
2 Rogers Sugar Inc.
RAPPORT DE GESTION
MESSAGE DU PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
Globalement, l’exercice 2015 a été positif, et nous avons le plaisir d’an-
noncer que notre marge brute ajustée, notre marge brute ajustée par
tonne métrique et notre BAII ajusté se sont améliorés par rapport à l’ex-
ercice précédent.
L’exercice 2015 comprenait une semaine supplémentaire d’expédi-
tions. Nous sommes néanmoins satisfaits que la quantité totale de sucre
livrée par la Société ait dépassé celle de l’exercice précédent d’environ
12 400 tonnes métriques. Sans la cinquante-troisième semaine de l’ex-
ercice 2015, le volume total aurait été comparable à celui de l’exercice
précédent, résultat qui a dépassé nos attentes compte tenu de nos
pertes d’affaires connues d’exploitation et des fermetures d’usines des
clients. L’essor du marché était particulièrement visible au quatrième
trimestre. Les résultats par secteur révèlent que le marché industriel a
continué à se raffermir tout au long de l’exercice. Le secteur des produits
liquides a également connu une forte demande, surtout dans la seconde
moitié de l’exercice. Vu la perte d’un compte lié aux succédanés à base
de sirop de maïs à haute teneur en fructose en avril 2014, nous sommes
heureux d’annoncer que le volume de produits liquides n’était que
légèrement inférieur à celui du dernier exercice, compte non tenu de
la cinquante-troisième semaine. Le secteur des ventes à l’exportation
a aussi terminé l’exercice sur une belle lancée : la Société a réussi à
profiter de ses relations clients bien établies et des occasions liées aux
prix du marché, favorisées par l’écart avantageux entre la valeur aux
États-Unis et le cours du marché mondial du sucre brut qui, combiné à
la faiblesse du dollar canadien, a fait grimper les ventes aux États-Unis
et au Mexique. Par conséquent, le volume des ventes à l’exportation
a augmenté d’environ 6 400 tonnes métriques par rapport à l’exercice
précédent. Enfin, malgré l’amélioration de notre soutien promotionnel
au dernier trimestre (notre plus grand soutien promotionnel des ventes
au consommateur), le secteur de la consommation n’a pas réussi à se
redresser après un début d’exercice très lent et a fini un peu en deçà du
niveau de l’an dernier.
Notre marge brute ajustée s’est élevée à 85,9 millions de dollars ou
130,36 $ par tonne métrique, contre 81,9 millions de dollars ou 126,76 $
par tonne métrique à l’exercice 2014. Cette amélioration est notamment
attribuable aux économies de main-d’œuvre à la raffinerie de Montréal.
Il va sans dire que les premiers mois de ce processus de gestion du
changement ont été difficiles. Malgré ces défis, l’équipe n’a pas oublié
notre engagement à fournir des produits de qualité et un service fiable
à nos clients, à des prix concurrentiels. Notre marge brute ajustée a
aussi bénéficié d’une baisse des coûts énergétiques occasionnée par le
recul des prix du gaz naturel et la conversion d’un contrat interruptible
à contrat ferme d’approvisionnement en gaz à la raffinerie de Montréal.
L’amélioration continue et la fiabilité de nos installations sont au cœur
de nos objectifs opérationnels. Pendant l’exercice, la Société a continué
d’investir dans des projets destinés à moderniser ses équipements de
transformation essentiel, à améliorer ses infrastructures et à renforcer
la sécurité de ses installations, tout en tenant compte des risques. En
2015, nous avons mené à terme des projets qui réduiront nos frais
d’exploitation à Vancouver et à Montréal ainsi qu’un grand nombre de
mises à niveau d’infrastructures et de systèmes, normales pour des actifs
amortis en majeure partie. Nous n’avions toutefois pas prévu le bris, au
dernier trimestre, d’une pièce d’équipement de raffinage essentielle à
la raffinerie de Montréal, qui a causé une baisse de production et d’un
investissement de capitaux supplémentaires qui se poursuivra pendant
une partie de l’exercice 2016.
Le dernier trimestre de 2015 a été marqué par un grand nombre de
modifications tarifaires à l’échelle internationale. Soulignons la présence
et la participation active de Lantic à deux négociations ministérielles du
Partenariat transpacifique (« PTP »). Notre argumentaire sur l’importance
d’ouvrir l’accès au marché américain a grandement soutenu l’équipe de
négociation du Canada. L’accord, qui n’a pas encore été ratifié, donnera
plus de certitude aux exportateurs canadiens, ce qui profitera à nos
actifs dans l’Ouest canadien, même si le résultat n’est pas à la hauteur
de nos attentes. En septembre, l’industrie a fait des représentations
devant le Tribunal canadien du commerce extérieur (« TCCE ») pour que
soient reconduits les droits anti-dumping et compensatoires à l’endroit
des États-Unis et de l’Union européenne (« UE »). Le 30 octobre 2015,
le TCCE a rendu sa décision de réitérer sa conclusion de 1995 sur le
sucre subventionné et faisant l’objet de dumping, en provenance des
États-Unis et de l’UE. Les droits sur les importations de sucre raffiné
des États-Unis et de l’UE sont essentiels pour Lantic et l’industrie cana-
dienne du sucre raffiné, car ils protègent le marché des effets nuisibles
d’une concurrence déloyale touchant des importations provenant de ces
régions.