un problème d’information (les planificateurs ne peuvent pas
deviner le prix d’équilibre sur des innombrables marchés)
▪le marché : la production décentralisée + re-négociation permanente
des contrats = circulation de l’information en continu →adaptation
des agents à chaque nouveau signal envoyé par le marché
HAYEK : l’impossibilité d’avoir un marché parfait (au sens de la
théorie néoclassique) qui fait l’éventuelle priorité des marché
concrets : concurrence pure et parfaite planification centrale basée→
sur l’information parfaite qui fixerait les prix d’équilibre et les
bonnes décisions (super-calculateurs)
◦raisonnement : marché défaillant en matière de biens publics l’Etat→
comme l’instrument idéal de gestion et de régulation?
▪TINBERGEN et MUSGRAVE : les outils de l’analyse économique
permettent de construire une théorie normative des politiques
publiques
3 postulats implicites :
◦a) l’Etat est capable de déterminer des choix collectifs précis et
cohérents qui correspondent au bien-être collectif,
◦b) là où le marché ne produit pas une allocation optimale des
ressources, l’Etat est nécessairement plus performant que le
marché,
◦c) les décideurs publiques recherchent toujours et uniquement
l’intérêt collectif
ad. a) les « théorèmes d’impossibilité » : des méthodes parfaitement
démocratiques ne permettent pas de déterminer à partir de
préférences individuelles des citoyens des préférences collectives
dont on pourrait affirmer qu’elles constituent un optimum social →
TINBERGEN (1952) : conception du bien-être social capable d’être
réalisée = la conception personnelle des décideurs
ad. b) Ronald COASE (1931, 1960) : il n’existe pas de domaine
réservé a priori à un mode particulier de gestion des ressources ; des
individus rationnels ne se contenteront pas d’une situation où une
amélioration du bien-être collectif est encore possible, à l’issue de
leurs choix spontanés et non coordonnés : si l'écart entre le résultat
spontané et l’optimum collectif se produit alors il y aura une
négociation sur des accords mutuellement avantageux pour
s’approcher de l’optimum (si les coûts de transaction – coûts de
négociation et contrôle de leurs accords – sont inférieurs au bénéfi ce
attendu). coûts élevés recours à une institution qui impose des→
choix par l’autorité (ex. : entreprise = institution qui remplace des
transactions entre des facteurs de production indépendants par une
relation hiérarchique qui permet de les mobiliser plus effi cacement:
les associations ; l’Etat) : sélection des institutions qui présentent le
rapport coût/avantage le plus favorable nécessité d’institutions→
adaptées une vision pragmatique et évolutive du rapport entre→
l’Etat, l’entreprise, le marché, etc. (gestion publique = charges
fiscales ou sociales, gaspillages favorisés par la disparition de la
concurrence ; gestion privée = gaspillages et injustices provoqués
par la négligences des effets externes et de l’intérêt général) →
analyse coûts/avantages qui comporte nécessairement des
éléments subjectifs (valeurs, finalités de la communauté, etc.) qui
exigent un processus démocratique de choix politique