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3.3.3. Techniques isotopiques
La tomographie par émission de positrons ou PET SCAN - la plus utilisée
Production d’isotopes émetteurs de positrons e+!
Où e+ = antiparticule des électrons e-
isotopes les plus utilisés: 18F, 15O, 13N, 11C
Incorporation de l’isotope à un substrat actif
biologiquement (glucose, eau, etc) = radiotraceur
Injection intraveineuse du traceur radioactif
Emission de e+ par le traceur
Annihiliation réciproque entre e+ et e-
Emission de rayons gamma (radioactifs)
Non-invasif (pas d'ouverture du crâne) mais injection IV et irradiation (équivalente à deux radios
du thorax) => pas de Pet Scan chez des enfants sains pour avoir une population pédiatrique de
contrôle, et pas de répétitions d'examens autant de fois que l'on veut
Exemple, TEP au 18F (fluorodeoxyglucose = FDG)
Couplage neurométabolique
Le Glucose est le substrat énergétique principal du cerveau.
FDG est une analogue du glucose utilisé par le complexe neurone-astrocyte, phosphorilé par
l’hexokinase dans la première étape de la glycolyse.
Le FDG-6-Phospate n’est pas métabolisé par les autres enzymes de la glycolyse, il s’accumule
dans les neurones-astrocytes en fonction des besoins énergétiques.
On peut donc le visualiser, soit sur le corps entier, soit sur le cerveau seulement
NB: le plus grand consommateur de glucose c'est le cerveau ! Ce qui explique que pdt une
hypoglycémie on tombe dans les pommes
la TEP FDG est peu utilisée pour le corps entier sauf en cancérologie pour localiser les tumeurs
NB: bleu consomme peu, rouge consomme bcp. La substance blanche ne consomme pas bcp
de glucose tandis que le cortex et les noyaux profonds (structures de substances grises) sont de
grands consommateurs, c'est donc principalement au niveau des dendrites et des corps
neuronaux qu'il y aura une consommation importante de glucose
La répartition de consommation du glucose est différente dans les
différentes régions du cerveau
Exemple: épilepsie on voit un gros trou dans le cortex, donc on peut
soupçonner une lésion et conseiller au chirurgien d'aller opérer là.
Cette lésion n'est pas visible structurellement (à l'IRM structurelle par
exemple) mais on voit un gros trou au PetScan qui avertit que les neurones ne
fonctionnent pas correctement à cet endroit.
Exemple en cancérologie, on peut mesurer l'agressivité de la tumeur
cancéreuse, et donc sa vitesse de division de cellules, via son activité métabolique
Autre exemple, le TEP au H215O (eau radiomarquée), pour étudier le couplage neurovasculaire
4-5 images au repos et 4-5 images en activation, puis recherche statistique pour montrer les
différences
Etudes TEP de la distribution de récepteurs de neurotransmetteurs
Les radiotraceurs sont ici les agonistes ou les antagonistes d’un récepteur cérébral donné
On examine par exemple les Récepteurs 5-HT1A et on voit la
différence entre un sujet contrôle, un sujet avec légère impairment
cognitive et un malade souffrant d'Alzheimer!
Récepteurs Dopamine D2 (11C-Raclopride)
Donc le PetScan permet de faire une cartographie des réseaux neuronaux impliqués dans la tâche qui nous
intéresse -> fonctionnement du cerveau. Mais cette technique n'est pas totalement non invasive et demande