Initiation à la macroéconomie
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383-920-RE
INITIATION À LÉCONOMIE GLOBALE
2-1-3
2,00
CORRIGÉ DE LA SIMULATION À L’EXAMEN SYNTHÈSE
NOTE PÉDAGOGIQUE
Le modèle d’intervention de l’État dans l’économie étudié en classe (chapitres V et VI) et présenté ici est
fondamentalement basé sur les éléments analytiques de l’école de pensée keynésienne. Ce modèle a
été sensiblement simplifié afin de répondre à l’exigence d’un cours d’initiation de niveau collégial. Comme
cela a été souligné en classe, les phénomènes étudiés en macroéconomie peuvent être de nature
conjoncturelle ou structurelle. Notre cours s’est concentré sur l’analyse des phénomènes conjoncturels de
courte période, avec un stock de capital donné. Les questions principales abordées ont gravité autour du
niveau de production (PIB), du chômage et de l’inflation. Le mécanisme de l’approche
keynésienne agit via l’effet multiplicateur.
Le multiplicateur keynésien
Comme vu en classe, les variations des dépenses de l’administration publique (G) et
des Impôts (T) ont un impact sur le comportement de la DG. Si par exemple,
l’économie est confrontée à un équilibre de sous-emploi, le gouvernement peut
augmenter ses dépenses en biens et services (G). Cette hausse des dépenses
accroîtrait la DG initiale (déplacement de la courbe DG0 vers la droiteDG1).
Toutefois, comme on peut l’observer sur la figure 1, cette hausse de la DG initiale entraînerait à son tour
une augmentation du PIB réel et une hausse du niveau de prix (NP). C’est l’effet multiplicateur d’une
variable (G ou T) sur la DG dont les effets vont se répercuter sur le PIB réel et le niveau de prix.
l’effet multiplicateur des dépenses publiques : ΔDG = mG x ΔG
l’effet multiplicateur des impôts : ΔDG = mT x ΔT
Nous n’avons pas abordé les questions structurelles qui concernent le long terme. « A long terme, nous
sommes tous morts » aimait répéter J. M. Keynes. La politique budgétaire s'inscrit donc dans une
perspective de court terme, de façon à éviter de perdre le chemin de croissance de long terme.
Il s’agit là d’une mise au point importante visant à éclairer le lecteur qui s’interrogerait sur le bien-fondé de
l’approche utilisée ici.
Excellente application.
AVERTISSEMENT
L’exercice de simulation a été conçu à titre pédagogique afin de vous aider à préparer efficacement
l’examen final. Cependant, rien ne dit que le problème posé ici sera reproduit tel quel à l’examen. Les
coordonnées du problème peuvent changer et le Prof pourrait probablement se référer à un cas réel tiré
de l’histoire économique du Canada ou du Québec. Toutefois, une certitude demeure : si vous avez bien
compris (et non appris « par cœur ») le problème posé ici, vous réussirez brillamment votre examen.
N.B. La solution proposée par le prof contient des explications plus élaborées afin de vous aider à mieux
comprendre le raisonnement économique dans toutes ses nuances. Vous n’êtes pas tenu d’utiliser
les mêmes tournures des phrases que celles formulées dans ce document et dans d’autres. Par
contre, l’usage des concepts ainsi que l’habilité d’établir des liens entre eux sont des conditions
incontournables si l’objectif visé est d’obtenir la meilleure note !
Initiation à la macroéconomie
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DG1
CORRIGÉ DE LA SIMULATION À L’EXAMEN SYNTHÈSE
PARTIE A. : MISE EN SITUATION
PARTIE #1 : IDENTIFICATION DU PROBLÈME
Photographie de l’économie du Québec à court terme (les 3 premières colonnes) :
Tableau 1 : Données sur l’économie du Québec
Niveau des prix
PIB réel demandé
(en milliards de dollars de 2007)
PIB réel offert à court terme
(en milliards de dollars de 2007)
PIB réel demandé #2
(en milliards de dollars de 2007)
500
150
700
450
200
650
400
250
600
350
300
550
300
350
500
250
400
450
200
450
400
150
500
350
a) Représentation graphique de l’économie du Canada à court terme :
Figure 1 : Situation économique du Canada à court terme (E0) et à long termes
b) PIB réel PIB observé ou effectif : 325 G $; il correspond exactement au montant du PIB
potentiel.
75%
0 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650 700 750
PIB réel G $
Colonne complétée
après lecture de la
question g.
Indice
120
118
116
114
112
111
110
108
107
106
104
102
100
OGCT
DG0
OGLT
Y
e0
= 325
Écart inflationniste
Y
e1
= 425
Y
p
P
e0
P
e1
E
0
E1
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c) Le niveau de prix à court terme : Pe0 = 107
d) Voir graphique (courbe OGLT)
e) L’économie du Québec se trouve présentement en équilibre de plein-emploi.
Justification : L’économie du Québec se trouve présentement en équilibre de plein emploi
parce que le niveau de production offert par les entreprises (= OGCT) égalise à court terme
la quantité de biens et services demandés par les acteurs économiques (DG), soit 325
milliards de dollars, chiffre qui correspond exactement au niveau de production potentiel
estimé (PIB potentiel) et donc à l’offre globale à long terme (OGLT).
f) Signification pour l’économie du Québec : Cela signifie que l’économie du Québec
fonctionne présentement à plein régime; elle fonctionne au sommet du cycle économique.
Observée du point de vue des indicateurs macroéconomiques :
Au niveau de l’emploi : les personnes qui désirent travailler aux conditions actuelles du
marché du travail trouvent facilement un emploi. Le taux d’activité est très élevé parce
que les chômeurs découragés ont confiance dans l’économie et reviennent en masse
sur le marché du travail dans l’espoir d’en dénicher un. On peut estimer que l’économie
du Québec enregistre un taux de chômage naturel = le chômage conjoncturel est
quasi-inexistant, seuls les chômages frictionnel et structurel subsistent.
Du point de vue de la croissance économique : en courte période, le niveau du PIB
réel effectif continue de croître étant donné la hausse de la production due à une
hausse de la demande globale. Lorsque la production réelle croît, le revenu réel
augmente et, implicitement, l’emploi augmente aussi. Et inversement, lorsque l'emploi
croît, le revenu réel global augmente. [Note pédagogique : les variations du PIB et du
chômage sont négativement corrélées]
Du point de vue de l’inflation : on peut s’attendre qu’en situation de plein-emploi, la
pression sur le prix devienne de plus en plus forte et que le risque d’une inflation qui
pourrait se transmuter en inflation galopante soit réel.
[Dans l’hypothèse d’un équilibre de sous-emploi (récession), on devrait avoir l’explication
suivante :
Signification pour l’économie en cas de récession :
Au niveau de l’emploi : la baisse de niveau de production a entrainé un chômage
conjoncturel important. Le taux d’activité est certainement bas parce que les gens à la
recherche d’un emploi se découragent et vont rejoindre la masse de chômeurs
découragés qui préfèrent vivre du bien-être social.
Du point de vue de la croissance économique : en courte période, le niveau du PIB réel
effectif est bas du à une baisse de la demande globale (DG). Le taux de croissance est
bas comparativement à la période précédente.
Du point de vue de l’inflation : on peut s’attendre que la pression sur le prix soi de moins
en moins grande et que l’économie ne tombe sous l’effet de la déflation, un mal encore
beaucoup plus grave que l’inflation.]
Initiation à la macroéconomie
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g) Voir les chiffres dans la dernière colonne du tableau.
h) Voir la figure 1: la courbe DG1 en pointillées.
i. Le nouveau PIB d’équilibre de courte période est : Ye1 = 425 G $
ii. Le nouveau NP d’équilibre est : Pe1 = 111
iii. Le type d’écart : écart inflationniste. Justification :
Cet écart a été créé suite au
déplacement de la DG vers la droite. L’économie fonctionne maintenant au niveau
de l’équilibre de suremploi, autrement dit le PIB réel est supérieur au PIB potentiel.
Le gouvernement pourrait intervenir avec une politique monétaire anti-
inflationniste : la politique budgétaire restrictive qui consiste à hausser les impôts
et/ou à réduire les dépenses gouvernementales. Une telle politique devrait mener
la courbe DG1 à revenir à DG0, soit une variation (ΔDG) de 100 G $. Voir d’autres
développements dans votre manuel (pages 122-125) et dans vos notes de cours.
iv. Le malaise économique : l’inflation
v. Deux impacts sur les acteurs économiques :
voir manuel page 76-77 + notes de
cours.
vi. Le taux d’inflation : 3,7%. Ce taux déborde de 0,7% la limite supérieure de la
fourchette-cible de la Banque du Canada. Étant donné que cette inflation a comme
origine une hausse de dépenses des acteurs économiques (DG0 DG1), on peut
s’attendre à ce que la Banque du Canada intervienne avec une politique monétaire
restrictive afin d’essayer de ralentir le rythme de consommation qui suscite et
alimente cette inflation.
vii. Type d’inflation : inflation rampante. Ce taux dépasse la limite supérieure de la
fourchette cible de la Banque du Canada (1-3%); il risque d’évoluer vers l’inflation
galopante.
viii. Taux de croissance économique : 30,8%
ix. Phase cyclique : on est au sommet du cycle économique. Justification :
Observée du point de vue du comportement d’au moins 2 acteurs économiques :
Les entreprises.- Leurs carnets de commande sont saturés; elles utilisent
pleinement les ressources disponibles et répondent à l’accroissement de la
demande globale (DG) par une hausse de la production sans modifier le niveau
de prix. Elles planifient des dépenses d’investissement (I) pour l’achat des outils
de production beaucoup plus performants. [Note pédagogique : si le NP
s’accroît, l’effet dynamique sur le PIB ou sur le revenu s’en trouvera réduit. C’est
pourquoi, il est souhaitable d’avoir un équilibre de plein-emploi non inflationniste].
Les consommateurs.- Ils ont confiance dans le dynamisme de l’économie et
augmentent leurs dépenses aussi bien dans l’achat des produits et services (C)
offerts par les entreprises que dans l’achat de nouveaux biens immobiliers (I). La
hausse du PIB et la stabilité des prix fait augmenter leur revenu disponible (net
d’impôt). Ils affichent une humeur optimiste; la propension marginale à
consommer (PmC) est (théoriquement) élevée.
Initiation à la macroéconomie
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Autre simulation : Supposons que le problème posé, vous conduise à identifier un équilibre de
sous-emploi (voir figure 2 ci-dessous), comment allez-vous argumenter ?
Vous devriez envisager aussi cette éventualité.
Figure 2 : Situation d’un équilibre de sous-emploi
PARTIE #2 : DISSERTATION : PISTES SOLUTION POUR CONTRER CE FLÉAU
Pour éviter que les pressions inflationnistes ne viennent déstabiliser l’économie, il faut faire
recours à la politique budgétaire restrictive ou à la politique monétaire restrictive (dans
l’hypothèse d’une récession : politique budgétaire expansionniste ou à la politique monétaire
expansionniste.
Comme nous l’avons appris pendant le cours, le problème d’inflation est mieux résolu en
appliquant la politique monétaire restrictive alors que la politique budgétaire expansionniste
permet de relancer rapidement l’économie en situation de récession (ou de chômage).
Cependant, étant donné les circonstances, le professeur vous donne l’occasion de maîtriser
seulement l’un des deux types de politique (politique budgétaire ou politique monétaire) afin de
proposer des pistes de solution au problème identifié en (h/iv). Référez-vous au plan de
dissertation proposé dans le document « Orientations méthodologiques… ».
0 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650 700 750
PIB réel G $
Indice
120
118
116
114
112
111
110
108
106
104
102
100
OGCT
OGLT
Écart récessionniste
Y
p
P
e0
E
0
DG0
1 / 5 100%
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