
o • céphalée modérée, survenant parfois de manière répétée. Le caractère inhabituel de la
céphalée et la brutalité de chaque épisode font évoquer une hémorragie méningée,
o • coma d’emblée ou mort subite par inondation massive des espaces sous-arachnoïdiens ;
o – selon le type de symptômes :
o • perte de connaissance brutale, voire malaise,
o • syndrome confusionnel d’installation aiguë, crise épileptique généralisée, voire état de mal.
o Dans ces différentes situations, particulièrement chez le sujet jeune, une céphalée, même au
second plan, doit faire craindre une hémorragie méningée.
o B. Signes cliniques
o Ils sont souvent réduits à la raideur méningée (enraidissement douloureux de la nuque), parfois
responsable des signes de Kernig et de Brudzinski.
o Des signes végétatifs sont possibles : bradycardie ou tachycardie, instabilité tensionnelle,
hyperthermie retardée (38-38,5 °C), polypnée, modifications vasomotrices, modifications de la
repolarisation à l’ECG.
o Des signes neurologiques sans valeur localisatrice peuvent être observés : signes pyramidaux
(Babinski bilatéral, réflexes ostéotendineux vifs), paralysie du VI.
o Des anomalies du fond d’œil sont possibles : hémorragies rétiniennes ou vitréennes, œdème
papillaire.
o La paralysie du III intrinsèque et extrinsèque ( diplopie) témoigne d’une compression du nerf
par un anévrisme de la terminaison de l’artère carotide interne (portion supraclinoïdienne, au
voisinage de la naissance de l’artère communicante postérieure).
o Les autres signes de localisation témoignent d’une complication de l’hémorragie méningée
(hématome intraparenchymateux associé, spasme artériel au-delà du troisième jour). Sont
notamment observés : une hémiparésie, une hémi anopsie, une aphasie en cas d’hématome
temporal ou spasme de la vallée sylvienne, compliquant un anévrisme de l’artère cérébrale
moyenne ; une paraparésie, un mutisme, un syndrome frontal en cas d’hématome frontobasal
compliquant un anévrisme de l’artère communicante antérieure.
o II. Investigations complémentaires
visant à affirmer l’hémorragie méningée
o A. Imagerie cérébrale
o 1. Scanner cérébral
o ► Fig. 12.1. Scanner cérébral sans injection : hémorragie méningée (région frontale gauche). ►
o C’est l’examen clé du diagnostic, à réaliser de toute urgence :
o – il affirme le diagnostic lorsqu’il montre une hyperdensité spontanée dans les espaces sous-
arachnoïdiens (sillons corticaux et vallées sylviennes, citernes de la base, scissure
interhémisphérique) (fig. 12.1) ;
o – il oriente la localisation de la rupture vasculaire par prédominance de l’hémorragie dans telle
ou telle région cérébrale, plus rarement en montrant directement un anévrisme (calcifications
de la paroi anévrismale) ;
o – il cherche des complications précoces : hématome intraparenchymateux associé, rupture
intraventriculaire, hydrocéphalie aiguë.
o Le scanner est normal dans deux circonstances (20 % des cas environ) : hémorragie discrète
ou hémorragie ancienne (disparition de l’hyperdensité sanguine en 5 à 8 jours).
o Un scanner normal n’élimine donc pas le diagnostic d’hémorragie méningée.
o 2. IRM
o ► Fig. 12.2. IRM cérébrale (séquence FLAIR) : hémorragie méningée (région frontale droite). ►
o L’IRM, couplée à l’angiographie par résonance magnétique (ARM), est de plus en plus
pratiquée en première intention. Certaines séquences (FLAIR, T2 « étoile ») sont
particulièrement sensibles pour détecter un saignement intracrânien (fig. 12.2). L’IRM en
coupes axiales peut montrer la dilatation anévrismale (vide de signal pour la partie circulante,
signal de densité hétérogène dans une partie thrombosée).
o Les ARM de nouvelle génération sont capables d’identifier des anévrismes de quelques
millimètres avec une sensibilité de près de 80 %.
o B. Ponction lombaire
o Elle est contre-indiquée s’il existe un signe de localisation neurologique faisant craindre un
hématome intraparenchymateux (risque d’engagement cérébral).