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MIPI/DGIEEP | Les IDE : Etat des lieux et Benchmarking
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Préambule
Les investissements directs étrangers sont considérés comme indispensables à la
croissance des pays en développement, compte tenu de leurs multiples impacts: on attend
d’eux qu’ils se traduisent par un développement des compétences et des savoir-faire, et
de déboucher sur des utilisations plus efficaces des ressources.
La politique d’attractivité des investissements directs étrangers est devenue le nouvel
impératif de la politique industrielle au niveau mondial, désormais, il ne s’agit plus
seulement d’être compétitif en termes d’exportations, il faut aussi être attractif pour
faire venir les filiales des firmes étrangères. De leur implantation, on attend un
transfert de technologie dans tous les domaines, une relance des exportations (qui
résulte aussi des investissements des firmes nationales à l’étranger, enfin, une entrée de
capitaux.)
Après la crise, le désengagement financier de l´État des secteurs en difficulté pourrait
bien déclencher une nouvelle vague de fusions-acquisitions internationales, notent les
auteurs du rapport. Les STN des secteurs moins sensibles au cycle conjoncturel et dont
les produits font l´objet d´une demande relativement stable (agro-industries et certains
secteurs de services) et celles qui ont des perspectives de croissance à plus long terme
(secteur pharmaceutique) seront sans doute le moteur de la prochaine expansion des IED.
La CNUCED
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indique que les STN prévoient d´accroître aussi bien le volume que la
valeur de leurs investissements en Afrique d´ici 2011. Selon cette institution, sur les
modifications apportées aux législations et aux régulations nationales en matière d´IED,
110 nouvelles mesures ont été adoptées en 2008, dont 85 plus favorables à ces
investissements. Par rapport à 2007, le pourcentage de mesures moins favorables aux IED
est demeuré inchangé.
En termes de priorités géographiques, l´enquête montrent que les cinq pays considérés
comme offrant le meilleur potentiel d´attractivité sont la Chine, les Etats-Unis, l´Inde, le
Brésil et la Fédération de Russie, cette liste est inchangée par rapport à l´an dernier,
même si les classements ont légèrement évolué, avec une amélioration de la position des
Etats-Unis et du Brésil au détriment de l´Inde et de la Fédération de Russie, en raison de
la crise financière les IDE ont connu une baisse au niveau mondial (-39% en Europe et -
36% en Afrique) au cours de l'année 2009.
La course pour attirer les investisseurs étrangers est très serrée, les milieux spécialisés
relèvent à cet égard que les pays du Nord, ainsi que les puissances émergentes comme la
Chine, l’Inde et le Brésil, se taillent la part de lion des IDE dans le monde. L’Afrique
reste à la traîne dans cette course. L’Afrique du Sud est néanmoins au-dessus du lot des
pays africains avec 5,4 milliards de dollars d’investissements contre 6,6 milliards à
l’Inde, 15 milliards au Brésil, 72 milliards à la Chine, et 622 milliards aux trente pays
riches du Nord qui composent la zone de l’Organisation de coopération et de
développement économique (OCDE).
Dans une ère de mondialisation, les investissements directs à l'étranger semblent être
l'un des facteurs clés qui stimulent le commerce, les experts ont répertorié une batterie
de critères sur lesquels les investisseurs jugent de l’opportunité de leur intervention dans
un pays ou une région.
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World Investment Prospects Survey 2009-2011