petit passereau qui niche dans divers milieux de landes et de prés ainsi que dans
les friches ou en marge des cultures. Trois conditions sont requises pour sa présence : le tarier pâtre
doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de postes plus élevés pour
surveiller son domaine et se lancer dans les vols nuptiaux. Il se nourrit surtout d’insectes (coléoptères,
mouches, fourmis, chenilles, papillons…) mais aussi d’invertébrés (araignées, vers). Sur le site,
l’espèce a été observée en couple au niveau d’une haie en période de nidification.
La diversité d’espèces est relativement élevée avec un total de 45 espèces répertoriées, liée en partie,
à la variété de milieux présents.
Quelques espèces ont été notées en nidification certaine.
Jeune faucon crécerelle sur une branche de chêne – boisement central
En 2012, trois individus de Vanneau huppé se trouvaient sur les plages de graviers, à proximité de la
zone en exploitation. Cette donnée est assez remarquable en période de nidification de l'espèce car
peu de sites en Aquitaine accueillent des populations nicheuses de cet oiseau. Il se peut aussi que
cette observation corresponde à des oiseaux erratiques.
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Parallèlement, on dénombre huit espèces de rapaces. Tous ont été observés en action de chasse. La
présence régulière de la Buse variable, du Faucon crécerelle, du Milan noir et de l’Elanion blanc a été
mise en évidence suite aux campagnes de 2011 et de 2012.
Un couple de Busard Saint-Martin fréquentait le site en 2011 mais n'a pas été revu en 2012.
Observés de façon plus ponctuelle, l'Aigle botté, le Milan royal et le Faucon pèlerin, viennent également
s'alimenter sur le secteur. Leur zone d'alimentation ne se limite pas au site d'étude, les terrains voisins
du secteur de la plaine de Gave sont également utilisés comme terrain de chasse.
Le Milan royal est un migrateur partiel. Les populations les plus nordiques et les plus continentales
traversent l’Europe, du nord-est au sud(ouest, pour aller hiverner en Espagne, en France et plus
rarement en Afrique. Les populations les plus méridionales sont majoritairement sédentaires.
Le Milan royal est une espèce endémique européenne. On le rencontre dans une étroite bande reliant
l’Espagne à la Biélorussie, l’Ukraine constituant sa limite orientale de répartition. Plus à l’ouest, une
petite population récemment établie occupe une partie de l’Angleterre. Au total, cinq pays (Allemagne,
France, Espagne, Suisse et Suède) abritent près de 90 % de la population mondiale.
En France, la répartition du milan royal est hétérogène et se décompose en cinq foyers principaux que
sont l’ensemble du piémont pyrénéen, le Massif central, la chaîne jurassienne, les plaines et régions
collinéennes du nord-est et la Corse.
(Source : http://rapaces.lpo.fr/milan-royal/pr%C3%A9sentation-du-milan-royal)
Cette espèce affectionne les forêts ouvertes, les zones boisées éparses ou les bouquets d’arbres avec
des zones herbeuses proches, notamment des terres cultivées. Il niche dans de grands arbres de
forêts claires bordées de pâtures. Il se nourrit principalement de rongeurs, de lézards, de coléoptères
et autres invertébrés. Sur le site d’étude, il n’a été observé que ponctuellement en action de chasse.
L’observation la plus remarquable concerne l’Elanion blanc.
Elanion blanc observé en 2011 et 2012
Deux individus de l’espèce ont été notés en 2011 au niveau du bosquet au centre de l’aire d’étude du
projet. L'observation en 2012 de trois individus dont l'un au niveau d'un pivot d'irrigation (cf photo cidessus) montre que l'espèce s’accommode de l'activité humaine sur ce secteur.
Cette observation a engendré une demande de suivi par CEMEX Granulats Sud-Ouest auprès de la
LPO9 Aquitaine (cf rapport complet en annexe et ci-dessous en italique).
Description de l'espèce
A ce sujet la LPO Aquitaine indique dans son rapport :
« L’Élanion blanc est une espèce protégée et est inscrit à l’Annexe I de la Directive « Oiseaux ». Même
s’il est en expansion en Aquitaine, il n’est pas présent ailleurs en France, excepté quelques données
occasionnelles ce qui justifie son classement « En danger » sur la Liste Rouge des espèces menacées
en France. De plus, à l’échelle européenne, sa population n’excède pas les 2 000 couples nicheurs, ce
qui en fait un rapace « Rare » sur la liste rouge européenne. »
Plus particulièrement, la biologie de l'espèce y est décrite comme citée ci-dessous :
« L’Élanion blanc est un petit rapace de la taille d’un faucon qui fréquente les milieux ouverts plus ou
moins parsemés d’arbres. L’espèce est sédentaire mais possède un caractère erratique et est capable
de faire des déplacements importants, sans pour autant parler de migration.
L’espèce niche dans un arbuste ou un arbre situé dans une haie, en lisière de bosquet ou parfois un
arbre isolé. Le nid peut être situé à faible hauteur. En général, le couple niche d’une année sur l’autre
au même endroit. Ils refont un nid dans le même arbre ou à proximité et peuvent aussi utiliser un nid de
corneille. Parfois, le couple change de site de nidification et s’éloigne de plusieurs kilomètres et ce,
sans causes apparentes. L’espèce est monogame et le couple semble rester ensemble même hors
période de nidification.
En Aquitaine, la période de reproduction est très étalée. Les cantonnements des couples peuvent
commencer en décembre, voire fin novembre. Les accouplements et la construction du nid ne
commencent en général que vers la fin janvier ou février. La femelle pond 3 à 5 oeufs qu’elle va couver
pendant que le mâle s’occupe du ravitaillement. La durée d’incubation et d’environ un mois et les
jeunes s’envolent vers 35 jours. Plusieurs phases de reproduction peuvent être entreprises
successivement durant une année quel que soit le résultat des précédentes. On peut aussi assister à
des nidifications tardives. Jusqu’alors, l’envol de jeunes le plus tardif connu en Aquitaine était début
novembre.
9 Ligue pour la Protection des Oiseaux
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En Aquitaine, le domaine vital d’un couple est estimé entre 900 et 1 800 ha. Cette estimation porte sur
l’année entière et englobe l’élargissement du rayon d’action des oiseaux en période hivernale ainsi
qu’une surface importante inexploitée et défavorable avec la culture du maïs. »
Les menaces pesant sur cette espèce sont décrites ci-dessous :
« Sur les sites aquitains l’ouverture des milieux à des fins agricoles a favorisé l’installation de l’espèce.
Cependant, l’intensification de la maïsiculture menace l’existence d’un réseau de haies et de bosquets
essentiels pour la nidification et de prairies et friches indispensables pour l’alimentation. »
La situation de l'Elanion blanc a évolué favorablement ces dernières années en Aquitaine :
« La présence de l’Élanion blanc en France était encore accidentelle jusque dans les années 1970.
C’est en 1983 qu’un couple cantonné est noté dans le sud de l’Aquitaine. Malgré plusieurs tentatives de
ce couple, la première reproduction avec des jeunes menés à l’envol n’a eu lieu qu’en 1990. Depuis,
comme le montre le graphique ci-dessous, la population aquitaine est en expansion et en 2011, ce sont
85 couples qui ont été localisés et considérés comme « cantonnés ». Le département des Landes
compte 45 couples, celui des Pyrénées-Atlantiques 26. L’espèce continue sa progression rive droite de
l’Adour avec 8 couples dans les Hautes-Pyrénées et 6 dans le Gers. »
La nidification de l’Élanion blanc sur le site
« Le couple a niché dans la zone d’exploitation actuelle de la carrière, sur la commune de Saint-Cricqdu-Gave (40) (cf. cartographie), juste en limite communale et départementale (cf photos LPO Aquitaine
ci-après). Trois poussins ont été élevés par le couple avec une date d’envol se situant entre le 26
novembre et le 3 décembre. L’observation des oiseaux a permis de déterminer les zones où ils
chassaient et qui figurent sur la carte ci-après.
Les deux individus du couple utilisaient différemment la zone pour chasser. Un des oiseaux (sûrement
la femelle) ne s’éloignait que très peu du nid et chassait sur la friche présente à ses abords. L’autre
oiseau était plus mobile et s’éloignait du nid jusqu’à 1,3 km pour chasser. Il utilisait les labours présents
au sein de la zone du projet mais en sortait aussi. Il avait notamment l’habitude de chasser à l’est de la
D 29.
Avec ces photos (ci-après), on se rend compte que l’espèce peut parfois se montrer peu farouche et
nicher près des installations humaines. Toutefois, si cela a été possible à l’automne 2011, c’est surtout
parce qu’il y avait des milieux favorables pour lui, avec les champs de maïs en labours.
C’est pour cela que dans ce projet d’extension, il est important de prendre en compte et de conserver
les arbres isolés et les alignements d’arbres, ainsi que les zones ouvertes telles que les friches,
nécessaires à l’espèce. Si le couple décide de nicher de nouveau sur cette zone, il est important de
prendre en compte que les terres utilisées comme terrain de chasse en novembre ne seront pas les
même cette année au mois de juin ou de juillet avec la mise en culture des champs en maïs.
Effectivement, l’occupation du sol en hiver et en été est totalement différente dans ce secteur
hautement agricole avec la maïsiculture. La carte ci-après nous donne un aperçu de l’étendue de la
surface agricole cultivée sur le territoire de ce couple. »
Les préconisations de la LPO Aquitaine sont exposées dans le chapitre Effets et Mesures. Elles ont,
également, été prises en compte dans le cadre de l'élaboration du plan d'exploitation et de remise en
état du site (voir les chapitres spécifiques).
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Planche photographique LPO Aquitaine : Site de nidification de l’Elanion
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Carte 5 : Situation du nid et zone de chasse du couple d’Elanion (LPO Aquitaine)
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